Avertissement : Ce manuel a été remplacé par une version plus récente et n'est plus maintenu. |
Table des matières :
Tout d'abord, bienvenue chez Gentoo. Vous êtes sur le point de découvrir un monde riche de choix et de performances. Gentoo est avant tout une question de choix. Pendant l'installation, cela sera mis en évidence à plusieurs reprises. Vous pourrez choisir la proportion du système de base que vous voulez compiler vous-même, comment installer Gentoo, quel système de journalisation des événements (syslog) vous désirez, etc.
Gentoo est une métadistribution moderne, rapide et conçue de façon propre et flexible autour de logiciels libres. Rien n'est caché. Portage, le système de gestion des paquets utilisé par Gentoo, a été écrit en Python, ce qui signifie que vous pouvez facilement consulter et modifier le code source. Portage utilise le code source des paquets qu'il installe bien qu'un support pour des paquets précompilés soit également présent. De plus, Gentoo se configure avec de simples fichiers texte. Autrement dit, l'ouverture règne.
Il est primordial que vous compreniez que Gentoo est avant tout une question de choix. Nous ne vous imposons jamais un choix que vous ne voudriez pas faire. Si vous considérez que c'est le cas, faites-le nous savoir via un rapport de bogue.
Comment l'installation est-elle structurée ?
L'installation de Gentoo se déroule en dix étapes couvertes par les chapitre 2 à 11. Après chaque étape, votre système sera dans un état bien défini :
Lorsque vous devez faire un choix entre plusieurs options, nous nous efforçons de vous expliquer les avantages et les inconvénients de chacune et nous continuons ensuite avec une option par défaut. Les choix par défaut sont identifiés par le texte « Défaut ». Les autres possibilités sont identifiées par le texte « Alternative : ». Ne croyez pas que les choix par défaut représentent des recommandations ; ils indiquent plutôt les choix que, selon nous, la plupart des utilisateurs feront.
Parfois, vous pourrez réaliser une étape facultative. De telles étapes sont identifiées par le texte « Facultatif » et ne sont pas essentielles pour installer Gentoo. Cependant, certaines options dépendent de choix que vous aurez fait plus tôt. Dans ce cas, nous vous en informerons au moment de faire votre choix et au début de la description de l'étape.
Quelles sont les possibilités ?
Vous pouvez installer Gentoo de différentes façons. Vous pouvez télécharger un de nos LiveCD (CD d'installation), vous pouvez partir d'une autre distribution précédemment installée ou d'une distribution sur un CD amorçable comme Knoppix. Vous pouvez aussi démarrer via une autre machine de votre réseau ou à partir d'une disquette de démarrage.
Ce manuel couvre l'installation à partir d'un LiveCD Gentoo. Vous pouvez aussi utiliser un PackageCD pour installer des applications après avoir installé le système de base.
Ce type d'installation ne vous permet pas d'obternir un système 100% à jour. Si vous voulez installer la dernière version de tous les paquets, vous devriez utiliser les Manuels Gentoo actuels.
D'autres méthodes d'installation sont abordées dans notre guide des méthodes d'installation alternatives. Vous pourriez aussi trouver notre guide des trucs et astuces pour x86 utile. Si vous trouvez que notre manuel d'installation est trop complexe, peut-être devriez-vous essayer un de nos guides d'installation rapide, si un tel quide existe pour votre architecture. Veuillez consulter la liste des documents.
Si vous rencontrez un problème lors de l'installation ou dans la documentation, veuillez d'abord consulter les notes de dernière minute publiées sur la page d'accueil des responsables (en anglais), puis vérifier sur notre système de gestion des bogues si le problème n'est pas déjà connu et, dans le cas contraire, veuillez créer un rapport de bogue. Ne craignez pas les développeurs auxquels vos bogues seront attribués, ils n'ont encore mangé personne.
Veuillez noter que ce document contient des références à d'autres architectures bien que ce manuel soit destiné à celle sur laquelle vous allez installer Gentoo. Cela est dû au fait que les différents manuels ont de nombreuses sections communes à toutes les architectures pour éviter le gaspillage de ressources. Nous essayons de limiter ces références à d'autres architectures pour éviter toute confusion.
Si vous avez un doute quant à l'origine d'un problème qui est soit une erreur que vous avez commise bien que vous ayez soigneusement lu la documentation, soit une erreur dans Gentoo malgré toute l'attention portée aux tests et à la documentation, vous êtes le bienvenu sur le canal #gentoo sur irc.freenode.net pour en discuter. Évidemment, vous y êtes de toute façon toujours le bienvenu :)
Si vous avez une question relative à Gentoo, vous devriez consulter notre foire aux questions et notre centre de documentation. Vous pouvez aussi consulter la FAQ en anglais dans les forums. Si vous ne trouvez toujours pas de réponse, rejoignez-nous sur le canal #gentoo sur irc.freenode.net, vous serez surpris de voir le nombre de Gentooistes qui y sont actifs :-)
1.b. Une installation rapide grâce à la GRP
Qu'est-ce que la « Gentoo Reference Platform » ?
La « Gentoo Reference Platform » (plate-forme de référence) est un ensemble de paquets compilés que vous pouvez utiliser pour installer Gentoo plus rapidement. À partir de maintenant, nous utiliserons l'abréviation GRP. Cet ensemble de paquets permet une installation du système de base ainsi que des paquets longs à compiler tels que KDE, xorg-x11, GNOME, OpenOffice, Mozilla, etc.
Cependant, ces paquets ne sont pas mis à jour au fur et à mesure. Ils constituent un instantané de Gentoo au moment de la sortie d'une version et permettent une installation rapide à ce moment. Ensuite, vous devrez mettre votre système à jour de façon traditionnelle.
Comment Portage gère-t-il GRP ?
L'arbre de Portage (l'ensemble des ebuilds qui décrivent chaque paquet et contiennent les instructions d'installation) doit être synchronisé avec le jeu de paquets GRP. Les versions des ebuilds de l'arbre Portage et celles des paquets précompilés doivent correspondre.
C'est pour cette raison que vous devrez copier un instantané de Portage du LiveCD sur votre disque dur au lieu de le synchroniser avec la dernière version disponible.
GRP est-il possible dans mon cas ?
GRP n'est pas disponible sur toutes les architectures. Cela ne signifie pas que GRP ne pourrait pas fonctionner sur ces architectures, mais simplement que nous n'avons pas les ressources disponibles pour compiler et tester GRP pour celles-ci.
À l'heure actuelle, les paquets GRP sont disponibles pour les architectures suivantes :
Si votre architecture n'est pas dans la liste ci-dessus, l'option GRP n'est pas possible dans votre cas.
Vous devriez maintenant passer au chapitre « Choisir le bon support d'installation ».
Avant de débuter, nous allons présenter le matériel requis pour installer Gentoo avec succès sur votre système.
| Machines « NewWorld » | Power/PowerPC basé sur (G3, G4, G5) comme les iMac, eMac, iBook PowerBook, Xserver, PowerMac, bPlan's Pegasos II |
| machines « OldWorld » | Support limité des IBM (RS/6000, iSeries, pSeries) et Amiga |
| Mémoire | 64 Mo |
| Espace dique | 1.5 Go (mémoire virtuelle non comprise) |
| Mémoire virtuelle | Au moins 256 Mo |
Vous devriez consulter la Foire Aux Questions PPC avant de vous lancer dans une installation.
Gentoo Linux peut être installé en utilisant une des trois archives tar (stages).
Nous allons utiliser le stage3. Si vous voulez utiliser une autre méthode, vous devez utiliser les instructions du Manuel actuel. Une connexion Internet est cependant nécessaire.
Un LiveCD est un CD-ROM amorçable qui contient un environnement Gentoo autonome. Cela vous permet de démarrer Linux à partir du CD-ROM. Pendant le chargement, votre matériel est détecté et les pilotes appropriés sont chargés. Ces CD sont maintenus par les développeurs Gentoo.
Deux LiveCD existent :
Vous avez peut-être vu des CD nommés « Package CD » sur nos miroirs. Ces CD ne sont pas amorçables et contiennent des paquets pré-compilés qui peuvent être utilisés pour des installations sans connexion à Internet. Ces paquets sont, entre autres, OpenOffice.org, KDE, GNOME, etc.
2.c. Télécharger, graver et amorcer un LiveCD Gentoo
Télécharger et graver le LiveCD
Nous débuterons par le téléchargement puis la gravure du LiveCD universel. Nous avons déjà détaillé les différents CD disponibles, mais où pouvez-vous les trouver ?
Visitez l'un de nos miroirs et allez dans le répertoire releases/ppc/2004.3/livecd/. Le PackageCD se trouve dans le répertoire releases/ppc/2004.3/packagecd.
Vous y trouverez plusieurs fichiers ISO. Ce sont des images de CD que vous pouvez utiliser pour graver un CD-R.
Pour vérifier que le fichier téléchargé n'a pas été corrumpu pendant le transfert, vous devriez vérifier son intégrité en calculant sa somme de vérification MD5 et en comparant le résultat avec la somme que nous publions sur notre site, par exemple dans le fichier install-ppc-minimal-2004.3.iso.md5. Vous pouvez utiliser l'outil md5sum sous Linux ou md5sum for Windows.
Un autre moyen est d'utiliser la signature (le fichier avec l'extension .asc) avec GnuPG. Téléchargez la signature et la clé publique :
Exemple de code 3.1 : Télécharger le clé publique |
$ gpg --keyserver pgp.mit.edu --recv-keys 17072058
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Ensuite, vérifiez la signature ::
Exemple de code 3.2 : Vérifier la signature |
$ gpg --verify <fichier .asc> <fichier .iso>
|
Plus d'information est disponible dans notre FAQ pour PPC.
Afin de graver le(s) ISO, vous devez utiliser la gravure brute (raw-burning). La manière de procéder dépend de votre programme. La manière de procéder avec cdrecord, k3b ou les outils MacOS est décrite ci-dessous. Vous trouverez d'autres méthodes dans notre FAQ.
Défaut : démarrer le LiveCD sur un Apple ou un IBM
Sur les machines NewWorld, mettez le LiveCD dans le lecteur CD-ROM et redémarrez le système. Lorsque le bip système retentit, enfoncez simplement la touche « C » jusqu'à ce que le CD soit chargé.
Si vous avez un Mac OldWorld, la portion de démarrage du LiveCD ne peut être utilisée. Vous devez télécharger BootX et avoir un système Mac OS fonctionnel d'installé sur votre système. Copiez alors BootX Extension depuis l'archive décompressée dans le Répertoire des extensions et créez un nouveau répertoire Noyaux Linux dans le dossier Système. Ensuite, copiez les fichiers G3G4kernel et initrd.img.gz depuis le répertoire boot du LiveCD dans le répertoire Noyaux Linux. Ensuite, redémarrez le système et attendez que BootX soit chargé. Une fois que BootX est chargé, vous devez encore régler quelques détails. Dans la fenêtre des options, cochez Use Specified RAM Disk et sélectionnez le initrd.img.gz copié précédemment dans le répertoire Noyaux Linux. La taille du « ramdisk » devrait être d'au moins 32000. De plus, vous devez spécifier rw init=/linuxrc cdroot dans les arguments passés au noyau. Vous devriez maintenant pouvoir démarrer sur le LiveCD quand vous sélectionnez Linux au démarrage.
Une fois que le LiveCD s'est chargé, un chaleureux message de bienvenue vous accueillera et une invite de commande boot: apparaîtra au bas de l'écran.
Vous êtes maintenant invité à sélectionner un noyau en fonction du type de machine que vous utilisez. Vous avez le choix entre G3, G4 et G5. Tous les noyaux incluent le support pour plusieurs processeurs mais ils fonctionnent également très bien avec un seul processeur.
Vous avez aussi la possibilité de passer certains paramètres au noyau. Les options disponibles sont dans la liste ci-dessous :
| Option de démarrage | Description |
| video | Ajoutez-y une des valeurs suivantes : radeonfb, rivafb, atyfb, aty128 ou ofonly. Vous pouvez encore y ajouter la résolution et le taux de rafraîchissement. Par exemple, utilisez video=radeonfb:1280x1024@75. Si vous ne savez pas quoi utiliser, ofonly devrait fonctionner. |
| nol3 | Désactive le cache de niveau 3 sur certains PowerBooks (requis au moins pour le 17 pouces). |
| debug | Active le mode verbeux et lance un shell initrd pour déboguer le LiveCD. |
| sleep=X | Attend X secondes avant de continuer. Ceci est parfois utile avec de vieux lecteurs de CD-ROM SCSI qui n'arrivent pas à amener la bonne vitesse de rotation assez rapidement. |
| bootfrom=X | Démarre d'un autre périphérique. |
À cette invite, tapez Entrée et un environnement Gentoo Linux complet sera chargé à partir du CD. Poursuivez avec Après avoir démarré.
Sur une machine Pegasos, insérez le CD et tapez boot cd /boot/pegasos à l'invite du SmartFirmware. Vous pouvez éventuellement passer des paramètres au noyau en les ajoutant à cette commande, par exemple, boot cd /boot/pegasos video=radeonfb:1280x1024@75 mem=256M.
Vous recevrez une invite de commande root (« # ») sur la console active. Vous pouvez aussi passer aux autres consoles en tapant Alt-fn-F2, Alt-fn-F3 et Alt-fn-F4. Retournez à la première console en tapant Alt-fn-F1.
Si vous utilisez un clavier différent du clavier qwerty américain, utilisez la commande loadkeys pour définir la disposition des touches à utiliser. Une liste des claviers supportés se trouve dans le répertoire /usr/share/keymaps/i386. N'utilisez pas les dispositions de touches des répertoires ppc ou mac car elles sont spécifiques aux machines OldWorld basées sur ADB.
Exemple de code 3.3 : Afficher la liste des claviers disponibles |
Les machines PPC utilisent généralement les claviers de type x86. Les configurations de claviers du LiveCD sont des configurations ADB et ne fonctionnent pas avec le noyau du LiveCD. # ls /usr/share/keymaps/i386 |
Pour définir le type de clavier que vous utilisez, faites :
Exemple de code 3.4 : Définir le type de clavier |
# loadkeys be-latin1
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Poursuivez votre lecture avec la section Configuration du matériel supplémentaire.
Configuration du matériel supplémentaire
Lorsque le LiveCD démarre, il tente de détecter votre matériel et charge les modules du noyau appropriés pour supporter ce matériel. Dans la plupart des cas cette auto-détection donne d'excellents résultats. Toutefois, il se peut que, dans certains cas, les modules du noyau dont vous avez besoin ne soient pas tous chargés. Si l'auto-détection PCI a ignoré une partie de votre matériel, vous devrez charger les modules appropriés manuellement.
Dans l'exemple suivant, nous tentons de charger le module airport (support de certaines interfaces réseau) :
Exemple de code 3.5 : Charger des modules du noyau |
# modprobe airport
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Facultatif : régler les performances des disques durs
Si vous êtes un utilisateur expérimenté, vous souhaitez peut-être régler les performances des disques durs IDE en utilisant hdparm. Avec les arguments -tT, vous pouvez tester les performances de vos disques (exécutez ce test plusieurs fois pour juger plus précisément des résultats).
Exemple de code 3.6 : Tester les performances des disques |
# hdparm -tT /dev/hda
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Pour régler les performances, vous pouvez copier les exemples suivants (ou expérimenter) qui utilisent /dev/hda comme disque dur (substituez par le chemin d'accès à votre disque) :
Exemple de code 3.7 : Régler les performances du disque dur |
Activer DMA : # hdparm -d 1 /dev/hda Activer DMA + des options sûres pour améliorer les performances : # hdparm -d 1 -A 1 -m 16 -u 1 -a 64 /dev/hda |
Facultatif : comptes utilisateurs
Si vous souhaitez permettre à d'autres personnes d'accéder à votre environnement d'installation ou si vous voulez dialoguer en ligne avec irssi sans être root pour des raisons de sécurité, vous devez créer les comptes utilisateurs nécessaires et changer le mot de passe de root.
Pour changer le mot de passe de root, utilisez l'utilitaire passwd :
Exemple de code 3.8 : Changer le mot de passe de root |
# passwd New password: (Entrez votre nouveau mot de passe.) Re-enter password: (Confirmez votre mot de passe.) |
Pour créer un compte utilisateur, on saisit d'abord son nom, puis son mot de passe. Les programmes useradd et passwd sont utilisés pour ces tâches. Dans l'exemple suivant, nous créons un utilisateur nommé « john ».
Exemple de code 3.9 : Création d'un compte utilisateur |
# useradd -m -G users john # passwd john New password: (Entrez le mot de passe de john.) Re-enter password: (Confirmez le mot de passe de john.) |
Vous pouvez passer de l'utilisateur root à l'utilisateur que vous venez de créer avec la commande su :
Exemple de code 3.10 : Devenir john |
# su - john
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Facultatif : consulter la documentation pendant l'installation
Si vous désirez consulter le Manuel Gentoo, sur le CD ou en ligne, vous devez avoir configuré un compte utilisateur. Ensuite, tapez Alt-F2 pour basculer sur un autre terminal et connectez-vous avec le compte utilisateur que vous avez créé.
Pour lire la documentation qui accompagne le CD, il vous suffit de lancer links2 :
Exemple de code 3.11 : Consulter la documentation sur le CD |
# links2 /mnt/cdrom/docs/html/index.html
|
Cependant, quand cela est possible, il est préférable de lire le Manuel en ligne, car il est plus à jour. Vous pouvez utiliser links2, mais uniquement si vous avez configuré votre accès au réseau.
Exemple de code 3.12 : Consulter la documentation en ligne |
# links2 http://www.gentoo.org/doc/fr/handbook/handbook-ppc.xml
|
Vous pouvez revenir à votre terminal initial en tapant Alt-F1.
Facultatif : démarrage du démon SSH
Si vous voulez permettre à d'autres utilisateurs d'accéder à votre ordinateur pendant le processus d'installation (peut-être que ces utilisateurs vous aideront à installer Gentoo ou même le feront pour vous), vous devez leur fournir un compte utilisateur ou le mot de passe de root. (Cette dernière option n'est envisageable que si vous faites entièrement confiance à cet utilisateur.)
Pour démarrer le démon SSH, exécutez la commande suivante :
Exemple de code 3.13 : Démarrer le démon SSH |
# /etc/init.d/sshd start
|
Avant de pouvoir utiliser sshd, vous devez Configurer votre connexion réseau.
3.a. Avez-vous besoin du réseau ?
En général, une connexion à Internet n'est pas nécessaire pour installer à partir du LiveCD universel. Cependant, dans certains cas, cela peut être nécessaire :
Ai-je besoin d'une connexion réseau ?
Pour savoir si l'archive stage3 qui se trouve sur le CD correspond à votre architecture, regardez dans le répertoire /mnt/cdrom/stages. Si aucun fichier stage3 ne correspond exactement à votre architecture, vous pouvez utiliser une version compatible.
Par ailleurs, si le stage3 optimisé pour votre architecture n'est pas sur le CD et que vous voulez absolument le version la plus optimisée, alors vous avez besoin d'une connexion pour la télécharger.
Si vous comptez procéder à une installation sans réseau, vous pouvez sauter le reste de ce chapitre et continuer avec la section Préparer les disques. Sinon, continuez avec les sections de configuration du réseau ci-dessous.
3.b. Détection automatique du réseau
Si votre système est connecté à un réseau Ethernet avec un serveur DHCP, il est très probable que la configuration de votre carte réseau ait été faite automatiquement. Si c'est le cas, vous devriez pouvoir utiliser les nombreux outils réseau mis à votre disposition sur le LiveCD tels que ssh, scp, ping, irssi, wget et links, entre autres.
Si le réseau a été configuré, la commande /sbin/ifconfig devrait lister au moins une interface réseau à part lo, eth0 par exemple :
Exemple de code 2.1 : /sbin/ifconfig pour une carte réseau fonctionnelle |
# /sbin/ifconfig (...) eth0 Link encap:Ethernet HWaddr 00:50:BA:8F:61:7A inet addr:192.168.0.2 Bcast:192.168.0.255 Mask:255.255.255.0 inet6 addr: fe80::50:ba8f:617a/10 Scope:Link UP BROADCAST RUNNING MULTICAST MTU:1500 Metric:1 RX packets:1498792 errors:0 dropped:0 overruns:0 frame:0 TX packets:1284980 errors:0 dropped:0 overruns:0 carrier:0 collisions:1984 txqueuelen:100 RX bytes:485691215 (463.1 Mb) TX bytes:123951388 (118.2 Mb) Interrupt:11 Base address:0xe800 |
Facultatif : configurer un mandataire
Si vous passez par un serveur mandataire (« proxy ») pour atteindre Internet, vous devrez spécifier les coordonnées de ce mandataire pendant l'installation. C'est très facile à faire : vous devez juste définir une variable d'environnement qui contiendra ces coordonnées.
