Guide d'installation rapide de Gentoo/FreeBSD
1.
Introduction à FreeBSD
Qu'est-ce que FreeBSD ?
FreeBSD est un système d'exploitation
libre (voir la licence) basé
sur UNIX. Lorsque le développement du système 386BSD s'est arrêté, en 1993, deux projets
en sont nés : NetBSD, très connu
pour sa faculté de pouvoir fonctionner sur un nombre impressionnant
d'architectures, et FreeBSD, qui supporte les architectures x86, amd64, ia64,
sparc64 et alpha. FreeBSD est réputé pour sa stabilité, ses performances et sa
sécurité, ce qui en fait un système utilisé dans de petites comme de très
grandes entreprises de par le monde.
La version de FreeBSD actuellement en production est la 6.2 et le développement
de Gentoo/FreeBSD est donc basé sur cette version. Les versions antérieures de
Gentoo/FreeBSD ne sont plus supportées.
Qu'est-ce que Gentoo/FreeBSD ?
Gentoo/FreeBSD est un
sous-projet du projet Gentoo/Alt ayant
pour but de fournir un système d'exploitation FreeBSD complètement fonctionnel
qui bénéficierait des outils Gentoo, tels que le système d'initialisation et le
système de gestion de paquets Portage.
FreeBSD et Linux
Les utilisateurs qui migrent de Linux à FreeBSD considèrent en général que les
deux systèmes d'exploitation sont « pratiquement les mêmes ». En
réalité, FreeBSD possède un bon nombre de similitudes avec les distributions
Linux en général. Néanmoins, certaines différences essentielles sont à
souligner :
-
À la différence de Linux, qui n'est en réalité qu'un noyau, FreeBSD est un
système d'exploitation complet, constitué d'une bibliothèque C, d'outils
systèmes et bien plus. Cette approche du développement rend le système dans
son ensemble bien plus cohérent.
-
Au contraire du noyau Linux, le développement de FreeBSD n'est pas dirigé
par une seule personne, mais plutôt par un petit groupe appelé la Core
Team.
FreeBSD possède également des différences techniques qui le rendent vraiment à
part de Linux. Il est très important d'en connaître certaines, même si vous ne
comptez pas rejoindre l'équipe de développement Gentoo/FreeBSD :
-
Pour utiliser des fonctions de liaison dynamique lors de l'exécution comme
dlopen(), les programmes n'ont pas besoin d'être liés à libdl comme
sous GNU/Linux. Il sont lié à libc à la place.
-
FreeBSD n'a pas d'outil officiel pour la compilation du noyau. Vous devrez
donc résoudre les problèmes de dépendances entre les fonctionnalités
vous-même.
-
FreeBSD utilise le système de fichiers UFS/UFS-2 et ne supporte pas les
systèmes de fichiers tels que ReiserFS ou XFS. Cependant, il existe des
projets qui permettent de les supporter en lecture seule. L'accès aux
partitions ext2/ext3 est d'ores et déjà possible, mais vous ne pourrez pas y
installer votre système.
2.
Installer Gentoo/FreeBSD
Démarrer sur le CD-ROM
Après cette courte introduction, il est temps d'installer Gentoo/FreeBSD.
Malheureusement, nous n'avons pas actuellement de medium d'installation, vous
devez donc choisir entre deux méthodes alternatives d'installation. Vous pouvez
par exemple partir d'une installation existante de FreeBSD pour partitionner
votre disque et l'utiliser comme base afin d'y installer Gentoo/FreeBSD. Dans ce
guide, nous nous servirons du LiveCD
FreeSBIE comme un medium d'installation pour Gentoo/FreeBSD.
Note :
Si vous comptez utiliser FreeSBIE pour installer Gentoo/FreeBSD, vous devez
impérativement avoir une version de FreeSBIE basée sur FreeBSD 6.x, tel que
FreeSBIE 2.0 (ou une de ses versions candidates). Vous pouvez le télécharger
depuis le tracker Bittorrent de FreeSBIE.
|
Démarrez sur le CD-ROM FreeSBIE afin de commencer la procédure d'installation.
