Avertissement :
Ce manuel a été remplacé par une version plus récente et n'est plus maintenu.
|
[ << ]
[ < ]
[ Sommaire ]
[ > ]
[ >> ]
5. Installer les fichiers d'installation de Gentoo
Table des matières :
5.a. Installer une archive « stage »
Régler la date et l'heure
Avant de poursuivre, vous devez régler l'heure et la date de votre système. Si
l'horloge de votre machine n'est pas à l'heure et surtout à la bonne date, des
effets indésirables se produiront.
Pour afficher la date et l'heure, tapez date :
Exemple de code 1.1 : Afficher la date et l'heure |
# date
Thu Apr 25 16:21:18 CEST 2004
|
Pour changer la date et l'heure de votre système, utilisez date
MMJJhhmmAAAA (Mois, Jour, heure, minute,
Année). Par exemple, pour le 25 avril 2004 à 16:21, utilisez :
Exemple de code 1.2 : Régler la date et l'heure |
# date 042516212004
|
Faites votre choix
Vous devez maintenant installer Gentoo à partir de l'étape (stage) de
votre choix. Vous pouvez soit télécharger l'archive du stage, soit la
copier depuis un LiveCD universel. Si vous avez le LiveCD universel, télécharger
le stage par Internet est une pure perte de bande passante car les
fichiers stage sont les mêmes.
5.b. Méthode habituelle : télécharger une archive
Télécharger l'archive étape
Allez au point de montage Gentoo sur lequel vous avez monté vos systèmes de
fichiers (probablement /mnt/gentoo) :
Exemple de code 2.1 : Aller au point de montage Gentoo |
# cd /mnt/gentoo
|
En fonction de votre méthode d'installation, vous pouvez utiliser plusieurs
outils pour télécharger une archive étape. Si links2 est disponible,
vous pouvez immédiatement naviguer jusqu'à la
liste des miroirs Gentoo et choisir un miroir proche de chez vous. Si
links2 n'est pas disponible, lynx devrait l'être. Dans ce cas,
veuillez remplacer les occurrences de links2 par lynx dans la
suite de ce document.
Choisissez ensuite le répertoire releases suivi de l'architecture
de votre machine (par exemple x86), puis de la version de Gentoo
(2004.2) et du sous-répertoire stages/. Vous devriez
y voir tous les fichiers d'étape disponibles pour votre architecture (ils
peuvent se trouver dans des sous-répertoires dont les noms correspondent aux
différentes sous-architectures). Sélectionnez-en un et appuyez sur D
pour télécharger. Une fois terminé, appuyez sur Q pour quitter le
navigateur.
Exemple de code 2.2 : Consulter la liste des miroirs avec links2 |
# links2 http://www.gentoo.org/main/en/mirrors.xml
# links2 -http-proxy proxy.server.com:8080 http://www.gentoo.org/main/en/mirrors.xml
|
Vous pouvez utiliser la commande md5sum pour vérifier l'intégrité de
l'archive que vous venez de télécharger. Pour cela, comparez le résultat
affiché par md5sum avec la somme de contrôle disponible sur le miroir.
Par exemple, pour vérifier l'intégrité du fichier stage pour x86 :
Exemple de code 2.3 : Exemple de calcul de somme de contrôle d'une archive tarball |
# md5sum -c stage1-x86-2004.2.tar.bz2.md5
stage1-x86-2004.2.tar.bz2: OK
|
Décompresser l'archive étape
Maintenant, décompressez l'étape que vous venez de télécharger sur votre
système. Nous utilisons GNU tar, car c'est la méthode la plus simple :
Exemple de code 2.4 : Décompresser l'étape |
# tar -xvjpf stage?-*.tar.bz2
|
Faites bien attention d'utiliser les mêmes options (-xvjpf). Le x
signifie extraire, le v verbeux (bon d'accord, celui-ci
est facultatif), le j décompresser avec bzip2, le p
préserver les permissions et le f veut dire que nous désarchivons
un fichier d'archive, pas l'entrée standard.
Maintenant que l'archive est installée, poursuivez avec Installer Portage.
5.c. Alternative : utiliser une archive du LiveCD
Décompresser l'archive étape
Les archives étape incluses sur le CD se trouvent dans le répertoire
/mnt/cdrom/stages. Pour afficher la liste des étapes disponibles,
utilisez ls :
Exemple de code 3.1 : Lister les étapes disponibles |
# ls /mnt/cdrom/stages
|
Si le système répond par une erreur, vous avez peut-être besoin de monter
le CD-ROM.