Dans la plupart des cas, vous pouvez juste définir cette variable avec le nom du serveur. Pour illustrer, disons que le mandataire s'appelle proxy.gentoo.org et que le port soit 8080 :
Exemple de code 2.2 : Définition d'un serveur mandataire |
(Si le mandataire gère le HTTP) # export http_proxy="http://proxy.gentoo.org:8080" (Si le mandataire gère le FTP) # export ftp_proxy="ftp://proxy.gentoo.org:8080" (Si le mandataire gère le RSYNC) # export RSYNC_PROXY="rsync://proxy.gentoo.org:8080" |
Si le mandataire a besoin d'un nom d'utilisateur et d'un mot de passe, utilisez la syntaxe suivante pour définir la variable :
Exemple de code 2.3 : Ajout d'un nom d'utilisateur et d'un mot de passe au mandataire |
http://username:password@server:port |
Vous pouvez essayer une connexion vers le serveur DNS de votre fournisseur d'accès (son adresse figure dans /etc/resolv.conf) et un site Web au choix, pour vérifier que vos paquets atteignent bien Internet et que la résolution de noms se fait bien.
Exemple de code 2.4 : Le test ultime |
# ping -c 3 www.yahoo.com
|
Alors, êtes-vous connecté ? Si oui, vous pouvez pousuivre avec le chapitre Préparer les disques. Sinon, pas de chance, vous devrez rester assidu encore un petit moment :)
3.c. Configuration automatique du réseau
Si le réseau n'a pas marché tout de suite, certains supports d'installation vous permettent d'utiliser net-setup (pour les réseaux classiques ou sans fil), adsl-setup (pour les utilisateurs de l'ADSL) ou pptp (pour les utilisateurs de PPTP, uniquement disponible sur l'architecture x86).
Si votre support d'installation ne contient pas ces outils ou si votre réseau ne fonctionne pas, veuillez continuer avec la Configuration manuelle du réseau.
Par défaut : utilisation de net-setup
Le plus simple pour activer une interface réseau, si cela n'a pas été fait automatiquement, est de lancer le script net-setup :
Exemple de code 3.1 : Lancement du script net-setup |
# net-setup eth0
|
net-setup vous demandera des renseignements à propos de votre environnement réseau. Une fois terminé, vous devriez avoir une connexion réseau fonctionnelle. Testez votre connexion comme indiqué précédemment. Si le test est positif, alors bravo. Vous êtes maintenant fin prêt pour l'installation de Gentoo. Passez le reste de cette section et continuez avec la section Préparer les disques.
Si votre réseau ne marche toujours pas, continuez avec la section Configuration manuelle du réseau.
Alternative : utilisation RP-PPPoE
Si vous avez besoin de PPPoE pour vous connecter à Internet, le LiveCD (n'importe quelle version) contient de quoi vous faciliter la tâche grâce à rp-pppoe. Utilisez le script adsl-setup fourni pour configurer votre connexion. Il vous demandera le nom du périphérique qui est connecté à votre modem ADSL, votre nom d'utilisateur et votre mot de passe, les adresses IP de vos serveurs DNS et si vous voulez activer un pare-feu de base ou non.
Exemple de code 3.2 : Utilisation de rp-pppoe |
# adsl-setup # adsl-start |
Si cela ne marche pas, vérifiez scrupuleusement que les noms d'utilisateur et mots de passe fournis ont été correctement tapés en regardant dans le fichier /etc/ppp/pap-secrets ou /etc/ppp/chap-secrets et assurez-vous d'utiliser le bon périphérique réseau. Si votre périphérique réseau n'existe pas, vous devez charger les modules réseau appropriés. Dans ce cas, continuez avec la Configuration manuelle du réseau puisque nous y expliquons comment charger les modules réseau nécessaires.
Si tout marche, continuez avec la section Préparer les disques.
Alternative : utilisation de PPTP
Si vous avez besoin du support PPTP, vous pouvez utiliser pptpclient fourni sur le LiveCD. Mais avant, vous devez vous assurer que votre configuration est correcte. Éditez /etc/ppp/pap-secrets ou /etc/ppp/chap-secrets afin qu'ils contiennent la bonne combinaison nom d'utilisateur/mot de passe :
Exemple de code 3.3 : Édition de /etc/ppp/chap-secrets |
# nano -w /etc/ppp/chap-secrets
|
Ensuite, modifiez /etc/ppp/options.pptp si nécessaire :
Exemple de code 3.4 : Édition de /etc/ppp/options.pptp |
# nano -w /etc/ppp/options.pptp
|
Une fois cela fait, lancez simplement pptp (avec les options que vous ne pouvez mettre dans options.pptp) pour vous connecter au serveur :
Exemple de code 3.5 : Connexion à un serveur PPTP |
# pptp <ip du serveur>
|
Maintenant, continuez avec la section Préparer les disques.
3.d. Configuration manuelle du réseau
Chargement des modules réseau nécessaires
Quand le LiveCD démarre, il essaie de détecter tous vos périphériques et de charger les modules du noyau (les pilotes) appropriés pour faire marcher votre matériel. Dans la plupart des cas, cela marche très bien. Pourtant, dans certains cas, il peut ne pas charger certains modules dont vous avez besoin.
Si net-setup ou adsl-setup n'ont pas marché, alors vous pouvez commencer à vous dire que votre carte réseau n'a pas été détectée et que vous devrez charger les modules requis vous-même.
Pour savoir quels modules du noyau nous fournissons pour le réseau, utilisez simplement ls :
Exemple de code 4.1 : À la recherche des modules fournis |
# ls /lib/modules/`uname -r`/kernel/drivers/net
|
Si vous trouvez un pilote pour votre carte réseau, utilisez modprobe pour le charger dans le noyau :
Exemple de code 4.2 : Utilisation de modprobe pour charger un module dans le noyau |
(Dans cet exemple, nous chargeons le pilote pcnet32.) # modprobe pcnet32 |
Pour vérifier si votre carte réseau est maintenant détectée, utilisez ifconfig. Une carte réseau détectée devrait provoquer ce genre d'affichage :
Exemple de code 4.3 : Test positif de la présence d'une carte réseau |
# ifconfig eth0
eth0 Link encap:Ethernet HWaddr FE:FD:00:00:00:00
BROADCAST NOARP MULTICAST MTU:1500 Metric:1
RX packets:0 errors:0 dropped:0 overruns:0 frame:0
TX packets:0 errors:0 dropped:0 overruns:0 carrier:0
collisions:0 txqueuelen:0
RX bytes:0 (0.0 b) TX bytes:0 (0.0 b)
|
Par contre, si vous obtenez l'erreur suivante, alors la carte réseau n'a pas été détectée :
Exemple de code 4.4 : Test négatif de la présence d'une carte réseau |
# ifconfig eth0
eth0: error fetching interface information: Device not found
|
Si votre machine dispose de plusieurs cartes réseau, elles sont nommées eth0, eth1, etc. Utilisez le nom qui correspond à la carte qui est connectée. Dans le reste de ce document, nous utiliserons eth0.
Si votre carte réseau est maintenant détectée, vous pouvez ré-essayer net-setup ou adsl-setup (ce qui devrait marcher). Pour les curieux, nous allons quand même expliquer comment configurer manuellement votre réseau.
Choisissez parmi les possibilités suivantes :
DHCP (Dynamic Host Configuration Protocol, Protocole Dynamique de Configuration d'un Hôte) sert à automatiser la récupération des informations réseau (adresse IP, masque de réseau, adresse de diffusion, passerelle, serveurs de noms, etc.) Cela ne marche que si vous disposez d'un serveur DHCP déjà configuré et actif dans votre réseau (ce peut être votre serveur ou celui de votre fournisseur d'accès). Pour qu'une interface réseau reçoive automatiquement ces informations, utilisez dhcpcd :
Exemple de code 4.5 : Utilisation de dhcpcd |
# dhcpcd eth0 Certains administrateurs de réseau imposent l'utilisation des noms de machine et de domaine attribués par le serveur DHCP. Dans ce cas, utilisez : # dhcpcd -HD eth0 |
Si cela marche (essayez d'envoyer un ping vers un serveur sur Internet, par exemple Google), alors vous êtes prêt à continuer. Sautez le reste de cette section et continuez avec la section Préparer les disques.
Configurer l'accès à un réseau sans fil
Note : Tous les LiveCD n'ont pas la commande iwconfig. Si le vôtre ne l'a pas, vous pouvez tout de même vous débrouiller en suivant les instructions relatives au projet linux-wlan-ng (en anglais). |
Si vous utilisez un réseau sans fil (aussi nommé WiFi ou 802.11), vous devrez sans doute configurer votre carte réseau avant de poursuivre. Pour afficher la configuration de votre carte, utilisez la commande iwconfig. Elle affichera un texte semblable à ceci :
Exemple de code 4.6 : Afficher la configuration en cours |
# iwconfig eth0
eth0 IEEE 802.11-DS ESSID:"GentooNode"
Mode:Managed Frequency:2.442GHz Access Point: 00:09:5B:11:CC:F2
Bit Rate:11Mb/s Tx-Power=20 dBm Sensitivity=0/65535
Retry limit:16 RTS thr:off Fragment thr:off
Power Management:off
Link Quality:25/10 Signal level:-51 dBm Noise level:-102 dBm
Rx invalid nwid:5901 Rx invalid crypt:0 Rx invalid frag:0 Tx
excessive retries:237 Invalid misc:350282 Missed beacon:84
|
Note : Remarquez que certaines cartes ont un nom de périphérique wlan0 au lieu de eth0. |
Dans la plupart des cas, seuls deux paramètres doivent être définis : le code ESSID (aussi nommé « wireless network name » ou nom du réseau) et la clef WEP (cryptage). Si le code ESSID et l'adresse de votre point d'accès (« Access Point » ci-dessus) correspondent déjà à la configuration de votre réseau sans fil et que vous n'utilisez pas de clef WEP, alors votre connexion sans fil fonctionne déjà. Si vous devez modifier le code ESSID ou définir une clef WEP, utilisez les commandes suivantes :
Exemple de code 4.7 : Modifier le code ESSID et/ou définir une clef WEP |
(Nommer votre réseau « GentooNode ».) # iwconfig eth0 essid GentooNode (Définir une clef WEP en hexadécimal.) # iwconfig eth0 key 1234123412341234abcd (Définir un clef WEP avec un code ASCII - préfixez-le avec « s: ».) # iwconfig eth0 key s:le-mot-de-passe |
Vous pouvez vérifier vos paramètres en lançant la commande iwconfig. Une fois que votre connexion sans fil est opérationnelle, vous pouvez poursuivre avec la section suivante (Comprendre la terminologie réseau) ou utiliser l'outil net-setup décrit précédemment.
Comprendre la terminologie réseau
Note : Si vous connaissez votre adresse IP, votre adresse de diffusion (broadcast), votre masque réseau et vos serveurs de noms, vous pouvez sauter cette sous-section et continuer avec l'Utilisation de ifconfig et route. |
Si tout a échoué jusqu'à présent, vous allez devoir configurer votre réseau à la main. N'ayez pas peur, c'est loin d'être difficile. Nous allons vous expliquer un certain nombre de choses à propos des réseaux afin que vous puissiez configurer le vôtre proprement. Quand vous aurez fini cette partie, vous saurez ce qu'est une passerelle, à quoi sert un masque réseau, comment est construite l'adresse de diffusion et pourquoi vous avez besoin de serveurs de noms.
Dans un réseau, les machines sont identifiées par leur adresse IP (« Internet Protocol »). Ces adresses sont une suite de quatre nombres compris entre 0 et 255. Du moins, c'est comme cela qu'on le voit. En réalité, une adresse IP est une suite de 32 bits (des uns ou zéros). Voyons un exemple :
Exemple de code 4.8 : Exemple d'adresse IP |
Adresse IP (nombres): 192.168.0.2
Adresse IP (bits): 11000000 10101000 00000000 00000010
-------- -------- -------- --------
192 168 0 2
|
Une adresse IP est unique dans un réseau donné, c'est-à-dire qu'il n'existe qu'une seule machine avec une certaine IP dans l'ensemble des réseaux connectés et accessibles. Pour faire la distinction entre les machines qui sont dans un réseau particulier et celles qui n'y sont pas, l'adresse IP est divisée en deux parties : la partie réseau et la partie hôte.
La séparation est faite grâce au masque réseau, une suite de 1 suivie d'une suite de 0. La partie de l'adresse IP qui correspond aux 1 est la partie réseau, l'autre est la partie hôte. Le masque réseau est souvent écrit sous la forme d'une adresse IP.
Exemple de code 4.9 : Exemple de séparation réseau/hôte |
Adresse IP: 192 168 0 2
11000000 10101000 00000000 00000010
Masque réseau 11111111 11111111 11111111 00000000
255 255 255 0
+--------------------------+--------+
Partie Réseau Hôte
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Dans cet exemple, 192.168.0.14 fait toujours partie de notre réseau, mais pas 192.168.1.2.
L'adresse de diffusion (« broadcast ») d'une machine est une adresse IP spéciale qui a la même partie réseau que son adresse IP, avec que des 1 dans la partie hôte. Toutes les machines de votre réseau reçoivent les paquets émis à cette adresse ; elle est utilisée pour diffuser des paquets à tout le réseau.
Exemple de code 4.10 : Adresse de diffusion |
Adresse IP: 192 168 0 2
11000000 10101000 00000000 00000010
Adresse de diffusion: 11000000 10101000 00000000 11111111
192 168 0 255
+--------------------------+--------+
Réseau Hôte
|
Pour pouvoir surfer sur Internet, vous devez savoir quelle machine partage sa connexion Internet. Cette machine est appelée la passerelle. Comme c'est une machine comme une autre, elle a une adresse IP (par exemple 192.168.0.1).
Nous avons dit précédemment que chaque machine avait sa propre adresse IP. Pour pouvoir accéder à une machine grâce à un nom (au lieu d'une adresse IP, plus dure à retenir), vous avez besoin d'un service qui traduit un nom (comme dev.gentoo.org) en une adresse IP (comme 64.5.62.82). Ce service s'appelle service de noms (N.D.T. : ou DNS, pour Service de Noms de Domaine). Pour utiliser ce service, vous avez besoin de définir un ou plusieurs serveurs de noms dans le fichier /etc/resolv.conf.
Dans certains cas, votre passerelle sert aussi de serveur de noms. Sinon, entrez les serveurs de noms de votre fournisseur d'accès.
Pour résumer, vous avez besoin des informations suivantes pour continuer :
| Objet | Exemple |
| Votre adresse IP | 192.168.0.2 |
| Masque réseau | 255.255.255.0 |
| Adresse de diffusion | 192.168.0.255 |
| Passerelle | 192.168.0.1 |
| Serveur(s) de noms | 195.130.130.5, 195.130.130.133 |
Utilisation de ifconfig et route
La mise en place de votre réseau consiste en trois étapes. D'abord, nous nous assignons une adresse IP avec ifconfig. Ensuite, nous configurons le routage vers la passerelle avec route. Enfin, nous plaçons les adresses des serveurs de noms dans le fichier /etc/resolv.conf.
Pour assigner une adresse IP, vous avez besoin de votre adresse IP, de l'adresse de diffusion et du masque réseau. Ensuite, exécutez la commande suivante, en remplaçant ${IP_ADDR} par votre adresse IP, ${BROADCAST} par votre adresse de diffusion et ${NETMASK} par votre masque réseau :
Exemple de code 4.11 : Utilisation de ifconfig |
# ifconfig eth0 ${IP_ADDR} broadcast ${BROADCAST} netmask ${NETMASK} up
|
Maintenant, nous mettons en place le routage avec route. Remplacez ${GATEWAY} par l'adresse de votre passerelle :
Exemple de code 4.12 : Utilisation de route |
# route add default gw ${GATEWAY}
|
Ouvrez maintenant le fichier /etc/resolv.conf avec votre éditeur de texte favori (dans notre exemple, nous utilisons nano) :
Exemple de code 4.13 : Création du /etc/resolv.conf |
# nano -w /etc/resolv.conf
|
Entrez maintenant vos serveurs de noms de la façon suivante. Remplacez bien les variables ${NAMESERVER1} et ${NAMESERVER2} avec les adresses appropriées :
Exemple de code 4.14 : /etc/resolv.conf |
nameserver ${NAMESERVER1}
nameserver ${NAMESERVER2}
|
Et voilà. Maintenant, testez votre réseau en envoyant un ping vers un serveur Internet (Google par exemple). Si cela marche, toutes nos félicitations ! Vous êtes enfin prêt à installer Gentoo. Poursuivez avec le chapitre Préparer les disques.
4.a. Introduction aux périphériques de bloc
Nous allons regarder de manière approfondie la question des disques sous Gentoo Linux et sous Linux en général, y compris les systèmes de fichiers de Linux, les partitions et les périphériques de bloc. Ensuite, une fois que vous serez familiarisé avec les entrées et sorties des disques et des systèmes de fichiers, vous serez guidé pour réaliser la mise en place des partitions et des systèmes de fichiers pour votre installation de Gentoo Linux.
Pour commencer, nous allons présenter les périphériques de bloc. Le plus célèbre étant certainement celui qui représente le premier disque IDE dans un système Linux, /dev/hda. Si votre système utilise des disques SCSI, alors votre premier disque dur devrait être /dev/sda.
Les périphériques de bloc cités ci-dessus représentent une interface abstraite vers les disques. Les programmes utilisateur peuvent les utiliser pour interagir avec votre disque sans devoir se tracasser si vos périphériques sont IDE, SCSI ou autres. Le programme peut simplement utiliser l'espace sur le disque comme un groupe de blocs continus de 512 octets accessibles aléatoirement.
Bien qu'il soit théoriquement possible d'utiliser un disque complet pour héberger votre système Linux, ceci n'est pratiquement jamais fait. À la place, les périphériques de bloc sont divisés pour être plus petits et plus facilement gérables. Sur la plupart des systèmes, ils sont appelés partitions. D'autres architectures utilisent une technique similaire et les appellent slices (tranches).
4.b. Concevoir un plan de partitionnement
Plan de partitionnement par défaut
Si vous n'êtes pas intéressé par l'établissement d'un plan de partitionnement pour votre système, vous pouvez utiliser le plan de partitionnement que nous utilisons dans ce manuel.
Pour ppc :
| Partition NewWorld | Partition OldWorld | Partition Pegasos | Système de fichiers | Taille | Description |
| /dev/hda1 | /dev/hda1 | (Pas utilisable) | (Table des partitions) | 32k | Apple_partition_map |
| /dev/hda2 | (Pas nécessaire) | (Pas utilisable) | (bootstrap) | 800k | Apple_Bootstrap |
| /dev/hda3 | /dev/hda2 | /dev/hda1 | (swap) | 512M | Partition de mémoire virtuelle |
| /dev/hda4 | /dev/hda3 | /dev/hda2 | ext3 | Reste du disque | Partition principale |
Note : Vous pourriez voir des partitions telles que Apple_Driver43, Apple_Driver_ATA, Apple_FWDriver, Apple_Driver_IOKit, Apple_Patches. Si vous n'avez pas l'intention d'utiliser MacOS 9, vous pouvez les supprimer, car ni MacOS X ni Linux ne les utilisent. Vous aurez sans doute besoin d'utiliser parted, car mac-fdisk ne sait pas encore supprimer de telles partitions. |
Si vous êtes intéressé de savoir la taille qu'une partition doit avoir, ou même de combien de partitions vous avez besoin, poursuivez la lecture de ce chapitre. Sinon, poursuivez avec le chapitre Défaut : partitionner votre disque avec mac-fdisk (Apple/IBM) ou Alternative : partitionner votre disque avec parted (particulièrement Pegasos).
Le nombre de partitions dépend beaucoup de votre environnement. Par exemple, si vous avez beaucoup d'utilisateurs, vous désirerez certainement avoir votre /home séparé afin d'améliorer la sécurité et de simplifier les sauvegardes. Si vous installez Gentoo comme serveur de courrier, votre /var devrait être séparé étant donné que tous les courriels sont stockés dans /var. Un bon choix de système de fichiers va vous permettre d'améliorer les performances. Les serveurs de jeu auront un /opt séparé étant donné que la plupart des serveurs de jeux sont installés à cet endroit. La raison est la même que pour /home : sécurité et sauvegarde.
Comme vous pouvez le voir, cela dépend beaucoup de ce que vous souhaitez faire. Séparer les partitions ou volumes procure les avantages suivants :
Cependant, de multiples partitions ont un gros désavantage : si elles ne sont pas configurées correctement, vous risquez d'obtenir un système avec beaucoup d'espace libre sur une partition et plus du tout sur une autre. Notez également qu'il y a une limite de 15 partitions par disque SCSI ou SATA.
4.c. Partitionner votre disque avec mac-fdisk (Apple/IBM)
Créez maintenant vos partitions avec mac-fdisk :
Exemple de code 3.1 : Lancement de mac-fdisk |
# mac-fdisk /dev/hda
|
D'abord, supprimez les partitions que vous aviez créées précédemment pour faire de la place pour vos partitions Linux. Utilisez d dans mac-fdisk pour supprimer cette (ces) partition(s). Le numéro de partition à supprimer vous sera demandé. Généralement, la première partition sur des machines NewWorld (Apple_partition_map) ne peut pas être supprimée.
Ensuite, créez une partition Apple_Bootstrap en utilisant b. Il vous sera demandé à partir de quel bloc vous souhaitez commencer. Entrez le numéro de votre première partition libre suivi de p, par exemple, 2p.