Un écran de login devrait apparaître. Le nom d'utilisateur est freesbie
et il n'a pas de mot de passe. Ensuite, lancez sudo su pour devenir root
puis mettez-vous éventuellement un mot de passe. Afin de rendre les choses plus
agréables, vous pouvez aussi lancer startx pour bénéficier d'un
environnement Xfce qui vous permettra de naviguer aisément sur le web, vous
connecter sur IRC, etc. À la différence de Linux, FreeBSD base les noms des
interfaces réseaux sur le nom du pilote utilisé. Par exemple, la première carte
Intel EtherExpress (pilote fxp) s'appellera fxp0. Lancez ifconfig pour
voir quelles sont vos cartes :
Exemple de code 2.1 : Trouver le nom des interfaces réseaux grâce à ifconfig |
# ifconfig
fxp0: flags=8843<UP,BROADCAST,RUNNING,SIMPLEX,MULTICAST> mtu 1500
options=8<VLAN_MTU>
inet6 fe80::2d0::b7ff:febc:4fe3%fxp0 prefixlen 64 scopeid 0x1
inet 192.168.0.106 netmask 0xffffff00 broadcast 192.168.0.255
ether 00:d0:b7:bc:4f:e3
media: Ethernet autoselect (100baseTX <full-duplex>)
status: active
lo0: flags=8007<LOOPBACK,MULTICAST> mtu 16384
|
Si la requête DHCP lancée automatiquement lors du démarrage du CD-ROM a échouée,
vous pouvez la relancer avec la commande dhclient pour obtenir une
adresse IP :
Exemple de code 2.2 : Configurer une interface via DHCP avec dhclient |
# dhclient fxp0
DHCPDISCOVER on fxp0 to 255.255.255.255 port 67 interval 9
DHCPOFFER from 192.168.0.1
DHCPREQUEST on fxp0 to 255.255.255.255 port 67
DHCPACK from 192.168.0.1
bound to 192.168.0.106 -- renewal in 302400 seconds
|
Note :
Le résultat relevé ci-dessus peut être différent pour vous en fonction de votre
réseau.
|
Partitionner le disque dur
Maintenant que le point de montage est créé, il est temps de partitionner le
disque dur. On fait ça avec l'outil sysinstall :
Exemple de code 2.3 : Lancer sysinstall pour partitionner le disque |
# sysinstall diskPartitionEditor diskPartitionWrite
|
Nous vous recommandons d'utiliser la structure par défaut. Faites Entrée,
puis a suivi de q pour accepter la structure par défaut. L'écran
suivant vous proposera d'installer le chargeur de démarrage. Indiquez
« None » car nous verrons cela plus tard. Ensuite, vous devez
spécifier les tailles des partitions et les points de montage.
Cette étape est également réalisée par sysinstall, mais avec d'autres
paramètres :
Exemple de code 2.4 : Lancer sysintall pour définir les partitions et les points de montages |
# sysinstall diskLabelEditor diskLabelCommit
|
Ici, pour faire simple, nous n'allons pas utiliser la répartition par défaut
mais créer une seule grosse partition racine pour les fichiers et une partition
de mémoire virtuelle. Tapez c pour créer une nouvelle partition.
Lorsqu'on vous demandera de spécifier la taille, vous pourrez utiliser MB ou GB (pour Mo et
Go) ou encore C (pour Cylindres). Pour la partition racine (root), choisissez le
type de partition FS et indiquez le point de montage
/mnt/.
Note : Si vous n'indiquez pas le point de montage, il écrasera l'environnement
FreeSBIE !
|
Comme /boot n'est pas une partition séparée, vous devez désactiver
les soft-updates car sinon votre système ne pourra pas démarrer ! Pour
cela, utilisez les flèches pour vous placer sur votre partition et tapez
s jusqu'à ce que « Newfs » ne contienne plus +S. Allez
maintenant sur la ligne « Disk » et tapez c pour créer la
partition de mémoire virtuelle (swap). En général, nous recommandons que la
mémoire virtuelle fasse le double de la taille de la mémoire vive (RAM).
Choisissez le type de partition « SWAP » et ne vous inquiétez pas des
soft-updates car ils n'existent pas pour la SWAP. C'est fini, tapez q
pour valider.