Exemple de code 3.2 : Monter le CD-ROM |
# ls /mnt/cdrom/stages
ls: /mnt/cdrom/stages: No such file or directory
# mount /dev/cdroms/cdrom0 /mnt/cdrom
# ls /mnt/cdrom/stages
|
Rendez-vous maintenant au point de montage Gentoo (habituellement
/mnt/gentoo) :
Exemple de code 3.3 : Changer de répertoire vers /mnt/gentoo |
# cd /mnt/gentoo
|
Nous allons maintenant extraire l'archive étape de votre choix. Nous le ferons
avec l'outil tar de GNU. Faites bien attention à utiliser les mêmes
options (-xjvpf) ! Dans l'exemple suivant, nous décompressons
l'archive étape stage3-<sous-architecture>-2004.2.tar.bz2.
N'oubliez pas de substituer le nom de l'étape par celle que vous aurez choisie.
Exemple de code 3.4 : Décompresser l'étape |
# tar -xvjpf /mnt/cdrom/stages/stage3-<sous-architecture>-2004.2.tar.bz2
|
Maintenant que l'archive est installée, poursuivez avec Installer Portage.
5.d. Installer Portage
Avec ou sans réseau ?
Si vous n'avez pas de connexion réseau, vous devez installer un instantané de
Portage depuis un de nos LiveCD. Dans ce cas, vous devez obligatoirement
installer Gentoo à partir d'une archive stage3 car c'est la seule qui
permette l'installation sans réseau. Si vous comptez installer des paquets
précompilés pour accélérer votre installation, vous devez utiliser un
instantané de Portage copié depuis un LiveCD. Les autres utilisateurs
téléchargerons l'arbre Portage le plus récent avec la commande emerge au
chapitre suivant.
Vous avez maintenant 2 possibilités en fonction du type d'installation que vous
avez choisi :
Installer un instantané de Portage et le code source depuis un LiveCD
Un instantané de Portage est disponible sur les LiveCD universels. Si vous
lisez ceci, nous pouvons supposer que vous utilisez un tel LiveCD. Pour
installer cet instantané, regardez dans /mnt/cdrom/snapshots/ pour
voir quels instantanés sont disponibles :
Exemple de code 4.1 : Vérifier le contenu de /mnt/cdrom/snapshots |
# ls /mnt/cdrom/snapshots
|
Décompressez maintenant l'archive avec la commande suivante. Encore une fois,
assurez-vous de passer les bonnes options à tar. De plus, le -C
est un C majuscule, pas un c. Dans l'exemple suivant, nous
utilisons portage-20040710.tar.bz2 comme nom d'instantané.
Utilisez le nom de votre archive.
Exemple de code 4.2 : Extraire un instantané de Portage |
# tar -xvjf /mnt/cdrom/snapshots/portage-20040710.tar.bz2 -C /mnt/gentoo/usr
|
Vous devez aussi copier toutes les sources depuis le CD.
Exemple de code 4.3 : Copier les sources |
# mkdir /mnt/gentoo/usr/portage/distfiles
# cp /mnt/cdrom/distfiles/* /mnt/gentoo/usr/portage/distfiles/
|
Poursuivez avec Configurer les options de
compilation.
5.e. Configurer les options de compilation
Introduction
Pour optimiser Gentoo, vous pouvez définir quelques variables qui influencent
le comportement de Portage. Toutes ces variables peuvent être définies comme
des variables d'environnement (en utilisant export), mais elles ne sont
dans ce cas pas permanentes. Pour conserver votre configuration, vous pouvez
utiliser /etc/make.conf, un fichier de configuration de Portage.
C'est ce fichier que nous allons éditer maintenant.
Note :
Une liste commentée de toutes les variables de Portage se trouve dans le
fichier /etc/make.conf(.example). Pour installer Gentoo avec
succès, seules celles mentionnées ci-dessous sont indispensables.
|
Lancez votre éditeur préféré (dans ce guide, nous utiliserons nano)
pour modifier les variables d'optimisation décrites ci-dessous.
Exemple de code 5.1 : Ouvrir /etc/make.conf |
# nano -w /mnt/gentoo/etc/make.conf
|
Comme vous l'avez sans doute remarqué, le fichier
make.conf.example est structuré de manière générique : les
lignes de commentaires commencent par un "#", les autres définissent des
variables en utilisant la syntaxe VARIABLE="contenu". Le fichier
make.conf utilise la même syntaxe. Certaines variables sont
décrites ci-dessous.
CHOST
Attention :
Bien que cela puisse tenter les utilisateurs qui ne commencent pas
par l'étape 1, ceux-ci ne doivent pas changer la variable CHOST
dans make.conf. Le faire pourrait rendre leur système inutilisable.