Note : Cette partition n'est pas une partition de démarrage. Elle n'est absolument pas utilisée par Linux. N'y placez aucun système de fichiers et ne la montez jamais. Une machine PPC n'a pas besoin de partition séparée pour /boot. |
À présent, créez une partition de mémoire virtuelle en appuyant sur c. mac-fdisk va encore vous demander à partir de quel bloc vous souhaitez commencer cette partition. Comme nous avons utilisé 2 auparavant pour créer la partition Apple_Bootstrap, vous devez à présent entrer 3p. Quand on vous demande la taille, tapez 512M (ou n'importe quelle taille que vous souhaitez, mais 512 Mo est recommandé). Quand on vous demande un nom, entrez swap (obligatoire).
Pour créer la partition principale, tapez c, suivi de 4p pour sélectionner à partir de quel bloc la partition doit commencer. Quand on vous demande la taille, tapez 4p à nouveau. mac-fdisk va interpréter ceci comme « utiliser tout l'espace disponible ». Quand on vous demande le nom, tapez root (obligatoire).
Pour finir, écrivez les partitions sur le disque en utilisant w et q pour quitter mac-fdisk.
Note : Pour vérifier que tout a bien été enregistré, vous devriez relancer mac-fdisk et vérifier que toutes vos partitions apparaissent. Si ce n'est pas le cas, veuillez réinitialiser vos partitions en tapant i dans mac-fdisk. Notez que cela supprimera toutes les partitions. |
Maintenant que vos partitions sont créées, vous pouvez continuer avec Création des systèmes de fichiers.
4.d. Alternative : partitionner votre disque avec parted (particulièrement Pegasos)
parted, pour « Partition Editor », peut à présent manipuler les partitions HFS+ utilisées par Mac OS et Mac OS X. Avec cet outil, vous pouvez diminuer la taille de vos partitions Mac et créer de l'espace pour vos partitions Linux. Néanmoins, l'exemple ci-dessous décrit le partitionnement pour les machines Pegasos seulement.
Commençons par démarrer parted :
Exemple de code 4.1 : Exécuter parted |
# parted /dev/hda
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Si le disque n'est pas encore partitionné, lancez mklabel amiga pour créer un nouveau « disklabel ».
Vous pouvez utiliser print à tout moment pour afficher la table des partitions qui est en mémoire. Vos modifications ne sont enregistrées que quand vous quittez l'application. Pour ne rien modifier sur votre disque, faites Ctrl-c pour quitter sans sauver.
Si avez l'intention d'installer aussi MorphOS sur votre Pegasos, créez un système de fichiers affs1 nommé « BI0 » (BI zéro) au début du disque. 50 Mo devraient suffire pour votre noyau MorphOS. Sur une machine Pegasos I ou si vous voulez utiliser reiserfs, xfs ou jsf, vous devrez aussi installer votre noyau Linux sur cette partition. Les machines Pegasos II savent démarrer depuis des partitions ext2/ext3. Pour créer une partition, faites mkpart primary affs1 START END et remplacez START et END par un intervalle en méga-octets. Par exemple, 5 55 crée une partition de 50 Mo qui commence au cinquième Mo.
Pour Linux, vous devez créer deux partitions, une pour le système de fichiers et une pour la mémoire virtuelle. Avant de créer le système de fichiers, vous devez décider quel système utiliser. Les possibilités sont ext2, ext3, reiserfs et xfs. Si vous ne savez pas lequel choisir, optez pour ext3. Lancez mkpart primary ext3 START END pour créer une partition ext3 en remplaçant START et END par un intervalle en méga-octets.
Il est généralement recommandé de créer une partition de mémoire virtuelle de la même taille que la mémoire physique multipliée par deux. Une taille inférieure ne devrait pas vous poser de problèmes sauf si vous essayez de lancer de nombreuses applications en même temps. Un minimum de 512 Mo est souvent conseillé. Pour créer la partition de mémoire virtuelle, faites mkpart primary linux-swap START END.
Notez les numéros mineurs des partitions, car vous en aurez besoin pendant l'installation. Pour les afficher, faites print. Vos disques seront reconnus comme /dev/hdaX où X est le numéro mineur de la partition.
Quand vous avez terminé, faites quit pour enregistrer vos paramètres.
4.e. Création des systèmes de fichiers
Maintenant que vos partitions sont créées, il est temps d'y installer un système de fichiers. Si vous ne vous souciez pas de quel système de fichiers choisir et êtes satisfait de ceux que nous utilisons par défaut dans ce manuel, continuez avec Application d'un système de fichiers à une partition. Sinon, continuez à lire pour en apprendre plus sur les systèmes de fichiers disponibles.
De nombreux systèmes de fichiers sont disponibles : ext2, ext3 et XFS sont considérés stables sur les machines PPC. jfs n'est pas supporté et ReiserFS souffre encore de quelques problèmes et n'est donc pas supporté.
ext2 est le système de fichiers original de Linux mais n'a pas de metadonnées journalisées, ce qui signifie que la routine de vérification du système de fichiers ext2 au démarrage peut prendre beaucoup de temps. À présent, vous avez le choix entre plusieurs systèmes de fichiers journalisés qui peuvent être vérifiés très rapidement et sont généralement préférés à leurs homologues non journalisés. Les systèmes de fichiers journalisés évitent de devoir attendre longtemps quand vous démarrez votre système et que vos systèmes de fichiers sont dans un état instable.
ext3 est la version journalisée du système de fichiers ext2, qui fournit des metadonnées journalisées pour une récupération rapide en plus d'autres modes journalisés comme la journalisation de données complètes et ordonnées. ext3 est un très bon système de fichiers fiable. Il offre généralement des performances décentes dans la plupart des conditions. Il offre de bonnes performances dans la plupart des cas grâce à un arbre balancé indexé par clé de hachage. En résumé, ext3 est un excellent système de fichiers.
ReiserFS est un système de fichiers basé sur les B*-tree qui a de très bonnes performances et qui surpasse ext2 et ext3 dans le cas de l'utilisation de petits fichiers (fichiers de moins de 4 ko), souvent avec un facteur allant de 10 à 15. ReiserFS résiste aussi très bien à la montée en charge et a des metadonnées journalisées. Depuis le noyau 2.4.18, ReiserFS est stable et peut être utilisé aussi bien dans un système de fichiers destiné à une utilisation générale et pour des cas extrêmes comme la création de grands systèmes de fichiers et l'utilisation de nombreux petits fichiers ou de grands fichiers et répertoires qui contiennent des dizaines de milliers de fichiers. Malheureusement, ReiserFS souffre encore de quelques problèmes sur l'architecture PPC et nous le déconseillons.
XFS est un système de fichiers avec des métadonnées journalisées qui possède un ensemble de fonctionnalités robustes et qui est optimisé pour la mise à l'échelle. Nous ne recommandons ce système de fichiers que pour des systèmes équipés d'unités de stockage SCSI haut de gamme ou connectés à des serveurs de stockage « Fibre Channel », et munis d'un onduleur. Puisque XFS utilise énormément le cache pour des données transitoires en mémoire vive, les programmes mal conçus (ceux qui ne prennent pas les précautions suffisantes quand ils écrivent les fichiers sur disque, et il y en a quelques uns) peuvent perdre beaucoup de données si le système s'interrompt de manière inattendue.
Application d'un système de fichiers à une partition
Pour créer un système de fichiers sur une partition ou un volume, chaque système de fichiers fournit ses propres outils :
| Système de fichiers | Commande de création |
| ext2 | mke2fs |
| ext3 | mke2fs -j |
| reiserfs | mkreiserfs |
| xfs | mkfs.xfs |
Par exemple, pour formater la partition principale (/dev/hda4 dans notre exemple) en ext3, nous utiliserons :
Exemple de code 5.1 : Application d'un système de fichiers sur une partition |
# mke2fs -j /dev/hda4
|
À présent, créons les systèmes de fichiers sur nos partitions fraîchement créées.
Note : Les machines OldWorld et les PegasosII ne peuvent charger des noyaux que sur des partitions ext2 ou ext3. Les machines NewWorld savent lire des noyaux sur des partitions ext2, ext3, XFS, ReiserFS et même HFS/HFS+. |
Activation de la partition de mémoire virtuelle
mkswap est la commande utilisée pour initialiser la partition de mémoire virtuelle :
Exemple de code 5.2 : Création d'une signature de mémoire virtuelle |
# mkswap /dev/hda3
|
Pour activer la partition de mémoire virtuelle, utilisez swapon :
Exemple de code 5.3 : Activation de la partition de mémoire virtuelle |
# swapon /dev/hda3
|
Créez et activez la partition de mémoire virtuelle maintenant.
Maintenant que nos partitions sont initialisées et contiennent un système de fichiers, il est temps de les monter avec la commande mount. N'oubliez pas de créer les points de montage nécessaires pour toutes les partitions que vous avez créées. Par exemple, pour créer le point de montage et monter la partition racine :
Exemple de code 6.1 : Monter la future partition racine |
# mkdir /mnt/gentoo # mount /dev/hda4 /mnt/gentoo |
Note : Si vous installez /tmp sur une partition séparée, n'oubliez pas de définir les permissions nécessaires après avoir monté la partition. Utilisez la commande chmod 1777 /mnt/gentoo/tmp. La même remarque s'applique à /var/tmp. |
Nous devrons monter le système de fichiers proc (une interface virtuelle avec le noyau) sur /proc, mais nous devons d'abord placer nos fichiers sur les partitions.
Continuez avec Installer les fichiers d'installation de Gentoo.
5.a. Installer une archive « stage »
Avant de poursuivre, vous devez régler l'heure et la date de votre système. Si l'horloge de votre machine n'est pas à l'heure et surtout à la bonne date, des effets indésirables se produiront.
Pour afficher la date et l'heure, tapez date :
Exemple de code 1.1 : Afficher la date et l'heure |
# date
Fri Oct 29 16:21:18 CEST 2004
|
Pour changer la date et l'heure de votre système, utilisez date MMJJhhmmAAAA (Mois, Jour, heure, minute, Année). Par exemple, pour le 29 octobre 2004 à 16:21, utilisez :
Exemple de code 1.2 : Régler la date et l'heure |
# date 102916212004
|
Si vous avez configuré une connexion réseau pour télécharger une archive stage3, veuillez poursuivre avec Alternative : télécharger une archive stage3.
5.b. Méthode habituelle : utiliser une archive du LiveCD
Les archives étape incluses sur le CD se trouvent dans le répertoire /mnt/cdrom/stages. Pour afficher la liste des étapes disponibles, utilisez ls :
Exemple de code 2.1 : Lister les étapes disponibles |
# ls /mnt/cdrom/stages
|
Si le système répond par une erreur, vous avez peut-être besoin de monter le CD-ROM.
Exemple de code 2.2 : Monter le CD-ROM |
# ls /mnt/cdrom/stages ls: /mnt/cdrom/stages: No such file or directory # mount /dev/cdroms/cdrom0 /mnt/cdrom # ls /mnt/cdrom/stages |
Rendez-vous maintenant au point de montage Gentoo (habituellement /mnt/gentoo) :
Exemple de code 2.3 : Changer de répertoire vers /mnt/gentoo |
# cd /mnt/gentoo
|
Nous allons maintenant extraire l'archive étape de votre choix. Nous le ferons avec l'outil tar de GNU. Faites bien attention à utiliser les mêmes options (-xjvpf) ! Dans l'exemple suivant, nous décompressons l'archive étape stage3-<sous-architecture>-2004.3.tar.bz2. N'oubliez pas de substituer le nom de l'étape par celle que vous aurez choisie.
Exemple de code 2.4 : Décompresser l'étape |
# tar -xvjpf /mnt/cdrom/stages/stage3-<sous-architecture>-2004.3.tar.bz2
|
Maintenant que l'archive est installée, poursuivez avec Installer Portage.
5.c. Alternative : télécharger une archive
Allez au point de montage Gentoo sur lequel vous avez monté vos systèmes de fichiers (probablement /mnt/gentoo) :
Exemple de code 3.1 : Aller au point de montage Gentoo |
# cd /mnt/gentoo
|
En fonction de votre méthode d'installation, vous pouvez utiliser plusieurs outils pour télécharger une archive étape. Si links2 est disponible, vous pouvez immédiatement naviguer jusqu'à la liste des miroirs Gentoo et choisir un miroir proche de chez vous.
Si links2 n'est pas disponible, lynx devrait l'être. Si vous devez passer par un serveur mandataire avec lynx, vous devez définir les variables d'environnement suivantes http_proxy et ftp_proxy :
Exemple de code 3.2 : Définir un serveur mandataire pour lynx |
# export http_proxy="http://proxy.server.com:port" # export ftp_proxy="http://proxy.server.com:port" |
Nous utiliserons links2 à titre d'exemple dans la suite de ce guide.
Choisissez ensuite le répertoire releases suivi de l'architecture de votre machine (par exemple x86), puis de la version de Gentoo (2004.3) et du sous-répertoire stages/. Vous devriez y voir tous les fichiers d'étape disponibles pour votre architecture (ils peuvent se trouver dans des sous-répertoires dont les noms correspondent aux différentes sous-architectures). Sélectionnez-en un et appuyez sur D pour télécharger. Une fois terminé, appuyez sur Q pour quitter le navigateur.
Exemple de code 3.3 : Consulter la liste des miroirs avec links2 |
# links2 http://www.gentoo.org/main/en/mirrors.xml (Via un serveur mandataire avec links2 :) # links2 -http-proxy proxy.server.com:8080 http://www.gentoo.org/main/en/mirrors.xml |
Vous pouvez utiliser la commande md5sum pour vérifier l'intégrité de l'archive que vous venez de télécharger. Pour cela, comparez le résultat affiché par md5sum avec la somme de contrôle disponible sur le miroir. Par exemple, pour vérifier l'intégrité du fichier stage pour x86 :
Exemple de code 3.4 : Exemple de calcul de somme de contrôle d'une archive tarball |
# md5sum -c stage1-x86-2004.3.tar.bz2.md5
stage1-x86-2004.3.tar.bz2: OK
|
Maintenant, décompressez l'étape que vous venez de télécharger sur votre système. Nous utilisons GNU tar, car c'est la méthode la plus simple :
Exemple de code 3.5 : Décompresser l'étape |
# tar -xvjpf stage?-*.tar.bz2
|
Faites bien attention d'utiliser les mêmes options (-xvjpf). Le x signifie extraire, le v verbeux (bon d'accord, celui-ci est facultatif), le j décompresser avec bzip2, le p préserver les permissions et le f veut dire que nous désarchivons un fichier d'archive, pas l'entrée standard.
Maintenant que l'archive est installée, poursuivez avec Installer Portage.
Copier un instantané de l'arbre Portage
Vous devez maintenant installer un instantané de l'arbre Portage. Celui-ci contient l'ensemble des fichiers qui permettent à Gentoo d'installer des paquets, les différents profils, etc.
Installer l'instantané de Portage du LiveCD
Pour installer l'instantané du liveCD, regardez dans /mnt/cdrom/snapshots/ pour voir quel instantané est disponible :
Exemple de code 4.1 : Vérifier le contenu de /mnt/cdrom/snapshots |
# ls /mnt/cdrom/snapshots
|
Décompressez ensuite l'archive avec la commande suivante. Assurez-vous de passer les bonnes options à tar. De plus, le -C est un C majuscule, pas un c. Dans l'exemple suivant, nous utilisons portage-20041022.tar.bz2 comme nom d'instantané. Utilisez le nom de votre archive.
Exemple de code 4.2 : Décompresser un instantané de Portage |
# tar -xvjf /mnt/cdrom/snapshots/portage-20041022.tar.bz2 -C /mnt/gentoo/usr
|
Vous devez aussi copier les sources qui se trouvent sur le liveCD sur votre système.
Exemple de code 4.3 : Copier les sources |
# mkdir /mnt/gentoo/usr/portage/distfiles # cp /mnt/cdrom/distfiles/* /mnt/gentoo/usr/portage/distfiles/ |
5.e. Configurer les options de compilation
Pour optimiser Gentoo, vous pouvez définir quelques variables qui influencent le comportement de Portage. Toutes ces variables peuvent être définies comme des variables d'environnement (en utilisant export), mais elles ne sont dans ce cas pas permanentes. Pour conserver votre configuration, vous pouvez utiliser /etc/make.conf, un fichier de configuration de Portage. C'est ce fichier que nous allons éditer maintenant.
Note : Une liste commentée de toutes les variables de Portage se trouve dans le fichier /etc/make.conf(.example). Pour installer Gentoo avec succès, seules celles mentionnées ci-dessous sont indispensables. |
Lancez votre éditeur préféré (dans ce guide, nous utiliserons nano) pour modifier les variables d'optimisation décrites ci-dessous.
Exemple de code 5.1 : Ouvrir /etc/make.conf |
# nano -w /mnt/gentoo/etc/make.conf
|
Comme vous l'avez sans doute remarqué, le fichier make.conf.example est structuré de manière générique : les lignes de commentaires commencent par un "#", les autres définissent des variables en utilisant la syntaxe VARIABLE="contenu". Le fichier make.conf utilise la même syntaxe. Certaines variables sont décrites ci-dessous.
Attention : Ne modifiez pas la variable USE si vous faites une installation de type stage3 + GRP. Vous pourrez modifier cette variable quand vous aurez terminé votre installation. |
Attention : Bien que cela puisse tenter les utilisateurs qui ne commencent pas par l'étape 1, ceux-ci ne doivent pas changer la variable CHOST dans make.conf. Le faire pourrait rendre leur système inutilisable. Une fois encore, ne changez la valeur de cette variable qui si vous faites l'installation à partir de l'étape 1. |
La variable CHOST définit l'architecture pour laquelle gcc doit compiler des programmes. Les possibilités sont :
| Architecture | Sous-architecture | Configuration de CHOST |
| x86 | i386 | i386-pc-linux-gnu |
| x86 | i486 | i486-pc-linux-gnu |
| x86 | i586 | i586-pc-linux-gnu |
| x86 | i686 et plus (athlon inclus) | i686-pc-linux-gnu |
| alpha | alpha-unknown-linux-gnu | |
| ppc | powerpc-unknown-linux-gnu | |
| ppc64 | powerpc64-unknown-linux-gnu | |
| sparc | sparc-unknown-linux-gnu | |
| sparc64 | sparc-unknown-linux-gnu | |
| hppa | (générique) | hppa-unknown-linux-gnu |
| hppa | pa7000 | hppa1.1-unknown-linux-gnu |
| hppa | pa8000 et plus | hppa2.0-unknown-linux-gnu |
| mips | mips-unknown-linux-gnu | |
| amd64 | x86_64-pc-linux-gnu |
Veuillez vérifier que vous utilisez la bonne valeur. Par exemple, CHOST pour un sparc64 et bel et bien sparc-unknown-linux-gnu et pas sparc64-unknown-linux-gnu.
Les variables CFLAGS et CXXFLAGS définissent les options d'optimisation pour le compilateur gcc, respectivement en C et C++. Bien que nous les définissions de manière générale ici, vous n'obtiendrez des performances maximales qu'en fixant les optimisations individuellement pour chaque programme. La raison en est que chaque programme est différent.
Dans make.conf, vous devriez fixer les options d'optimisation qui, selon vous, donneront plus de rapidité à votre système de manière générale. Ne mettez pas d'options expérimentales dans cette variable : trop d'optimisations peut engendrer des comportements anormaux dans certains programmes (plantage ou, pire, fonctionnement défectueux).
Nous n'allons pas expliquer toutes les options d'optimisations possibles. Pour les connaître toutes, consultez les manuels en ligne GNU ou la page d'info de gcc (info gcc -- ne marche que sur un système Linux fonctionnel). Le fichier make.conf lui-même contient de nombreux exemples et renseignements ; n'oubliez pas non plus de le lire.
Un premier paramètre est l'option -march= qui spécifie le nom de l'architecture cible. Les options possibles sont décrites dans le fichier make.conf (en commentaires). Par exemple pour l'architecture x86 Athlon XP :
Exemple de code 5.2 : Paramètre march de GCC |
# Les utilisateurs d'AMD64 qui veulent un système 64 bits natif ne doivent pas utiliser athlon-xp.
-march=athlon-xp
|
Un deuxième paramètre est l'option -O (la lettre O majuscule) qui spécifie la classe d'optimisation de gcc. Les classes possibles sont s (pour optimiser en taille), 0 (zéro, pour ne pas optimiser), 1, 2, 3 pour plus d'optimisation de la vitesse d'exécution (chacune de ces classes a les mêmes options que celle qui la précède plus quelques autres). Par exemple, pour une optimisation de classe 2 :
Exemple de code 5.3 : Le paramètre O de GCC |
-O2 |
Une autre option d'optimisation populaire est -pipe (utilise des tubes plutôt que des fichiers temporaires pour la communication entre les différentes étapes de la compilation).
Veuillez remarquer que l'option -fomit-frame-pointer (qui permet de ne pas garder le pointeur de cadre dans un registre pour les fonctions qui n'en ont pas besoin) peut rendre le dépistage d'erreurs très difficile.
Lorsque vous définissez les variables CFLAGS et CXXFLAGS, vous devez combiner plusieurs options d'optimisation, comme dans l'exemple suivant :
Exemple de code 5.4 : Définir les variables CFLAGS et CXXFLAGS |
CFLAGS="-march=athlon-xp -pipe -O2" # N'utilisez pas athlon-xp pour une machine AMD64. CXXFLAGS="${CFLAGS}" # Utilise les mêmes paramètres pour les deux variables. |
Avec MAKEOPTS, vous pouvez définir le nombre de compilations à lancer en parallèle. Une valeur souvent utilisée est le nombre de processeurs dans votre système plus un, mais une autre valeur peut parfois mieux fonctionner.