Lorsque vous créez une partition autre que /, sysinstall la
nommera à partir de la lettre « d » et le chargeur de démarrage ne
pourra pas démarrer dessus. Pour corriger le problème :
Exemple de code 2.5 : Corriger la lettre de la partition racine |
# disklabel ad0s1 | sed 's/^ d:/ a:/' | disklabel -R ad0s1 /dev/stdin
|
Les partitions sont alors créées, formattées en UFS et montées comme vous l'avez
spécifié (dans /mnt/. Vérifiez que tout a fonctionné en listant
les points de montages :
Exemple de code 2.6 : Vérifier avec mount que les partitions sont correctement créées |
# mount
...
/dev/ad0s1a on /mnt (ufs, local)
|
Vous pouvez maintenant passer à l'installation de Gentoo sur vos partitions
fraîchement configurées.
Mise en place de Gentoo
Vous devez tout d'abord télécharger une archive stage3 et la décompresser dans
le chroot. Ouvrez l'adresse
http://gentoo.osuosl.org/experimental/x86/freebsd/stages/ dans votre
navigateur, prenez le dernier instantané et videz-le dans votre point de
montage :
Exemple de code 2.7 : Obtenir et extraire l'archive stage3 |
# cd /mnt/
# wget http://gentoo.osuosl.org/experimental/x86/freebsd/stages/stage3-x86-freebsd-6.2.tar.bz2
# tar -jxvpf stage3-x86-freebsd-6.2.tar.bz2
# rm stage3-x86-freebsd-6.2.tar.bz2
|
Note :
Si vous le désirez, vous pouvez utiliser une surcouche de Portage, qui contient
des ebuilds expérimentaux dont les modifications ne sont pas encore dans l'arbre
de Portage, mais qui augmente le nombre d'applications supportées. Pour cela,
référez-vous à la documentation
des surcouches de Portage pour Gentoo/ALT. Notez toutefois que cette
surcouche n'est pas critique et que vous pouvez installer simplement
Gentoo/FreeBSD sans elle.
|
Afin que votre nouveau système puisse fonctionner, vous devez monter
/dev à partir de celui du système actuel vers le point de montage
du Gentoo/FreeBSD avant de lancer le chroot.
Exemple de code 2.8 : Monter /dev et chrooter |
# mount -t devfs none /mnt/dev/
# cp /etc/resolv.conf /mnt/etc
# chroot /mnt/ /bin/bash
# env-update && source /etc/profile
|
Une fois la surcouche Gentoo/FreeBSD à sa place, il est maintenant temps de lier
/etc/make.profile au bon profil et préparer
/etc/make.conf à fonctionner avec Gentoo/FreeBSD.
Il faut maintenant obtenir une copie de l'arbre Portage de Gentoo, ce qui peut
prendre un certain temps selon votre connexion.
Exemple de code 2.9 : Télécharger l'arbre de Portage |
# emerge --sync
# cd /
# wget http://gentoo.osuosl.org/snapshots/portage-latest.tar.bz2
# tar -xjf portage-latest.tar.bz2 -C /usr/
# emerge --metadata
|
Exemple de code 2.10 : Mettre en place le profil et make.conf |
# ln -sf /usr/portage/profiles/default-bsd/fbsd/6.2/x86/ /etc/make.profile
# nano /etc/make.conf
CHOST="i686-gentoo-freebsd6.2"
FEATURES="collision-protect"
|
Note :
Le mot-clé ~x86-fbsd ne vous permet pas encore d'installer autant
d'application que ~x86, mais s'il vous plaît ne mettez pas
~x86 dans votre ACCEPT_KEYWORDS. Veuillez plutôt ajouter individuellement
les paquets que vous voulez tester dans le fichier package.keywords et reporter
sur notre Bugzilla
ceux qui fonctionnent correctement.
|
Si vous le voulez, vous pouvez maintenant reconstruire les paquets systèmes.
Exemple de code 2.11 : Reconstruire les paquets systèmes de FreeBSD (facultatif) |
# emerge -e system
|
3.
Préparation pour le démarrage
Configurer le fuseau horaire
Tout d'abord, mettez votre système à l'heure en utilisant date
yyyymmddHHMM, en temps UTC.
Exemple de code 3.1 : Régler l'heure UTC |
# date
Mon Mar 6 00:14:13 UTC 2006
# date 200603060016
Mon Mar 6 00:16:00 UTC 2006
|
Ensuite, choisissez votre fuseau horaire dans la liste contenu dans le
répertoire /usr/share/zoneinfo.