Une fois encore, ne changez la valeur de cette variable qui si vous faites
l'installation à partir de l'étape 1.
|
La variable CHOST définit l'architecture pour laquelle gcc doit
compiler des programmes. Les possibilités sont :
| Architecture |
Sous-architecture |
Configuration de CHOST |
| x86 |
i386 |
i386-pc-linux-gnu |
| x86 |
i486 |
i486-pc-linux-gnu |
| x86 |
i586 |
i586-pc-linux-gnu |
| x86 |
i686 et plus (athlon inclus) |
i686-pc-linux-gnu |
| alpha |
|
alpha-unknown-linux-gnu |
| ppc |
|
powerpc-unknown-linux-gnu |
| ppc64 |
|
powerpc64-unknown-linux-gnu |
| sparc |
|
sparc-unknown-linux-gnu |
| hppa |
(générique) |
hppa-unknown-linux-gnu |
| hppa |
pa7000 |
hppa1.1-unknown-linux-gnu |
| hppa |
pa8000 et plus |
hppa2.0-unknown-linux-gnu |
| mips |
|
mips-unknown-linux-gnu |
| amd64 |
|
x86_64-pc-linux-gnu |
CFLAGS et CXXFLAGS
Les variables CFLAGS et CXXFLAGS définissent les options
d'optimisation pour le compilateur gcc, respectivement en C et C++.
Bien que nous les définissions de manière générale ici, vous n'obtiendrez
des performances maximales qu'en fixant les optimisations individuellement
pour chaque programme. La raison en est que chaque programme est différent.
Dans make.conf, vous devriez fixer les options d'optimisation
qui, selon vous, donneront plus de rapidité à votre système de
manière générale. Ne mettez pas d'options expérimentales dans cette
variable : trop d'optimisations peut engendrer des comportements anormaux
dans certains programmes (plantage ou, pire, fonctionnement défectueux).
Nous n'allons pas expliquer toutes les options d'optimisations possibles. Pour
les connaître toutes, consultez les
manuels en ligne GNU ou la page d'info de gcc (info gcc --
ne marche que sur un système Linux fonctionnel). Le fichier
make.conf lui-même contient de nombreux exemples et
renseignements ; n'oubliez pas non plus de le lire.
Un premier paramètre est l'option -march= qui spécifie le nom de
l'architecture cible. Les options possibles sont décrites dans le fichier
make.conf (en commentaires). Par exemple pour l'architecture
x86 Athlon XP :
Exemple de code 5.2 : Paramètre march de GCC |
-march=athlon-xp
|
Un deuxième paramètre est l'option -O (la lettre O majuscule) qui
spécifie la classe d'optimisation de gcc. Les classes possibles sont
s (pour optimiser en taille), 0 (zéro, pour ne pas optimiser),
1, 2, 3 pour plus d'optimisation de la vitesse d'exécution
(chacune de ces classes a les mêmes options que celle qui la précède plus
quelques autres). Par exemple, pour une optimisation de classe 2 :
Exemple de code 5.3 : Le paramètre O de GCC |
-O2
|
Une autre option d'optimisation populaire est -pipe (utilise des tubes
plutôt que des fichiers temporaires pour la communication entre les différentes
étapes de la compilation).
Veuillez remarquer que l'option -fomit-frame-pointer (qui permet de ne
pas garder le pointeur de cadre dans un registre pour les fonctions qui n'en
ont pas besoin) peut rendre le dépistage d'erreurs très difficile.
Lorsque vous définissez les variables CFLAGS et CXXFLAGS, vous devez
combiner plusieurs options d'optimisation, comme dans l'exemple suivant :
Exemple de code 5.4 : Définir les variables CFLAGS et CXXFLAGS |
CFLAGS="-march=athlon-xp -pipe -O2"
CXXFLAGS="${CFLAGS}"
|
MAKEOPTS
Avec MAKEOPTS, vous pouvez définir le nombre de compilations à lancer en
parallèle. Une valeur souvent utilisée est le nombre de processeurs dans votre
système plus un, mais une autre valeur peut parfois mieux fonctionner.
Exemple de code 5.5 : MAKEOPTS pour un système classique à 1 processeur |
MAKEOPTS="-j2"
|
À vos marques, prêts, partez !
Mettez à jour votre /mnt/gentoo/etc/make.conf comme vous le
souhaitez, et sauvez (Ctrl-X avec nano). Vous êtes maintenant prêt à
continuer avec Installer le système de base
Gentoo.
[ << ]
[ < ]
[ Sommaire ]
[ > ]
[ >> ]
Ce document est protégé par la licence Creative
Commons : Paternité - Partage des Conditions Initiales à
l'Identique 2.5.
|