Exemple de code 5.5 : MAKEOPTS pour un système classique à 1 processeur |
MAKEOPTS="-j2" |
À vos marques, prêts, partez !
Mettez à jour votre /mnt/gentoo/etc/make.conf comme vous le souhaitez, et sauvez (Ctrl-X avec nano). Vous êtes maintenant prêt à continuer avec Installer le système de base Gentoo.
6.a. Entrer dans le nouvel environnement (chroot)
Monter le système de fichiers /proc dans /mnt/gentoo/proc permet à l'installation d'utiliser les informations fournies par le noyau, même lorsqu'on se trouve dans l'environnement chroot.
Exemple de code 1.1 : Montage de /proc |
# mount -t proc none /mnt/gentoo/proc
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Si vous avez configuré une connexion réseau, il reste une dernière chose à faire avant d'entrer dans le nouvel environnement. Il s'agit de copier l'information DNS de /etc/resolv.conf. Vous devez le faire afin d'assurer le bon fonctionnement du réseau dans le nouvel environnement. /etc/resolv.conf contient les serveurs de noms pour votre réseau.
Exemple de code 1.2 : Copier l'information DNS |
# cp -L /etc/resolv.conf /mnt/gentoo/etc/resolv.conf
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Entrer dans le nouvel environnement
Maintenant que toutes les partitions sont initialisées et que l'environnement de base est installé, il est temps d'entrer dans notre nouvel environnement d'installation. Cela signifie que l'on passe de l'environnement d'installation actuel (LiveCD ou autre environnement d'installation) à l'environnement de votre système (soit les partitions initialisées).
L'entrée se fait en trois étapes. D'abord, on change la racine de / (sur l'environnement d'installation) en /mnt/gentoo (sur vos partitions) en utilisant chroot. Ensuite, on crée un nouvel environnement en utilisant env-update dont l'effet est essentiellement de créer les variables d'environnement. Finalement, ces variables sont chargées en mémoire en utilisant source.
Exemple de code 1.3 : Entrer dans le nouvel environnement |
# chroot /mnt/gentoo /bin/bash # env-update * Caching service dependencies... # source /etc/profile |
Félicitations ! Vous êtes maintenant dans votre propre environnement Gentoo Linux. Bien sûr, ce dernier est loin d'être complet. C'est pourquoi il reste encore quelques sections à ce guide d'installation :-)
6.b. Configurer la variable USE
USE est une des plus puissantes variables mises à la disposition des utilisateurs de Gentoo. Plusieurs programmes peuvent être compilés avec ou sans le support optionnel disponible pour certaines fonctionnalités. Par exemple, certains programmes peuvent être compilés avec un support pour gtk ou pour Qt. D'autres peuvent être compilés avec ou sans support pour SSL. Certains programmes peuvent même être compilés avec un support pour le « framebuffer » (svgalib) plutôt que pour X11 (serveur X).
La plupart des distributions compilent leurs paquets avec un support aussi complet que possible, augmentant ainsi la taille des programmes et le temps de chargement, sans mentionner le nombre énorme de dépendances qui en résulte. Avec Gentoo, vous pouvez définir les options à utiliser lors de la compilation d'un paquet. C'est ici que la variable USE entre en jeu.
La variable USE contient des mots-clés que vous choisissez et qui correspondent à des options de compilation. Par exemple, ssl compilera le support ssl dans les programmes qui le supportent. -X retirera le support pour le serveur X (remarquez le signe moins devant le mot-clé). gnome gtk -kde -qt compilera vos programmes avec le support pour GNOME (et gtk), mais sans le support pour KDE (et qt). Le résultat est un système complètement réglé pour GNOME.
Les options par défaut pour USE se trouvent dans les fichiers make.defaults de votre profil. Vous trouverez ces fichiers make.defaults dans le répertoire sur lequel le lien /etc/make.profile pointe, ainsi que dans tous ses répertoires parents. Les options par défaut de USE sont donc la somme de toutes les options USE de ces fichiers. Vos modifications à /etc/make.conf sont jugées en fonction de ces options par défaut. Si vous ajoutez quelque chose aux options USE, c'est ajouté à la liste par défaut. Si vous retirez quelque chose des options USE (en le précédant du signe moins), c'est retiré de la liste par défaut (en supposant que cela s'y trouvait). Ne modifiez jamais quoi que ce soit dans le répertoire /etc/make.profile car ces fichiers sont écrasés lors des mises à jour de Portage !
Une description complète de USE peut être consultée dans la seconde partie du manuel Gentoo, La variable USE. Une description complète des options disponibles se trouve dans le fichier /usr/portage/profiles/use.desc qui devrait déjà être sur votre système.
Exemple de code 2.1 : Afficher les options de la variable USE disponibles |
# less /usr/portage/profiles/use.desc (Utilisez les flèches de votre clavier pour faire défiler le texte et tapez 'q' pour quitter.) |
L'exemple suivant montre les options de USE pour un système basé sur KDE avec support pour ALSA, pour les DVD et pour la gravure de CD :
Exemple de code 2.2 : Ouverture de /etc/make.conf |
# nano -w /etc/make.conf
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Exemple de code 2.3 : Options de USE |
USE="-gtk -gnome qt kde dvd alsa cdr" |
Vous devez maintenant choisir votre fuseau horaire afin que votre système sache où il se trouve. Cherchez votre fuseau horaire dans /usr/share/zoneinfo, puis créez un lien symbolique nommé /etc/localtime en utilisant ln :
Exemple de code 1.1 : Définir l'information relative au fuseau horaire |
# ls /usr/share/zoneinfo (En supposant que vous utilisez l'heure de Paris) # ln -sf /usr/share/zoneinfo/Europe/Paris /etc/localtime |
Le cœur autour duquel sont bâties toutes les distributions est le noyau (en anglais « kernel ») Linux. Ce noyau est l'interface entre les programmes utilisateur et le matériel. Gentoo offre un choix de plusieurs noyaux à ses utilisateurs. Une liste complète, accompagnée de descriptions, est disponible dans le Guide du noyau Gentoo Linux.
Pour des machines PPC, vous avez le choix entre les sources ppc-development-sources et gentoo-dev-sources (les deux sont des noyaux 2.6). gentoo-dev-sources est disponible quand vous faites une installation sans réseau. Il existe aussi une version adaptée aux machines Pegasos : pegasos-dev-sources (noyau 2.6 aussi). Installez les sources de votre choix avec emerge :
Exemple de code 2.1 : Installer les sources du noyau |
# emerge gentoo-dev-sources
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Si vous examinez le contenu de /usr/src, vous devriez voir un lien symbolique nommé linux pointant vers les sources de votre noyau :
Exemple de code 2.2 : Examiner le lien symbolique vers le noyau |
# ls -l /usr/src/linux
lrwxrwxrwx 1 root root 12 Oct 13 11:04 /usr/src/linux -> linux-2.6.9
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Si ce n'est pas le cas (le lien symbolique pointe vers un noyau différent), changez le lien avant de continuer :
Exemple de code 2.3 : Changer le lien symbolique vers les sources du noyau |
# rm /usr/src/linux # cd /usr/src # ln -s linux-2.6.9 linux |
Il est maintenant temps de configurer et de compiler votre noyau. La commande genkernel est disponible sur tous les systèmes. Cette commande construira un noyau générique tel que celui utilisé par le LiveCD. Toutefois, nous expliquerons d'abord la configuration « manuelle », puisque c'est la meilleure façon d'optimiser votre environnement.
Poursuivez votre lecture avec la Configuration manuelle.
Configurer un noyau est parfois considéré comme la tâche la plus ardue que les utilisateurs de Linux doivent accomplir. Rien n'est moins vrai... Après avoir configuré quelques noyaux, vous ne vous rappellerez même plus que c'était difficile ;)
Toutefois, une chose est vraie : vous devez connaître votre système pour configurer manuellement un noyau. La majeure partie de cette information peut être obtenue en examinant le contenu de /proc/pci (ou en utilisant lspci, s'il est disponible). Vous pouvez aussi exécuter lsmod pour voir quels modules du noyau sont utilisés par le LiveCD (ce qui peut vous donner des indices sur les fonctionnalités nécessaires).
Maintenant, allez dans le dossier des sources du noyau et exécutez make menuconfig. Cela ouvrira un menu de configuration basé sur ncurses.
Exemple de code 3.1 : Lancer menuconfig |
# cd /usr/src/linux # make menuconfig |
Plusieurs sections d'options de configuration s'afficheront. Nous allons d'abord dresser la liste de certaines options que vous devez activer (sinon, Gentoo ne fonctionnera pas, ou du moins pas sans quelques réglages additionnels).
Avant toute chose, activez l'utilisation du code et des pilotes en développement ou expérimentaux. C'est absolument nécessaire ; si vous ne le faites pas, des options très importantes ne seront pas affichées.
Exemple de code 3.2 : Sélectionner le code et les pilotes expérimentaux |
Code maturity level options ---> [*] Prompt for development and/or incomplete code/drivers |
Allez à la section File Systems et activez le support nécessaire pour les systèmes de fichiers que vous utilisez. Ne les compilez pas sous forme de modules, sinon votre système Gentoo ne pourra pas monter vos partitions. Activez aussi Virtual memory et /proc file system.
Exemple de code 3.3 : Activer le support pour les systèmes de fichiers |
File systems --->
Pseudo Filesystems --->
[*] /proc file system support
[ ] /dev file system support (OBSOLETE)
[ ] Automatically mount at boot
[*] Virtual memory file system support (former shm fs)
(Sélectionnez le(s) système(s) de fichiers dont vous avez besoin.)
<*> Reiserfs support
<*> Ext3 journalling file system support
<*> Second extended fs support
<*> XFS filesystem support
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Si vous utilisez PPPoE ou un modem classique pour vous connecter à Internet, vous aurez besoin des options du noyau suivantes :
Exemple de code 3.4 : Sélection des pilotes PPPoE |
Device Drivers --->
Networking support --->
<*> PPP (point-to-point protocol) support
<*> PPP support for async serial ports
<*> PPP support for sync tty ports
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Les deux options de compression ne vous feront pas de mal, mais ne sont pas absolument nécessaires. L'option PPP over Ethernet n'est pas obligatoire non plus, considérant qu'elle pourrait n'être utilisée que par rp-pppoe lorsque ce dernier est configuré pour utiliser PPPoE en mode noyau.
Si vous en avez besoin, n'oubliez pas d'ajouter le support pour votre carte ethernet.
Ensuite, désactivez les « ADB raw keycodes » :
Exemple de code 3.5 : Désactiver les « ADB raw keycodes » |
Macintosh Device Drivers ---> [ ] Support for ADB raw keycodes |
Choisissez également le support RTC correct pour votre système. (Désactivez l'option Enhanced RTC.)
Exemple de code 3.6 : Activer l'option RTC appropriée |
Character devices ---> [ ] Enhanced RTC General setup ---> [*] Support for /dev/rtc |
Les utilisateurs de machines OldWorld souhaiteront activer le support de HFS afin de pouvoir copier des noyaux compilés sur leur partition MacOS.
Exemple de code 3.7 : Activer le support HFS |
File Systems ---> [*] HFS Support |
Lorsque vous aurez terminé la configuration de votre noyau, poursuivez avec la section Compiler et installer.
Maintenant que votre noyau est configuré, il est temps de le compiler et de l'installer. Quittez la configuration et exécutez les commandes pour compiler le noyau :
Exemple de code 3.8 : Compiler le noyau |
# make all && make modules_install
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Lorsque la compilation est terminée, copiez l'image du noyau dans /boot.
Exemple de code 3.9 : Installer le noyau |
Remplacez 2.6.9 par votre version du noyau. (Apple/IBM) # cp vmlinux /boot/kernel-2.6.9 (Pegasos) # cp arch/ppc/boot/images/zImage.chrp /boot/kernel-2.6.9 |
N'oubliez pas de copier le fichier system.map :
Exemple de code 3.10 : Copier le fichier System.map |
# cp System.map /boot/System.map-2.6.9
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Il est également sage de copier la configuration du noyau dans /boot. Juste au cas où... :)
Exemple de code 3.11 : Faire une copie de sécurité de la configuration du noyau |
# cp .config /boot/config-2.6.9
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Maintenant, poursuivez votre lecture avec Installer des modules du noyau individuels.
7.d. Installer des modules du noyau individuels
Vous devriez indiquer la liste des modules que vous souhaitez charger automatiquement dans /etc/modules.autoload.d/kernel-2.6. Vous pouvez également ajouter des options aux modules si vous le souhaitez.
Pour dresser la liste des modules disponibles, exécutez la commande find tel qu'indiqué ci-dessous. N'oubliez pas de substituer <kernel version> par la version du noyau que vous venez juste de compiler :
Exemple de code 4.1 : Consulter la liste des modules disponibles |
# find /lib/modules/<kernel version>/ -type f -iname '*.o' -or -iname '*.ko'
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Par exemple, pour charger automatiquement le module 3c59x.o, spécifiez-le dans le fichier kernel-2.6.
Exemple de code 4.2 : Modifier le fichier /etc/modules.autoload.d/kernel-2.6 |
# nano -w /etc/modules.autoload.d/kernel-2.6
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Exemple de code 4.3 : Exemple de fichier /etc/modules.autoload.d/kernel-2.6 |
3c59x |
Exécutez maintenant modules-update pour incorporer vos changements au fichier /etc/modules.conf :
Exemple de code 4.4 : Exécuter modules-update |
# modules-update
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Depuis la version 2004.3, il est conseillé d'utiliser udev au lieu de devfs. Pour que votre système puisse l'utiliser, vous devez l'installer :
Exemple de code 4.5 : Installer udev |
# emerge udev
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Poursuivez l'installation avec Configurer votre système.
8.a. Information sur le système de fichiers
Sous Linux, toutes les partitions utilisées par le système doivent être listées dans /etc/fstab. Ce fichier contient l'information relative aux points de montage de ces partitions (où elles se situent dans le système de fichiers de Linux), à la façon dont elles sont montées (décrite par des options spéciales) et aux circonstances de leur montage (qui peut être automatique ou non, sous le contrôle des utilisateurs ou non, etc.). (N.D.T. : Bien que l'on emploie fréquemment l'expression « monter une partition », il serait plus exact de dire que l'on monte le système de fichiers présent sur la partition, et non pas la partition elle-même.)
/etc/fstab emploie une syntaxe particulière. Chaque ligne contient six champs séparés par des blancs (un ou plusieurs espaces ou tabulations, ou encore un mélange d'espaces et de tabulations). Chaque champ a une signification particulière :
Vous devez modifier le fichier /etc/fstab qui a été installé par Gentoo, car celui-ci n'est qu'un exemple et votre système ne démarrera pas si vous le laissez tel quel. Ouvrez nano (ou votre éditeur favori) pour créer votre /etc/fstab :
Exemple de code 1.1 : Ouvrir /etc/fstab |
# nano -w /etc/fstab
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Jetons un coup d'œil à la façon d'écrire l'entrée correspondant à la partition /boot. Il ne s'agit que d'un exemple, aussi ne le copiez pas si votre architecture ne requiert pas de partition /boot (par exemple sur un PPC).
Dans notre exemple de stratégie de partitionnement par défaut pour les systèmes x86, /boot est sur la partition /dev/hda1 dans un système de fichiers ext2. Il doit être vérifié au démarrage. Nous écrivons donc :
Exemple de code 1.2 : Exemple d'une ligne pour /boot dans /etc/fstab |
/dev/hda1 /boot ext2 defaults 1 2 |
Certains utilisateurs ne désirent pas que leur partition /boot soit montée automatiquement au démarrage pour des raisons de sécurité. Dans ce cas, il convient de remplacer defaults par noauto. Ceci signifie que la partition /boot devra être montée manuellement avant chaque usage, par exemple pour installer un nouveau noyau et configurer grub.
Afin d'améliorer les performances, la plupart des utilisateurs devraient ajouter l'option noatime au champ options de montage, ce qui donnera un système plus rapide puisque les temps d'accès ne seront pas consignés. De toute façon, vous n'en avez généralement pas besoin.
Exemple de code 1.3 : Une ligne améliorée pour /boot dans /etc/fstab |
/dev/hda1 /boot ext2 defaults,noatime 1 2 |
Poursuivons l'exemple avec ces trois lignes qui détaillent les partitions montées sur /boot et sur /, et la partition de la mémoire virtuelle :
Exemple de code 1.4 : Trois lignes de /etc/fstab |
/dev/hda1 /boot ext2 defaults,noatime 1 2 /dev/hda2 none swap sw 0 0 /dev/hda3 / ext3 noatime 0 1 |
Pour terminer, vous devriez ajouter des entrées pour /proc, tmpfs (nécessaire) et pour votre lecteur de CD-ROM (et, bien sûr, pour vos autres partitions et vos autres disques, si vous en avez).
Exemple de code 1.5 : Un exemple complet de /etc/fstab |
/dev/hda1 /boot ext2 noauto,noatime 1 2 /dev/hda2 none swap sw 0 0 /dev/hda3 / ext3 noatime 0 1 none /proc proc defaults 0 0 none /dev/shm tmpfs nodev,nosuid,noexec 0 0 /dev/cdroms/cdrom0 /mnt/cdrom auto noauto,user 0 0 |
L'option auto indique à mount de tenter de deviner le type du système de fichiers (ce qui est recommandé pour les périphériques amovibles puisqu'ils peuvent contenir différents types de systèmes de fichiers). L'option user permet aux utilisateurs (autres que root) de monter le système de fichiers (en l'occurrence celui présent sur le CD-ROM).
Utilisez l'exemple ci-dessus pour créer votre /etc/fstab. Si vous utilisez un système SPARC, vous devriez également ajouter la ligne suivante à /etc/fstab :
Exemple de code 1.6 : Ajouter le système de fichiers openprom à /etc/fstab |
none /proc/openprom openpromfs defaults 0 0 |
Si vous avez besoin de usbfs, ajoutez la ligne suivante à votre /etc/fstab :
Exemple de code 1.7 : Ajouter le système de fichiers usbfs à /etc/fstab |
none /proc/bus/usb usbfs defaults 0 0 |
Relisez votre /etc/fstab, sauvegardez, puis quittez l'éditeur.
Nom d'hôte, nom de domaine, etc.
Une des choses que chaque utilisateur doit faire est nommer son PC. Cela peut sembler aisé, mais de nombreux utilisateurs ont bien du mal à trouver un nom approprié pour leur PC-Linux. Afin d'accélérer les choses, dites-vous que le nom que vous choisissez maintenant pourra être changé plus tard. Si vous êtes embêté, nommez temporairement votre système tux et choisissez homenetwork comme nom de domaine.
Nous utiliserons ces valeurs dans les exemples suivants. Premièrement, définissons le nom d'hôte :
Exemple de code 2.1 : Définir le nom d'hôte |
# echo tux > /etc/hostname
|
Deuxièmement, définissons le nom de domaine :
Exemple de code 2.2 : Définir le nom de domaine |
# echo homenetwork > /etc/dnsdomainname
|
Si vous avez un domaine NIS, vous devez également le définir : (Si vous ne savez pas ce qu'est un domaine NIS, vous n'en avez certainement pas.)
Exemple de code 2.3 : Définir le domaine NIS |
# echo nis.homenetwork > /etc/nisdomainname
|
Maintenant, ajoutez le script domainname au niveau d'exécution « default » :
Exemple de code 2.4 : Ajouter domainname au niveau d'exécution « default » |
# rc-update add domainname default
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Si vous éprouvez une sensation de déjà-vu, souvenez-vous que les paramètres réseau que vous avez définis au début de l'installation ne concernaient que l'installation elle-même. Vous devez maintenant vous attarder à la configuration permanente du réseau pour votre système Gentoo.
Toute l'information réseau est rassemblée dans /etc/conf.d/net. Ce fichier utilise une syntaxe simple mais pas nécessairement intuitive si vous ne savez pas comment paramétrer manuellement un réseau. Pas d'inquiétude, tout vous sera expliqué :)
D'abord, ouvrez /etc/conf.d/net avec votre éditeur favori : (nano est utilisé dans cet exemple.)
Exemple de code 2.5 : Ouvrir /etc/conf.d/net afin de l'éditer |
# nano -w /etc/conf.d/net
|
La première variable que vous rencontrerez est iface_eth0. Elle utilise la syntaxe suivante :
Exemple de code 2.6 : Syntaxe de iface_eth0 |
iface_eth0="<votre adresse IP> broadcast <votre adresse de diffusion> netmask <votre masque réseau>" |
Si vous utilisez DHCP (attribution automatique de l'adresse IP), vous devriez simplement attribuer la valeur dhcp à la variable iface_eth0. Si vous utilisez rp-pppoe (pour l'ADSL par exemple), attribuez-lui la valeur up. Si vous devez paramétrer votre réseau manuellement et que vous n'êtes pas familier avec les termes ci-dessus, lisez la section Comprendre la terminologie des réseaux (si ne n'est déjà fait).