Exemple de code 3.2 : Réglage du fuseau horaire |
# ls /usr/share/zoneinfo
# cp /usr/share/zoneinfo/Europe/Paris /etc/localtime
# date
Wed Mar 8 00:46:05 CET 2006
|
Éditez maintenant le fichier /etc/conf.d/clock pour définir le
fuseau horaire précédemment choisi.
Exemple de code 3.3 : Éditer /etc/conf.d/clock |
# nano -w /etc/conf.d/clock
TIMEZONE="Europe/Paris"
|
Installation du noyau
Si vous faites emerge -e system, les sources du noyau de FreeBSD sont
installées dans le répertoire /usr/src/sys. Si vous avez sauté
cette étape, vous pouvez tout de même obtenir les sources de cette façon :
Exemple de code 3.4 : Obtenir les sources du noyau de FreeBSD |
# emerge freebsd-sources
|
La configuration et la compilation d'un noyau personnalisé se passent vraiment
différemment d'avec Linux. Si vous n'êtes pas familier avec cette procédure,
nous vous recommandons de jeter un œil au chapitre 8
du manuel FreeBSD. Pour le moment, vous pouvez très bien procéder à une
installation du noyau GENERIC, qui fonctionne sur la plupart des systèmes. Pour
commencer, placez-vous dans le répertoire des sources du noyau :
Important :
Notez bien qu'actuellement seule la méthode « traditionnelle » de
compilation du noyau est supportée dans Gentoo/FreeBSD !
|
Exemple de code 3.5 : Se placer dans le répertoire des sources du noyau |
# cd /usr/src/sys/
|
En observant les répertoires présents, vous verrez les différentes architectures
et sous-répertoires qui concernent des parties du noyau. Pour débuter
l'installation, allez dans le répertoire i386/conf/ :
Exemple de code 3.6 : Le répertoire de configuration du noyau |
# cd i386/conf/
# ls
.cvsignore GENERIC Makefile PAE
DEFAULTS GENERIC.hints NOTES SMP
|
Les fichiers principaux sont GENERIC et GENERIC.hints.
Puisque l'installation du noyau le demande, copiez directement le fichier
GENERIC.hints dans /boot/device.hints :
Exemple de code 3.7 : Copier le fichier GENERIC.hints |
# cp GENERIC.hints /boot/device.hints
|
Ce fichier est utilisé par les pilotes du noyau pour trouver des informations de
configuration de base telles que les paramètres des IRQ.
Passez maintenant au noyau. FreeBSD utilise la commande config pour le
configurer. config utilise un fichier de configuration donné (ici ce sera
GENERIC) pour copier les fichiers nécessaires à la compilation du noyau dans un
sous-répertoire compile du répertoire parent. Le fichier
GENERIC est similaire au fichier .config de Linux.
Lancez config pour produire le répertoire de compilation :
Exemple de code 3.8 : Préparer la compilation du noyau |
# config GENERIC
Kernel build directory is ../compile/GENERIC
Don't forget to ''make cleandepend; make depend''
|
config a créé le répertoire de compilation GENERIC dans le répertoire
parent. Placez-vous-y et lancez l'installation du noyau :
Exemple de code 3.9 : Construire et installer le noyau |
# cd ../compile/GENERIC
# make cleandepend && make depend && make && make install
|
À la fin, le noyau sera correctement installé. Passez maintenant à
l'installation du chargeur de démarrage. Le chapitre suivant vous proposera deux
méthodes pour amorcer le système : boot0 et grub.
Mettre en place le chargeur de démarrage (boot0)
Important :
boot0 est le chargeur de démarrage de FreeBSD. Il était le seul chargeur
de démarrage supportée avant que Grub n'accepte les partitions UFS. Pour
installer et configurer boot0, exécutez les commandes suivantes. Veillez
bien à remplacer adXsY par les numéros qui correspondent à votre disque
et à votre partition.
|
Exemple de code 3.10 : Installer et paramétrer boot0 |
# emerge boot0
# exit
# fdisk -B -b /mnt/boot/boot0 /dev/adX
# chroot /mnt/ /bin/bash
# disklabel -B adXsY
|
Pour plus d'informations sur boot0, consultez le chapitre
12 du manuel FreeBSD. Nous allons maintenant passer à la configuration de
base du système.
La section suivante décrit l'utilisation du chargeur de démarrage alternatif
grub.
Mettre en place le chargeur de démarrage (Grub)
Depuis Grub 0.97-r1, les partitions UFS sont lisibles par Grub. Vous pouvez donc
maintenant utiliser grub comme chargeur de démarrage, ce qui vous
dépaysera certainement moins si vous venez de Linux. Pour commencer, installez
grub et marquez le label racine comme démarrable. Veillez bien à
remplacer adXsY par les bons numéros qui correspondent à votre disque et
votre partition.
Exemple de code 3.11 : Installer Grub |
# emerge grub
# disklabel -B adXsY
|
Lancez maintenant grub afin d'obtenir l'invite de commande et configurer
votre partition comme expliqué ci-dessous :
Exemple de code 3.12 : Installer Grub dans le secteur d'amorçage |
# sysctl kern.geom.debugflags=16
# grub
grub> root (hd0,0,d)
Filesystem type is ufs2, partition type 0xa5
grub> setup (hd0)
Checking if "/boot/grub/stage1" exists... yes
Checking if "/boot/grub/stage2" exists... yes
Checking if "/boot/grub/ufs2_stage1_5" exists... yes
Running "embed /boot/grub/ufs2_stage1_5 (hd0)"... 14 sectors are embedded.
succeeded
Running "install /boot/grub/stage1 (hd0) (hd0)1+14 p (hd0,0,d)/boot/grub/stage
2 /boot/grub/menu.lst"... succeeded
Done.
grub> quit
|
Afin que le chargeur de noyau puisse trouver ce dernier sur une tranche
particulière (il cherche sur la tranche « a » par défaut), ajoutez la
ligne vfs.root.mountfrom au fichier
/boot/loader.conf :
Exemple de code 3.13 : Indiquer au chargeur de noyau une tranche spécifique de démarrage |
# echo 'vfs.root.mountfrom="ufs:ad0s1d"' >> /boot/loader.conf
|
Lors de votre premier démarrage, si vous n'avez pas le menu de Grub, exécutez
les commandes suivantes au prompt Grub :
Exemple de code 3.14 : Démarrer le noyau sans menu Grub |
grub> find /boot/grub/stage1
(hd0,0,d)
grub> kernel (hd0,0,d)/boot/loader
[FreeBSD-a.out, loadaddr=0x200000, text=0x1000, data=0x3a000, bss=0x0, entry=0x200000]
grub> boot
|
Note :
Pour plus d'informations sur la configuration de Grub, veuillez vous référer au
manuel de
Gentoo Linux.
|
Attention :
Grub ne suit pas les liens symboliques sur l'UFS. Supprimez le lien
/boot/grub/menu.lst et utiliser le nom de fichier
menu.lst au lieu de grub.conf pour configurer Grub.
|
Configuration du système
D'abord, définissez les points de montages dans le futur
/etc/fstab.
Exemple de code 3.15 : Éditer le système de fichiers dans /etc/fstab |
# nano /etc/fstab
#Device Mountpoint Fstype Options Dump Pass
/dev/adXsYb none swap sw 0 0
/dev/adXsYa / ufs rw 1 1
/dev/adXsYe /usr/home ufs rw 2 2
/dev/adXsYd /tmp ufs rw 2 2
/dev/acdX /cdrom cd9660 ro,noauto 0 0
|
Nous pouvons maintenant passer à la configuration du réseau avant le redémarrage
final. Vous trouverez toutes les informations nécessaires pour configurer votre
réseau dans le Manuel Gentoo.
Pour que le réseau soit activé au démarrage, il faut l'ajouter au niveau
d'exécution par défaut :
Exemple de code 3.16 : Ajouter le réseau au niveau d'exécution par défaut |
# rc-update add net.fxp0 default
|
Pour changer votre nom de machine, vous devez éditer le fichier
/etc/conf.d/hostname :
Exemple de code 3.17 : Définir le nom de la machine |
# nano /etc/conf.d/hostname
HOSTNAME="larry"
|
Vous devez aussi configurer votre nom de domaine, ce qui se fait dans le
fichier /etc/conf.d/domainname :
Exemple de code 3.18 : Définir le nom du domaine |
# nano /etc/conf.d/domainname
dns_domain_lo="maison"
|
Dans le cas où vous seriez dans un domaine NIS, définissez-le dans le fichier
/etc/conf.d/domainname :
Exemple de code 3.19 : Définir le domaine NIS |
# nano /etc/conf.d/domainname
nis_domain_lo="boulot"
|
Note :
Pour de plus amples informations sur les noms de domaines et le réseau, veuillez
vous référer au Manuel
Gentoo Linux et à la documentation contenue dans
/etc/conf.d/net.example.