Voici trois exemples : le premier utilise DHCP, le deuxième une adresse IP statique (192.168.0.2) avec le masque réseau 255.255.255.0, l'adresse de diffusion 192.168.0.255 et la passerelle 192.168.0.1, et le troisième active l'interface pour une connexion rp-pppoe.
Exemple de code 2.7 : Exemples pour /etc/conf.d/net |
(Avec DHCP) iface_eth0="dhcp" # Certains administrateurs de réseau imposent l'utilisation des # noms de machine et de domaine attribués par le serveur DHCP. # Dans ce cas, utilisez les options -HD pour les prendre en compte. # Ces valeurs seront utilisés à la place des valeurs que vous avez définies. dhcpcd_eth0="-HD" # Si vous comptez utiliser NTP pour garder votre système à l'heure, utilisez # l'option -N pour empêcher dhcpcd d'écraser votre fichier /etc/ntp.conf. dhcpcd_eth0="-N" (Avec une adresse IP statique) iface_eth0="192.168.0.2 broadcast 192.168.0.255 netmask 255.255.255.0" gateway="eth0/192.168.0.1" (Pour rp-pppoe) iface_eth0="up" |
Si vous avez plusieurs interfaces réseau, créez des variables iface_eth supplémentaires telles que iface_eth1, iface_eth2, etc. La variable gateway ne devrait pas être dupliquée puisque vous ne pouvez avoir qu'une seule passerelle par ordinateur.
Sauvegardez votre configuration, puis quittez l'éditeur afin de poursuivre.
Activer les connexions réseau automatiquement au démarrage
Pour que vos interfaces réseau soient activées automatiquement lors du démarrage, vous devez les ajouter au niveau d'exécution « default ». Si vous avez des interfaces PCMCIA, vous devriez ignorer cette section puisque les interfaces PCMCIA sont activées par le script PCMCIA.
Exemple de code 2.8 : Ajouter net.eth0 au niveau d'exécution « default » |
# rc-update add net.eth0 default
|
Si vous avez plusieurs interfaces réseau, vous devez créer les scripts appropriés (net.eth1, net.eth2 etc.). Pour ce faire, utilisez ln :
Exemple de code 2.9 : Créer des scripts d'initialisation supplémentaires |
# cd /etc/init.d # ln -s net.eth0 net.eth1 # rc-update add net.eth1 default |
Noter l'information relative au réseau
Vous devez maintenant fournir à Linux l'information relative à votre réseau. Cela est défini dans /etc/hosts et permet de faire le lien entre les noms d'hôtes et les adresses IP pour les hôtes qui ne sont pas gérés par le serveur de noms. Par exemple, si votre réseau interne consiste en trois ordinateurs nommés jenny (192.168.0.5), benny (192.168.0.6) et tux (192.168.0.7 - le présent système), vous devriez ouvrir /etc/hosts et y inscrire :
Exemple de code 2.10 : Ouvrir /etc/hosts |
# nano -w /etc/hosts
|
Exemple de code 2.11 : Noter l'information réseau |
127.0.0.1 localhost 192.168.0.5 jenny.homenetwork jenny 192.168.0.6 benny.homenetwork benny 192.168.0.7 tux.homenetwork tux |
Si votre système est le seul système en présence (ou si votre serveur de noms gère la résolution de tous les noms d'hôtes), une seule ligne suffit. Par exemple, si vous voulez appeler votre système tux :
Exemple de code 2.12 : /etc/hosts pour les PC solitaires ou complètement intégrés |
127.0.0.1 localhost tux |
Sauvegardez et quittez l'éditeur afin de poursuivre.
Si vous n'avez pas de PCMCIA, vous pouvez maintenant poursuivre avec Information système. Les utilisateurs de PCMCIA devraient lire ce qui suit :
Note : pcmcia-cs est uniquement disponible sur les plates-formes x86, AMD64 et PPC. |
Les utilisateurs de PCMCIA devraient d'abord installer le paquet pcmcia-cs. Les utilisateurs de noyaux 2.6.x doivent aussi installer ce paquet même si les pilotes installés par ce paquet ne seront pas utilisés. L'ajout de USE="-X" est nécessaire pour éviter d'installer xorg-x11 en même temps :
Exemple de code 2.13 : Installer pcmcia-cs |
# USE="-X" emerge pcmcia-cs
|
Lorsque pcmcia-cs est installé, ajoutez pcmcia au niveau d'exécution « default ».
Exemple de code 2.14 : Ajouter pcmcia au niveau d'exécution « default » |
# rc-update add pcmcia default
|
Pour commencer, définissons le mot de passe root en tapant :
Exemple de code 3.1 : Définition du mot de passe root |
# passwd
|
Si vous voulez pouvoir vous identifier en tant que root en passant par la console série, ajoutez tts/0 à /etc/securetty :
Exemple de code 3.2 : Ajout de tts/0 à /etc/securetty |
# echo "tts/0" >> /etc/securetty
|
Gentoo utilise /etc/rc.conf pour la configuration générale qui s'applique à l'ensemble du système. Ouvrez /etc/rc.conf et appréciez les commentaires qui s'y trouvent :)
Exemple de code 3.3 : Ouvrir /etc/rc.conf |
# nano -w /etc/rc.conf
|
Comme vous pouvez le voir, ce fichier est généreusement commenté afin de vous aider à paramétrer les différentes variables relatives à la configuration. Faites particulièrement attention à la variable KEYMAP qui définit la disposition des touches de votre clavier. Si vous sélectionnez une mauvaise valeur, votre clavier ne fonctionnera pas correctement, c'est-à-dire que les touches ne correspondront pas aux caractères que vous taperez.
Note : Si vous utilisez un système SPARC avec USB ou un clone de SPARC, vous devrez peut-être sélectionner une disposition clavier « i386 » (par exemple « us ») au lieu de « sunkeymap ». |
La plupart des systèmes PPC utilisent des définitions de clavier x86. Si vous voulez utiliser une disposition ADB, vous devez l'activer quand vous compilez votre noyau et ensuite définir une disposition mac/ppc dans rc.conf.
Lorsque vous aurez fini de configurer /etc/rc.conf, sauvegardez puis quittez l'éditeur. Poursuivez ensuite votre lecture avec l'installation des outils systèmes.
9.a. Système de journalisation des événements
Quand nous avons expliqué ce qu'est l'étape3, nous avons dit qu'elle contient tous les outils système que nous imposons aux utilisateurs. Nous avons ajouté que nous installerons les autres plus tard. Eh bien, nous y voilà :)
Le premier outil que vous devez choisir devra enregistrer les étapes du démarrage du système. Unix et Linux ont une histoire riche en systèmes de journalisation. Si vous le voulez, vous pouvez enregistrer tous ce qui se passe sur votre système dans des fichiers de journalisation. Cela se passe via le système de journalisation.
Gentoo offre le choix entre différents systèmes de journalisation. Il y a sysklogd qui est l'ensemble d'utilitaires traditionel, syslog-ng, un système de journalisation avancé, et metalog qui est un système de journalisation hautement configurable. D'autres sont peut-être disponibles, car le nombre de paquets dans Portage ne cesse de croître.
Si vous avez l'intention d'utiliser sysklogd ou syslog-ng, vous devriez aussi installer logrotate qui permet de recycler les vieux fichiers de journalisation.
Si vous ne savez pas lequel prendre, utilisez metalog car il très puissant et il fournit une excellente configuration par défaut.
Pour installer le système de journalisation de votre choix, utilisez emerge puis ajoutez-le au niveau d'exécution « default » avec la commande rc-update. L'exemple suivant installe metalog. Bien sûr, n'oubliez pas d'y substituer le nom de votre système de journalisation.
Exemple de code 1.1 : Installer un système de journalisation |
# emerge metalog # rc-update add metalog default |
9.b. Facultatif : le démon Cron
Bien qu'il ne soit pas nécessaire pour votre système, il est judicieux d'installer un démon « cron ». Mais qu'est-ce qu'un tel démon ? Un démon « cron » exécute des commandes planifiées. Il est très utile si vous avez besoin de lancer des commandes régulièrement (par exemple journalièrement, hebdomadairement, mensuelement).
La Gentoo offre trois possibilités de démon cron : dcron, fcron et vixie-cron. En installer un est similaire à installer un système de journalisation. Cependant, dcron et fcron requièrent une commande de configuration supplémentaire, crontab /etc/crontab. Si vous ne savez pas lequel choisir, utilisez vixie-cron.
Seul le paquet vixie-cron est disponible lors d'une installation sans réseau. Si vous préférez en installer un autre, vous pouvez attendre et l'installer quand vous le pourrez.
Exemple de code 2.1 : Installer un démon cron |
# emerge vixie-cron # rc-update add vixie-cron default (Seulement si vous avez choisi dcron ou fcron.) # crontab /etc/crontab |
9.c. Facultatif : indexation des fichiers
Si vous voulez indexer vos fichiers pour pouvoir les retrouver rapidement grâce à l'outil locate, vous devez installer le paquet sys-apps/slocate.
Exemple de code 3.1 : Installer slocate |
# emerge slocate
|
9.d. Outils du système de fichiers
En fonction du système de fichiers que vous utilisez, vous devez installer ses utilitaires (pour vérifier l'intégrité du système de fichiers, pour ajouter des systèmes de fichiers, etc.).
La table suivante liste les outils à installer en fonction du système de fichiers.
| Système de fichiers | Outil | Commande d'installation |
| XFS | xfsprogs | emerge xfsprogs |
| ReiserFS | reiserfsprogs | emerge reiserfsprogs |
| JFS | jfsutils | emerge jfsutils |
Si vous n'avez pas besoin d'outils supplémentaires relatif au réseau tels que rp-pppoe ou un client DHCP, continuez avec la Configuration du chargeur de démarrage.
Facultatif : installer un client DHCP
Si vous voulez que votre système acquière une adresse IP automatiquement, vous devez installer dhcpcd (ou tout autre client DHCP). Si vous ne le faites pas, vous risquez de ne pas pouvoir vous connecter à internet après avoir fini l'installation.
Exemple de code 5.1 : Installer dhcpcd |
# emerge dhcpcd
|
Facultatif : installer un client PPPoE
Si vous avez besoin de rp-pppoe pour vous connecter à Internet, vous devrez l'installer.
Exemple de code 5.2 : Installer rp-pppoe |
# USE="-X" emerge rp-pppoe
|
La variable USE="-X" désactivera l'installation de xorg-x11 en temps que dépendance (rp-pppoe a des outils graphiques ; si vous voulez les activer, vous pourrez recompiler rp-pppoe plus tard ou vous pouvez installer xorg-x11 maintenant -- cela prendra alors beaucoup de temps).
Poursuivez avec la configuration du chargeur de démarrage.
Maintenant que votre noyau a été configuré et compilé, et que les fichiers de configuration du système ont été correctement paramétrés, il est temps d'installer le programme qui le lance au démarrage de votre machine. Un tel programme est appelé un chargeur de démarrage (« bootloader » en anglais). Avant de commencer, évaluez les options disponibles.
Plusieurs chargeurs de démarrage sont disponibles pour Linux/PPC. Vous avez le choix entre Yaboot pour les machines de type NewWorld Apple ou IBM et BootX pour les machines de type OldWorld Apple ou IBM. Les machines Pegasos n'ont pas besoin de chargeur de démarrage. Vous ne pouvez utiliser ni Yaboot ni BootX pour l'instant. Si vous avez une machine Pegasos, veuillez passer directement au redémarrage du système.
Important : Yaboot n'est disponible que sur les systèmes NewWorld Apple ou IBM. |
Commencez par créer un répertoire /dev à la racine du nouveau système, car l'installation du chargeur de démarrage va en avoir besoin. Le plus simple est de monter le système de fichiers /dev du LiveCD :
Exemple de code 2.1 : Monter et lier /dev |
(Quitter l'environnement chroot.) # exit # mount -o bind /dev /mnt/gentoo/dev # chroot /mnt/gentoo /bin/bash # /usr/sbin/env-update && source /etc/profile |
Yaboot peut être configuré de deux façons. Vous pouvez utiliser le yabootconfig inclus pour configurer Yaboot automatiquement. Si vous ne voulez pas utiliser yabootconfig, pour une raison quelconque ou si vous installez sur une machine G5 (yabootconfig ne fonctionne pas toujours sur un G5), vous pouvez éditer le fichier de configuration /etc/yaboot.conf déjà installé sur votre machine.
Par défaut : utiliser yabootconfig
yabootconfig détectera automatiquement vos partitions et créera une configuration pour des machines à deux ou trois systèmes d'exploitation Linux, Mac OS ou Max OS X.
Pour utiliser yabootconfig, votre disque doit avoir une partition de démarrage et le fichier /etc/fstab doit être configuré correctement par rapport à vos partitions, ce qui devrait avoir été fait plus tôt si vous avez suivi la procédure du manuel. Vous devez vous assurer que vous utilisez la version la plus récente de Yaboot.
Exemple de code 2.2 : Installer Yaboot avec GRP |
# emerge --usepkg --update yaboot
|
Maintenant, quittez l'environnement chroot et lancez la commande yabootconfig --chroot /mnt/gentoo. Lors de son exécution, ce programme confirmera l'endroit où se trouve la partition de démarrage. Tapez Y pour valider ; si vous n'êtes pas d'accord, vérifiez le fichier /etc/fstab. Ensuite, yabootconfig utilisera vos fichiers de configuration pour créer sa propre configuration dans le fichier /etc/yaboot.conf et exécutera mkofboot pour vous. Ce dernier est utilisé pour formater la partition de démarrage et y installer les fichiers de configuration de Yaboot. Ensuite, revenez dans l'environnement chroot.
Exemple de code 2.3 : Retourner dans l'environnement chrooté |
# chroot /mnt/gentoo /bin/bash # /usr/sbin/env-update && source /etc/profile |
Vous voudrez peut-être vérifier le contenu du fichier /etc/yaboot.conf. Si vous le modifiez, par exemple pour changer le système d'exploitation par défaut, vous devez relancer la commande ybin -v pour enregistrer vos modifications dans la partition de démarrage.
Vous pouvez maintenant poursuivre avec le redémarrage du système.
Alternative : configuration manuelle de Yaboot
Installez d'abord la dernière version de Yaboot :
Exemple de code 2.4 : Installer Yaboot |
# emerge --update yaboot
|
Vous trouverez un exemple complet du fichier de configuration yaboot.conf ci-dessous. Adaptez-le si nécessaire. Si vous utilisez une machine G5, sachez que vos disques durs sont de type SATA et que ces derniers sont vus comme des disques SCSI par Linux. Remplacez donc /dev/hda par /dev/sda.
Exemple de code 2.5 : Fichier /etc/yaboot.conf |
## /etc/yaboot.conf ## ## Lisez « man yaboot.conf » pour plus de détails. Ne continuez pas avant de l'avoir fait ! ## Consultez aussi : /usr/share/doc/yaboot/examples pour des exemples de configuration. ## ## Pour un menu « multiple-boot », ajoutez une ou plusieurs de ces options : ## bsd=/dev/hdaX, macos=/dev/hdaY, macosx=/dev/hdaZ ## our bootstrap partition: boot=/dev/hda2 ## ofboot indique la partition de démarrage selon openfirmware. ## Sans cela, Yaboot échoue sur un G5 et sur certains G4 ## (à moins que vous ne passiez les arguments ## nécessaires au programme mkofboot/ybin). ## hd:X signifie /dev/sdaX (ou /dev/hdaX). ## ## Pour un G5, décommentez la ligne suivante : #ofboot=hd:2 ##hd: correspond à hda pour openfirmware. device=hd: delay=5 defaultos=macosx timeout=30 install=/usr/lib/yaboot/yaboot magicboot=/usr/lib/yaboot/ofboot ################# ## Recopiez cette section si vous avez plusieurs noyaux ou plusieurs jeux ## d'options de démarrage. Remplacez 2.6.9 par votre version de noyau. ################# image=/boot/kernel-2.6.9 label=Linux root=/dev/hda3 partition=3 sysmap=/boot/System.map-2.6.9 read-only ################## ## Pour un G5 et certains G4, utilisez les lignes ci-dessous ## macos=hd:13 ## macosx=hd:12 ## au lieu des lignes suivantes : macos=/dev/hda13 macosx=/dev/hda12 enablecdboot enableofboot |
Après avoir modifé le fichier yaboot.conf, vous devez lancer la commande mkofboot -v pour enregistrer vos paramètres dans la partition de démarrage. Ne l'oubliez pas ! Confirmez quand mkofboot propose la création d'un nouveau système de fichiers.
Si tout se passe bien et que vous avez utilisé les mêmes options que ci-dessus, vous obtiendrez un menu à cinq entrées lors du prochain démarrage de votre machine. Si vous modifiez la configuration de Yaboot plus tard, vous ne devrez lancer que ybin -v pour enregistrer vos changements. mkofboot n'est utilisé que lors de la première installation.
Pour plus d'informations sur Yaboot, veuillez consulter la page du projet Yaboot. Vous pouvez maintenant poursuivre avec le redémarrage du système.
Important : BootX n'est disponible que pour les systèmes OldWorld Apple ou IBM. |
BootX a besoin que vous redémarriez le système. Allons-y.
Exemple de code 3.1 : Sortie du chroot, démontage des partitions et redémarrage |
# exit livecd ~# umount /mnt/gentoo/proc /mnt/gentoo/dev /mnt/gentoo livecd ~# reboot |
Bien entendu, n'oubliez pas de retirer le CD du lecteur car sinon le système amorcera le CD au lieu de démarrer sur Mac OS.
Maintenant que votre système a redémarré dans Mac OS, ouvrez le panneau de contrôle de BootX. Sélectionnez Options et décochez Used specified RAM disk. Lorsque vous retournerez à l'écran principal de BootX, vous trouverez une option pour spécifier le disque et la partition racine. Remplissez ces valeurs correctement.
BootX peut être configuré pour lancer Linux au démarrage. Si vous le faites, vous verrez votre machine démarrer sur Mac OS puis, pendant la phase de démarrage, BootX chargera et démarrera Linux. Allez voir le site de BootX pour plus d'information.
Une fois le système Gentoo démarré, concluez avec la Finaliser votre installation.
Sortez de l'environnement chroot et démontez toutes les partitions montées. Ensuite, tapez la commande magique tant attendue : reboot.
Exemple de code 4.1 : Sortie du chroot, démontage des partitions et redémarrage |
# exit cdimage ~# umount /mnt/gentoo/boot /mnt/gentoo/proc /mnt/gentoo cdimage ~# reboot |
Bien entendu, n'oubliez pas de retirer le CD du lecteur car sinon le système redémarrera dessus au lieu de démarrer sur votre nouveau système Gentoo.
Une fois le système Gentoo démarré, concluez avec la Finaliser votre installation.
11.a. Administration des utilisateurs
Ajouter un utilisateur pour une utilisation quotidienne
Travailler en temps que root sur un système Unix/Linux est dangereux et devrait être évité aussi souvent que possible. Par conséquent, il est vivement recommandé d'ajouter un utilisateur pour une utilisation quotidienne.
Les actions qu'un utilisateur a le droit de faire sont définies par les groupes dont l'utilisateur est membre. Le tableau ci-dessous liste quelques groupes importants :
| Groupe | Description |
| audio | accès autorisé aux périphériques audio |
| cdrom | accès direct autorisé aux lecteurs de CD-ROM |
| floppy | accès direct autorisé au lecteur de disquettes |
| games | accès aux jeux |
| usb | accès autorisé aux périphériques USB |
| video | accès autorisé au matériel de capture vidéo et à l'accélération matérielle |
| wheel | commande su utilisable |
Par exemple, pour créer un utilisateur nommé john qui est membre des groupes wheel , users et audio, identifiez-vous en tant qu'utilisateur root (seul root peut créer des comptes) et faites :
Exemple de code 1.1 : Ajouter un compte pour une utilisation de tous les jours |
Login: root Password: (votre mot de passe root) # useradd -m -G users,wheel,audio -s /bin/bash john # passwd john Password: (tapez le mot de passe pour john) Re-enter password: (retapez-le pour vérifier) |
Si cet utilisateur à besoin d'utiliser le compte root, il peut utiliser su - pour obtenir les privilèges root. Un autre moyen est d'utiliser le paquet sudo qui est, s'il est configuré correctement, très sécurisé.
11.b. Facultatif : installation de paquets supplémentaires
Important : Cette partie est réservée aux utilisateurs de GRP. Les autres utilisateurs devraient passer cette étape et continuer avec Et que faire ensuite ? |
Maintenant que votre système a démarré, connectez-vous avec le compte utilisateur que vous avez créé précédemment (par exemple, john) et utilisez su - pour obtenir les privilèges root :
Exemple de code 2.1 : Obtenir les privilèges root |
$ su - Password: (Tapez le mot de passe de root.) |
Maintenant, nous devons indiquer à Portage que les binaires précompilés se trouvent sur le second CD-ROM (le « Packages CD » qui contient les paquets). Tout d'abord, montez celui-ci :
Exemple de code 2.2 : Monter le CD qui contient les paquets précompilés |
(Mettez le « PackageCD » dans le lecteur.) # mount /mnt/cdrom |
Maintenant, indiquez à Portage que les paquets précompilés se trouvent sur le CD-ROM dans /mnt/cdrom.
Exemple de code 2.3 : Configurer Portage pour utiliser /mnt/cdrom |
# ls /mnt/cdrom (Si vous voyez un répertoire /mnt/cdrom/packages.) # export PKGDIR="/mnt/cdrom/packages" (Sinon) # export PKGDIR="/mnt/cdrom" |
Maintenant, installez les paquets que vous voulez. Le « Packages CD » contient plusieurs binaires précompilés, par exemple pour KDE :
Exemple de code 2.4 : Installer KDE |
# emerge --usepkg kde
|
Assurez-vous d'installer les binaires maintenant. Quand vous ferez un emerge --sync pour mettre l'arbre de Portage à jour (vous apprendrez cela plus tard), les binaires précompilés ne correspondront plus avec les ebuilds du nouvel arbre de Portage. Vous pouvez essayer d'empêcher cela en utilisant emerge --usepkgonly à la place de emerge --usepkg.
Félicitations, votre système est maintenant totalement installé ! Continuez avec Et que faire ensuite ? pour en apprendre plus à propos de Gentoo.
Félicitations ! Vous avez maintenant un système Gentoo utilisable. Mais que pouvez-vous en faire ? Quelle sont les options ? Que pouvez-vous explorer maintenant ? Gentoo donne beaucoup de possibilités à ses utilisateurs, et donc beaucoup de fonctionnalités documentées (et d'autres qui le sont moins).
Vous devriez vraiment regarder la partie suivante du manuel Gentoo : Utiliser Gentoo qui explique comment garder votre système à jour, installer des logiciels supplémentaires, quelles sont les options de USE, comment le système d'initialisation de Gentoo fonctionne, etc.
Si vous êtes intéressé par l'optimisation de votre système pour une utilisation graphique ou que vous voulez apprendre comment configurer votre système pour qu'il soit entièrement fonctionnel en mode graphique, consultez la Documentation Gentoo relative au bureau.
Pour une liste complète de la documentation disponible, regardez notre Centre de documentation Gentoo.
Vous êtes bien sûr invité sur les Forums Gentoo (en anglais) et sur le Forum Gentoo francophone, ou sur un de nos nombreux canaux IRC Gentoo en anglais, en français, et bien d'autres langues.
Nous avons aussi quelques listes de diffusion (N.D.T. : surtout en anglais, mais il y a aussi des listes francophones) ouvertes à tous les utilisateurs. Cette page vous explique comment y participer.
Nous nous taisons et vous laissons apprécier votre installation :)
1.a. Bienvenue dans le monde de Portage
Portage est probablement l'innovation de Gentoo la plus remarquable en ce qui concerne la gestion des logiciels. Sa grande flexibilité et ses nombreuses fonctionnalités font parfois dire de Portage qu'il est le meilleur outil de gestion des logiciels pour Linux.
Portage a été écrit en Python et en Bash qui sont tous les deux des langages scriptés, c'est-à-dire que 100 % du code source est installé et consultable sur tous les systèmes Gentoo.
La plupart des utilisateurs interagiront avec Portage via la commande emerge. Ce chapitre n'a pas pour vocation de dupliquer toute l'information disponible dans la page man de emerge. Pour consulter la page man, faites :
Exemple de code 1.1 : Consulter la page man de emerge |
$ man emerge
|
Quand nous parlons de paquets, nous parlons des logiciels qui sont disponibles dans Gentoo grâce à l'arbre de Portage. Celui-ci est un ensemble d'ebuilds qui sont en fait des fichiers qui donnent toutes les informations nécessaires à Portage pour installer un logiciel. Par défaut, ces ebuilds se trouvent dans /usr/portage.
Dès que vous employez Portage pour une action relative aux paquets, il utilisera les ebuilds de votre système. Il est donc important de maintenir les ebuilds de votre système à jour pour que Portage puisse installer des nouvelles versions des logiciels que vous utilisez ou des correctifs de failles de sécurité.
Mise à jour de l'arbre Portage
L'arbre Portage est généralement mis à jour avec rsync qui est un outil de transfert de fichiers incrémental. La mise à jour se fait simplement avec la commande emerge. L'utilisation de rsync est tout à fait transparente :
Exemple de code 2.1 : Mettre l'arbre Portage à jour |
# emerge --sync
|
Si vous ne pouvez pas utiliser rsync à cause, par exemple, d'un pare-feu, vous pouvez quand même mettre votre arbre Portage à jour avec la commande emerge-webrsync. Celle-ci télécharge le dernier instantané de l'arbre Portage et l'installe sur votre système. Un instantané est généré automatiquement chaque jour sur les miroirs de Gentoo.
Exemple de code 2.2 : Utiliser emerge-webrsync |
# emerge-webrsync
|
Pour rechercher un logiciel dans l'arbre Portage, vous pouvez utiliser emerge. En effet, la commande emerge --search affiche la liste des paquets dont le titre correspond plus ou moins au terme recherché.
Par exemple, pour trouver tous les paquets dont le nom contient « pdf », vous utiliseriez :
Exemple de code 3.1 : Trouver les paquets dont le nom contient « pdf » |
$ emerge --search pdf
|
Si vous voulez aussi chercher dans les descriptions, utilisez l'option --searchdesc (ou -S) :
Exemple de code 3.2 : Trouver les paquets relatifs à « pdf » |
$ emerge --searchdesc pdf
|
La liste des paquets affichés contient quelques informations utiles pour chaque paquet. Les libellés sont explicites et nous n'en dirons pas plus ici.
Exemple de code 3.3 : Exemple de résultat d'une recherche avec « emerge --search » |
* net-print/cups-pdf
Latest version available: 1.5.2
Latest version installed: [ Not Installed ]
Size of downloaded files: 15 kB
Homepage: http://cip.physik.uni-wuerzburg.de/~vrbehr/cups-pdf/
Description: Provides a virtual printer for CUPS to produce PDF files.
License: GPL-2
|
Une fois que vous avez identifié un paquet que vous voulez installer, il vous suffit d'utiliser la commande emerge suivie du nom du paquet pour l'installer. Par exemple, pour installer gnumeric :
Exemple de code 3.4 : Installer gnumeric |
# emerge gnumeric
|
De nombreuses applications dépendent d'autres paquets. Par conséquent, quand vous installez un logiciel, il se peut que Portage en installe d'autres qui sont nécessaires au bon fonctionnement du paquet que vous installez. Si vous voulez connaitre la liste des paquets que Portage installerait si vous installiez un paquet donné, vous pouvez utiliser l'option --pretend. Un exemple :
Exemple de code 3.5 : Lister les paquets à installer pour gnumeric |
# emerge --pretend gnumeric
|
Quand vous installez un paquet avec Portage, il télécharge les sources nécessaires et les sauve dans le répertoire /usr/portage/distfiles. Ensuite, Portage décompresse l'archive, compile son contenu et installe le logiciel. Si vous voulez télécharger les sources sans installer le paquet, utilisez l'option --fetchonly. Par exemple, pour télécharger les sources de gnumeric :
Exemple de code 3.6 : Télécharger les sources de gnumeric |
# emerge --fetchonly gnumeric
|
Trouver la documentation d'un paquet installé
De nombreux paquets installent leur propre documentation. Parfois l'option USE doc indique si la documentation d'un paquet doit être installée ou non. Vous pouvez vérifier l'existence de l'option USE doc avec la commande emerge -vp <nom du paquet>.
Exemple de code 3.7 : Vérifier l'existence de l'option USE doc |
(L'utilisation d'alsa-lib n'est qu'un exemple bien sûr.) # emerge -vp alsa-lib [ebuild N ] media-libs/alsa-lib-1.0.14_rc1 -debug +doc 698 kB |
La meilleure façon d'activer l'option USE doc est de le faire paquet par paquet via /etc/portage/package.use, afin que vous n'ayez la documentation que pour les paquets qui vous intéressent. L'activation de manière globale de cette option est connue pour causer des problèmes de dépendances circulaires. Pour plus d'informations, veuillez lire le chapitre La variable USE.
Une fois le paquet installé, la documentation se trouve généralement dans un sous-répertoire au nom du paquet dans le répertoire /usr/share/doc. Vous pouvez également lister tous les fichiers installés avec l'outil equery qui fait partie du paquet app-portage/gentoolkit .
Exemple de code 3.8 : Trouver la documentation d'un paquet |
# ls -l /usr/share/doc/alsa-lib-1.0.14_rc1 total 28 -rw-r--r-- 1 root root 669 May 17 21:54 ChangeLog.gz -rw-r--r-- 1 root root 9373 May 17 21:54 COPYING.gz drwxr-xr-x 2 root root 8560 May 17 21:54 html -rw-r--r-- 1 root root 196 May 17 21:54 TODO.gz (Autre méthode, avec equery :) # equery files alsa-lib | less media-libs/alsa-lib-1.0.14_rc1 * Contents of media-libs/alsa-lib-1.0.14_rc1: /usr /usr/bin /usr/bin/alsalisp (etc.) |
Pour désinstaller un paquet de votre système, utilisez emerge --unmerge. Cette commande supprime les fichiers qui avaient été installés par Portage, mais ne supprime pas les fichiers de configuration si vous les avez modifiés après l'installation. Cela vous permet de réutiliser vos fichiers de configuration si vous réinstallez le paquet plus tard.
Cependant, un avertissement est de mise :Portage ne vérifie pas que le paquet que vous supprimez est nécessaire au bon fonctionnement d'un autre paquet. Toutefois, un message s'affichera si vous essayez de supprimer un paquet important dont la disparition causerait de graves problèmes.
Exemple de code 3.9 : Supprimer gnumeric de votre système |
# emerge --unmerge gnumeric
|
Quand vous supprimez un paquet, les paquets dont il dépend qui avaient été installés initialement ne seront pas désinstallés automatiquement. Pour que Portage recherche les dépendances qui peuvent être supprimées, utilisez l'option depclean. Nous en reparlerons plus loin.
Pour maintenir votre système en bon état et disposer des correctifs de failles de sécurité, vous devriez le mettre à jour régulièrement. Puisque Portage ne se base que sur les ebuilds de votre machine, vous devez vous assurez que votre arbre Portage est à jour. Une fois votre arbre Portage à jour, vous pouvez mettre votre système à jour avec la commande emerge --update world. Dans l'exemple ci-dessous, on utilise aussi l'option --ask pour que Portage affiche la liste des paquets qu'il va mettre à jour et pour qu'il demande une confirmation.
Exemple de code 3.10 : Mettre votre système à jour |
# emerge --update --ask world
|
Portage recherche alors des versions plus récentes des logiciels que vous avez installés explicitement et uniquement ceux-là. Portage ignorera les paquets qui ont été installés automatiquement pour qu'un paquet que vous avez demandé puisse être installé. Si vous voulez que Portage prenne ces paquets en considération, utilisez l'option --deep :
Exemple de code 3.11 : Mettre tout votre système à jour |
# emerge --update --deep world
|
Étant donné que des mises à jour qui corrigent des failles de sécurité sont apportées à des paquets que vous n'avez pas explicitement installés, mais qui ont été installés parce que d'autres paquets en dépendent, il est recommandé d'exécuter la commande ci-dessus de temps en temps.
Si vous avez modifié les options de la variable USE, vous devriez également ajouter l'option --newuse pour que Portage vérifie si certains paquets ne doivent pas être recompilés. Par exemple :
Exemple de code 3.12 : Une mise à jour complète |
# emerge --update --deep --newuse world
|
Certains paquets ne contiennent aucun logiciel, mais servent à installer un ensemble de paquets. Par exemple, le paquet kde sert à installer un environnement KDE complet et provoque l'installation d'un grand nombre de paquets relatifs à KDE.
Supprimer un tel paquet avec la commande emerge --unmerge n'aurait aucune influence sur votre système puisque tous les paquets dépendants resteraient installés.
Portage permet de supprimer les dépendances orphelines, mais, pour cela, vous devez d'abord mettre votre système complètement à jour en tenant compte d'éventuelles modifications apportées à votre variable USE. Vous pouvez ensuite utiliser emerge --depclean pour supprimer les dépendances orphelines. Par après, vous devriez recompiler les applications qui étaient liées dynamiquement avec les paquets que vous venez de supprimer. Les paquets désinstallés ne sont plus nécessaires à la bonne marche de ces applications.
Tout cela peut être résumé en trois commandes :
Exemple de code 3.13 : Supprimer les dépendances orphelines |
# emerge --update --deep --newuse world # emerge --depclean # revdep-rebuild |
La commande revdep-rebuild fait partie du paquet gentoolkit ; n'oubliez pas de l'installer :
Exemple de code 3.14 : Installer gentoolkit |
# emerge gentoolkit
|
1.d. Quand Portage se plaint...
À propos des « SLOTs », paquets virtuels, branches, architectures et profils
Comme nous l'avons déjà dit, Portage est très puissant et offre de nombreuses fonctionnalités que d'autres gestionnaires de logiciels n'ont pas. Survolons les différents aspects de Portage.
Portage permet à plusieurs versions d'un même paquet de cohabiter sur le même système. D'autres distributions ont tendance à renommer les paquets en fonction de la version (par exemple freetype et freetype2) alors que Portage utilise des « SLOTs ». Un ebuild peut placer chaque version du logiciel dans un slot et des versions qui sont dans des slots différents peuvent être installées en même temps. Par exemple, le paquet freetype a des versions avec SLOT="1" et SLOT="2".
Dans certains cas, différents paquets installent la même fonctionnalité. Par exemple, metalogd, sysklogd et syslog-ng gèrent tous le jounal du système, mais un logiciel qui dépendrait du journal système ne peut pas dépendre directement de metalogd ou d'un autre. Le système doit aussi fonctionner si l'utilisateur a choisi un autre gestionnaire de journal. Portage permet de définir des paquets virtuels. Les trois paquets cités ci-dessus fournissent la fonctionnalité virtual/syslog et les paquets qui ont besoin d'un journal système dépendent de celle-ci.
Portage classe les paquets dans plusieurs branches. Par défaut, votre système n'accepte que les paquets que Gentoo considère stables. Bien souvent, quand une nouvelle version d'un logiciel sort, elle est d'abord ajoutée à la branche dite « instable », ce qui signifie que plus de tests sont nécessaires avant de considérer le logiciel comme stable. Vous verrez les paquets dits instables dans votre arbre, mais Portage ne les installera pas automatiquement avant qu'ils ne soient stabilisés.
Certains logiciels ne sont disponibles que pour certaines architectures ou ne fonctionnent pas du tout sur d'autres. Parfois, un logiciel a besoin de plus de tests sur une architecture donnée ou les développeurs responsables d'un paquet n'ont pas la possibilité de le valider pour d'autres processeurs.
Chaque installation de Gentoo appartient à un profil qui contient la liste des paquets qui forment un système minimal.
Exemple de code 4.1 : Avertissement à propos d'un paquet bloquant (avec --pretend) |
[blocks B ] mail-mta/ssmtp (is blocking mail-mta/postfix-2.2.2-r1) |
Exemple de code 4.2 : Avertissement à propos d'un paquet bloquant (sans --pretend) |
!!! Error: the mail-mta/postfix package conflicts with another package. !!! both can't be installed on the same system together. !!! Please use 'emerge --pretend' to determine blockers. |
Les ebuilds contiennent des informations relatives aux dépendances des logiciels entre eux. Il y a deux sortes de dépendances : les dépendances à l'installation définies par DEPEND et les dépendances à l'utilisation définies dans RDEPEND. Un blocage peut se produire quand un paquet est considéré incompatible avec une dépendance.
Pour résoudre un tel blocage, vous pouvez soit ne pas installer le logiciel en question, soit désinstaller le paquet qui bloque. Dans l'exemple ci-dessus, vous auriez le choix entre ne pas installer postfix ou d'abord désinstaller ssmtp.
Un blocage peut être provoqué par une version spécifique d'un logiciel, par exemple : <media-video/mplayer-bin-1.0_rc1-r2. Dans ce cas, il suffit de mettre à jour le logiciel en question vers une version plus récente pour supprimer le blocage.
Il se peut que deux paquets qui ne sont pas encore installés se bloquent entre eux. Dans ce rare cas, vous devez trouver pourquoi les deux paquets veulent s'installer car normalement un seul suffit. Si le problème persiste, veuillez remplir un rapport de bogue sur notre système de gestion de bogues.
Exemple de code 4.3 : Avertissement à propos de paquets masqués |
!!! all ebuilds that could satisfy "bootsplash" have been masked. |
Exemple de code 4.4 : Avertissement à propos de paquets masqués avec la raison |
!!! possible candidates are: - gnome-base/gnome-2.8.0_pre1 (masked by: ~x86 keyword) - lm-sensors/lm-sensors-2.8.7 (masked by: -sparc keyword) - sys-libs/glibc-2.3.4.20040808 (masked by: -* keyword) - dev-util/cvsd-1.0.2 (masked by: missing keyword) - games-fps/unreal-tournament-451 (masked by: package.mask) - sys-libs/glibc-2.3.2-r11 (masked by: profile) |
Quand vous essayez d'installer un paquet qui n'est pas disponible pour votre système, vous recevez ce type d'erreur. Vous devriez essayer d'installer une autre application qui est disponible pour votre environnement ou attendre que le paquet devienne disponible. Un paquet est toujours masqué pour une bonne raison :
Exemple de code 4.5 : Avertissement à propos de dépendances manquantes |
emerge: there are no ebuilds to satisfy ">=sys-devel/gcc-3.4.2-r4". !!! Problem with ebuild sys-devel/gcc-3.4.2-r2 !!! Possibly a DEPEND/*DEPEND problem. |
L'application que vous essayez d'installer dépend d'autres paquets qui ne sont pas disponibles pour votre système. Veuillez vérifier sur bugzilla si le problème est déjà connu et veuillez le signaler dans le cas contraire. À moins que vous ne mélangiez les branches stables et instables, cela de doit pas arriver et peut être considéré comme un bogue.
Exemple de code 4.6 : Avertissement à propos de noms d'ebuilds ambigus |
!!! The short ebuild name "aterm" is ambiguous. Please specify
!!! one of the following fully-qualified ebuild names instead:
dev-libs/aterm
x11-terms/aterm
|
Le paquet que vous essayez d'installer a un nom qui désigne plusieurs paquets dans des catégories différentes. Vous devez mentionner la catégorie du paquet que vous voulez installer. Portage affiche les différentes possibilités.
Exemple de code 4.7 : Avertissement à propos de dépendances circulaires |
!!! Error: circular dependencies: ebuild / net-print/cups-1.1.15-r2 depends on ebuild / app-text/ghostscript-7.05.3-r1 ebuild / app-text/ghostscript-7.05.3-r1 depends on ebuild / net-print/cups-1.1.15-r2 |
Deux (ou plus) paquets dépendent l'un de l'autre et ne peuvent pas être installés. Il est très probable que cela soit un bogue. Veuillez synchroniser votre arbre Portage. Si le problème persiste, veuillez vérifier si le problème est connu dans bugzilla et le signaler dans le cas contraire.
Problèmes lors du téléchargement
Exemple de code 4.8 : Avertissement à propos d'un problème au téléchargement |
!!! Fetch failed for sys-libs/ncurses-5.4-r5, continuing...
(...)
!!! Some fetch errors were encountered. Please see above for details.
|
Portage n'a pas pu télécharger les sources de l'application et essaie éventuellement d'installer les autres paquets que vous auriez spécifiés avec la commande emerge. Ce problème peut être dû à un miroir qui n'est pas encore synchronisé ou à un ebuild qui référence un serveur de sources incorrect. Il se peut aussi que le serveur soit momentanément indisponible.
Veuillez réessayer après quelques heures.
Protection des paquets du profil système
Exemple de code 4.9 : Avertissement à propos du profil système |
!!! Trying to unmerge package(s) in system profile. 'sys-apps/portage' !!! This could be damaging to your system. |
Vous avez demandé à Portage de supprimer un paquet qui fait partie du profil système. Le supprimer pourrait rendre votre système inutilisable.
Échecs à la vérification des sommes de contrôle (Digest)
Parfois, quand vous essayez d'installer un paquet, cela échoue avec le message :
Exemple de code 4.10 : Digest verification failure |
>>> checking ebuild checksums !!! Digest verification failed: |
Ceci est le signe d'une erreur dans l'arbre de Portage et souvent il se peut qu'un développeur ait fait une erreur lors de l'envoi d'une mise à jour d'un paquet dans l'arbre.
Quand la vérification de la somme de contrôle échoue, n'essayez pas de régénérer le fichier Digest vous-même. Exécuter ebuild toto manifest ne réglera pas le problème, au contraire !
Attendez plutôt une heure ou deux que l'arbre soit corrigé. Il est probable que l'erreur ait été déjà signalée, mais cela peut prendre un petit moment pour la correction et la propagation dans l'arbre de Portage. Vous pouvez, pendant ce temps, vérifier dans Bugzilla si quelqu'un a déjà signalé le problème. Si ça n'est pas le cas, envoyez un rapport de bogue pour un paquet cassé.
Dès que vous voyez que le bogue est corrigé, vous pouvez mettre à jour votre arbre de Portage pour récupérer le fichier Digest corrigé.
Important : Cela ne signifie pas que vous pouvez multiplier les mises à jour de votre arbre de Portage ! Comme expliqué dans les règles d'usage de rsync (quand vous exécutez emerge --sync), les utilisateurs qui synchronisent trop souvent seront bannis ! Le plus sage est d'attendre votre prochaine mise à jour d'arbre de Portage comme vous l'aviez prévu, de cette manière vous ne surchargerez pas les serveurs rsync. |
2.a. Que sont les paramètres USE ?