|
Au cas où vous devriez utiliser une autre configuration de clavier que celle par
défaut pour votre langue, vous devez mettre la bonne valeur dans le fichier
/etc/conf.d/syscons. L'exemple suivant installe la disposition de
touches utilisée généralement en France, adaptez-le si vous utilisez une autre
disposition de touches.
Exemple de code 3.20 : Changer la disposition de touches du clavier (facultatif) |
# nano /etc/conf.d/syscons
KEYMAP="fr.iso.acc"
|
Nous pouvons maintenant mettre un mot de passe pour l'utilisateur root et
créer un compte normal pour votre travail quotidien.
Exemple de code 3.21 : Changer le mot de passe root et créer un nouvel utilisateur |
# passwd
# adduser
Username: fred
Full Name: Fred Smith
Uid (Leave empty for default):
Login group [fred]:
Login group is fred. Invite fred into other groups? []: wheel portage
Login class [default]:
Shell (sh bash tcsh csh esh ksh zsh sash nologin) [sh] bash
User password-based authentication [yes]
Use an empty password (yes/no) [no]:
Use a random password? (yes/no) [no]:
Enter password: entrez votre mot de passe ici
Enter password again: retapez-le là
Lock out the account after creation? [no]:
Username : fred
Password : *****
Full Name : Fred Smith
Uid : 1002
Class :
Groups : fred wheel portage
Home : /home/fred
Shell : /bin/bash
Locked : no
OK? (yes/no): yes
adduser: INFO: Sucessfully added (fred) to the user database
Add another user? (yes/no): no
Goodbye!
#
|
Félicitations, vous venez de finir votre installation de Gentoo/FreeBSD que vous
pourrez commencer à apprécier juste après le redémarrage final. Amusez-vous
bien !
Exemple de code 3.22 : Redémarrer le système |
# exit
# reboot
|
4.
Développer Gentoo/FreeBSD
Comment nous aider
Selon vos capacités et votre temps libre, vous pourriez nous aider sur de
nombreux points :
-
Contribuer aux ebuilds : c'est-à-dire travailler de manière rapprochée
avec les autres développeurs pour que nos modifications et nos correctifs
soient acceptés dans l'arbre officiel.
-
Sécurité : Si vous faites dans la sécurité, nous avons besoin de
vous ! Bien que les annonces de sécurité du projet FreeBSD soient
suivies et résolues, nous pouvons toujours utiliser des ressources dans
ce domaine.
-
Contacts : Nous cherchons des personnes qui seraient en relation avec
les développeurs FreeBSD pour maintenir des contacts entre le projet
original et nous, pour échanger nos correctifs et pour discuter à propos de
problèmes divers et de leurs solutions.
-
Tester : Plus il y a de personnes qui utilisent Gentoo/FreeBSD, plus on
pourra découvrir des bogues et les résoudre. Si vous êtes doué pour décrire
les bogues ou les problèmes, nous espérons avoir de vos nouvelles.
-
Les autres domaines où nous cherchons de l'aide sont notamment : les
ebuilds systèmes, la création de CD-ROM d'installation, la documentation et
la programmation du noyau.
Problèmes connus
À l'heure actuelle, de nombreux problèmes sont connus. Voici les
principaux :
-
Certains scripts d'initialisation dépendent du service clock que nous ne
fournissons pas à l'heure actuelle. Vous pouvez simplement le retirer des
dépendances du script et le reporter sur notre Bugzilla. N'oubliez pas de choisir le
produit « Gentoo/Alt » pour soumettre le bogue.
5.
Contacts
La liste des développeurs Gentoo/FreeBSD se trouve sur la page du projet. Vous pouvez
également les contacter sur le canal IRC #gentoo-bsd sur le réseau
Freenode ainsi que par mail sur la liste de diffusion gentoo-bsd.
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l'Identique 2.5.
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