Les notions sous-jacentes aux paramètres USE
Losque vous installez Gentoo (ou n'importe quelle autre distribution, voire système d'exploitation), vous faites des choix qui dépendent de l'environnement dans lequel vous travaillez. La configuration d'un serveur est différente de celle d'une station de travail. Une machine destinée aux jeux diffère d'une station de travail pour du rendu 3D.
Cela s'applique non seulement au choix des paquets que vous comptez installer, mais aussi aux fonctionnalités que chaque paquet devrait supporter. Si vous n'avez pas besoin d'OpenGL, pourquoi prendre la peine d'installer OpenGL et de construire la plupart de vos paquets avec support pour OpenGL ? Si vous ne souhaitez pas utiliser KDE, pourquoi compiler des paquets avec le support KDE alors qu'ils fonctionneraient parfaitement sans ce support ?
Pour aider les utilisateurs à déterminer ce qu'ils veulent installer ou activer, nous souhaitions que l'utilisateur spécifie son environnement de manière simple. Il est ainsi obligé de décider ce qu'il veut vraiment, et cela facilite la tâche de Portage, notre gestionnaire de paquets, pour prendre les décisions utiles.
C'est ici qu'interviennent les paramètres USE. Un tel paramètre est un mot-clé qui définit le support et les dépendances pour un concept donné. Si vous définissez un paramètre USE donné, Portage saura que vous voulez avoir le support correspondant au mot-clé choisi. Bien entendu, cela affecte aussi les dépendances des paquets.
Considérons un exemple spécifique : le mot-clé kde. Si vous n'avez pas ce mot-clé dans votre variable USE, tous les paquets qui offrent un support optionnel pour KDE seront compilés sans ce support. Tous les paquets qui possèdent des dépendances KDE optionnelles seront installés sans installer les bibliothèques KDE (en tant que dépendances). Si vous avez le mot-clé kde, alors ces paquets seront compilés avec le support KDE et les bibliothèques KDE seront installées en tant que dépendances.
Définir correctement ces mots-clés vous donnera finalement un système adapté spécifiquement à vos besoins.
Quels sont les paramètres USE disponibles ?
On distingue deux types de paramètres USE : les paramètres globaux et les paramètres locaux.
Une liste des paramètres USE peut être trouvée en ligne ou localement dans /usr/portage/profiles/use.desc.
La liste des paramètres USE locaux se trouve dans le fichier /usr/portage/profiles/use.local.desc.
2.b. Utiliser les paramètres USE
Déclarer des paramètres USE permanents
Nous allons maintenant vous expliquer comment déclarer des paramètres USE, en espérant que vous soyez convaincu de leur importance.
Comme mentionné plus haut, tous les paramètres USE sont déclarés dans la variable USE. Pour permettre aux utilisateurs de trouver et choisir facilement les paramètres USE, nous fournissons une configuration par défaut de USE. Cette configuration est un ensemble de paramètres USE dont nous pensons qu'ils sont communément employés par les utilisateurs de Gentoo. Cette configuration par défaut est déclarée dans les fichiers make.defaults de votre profil.
Le profil de votre système est défini par le fichier vers lequel pointe le lien symbolique /etc/make.profile. Différents profils s'empilent les uns sur les autres. Le profil le plus haut est base (/usr/portage/profiles/base).
Voyons les valeurs par défaut d'un profil 2004.3 :
Exemple de code 2.1 : Variable USE après cumul d'un profil 2004.3 |
(Cet exemple est le résultat du cumul des options définies dans base, default-linux,
default-linux/x86 et default-linux/x86/2004.3)
USE="x86 oss apm arts avi berkdb bitmap-fonts crypt cups encode fortran f77
foomaticdb gdbm gif gpm gtk imlib jpeg kde gnome libg++ libwww mad
mikmod motif mpeg ncurses nls oggvorbis opengl pam pdflib png python qt
quicktime readline sdl spell ssl svga tcpd truetype X xml2 xmms xv zlib"
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Comme vous pouvez le voir, cette variable contient déjà un bon nombre de mots-clés. Ne modifiez en aucun cas les fichiers make.defaults pour adapter la variable USE à vos besoins : les changements effectués dans ce fichier seront effacés lorsque vous mettrez Portage à jour !
Pour modifier cette configuration par défaut, vous devrez ajouter ou enlever des mots-clés dans la variable USE. Cela est fait de manière globale en définissant la variable USE dans /etc/make.conf. Dans cette variable, vous ajouterez les paramètres USE que vous désirez et enlèverez ceux que vous ne voulez pas. Cette dernière action est réalisée en préfixant le mot-clé d'un signe moins ("-").
Par exemple, pour enlever le support pour KDE et QT, et ajouter le support pour ldap, vous pourriez définir USE comme suit dans /etc/make.conf :
Exemple de code 2.2 : Exemple de configuration USE dans /etc/make.conf |
USE="-kde -qt3 -qt4 ldap" |
Déclarer des paramètres USE spécifiques à des paquets
Parfois, vous voudrez déclarer certains paramètres USE pour une ou plusieurs applications particulières mais pas pour l'ensemble du système. Pour cela, vous devez créer le répertoire /etc/portage (s'il n'existe pas déjà) et éditer /etc/portage/package.use. C'est souvent qu'un simple fichier, mais il peut aussi être un répertoire ; lisez man portage pour plus d'informations. Les exemples suivants supposent que package.use est un simple fichier.
Par exemple, si vous ne voulez pas du support global berkdb mais si vous le voulez tout de même pour mysql, vous devrez y ajouter la ligne suivante :
Exemple de code 2.3 : Exemple de /etc/portage/package.use |
dev-db/mysql berkdb |
Vous pouvez également désactiver explicitement un paramètre USE pour une application particulière. Par exemple, si vous ne voulez pas du support java dans PHP :
Exemple de code 2.4 : Second exemple de /etc/portage/package.use |
dev-php/php -java |
Déclarer des paramètres USE temporaires
Il peut arriver que vous ne souhaitiez définir un paramètre USE donné qu'en une seule occasion. Plutôt qu'éditer /etc/make.conf deux fois (pour faire puis défaire les changements), vous pouvez simplement déclarer USE comme une variable d'environnement. Gardez toutefois à l'esprit que cette modification de l'environnement sera probablement perdue lorsque vous réinstallerez ou mettrez à jour cette application (soit explicitement, soit lors d'une mise à jour du système).
Par exemple, nous allons retirer temporairement le support java de notre configuration USE pendant l'installation de seamonkey.
Exemple de code 2.5 : Utilisation de USE comme une variable d'environnement |
# USE="-java" emerge seamonkey
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Les différentes configurations de USE se conforment évidemment à un certain ordre de priorité. Vous ne souhaitez sans doute pas déclarer USE="-java" pour vous rendre compte après coup que java est déclaré malgré tout à cause d'une valeur par défaut qui a priorité sur votre définition. Les priorités dans les déclarations USE sont ordonnées comme suit (la première déclaration a la plus faible priorité) :
Pour voir la configuration finale de USE telle qu'elle est vue par Portage, exécutez emerge --info. Cela listera toutes les variables significatives (dont la variable USE) avec leur contenu tel qu'il est vu par Portage.
Exemple de code 2.6 : Exécuter emerge --info |
# emerge --info
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Reconfigurer votre système pour tenir compte des options USE
Si vous avez modifié vos options de la variable USE et que vous voulez reconfigurer votre système pour tenir compte de ces nouvelles options, utilisez l'option --newuse :
Exemple de code 2.7 : Recompiler tout le système |
# emerge --update --deep --newuse world
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Ensuite, utilisez l'option depclean pour supprimer les dépendances conditionnelles qui ne seraient plus utilisées.
Attention : Exécuter emerge --depclean est une opération risquée qui ne devrait pas être lancée à la légère. Vérifiez bien que la liste des paquets qui vont être supprimés ne contient pas de paquet dont vous avez encore besoin. Dans l'exemple ci-dessous, nous utilisons l'option -p pour afficher la liste sans rien supprimer. |
Exemple de code 2.8 : Supprimer les paquets inutiles |
# emerge -p --depclean
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Quand cette opération est terminée, lancez revdep-rebuild pour recompiler les applications qui avaient été liées dynamiquement avec les paquets que vous venez de supprimer. La commande revdep-rebuild fait partie du paquet gentoolkit ; n'oubliez pas de l'installer.
2.c. Paramètres USE spécifiques à un paquet
Savoir quels paramètres USE influencent un paquet
Prenons l'exemple de seamonkey : à quels paramètres USE est-il sensible ? Pour le savoir, nous utilisons emerge avec les options --pretend et --verbose :
Exemple de code 3.1 : Afficher les paramètres USE qui influencent un paquet |
# emerge --pretend --verbose seamonkey
These are the packages that I would merge, in order:
Calculating dependencies ...done!
[ebuild R ] www-client/seamonkey-1.0.7 USE="crypt gnome java -debug -ipv6
-ldap -mozcalendar -mozdevelop -moznocompose -moznoirc -moznomail -moznopango
-moznoroaming -postgres -xinerama -xprint" 0 kB
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emerge n'est pas le seul outil utilisable à cette fin. En effet, nous disposons d'un outil dédié pour obtenir des informations sur les paquets. Il s'appelle equery et appartient au paquet gentoolkit. Commencez par installer gentoolkit :
Exemple de code 3.2 : Installer gentoolkit |
# emerge gentoolkit
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Exécutez maintenant equery avec l'argument uses pour afficher les paramètres USE d'un paquet donné. Par exemple, pour le paquet gnumeric :
Exemple de code 3.3 : Utiliser equery pour afficher les paramètres USE |
# equery --nocolor uses =gnumeric-1.6.3 -a
[ Searching for packages matching =gnumeric-1.6.3... ]
[ Colour Code : set unset ]
[ Legend : Left column (U) - USE flags from make.conf ]
[ : Right column (I) - USE flags packages was installed with ]
[ Found these USE variables for app-office/gnumeric-1.6.3 ]
U I
- - debug : Enable extra debug codepaths, like asserts and extra output.
If you want to get meaningful backtraces see
http://www.gentoo.org/proj/en/qa/backtraces.xml .
+ + gnome : Adds GNOME support
+ + python : Adds support/bindings for the Python language
- - static : !!do not set this during bootstrap!! Causes binaries to be
statically linked instead of dynamically
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3.a. Les caractéristiques de Portage
Portage offre un ensemble de fonctionnalités qui vous aident à mieux utiliser Gentoo. Certaines fonctionnalités sont basées sur des outils tiers qui permettent d'améliorer les performances, la fiabilité, la sécurité, etc.
Pour activer ou désactiver certaines fonctionnalités, vous devez modifier la variable FEATURES dans le fichier /etc/make.conf. Séparez les mots-clefs par des espaces. Souvent, vous devrez aussi installer l'outil requis pour utiliser la fonctionnalité souhaitée.
Toutes les fonctionnalités disponibles ne sont pas reprises ici. Veuillez lire la page man de make.conf pour en savoir plus.
Exemple de code 1.1 : Lire la page man de make.conf |
$ man make.conf
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Pour connaitre les fonctionnalités qui sont actives sur votre système, utilisez la commande emerge --info et regardez le contenu de la variable « FEATURES ».
Exemple de code 1.2 : Afficher les fonctionnalités actives |
$ emerge --info | grep FEATURES
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distcc est un programme qui permet de distribuer des compilations sur plusieurs machines, pas nécessairement identiques, d'un réseau. Le client distcc envoie toutes les données nécessaires aux serveurs distcc (qui exécutent distccd) disponibles afin qu'ils puissent compiler des parties du code source au profit du client. Le résultat est une compilation plus rapide.
Vous trouverez une description plus élaborée de distcc (et des informations sur la manière de le faire fonctionner avec Gentoo) dans notre Documentation Gentoo pour distcc.
Distcc est fourni avec une interface graphique qui permet de suivre les tâches de compilation que votre ordinateur envoie. Si vous utilisez Gnome, ajoutez « gnome » à votre variable USE. Mais si vous n'utilisez pas Gnome et souhaitez tout de même avoir une interface graphique, vous pouvez ajouter « gtk » à votre variable USE.
Exemple de code 2.1 : Installer distcc |
# emerge distcc
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Activer le support distcc pour Portage
Ajoutez le mot-clé distcc à la variable FEATURES du fichier /etc/make.conf. Ensuite, modifiez la variable MAKEOPTS pour y ajouter -jX où X est le nombre de processeurs qui exécutent distccd (l'hôte actuel inclus) plus un. Cette valeur donne en général les meilleurs résultats, mais vous pouvez en essayer d'autres.
Ensuite, exécutez distcc-config et entrez la liste des serveurs distcc disponibles. Pour donner un exemple simple, nous supposerons que les serveurs distcc disponibles sont 192.168.1.102 (l'hôte actuel), 192.168.1.103 et 192.168.1.104 (deux hôtes « distants ») :
Exemple de code 2.2 : Configurer distcc pour qu'il utilise trois serveurs distcc |
# distcc-config --set-hosts "192.168.1.102 192.168.1.103 192.168.1.104"
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Bien entendu, n'oubliez pas de lancer le démon distccd :
Exemple de code 2.3 : Lancer le démon distccd |
# rc-update add distccd default # /etc/init.d/distccd start |
3.c. Utiliser un cache pour la compilation
ccache est un cache rapide pour compilateur. Lorsque vous compilez un programme, il mettra les résultats intermédiaires en cache afin que, s'il vous arrive de recompiler le même programme, le temps de compilation soit largement réduit. Avec des applications communes, cela peut entrainer des compilations 5 à 10 fois plus rapides.
Si vous êtes intéressé par le fonctionnement interne de ccache, veuillez visiter le site de ccache.
Utilisez la commande emerge ccache pour installer ccache :
Exemple de code 3.1 : Installer ccache |
# emerge ccache
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Activer le support ccache pour Portage
Ajoutez le mot-clé ccache à la variable FEATURES du fichier /etc/make.conf. Ensuite, ajoutez la variable CCACHE_SIZE qui définit la taille par défaut du cache utilisé par ccache. Une valeur de 2 Go est recommandée.
Exemple de code 3.2 : Editer CCACHE_SIZE dans /etc/make.conf |
CCACHE_SIZE="2G" |
Pour vérifier que ccache fonctionne, vous pouvez exécuter ccache -s pour afficher les statistiques de ccache. Puisque Portage utilise un répertoire différent du répertoire par défaut, vous devez définir la variable CCACHE_DIR :
Exemple de code 3.3 : Afficher les statistiques de ccache |
# CCACHE_DIR="/var/tmp/ccache" ccache -s
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Le répertoire /var/tmp/ccache est utilisé par Portage par défaut. Vous pouvez spécifier le répertoire de votre choix en définissant la variable CCACHE_DIR dans le fichier /etc/make.conf.
Cependant, quand vous exécutez ccache, pour voir les statistiques par exemple, le répertoire par défaut est ${HOME}/.ccache, ce qui explique pourquoi vous devez définir la variable CCACHE_DIR pour voir les statistiques ccache de Portage.
Utilisation de ccache en dehors de Portage
Si vous souhaitez utiliser ccache pour les compilations en dehors de celles de Portage, vous pouvez ajouter /usr/lib/ccache/bin au début de votre variable PATH (ou tout au moins avant /usr/bin). Pour cela, éditez le fichier .bash_profile qui se trouve à la racine de votre compte utilisateur. Utiliser .bash_profile est une des manières de définir la variable PATH :
Exemple de code 3.4 : Modifier le fichier .bash_profile |
PATH="/usr/lib/ccache/bin:/opt/bin:${PATH}"
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Nous avons déjà parlé de l'utilisation de paquets précompilés, mais comment crée-t-on son propre paquet précompilé ?
Si le paquet est déjà installé, vous pouvez utiliser la commande quickpkg. Si ce n'est pas le cas, utilisez les options --buildpkg ou --buildpkgonly avec la commande emerge. La deuxième option prépare un paquet binaire sans l'installer sur votre machine.
Si vous souhaitez que Portage construise par défaut des paquets binaires pour tous les paquets que vous installez sur votre système, vous pouvez mettre le mot-clé builpkg dans la variable FEATURES dans le fichier /etc/make.conf.
Vous trouverez plus de détails à propos de la création de paquets binaires dans la documentation de catalyst (en anglais) : Catalyst FAQ.
Installer des paquets précompilés
Bien que Gentoo ne fournisse pas de système centralisé de distribution de paquets binaires, rien ne vous empêche d'en créer un. Vous pourriez très bien stocker tous vos paquets binaires sur un serveur et utiliser celui-ci pour mettre plusieurs machines à jour. Pour utiliser un tel serveur, vous devez le définir dans la variable PORTAGE_BINHOST. Si vous avez stocké vos paquets sur un serveur ftp ftp://buildhost/gentoo, utilisez :
Exemple de code 4.1 : Définir PORTAGE_BINHOST dans /etc/make.conf |
PORTAGE_BINHOST="ftp://buildhost/gentoo" |
Quand vous voulez utliser un paquet binaire pour installer une application, spécifiez l'option --getbinpkg en plus de --usepkg avec la commande emerge. La première option indique à Portage de télécharger le paquet binaire depuis le serveur que vous avez défini plus tôt et la seconde indique d'utiliser le même paquet binaire plutôt que de compiler l'application.
Par exemple, pour installer gnumeric à partir de paquets binaires précompilés :
Exemple de code 4.2 : Installer gnumeric en utilisant un paquet précompilé |
# emerge --usepkg --getbinpkg gnumeric
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La page man de emerge décrit l'utilisation des paquets précompilés plus en détail.
Exemple de code 4.3 : Lire la page man de emerge |
$ man emerge
|
3.e. Récupération des fichiers
Quand vous installez une série de paquets, Portage peut commencer la récupération des sources du paquet suivant dans la liste pendant qu'il en compile un autre, réduisant ainsi la durée de l'installation. Pour activer cette option, ajoutez « parallel-fetch » à la variable FEATURES.
Userfetch : récupération en tant qu'utilisateur normal
Quand Portage est lancé par le super-utilisateur, l'option FEATURES="userfetch" autorise Portage à rendre les privilèges du super-utilisateur pendant qu'il récupère les sources du paquet. Ceci est une légère amélioration en termes de sécurité.
Quand vous démarrez votre système, vous voyez beaucoup de texte défiler à l'écran. Vous remarquerez sans doute que ce texte est le même à chaque démarrage. La séquence d'actions qui se déroule devant vos yeux s'appelle la séquence de démarrage et elle est définie de façon plus ou moins statique.
D'abord, votre chargeur de démarrage charge l'image du noyau que vous avez définie dans son fichier de configuration et ensuite, il exécute ce noyau. Ce dernier s'initialise, démarre les tâches spécifiques au noyau et lance le processus init.
Ce processus monte les systèmes de fichiers définis dans /etc/fstab et exécute quelques scripts placés dans le répertoire /etc/init.d qui, à leur tour, démarrent les services nécessaires au bon fonctionnement du système.
Finalement, quand tous les scripts ont été exécutés, init active les terminaux (en général, les consoles virtuelles que vous obtenez avec les touches Alt-F1, Alt-F2, etc.) et attache un processus appelé agetty à chacun. Ce processus vous permet de vous identifier sur ces terminaux avec login.
En fait, init n'exécute pas les scripts du répertoire /etc/init.d n'importe comment. De plus, il n'exécute pas non plus tous les scripts, mais seulement ceux qui doivent l'être. Les scripts à exécuter sont définis dans /etc/runlevels.
Le processus init exécute d'abord les scripts de /etc/init.d vers lesquels un lien symbolique existe dans /etc/runlevels/boot. Les scripts sont généralement exécutés par ordre alphabétique, mais certains contiennent des dépendances qui indiquent quels scripts doivent être exécutés en premier.
Quand tous les scripts liés dans /etc/runlevels/boot ont été exécutés, init poursuit avec ceux liés dans /etc/runlevels/default. Ici aussi, les scripts sont généralement exécutés par ordre alphabétique, sauf quand ils contiennent des informations sur des dépendances qui spécifient une séquence d'exécution particulière.
Comment init fonctionne-t-il ?
Évidemment, init ne décide pas tout seul de ce qu'il doit faire. Il a besoin d'un fichier de configuration qui lui indique quelles actions il doit effectuer. Ce fichier est /etc/inittab.
Dans la séquence de démarrage que nous venons d'expliquer, nous avons dit que la première action de init était de monter les systèmes de fichiers. La ligne du fichier /etc/inittab qui provoque cela est la suivante :
Exemple de code 1.1 : La ligne d'initialisation du système dans /etc/inittab |
si::sysinit:/sbin/rc sysinit |
En fait, cette ligne indique à init qu'il doit exécuter /sbin/rc sysinit pour initialiser le système. C'est le script /sbin/rc qui fait vraiment le travail d'initialisation et pas init qui ne fait que déléguer les tâches.
Ensuite, init exécute tous les scripts vers lesquels un lien symbolique est défini dans /etc/runlevels/boot. La ligne suivante provoque cela :
Exemple de code 1.2 : L'initialisation du système, suite |
rc::bootwait:/sbin/rc boot |
Encore une fois, le script rc fait le travail. Remarquez que l'option boot passée au script rc correspond au nom du sous-répertoire qui se trouve dans /etc/runlevels.
Ensuite, init lit son fichier de configuration pour savoir quel runlevel il doit exécuter (N.D.T. : un « runlevel », ou niveau d'exécution, correspond à l'état dans lequel il faut amener la machine). La ligne suivante définit le niveau d'exécution :
Exemple de code 1.3 : La ligne initdefault |
id:3:initdefault: |
Dans ce cas (la majorité des utilisateurs de Gentoo sont dans ce cas), le niveau d'exécution est le numéro 3. Avec ce numéro, init trouve ce qu'il doit exécuter pour lancer le niveau d'exécution 3 :
Exemple de code 1.4 : Les définitions des niveaux d'exécution |
l0:0:wait:/sbin/rc shutdown l1:S1:wait:/sbin/rc single l2:2:wait:/sbin/rc nonetwork l3:3:wait:/sbin/rc default l4:4:wait:/sbin/rc default l5:5:wait:/sbin/rc default l6:6:wait:/sbin/rc reboot |
La ligne qui définit le niveau 3 utilise à nouveau le script rc pour démarrer les services, cette fois avec le paramètre default. Remarquez que, encore une fois, le paramètre correspond au nom du sous-répertoire dans /etc/runlevels.
Quand le script rc a terminé, init trouve la liste des consoles virtuelles à activer et quelles commandes il doit utiliser dans son fichier de configuration :
Exemple de code 1.5 : La définition des consoles virtuelles |
c1:12345:respawn:/sbin/agetty 38400 tty1 linux c2:12345:respawn:/sbin/agetty 38400 tty2 linux c3:12345:respawn:/sbin/agetty 38400 tty3 linux c4:12345:respawn:/sbin/agetty 38400 tty4 linux c5:12345:respawn:/sbin/agetty 38400 tty5 linux c6:12345:respawn:/sbin/agetty 38400 tty6 linux |
Qu'est-ce qu'un niveau d'exécution ?
Vous avez constaté que init numérote les niveaux d'exécution qu'il doit activer. Un niveau d'exécution définit un état dans lequel votre système se trouve et contient les scripts nécessaires pour entrer dans ou quitter cet état.
Dans Gentoo, sept niveaux d'exécution sont définis :trois internes et quatre définis par l'utilisateur. Les niveaux d'exécution internes sont sysinit, shutdown et reboot et sont utilisés respectivement pour initialiser, éteindre et redémarrer le système.
Les niveaux d'exécution définis par l'utilisateur sont ceux qui correspondent à un sous-répertoire dans /etc/runlevels : boot, default, nonetwork et single. Le niveau d'exécution boot est utilisé pour démarrer tous les services système utilisés par les autres niveaux d'exécution. Les autres niveaux d'exécution se différencient par les services qu'ils activent : default est utilisé en temps normal, nonetwork est utilisé quand aucune connexion réseau n'est souhaitée et single est utilisé pour résoudre d'éventuels problèmes du système.
Utiliser les scripts d'initialisation
Les scripts que rc exécute sont appelés des scripts d'initialisation. Chaque script peut être exécuté avec les options start, stop, restart, pause, zap, status, ineed, iuse, needsme, usesme ou broken.
Pour démarrer, arrêter ou relancer un service (et les autres services nécessaires éventuels), utilisez start, stop et restart.
Exemple de code 1.6 : Démarrer postfix |
# /etc/init.d/postfix start
|
Note : Seuls les services qui ont besoin du service spécifié sont arrêtés ou redémarrés. Les services qui l'utilisent ne sont pas affectés. |
Pour stopper un service sans toucher aux services qui l'utilisent, utilisez l'option pause :
Exemple de code 1.7 : Stopper postfix sans toucher aux services qui l'utilisent |
# /etc/init.d/postfix pause
|
Pour afficher le statut d'un service (démarré, arrêté, en pause), utilisez l'option status :
Exemple de code 1.8 : Afficher le statut du service postfix |
# /etc/init.d/postfix status
|
Si le système affirme qu'un service est actif, mais que vous savez qu'il ne l'est pas, utilisez l'option zap pour réinitialiser son statut à « arrêté ».
Exemple de code 1.9 : Réinitialiser le statut de postfix |
# /etc/init.d/postfix zap
|
Vous pouvez aussi afficher les services dont un service a besoin avec les options iuse ou ineed. Avec l'option ineed, les services réellement nécessaires sont affichés. Avec iuse, ce sont les services qui peuvent être utilisés sans être indispensables qui sont affichés.
Exemple de code 1.10 : Afficher la liste des services dont Postfix a besoin |
# /etc/init.d/postfix ineed
|
De la même façon, vous pouvez afficher la liste des services qui ont besoin (needsme) ou qui utilisent (usesme) un service particulier :
Exemple de code 1.11 : Afficher la liste des services qui ont besoin de Postfix |
# /etc/init.d/postfix needsme
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Enfin, vous pouvez aussi demander la liste des services requis qui manquent :
Exemple de code 1.12 : Afficher la liste des services manquants dont Postfix a besoin |
# /etc/init.d/postfix broken
|
Gentoo construit un arbre de dépendances pour déterminer l'ordre d'exécution des services. Cela est loin d'être trivial et nous avons donc créé des outils qui facilitent l'administration des niveaux d'exécution et des scripts d'initialisation.
La commande rc-update permet d'ajouter ou d'enlever un script d'un niveau d'exécution. Cette commande utilise automatiquement le script depscan.sh qui reconstruit l'arbre des dépendances.
Ajouter et enlever des services
Vous avez déjà ajouté des scripts d'initialisation au niveau d'exécution « default » pendant l'installation de Gentoo. Vous ignoriez alors la signification de « default », mais maintenant, vous la connaissez. Le script rc-update a besoin d'un second argument qui spécifie l'action à effectuer : add, del ou show pour respectivement ajouter, supprimer ou afficher.
Pour ajouter ou supprimer un service, ajoutez simplement add ou del à la commande rc-update et spécifiez ensuite le nom du script d'initialisation et le niveau d'exécution. Par exemple :
Exemple de code 2.1 : Supprimer Postfix du niveau d'exécution « default » |
# rc-update del postfix default
|
La commande rc-update -v show affiche la liste des scripts d'initialisation disponibles et les niveaux d'exécution dans lesquels ils ont été ajoutés :
Exemple de code 2.2 : Afficher la liste des scripts d'initialisation |
# rc-update -v show
|
Vous pouvez aussi lancer rc-update show (sans l'option -v) pour simplement voir les scripts d'initialisation activés et leurs niveaux d'exécution.
Les scripts d'initialisation peuvent être complexes. Il vaut donc mieux éviter que les utilisateurs ne doivent les modifier. Cela évite bien des problèmes. Cependant, les services ont parfois besoin d'être configurés ou de recevoir certaines options.
Une autre raison pour séparer les scripts de leur configuration est que cela vous permet de mettre à jour les scripts sans que leur configuration ne soit perdue.
Gentoo offre un système facile pour configurer les services. Chaque script d'initialisation qui peut être configuré a un fichier de configuration dans le répertoire /etc/conf.d. Par exemple, le script d'initialisation d'apache2 (/etc/init.d/apache2) a un fichier de configuration /etc/conf.d/apache2 qui contient les options à passer au serveur Apache 2 quand ce dernier est lancé.
Exemple de code 3.1 : Variables définies dans /etc/conf.d/apache2 |
APACHE2_OPTS="-D PHP5" |
Un tel fichier de configuration ne contient que des définitions de variables (tout comme /etc/make.conf), ce qui permet de configurer facilement un service. Cela permet aussi de fournir des explications sur ces options sous forme de commentaires.
4.d. Écrire un script d'initialisation
Non. Rédiger un script d'initialisation n'est généralement pas nécessaire puisque Gentoo fournit des scripts complets pour tous les services supportés. Cependant, si vous avez installé un service sans l'aide de Portage, vous devrez sans doute écrire un tel script.
N'utilisez pas le script fourni avec le logiciel à moins qu'il ne soit écrit spécifiquement pour Gentoo, car les scripts d'initialisation de Gentoo ne sont pas compatibles avec ceux des autres distributions.
La structure de base d'un script d'initialisation est décrite ci-dessous.
Exemple de code 4.1 : Structure de base d'un script d'initialisation |
#!/sbin/runscript
depend() {
(Information sur les dépendances)
}
start() {
(Commandes à exécuter pour démarrer le service)
}
stop() {
(Commandes à exécuter pour arrêter le service)
}
restart() {
(Commandes à exécuter pour redémarrer le service)
}
|
La partie start() est indispensable, les autres sont facultatives.
Il existe deux types de dépendances : use et need. Comme mentionné précédemment, la dépendance need est plus stricte que use. Vous devez faire suivre le type de dépendance par le nom du service dont votre service dépend, ou par une dépendance virtuelle.
Une dépendance virtuelle est une dépendance qui peut être satisfaite par plusieurs services différents. Par exemple, votre service pourrait dépendre du système de journalisation qui peut être fourni par plusieurs services différents (metalogd, syslog-ng, sysklogd...) Étant donné que votre service ne peut pas dépendre de tous ces services (on ne peut installer qu'un seul système de journalisation), nous avons défini une seule dépendance virtuelle que chacun de ces services satisfait.
Jetons un œil aux dépendances du service postfix.
Exemple de code 4.2 : Dépendances de Postfix |
depend() {
need net
use logger dns
provide mta
}
|
Comme vous pouvez le voir, postfix :
Ordonner la séquence d'exécution
Dans certains cas, vous voudrez peut-être démarrer un service avant ou après un autre, pour autant que cet autre service soit disponible. Notez qu'il ne s'agit plus d'une dépendance, mais simplement d'une demande de lancement de services dans un ordre défini au sein d'un même niveau d'exécution. Pour définir une séquence d'exécution, utilisez les mots-clefs before ou after.
Voyez, par exemple, le service portmap :
Exemple de code 4.3 : La fonction depend() du service Portmap |
depend() {
need net
before inetd
before xinetd
}
|
Vous pouvez aussi remplacer le nom de service par une étoile ("*") pour spécifier tous les services d'un niveau d'exécution, mais cela n'est pas recommandé.
Exemple de code 4.4 : Lancer un script avant tous les autres dans un niveau d'exécution |
depend() {
before *
}
|
Si votre service doit écrire sur des disques locaux, il aura besoin du localmount. S'il place quelque chose dans /var/run, tel un fichier .pid, alors il devra démarrer après bootmisc :
Exemple de code 4.5 : Exemple de fonction depend() |
depend() {
need localmount
after bootmisc
}
|
En plus de la fonction depend(), vous devez définir la fonction start() qui doit contenir les commandes nécessaires pour activer le service. Il est conseillé d'utiliser les fonctions ebegin et eend pour afficher des messages à l'écran et ainsi informer l'utilisateur que le service démarre.
Exemple de code 4.6 : Exemple de fonction start() |
start() {
ebegin "Starting my_service"
start-stop-daemon --start --exec /chemin/vers/mon_service \
--pidfile /chemin/vers//mon_fichier_pid
eend $?
}
|
Les options --exec et --pidfile devraient être utilisées dans les fonctions start et stop. Si le service ne crée pas de fichier .pid, alors utilisez --make-pidfile, si possible, bien que vous devriez le tester pour en être sûr. Dans le cas contraire, n'utilisez pas de fichier .pid. Vous pouvez aussi ajouter --quiet aux options start-stop-daemon, bien que cela soit déconseillé à moins que le service soit extrêmement verbeux. En effet, utiliser --quiet peut cacher des informations de débogage utiles si le démarrage du service échoue.
Note : Assurez-vous que --exec appelle effectivement un service et pas simplement un script shell qui lance des services (c'est ce que le script init est censé faire). |
Vous trouverez plus d'exemples de fonctions start() dans les sources des scripts d'initialisation, localisés dans le répertoire /etc/init.d.
Vous pouvez aussi définir les fonctions facultatives stop() et restart() pour respectivement arrêter et relancer un service, mais Gentoo est capable de s'en passer si vous avez utilisé la commande start-stop-daemon.
Bien que vous ne devriez pas créer de fonction stop(), en voici quand même un exemple :
Exemple de code 4.7 : Exemple de fonction stop() |
stop() {
ebegin "Arrêt de mon_service"
start-stop-daemon --stop --exec /chemin/vers/mon_service \
--pidfile /chemin/vers/mon_fichier_pid
eend $?
}
|
Si votre service exécute un script (Bash, Python ou Perl par exemple) dont le nom change par la suite (par exemple, toto.py devient toto), il faut alors ajouter l'option --name à la commande start-stop-daemon. Vous devez y spécifier le nom du script après changement. Dans cet exemple, un service démarre toto.py dont le nom devient toto :
Exemple de code 4.8 : Un service qui lance le script toto |
start() {
ebegin "Démarrage de mon_script"
start-stop-daemon --start --exec /chemin/vers/mon_script \
--pidfile /chemin/vers/mon_fichier_pid --name toto
eend $?
}
|
Pour de plus amples informations, un excellent manuel est disponible pour la commande start-stop-daemon :
Exemple de code 4.9 : Consulter le manuel de start-stop-daemon |
$ man start-stop-daemon
|
Les scripts d'initialisation utilisent bash. Vous pouvez utiliser toutes les fonctionnalités de bash dans vos scripts.
Si vous voulez utiliser une option non prévue par nos scripts, vous devez l'ajouter à la variable opts et créer une fonction qui a le même nom. Par exemple, pour ajouter une option restartdelay :
Exemple de code 4.10 : Ajouter une option restartdelay |
opts="${opts} restartdelay"
restartdelay() {
stop
sleep 3 # Temporisation de 3 secondes
start
}
|
Variables de configuration d'un service
Vous ne devez rien faire de particulier pour utiliser un fichier de configuration dans /etc/conf.d : avant que votre script d'initalisation ne soit exécuté, les variables des fichiers suivants sont initialisées dans cet ordre :
De plus, si votre script fournit un service virtuel (comme net), le fichier de configuration correspondant (comme /etc/conf.d/net) sera également lu.
4.e. Modifier le comportement des niveaux d'exécution
Les utilisateurs d'ordinateurs portables connaissent bien le problème : vous devez démarrer net.eth0 à la maison, mais pas lorsque vous êtes en vadrouille puis que vous n'êtes alors plus connecté à votre réseau. Vous pouvez adapter le comportement de Gentoo.
Par exemple, vous pouvez créer un second niveau d'exécution similaire au niveau « default », mais sans les options réseau. Vous pourrez ensuite sélectionner le niveau d'exécution au démarrage de votre machine.
Créez votre second niveau d'exécution similaire à « default ». Dans notre exemple, nous créons un niveau « offline ».
Exemple de code 5.1 : Créer le répertoire du nouveau niveau d'exécution |
# mkdir /etc/runlevels/offline
|
Ajoutez les scripts d'initialisation à votre nouveau niveau d'exécution. Par exemple, pour copier le niveau « default » sauf le script net.eth0 :
Exemple de code 5.2 : Recopier les scripts d'initialisation |
(Copier tous les services du niveau d'exécution default vers offline.) # cd /etc/runlevels/default # for service in *; do rc-update add $service offline; done (Supprimer les services superflus du niveau d'exécution offline.) # rc-update del net.eth0 offline (Afficher les services du niveau d'exécution offline.) # rc-update show offline (Affichage partiel :) acpid | offline domainname | offline local | offline net.eth0 | |
Même si net.eth0 a été retiré du niveau d'exécution offline, udev va quand même essayer de démarrer les interfaces qu'il détecte et lancer les services associés. C'est pourquoi vous devez ajouter les services réseaux que vous ne souhaitez pas voir démarrés au fichier /etc/conf.d/rc (cela est vrai pour tout autre service pouvant être lancé par udev) :
Exemple de code 5.3 : Désactiver un service démarré par une interface dans /etc/conf.d/rc |
RC_COLDPLUG="yes"
(Ensuite, spécifiez les services que vous ne souhaitez pas voir
démarrés automatiquement)
RC_PLUG_SERVICES="!net.eth0"
|
Note : Vous trouverez plus d'informations sur les services démarrés par les interfaces en consultant les commentaires du fichier /etc/conf.d/rc. |
Ensuite, modifiez la configuration de votre chargeur de démarrage pour y ajouter une nouvelle option pour le niveau offline. Par exemple, pour grub, modifiez /boot/grub/grub.conf :
Exemple de code 5.4 : Ajouter une entrée dans le menu de démarrage |
title Gentoo Linux Offline
root (hd0,0)
kernel (hd0,0)/kernel-2.4.25 root=/dev/hda3 softlevel=offline
|
Voilà, c'est terminé. Si vous redémarrez votre machine et que vous choisissez la nouvelle entrée, le niveau d'exécution offline sera utilisé au lieu du niveau default.
Vous pouvez aussi remplacer le niveau d'exécution « boot » avec l'option bootlevel exactement de la même façon qu'avec softlevel.
5.a. Variables d'environnement ?
Une variable d'environnement est un objet nommé qui contient des informations utilisées par une ou plusieurs applications. Beaucoup d'utilisateurs (particulièrement les nouveaux Linuxiens) trouvent que c'est un peu trop compliqué et ingérable. C'est bien sûr faux : en utilisant des variables d'environnement, on peut changer facilement la valeur d'une configuration pour une ou plusieurs applications.
Le tableau suivant liste un certain nombre de variables utilisées par le système Linux et décrit leur utilisation. Des exemples de valeurs seront présentés après le tableau.
| Variable | Description |
| PATH | Cette variable contient une liste de répertoires séparés par des deux-points dans lesquels le système cherche des fichiers exécutables. Si vous entrez le nom d'un exécutable (tel que ls, rc-update ou emerge), mais que cet exécutable n'est pas situé dans un des répertoires listés, votre système ne l'exécutera pas (tant que vous n'aurez pas spécifié le chemin complet avec ligne de commande, tel que /bin/ls). |
| ROOTPATH | Cette variable a la même fonction que PATH, mais celle-ci liste les répertoires qui doivent être parcourus lorsque l'utilisateur root entre une commande. |
| LDPATH | Cette variable contient une liste de répertoires séparés par des deux-points dans lesquels l'éditeur de liens dynamique cherche les bibliothèques. |
| MANPATH | Cette variable contient une liste de répertoires séparés par des deux-points dans lesquels la commande man cherche les pages man. |
| INFODIR | Cette variable contient une liste de répertoires séparés par des deux-points dans lesquels la commande info cherche les pages info. |
| PAGER | Cette variable contient le chemin vers le programme utilisé pour lister le contenu des fichiers (tel que less ou more). |
| EDITOR | Cette variable contient le chemin vers le programme utilisé pour éditer le contenu des fichiers (tel que nano ou vi). |
| KDEDIRS | Cette variable contient une liste de répertoires séparés par des deux-points qui contiennent les éléments spécifiques à KDE. |
| CONFIG_PROTECT | Cette variable contient une liste de répertoires séparés par des espaces qui doivent être préservés par Portage pendant les mises à jour. |
| CONFIG_PROTECT_MASK | Cette variable contient une liste de répertoires séparés par des espaces qui ne doivent pas être préservés par Portage pendant les mises à jour. |
Voici un exemple de définition de toutes ces variables :
Exemple de code 1.1 : Exemple de définitions |
PATH="/bin:/usr/bin:/usr/local/bin:/opt/bin:/usr/games/bin"
ROOTPATH="/sbin:/bin:/usr/sbin:/usr/bin:/usr/local/sbin:/usr/local/bin"
LDPATH="/lib:/usr/lib:/usr/local/lib:/usr/lib/gcc-lib/i686-pc-linux-gnu/3.2.3"
MANPATH="/usr/share/man:/usr/local/share/man"
INFODIR="/usr/share/info:/usr/local/share/info"
PAGER="/usr/bin/less"
EDITOR="/usr/bin/vim"
KDEDIRS="/usr"
CONFIG_PROTECT="/usr/X11R6/lib/X11/xkb /opt/tomcat/conf \
/usr/kde/3.1/share/config /usr/share/texmf/tex/generic/config/ \
/usr/share/texmf/tex/platex/config/ /usr/share/config"
CONFIG_PROTECT_MASK="/etc/gconf"
|
5.b. Définir des variables globalement
Pour centraliser les définitons de ces variables, la distribution Gentoo utilise le répertoire /etc/env.d. Dans ce répertoire, vous trouverez un certain nombre de fichiers tels que 00basic, 05gcc, etc. qui contiennent les variables requises par les applications mentionnées dans leurs noms.
Par exemple, quand vous installez gcc, un fichier nommé 05gcc est créé par l'ebuild et contient les définitions des variables suivantes :
Exemple de code 2.1 : /etc/env.d/05gcc |
PATH="/usr/i686-pc-linux-gnu/gcc-bin/3.2" ROOTPATH="/usr/i686-pc-linux-gnu/gcc-bin/3.2" MANPATH="/usr/share/gcc-data/i686-pc-linux-gnu/3.2/man" INFOPATH="/usr/share/gcc-data/i686-pc-linux-gnu/3.2/info" CC="gcc" CXX="g++" LDPATH="/usr/lib/gcc-lib/i686-pc-linux-gnu/3.2.3" |
Les autres distributions vous disent de changer ou d'ajouter ces variables d'environnement dans /etc/profile ou ailleurs. Par contre, Gentoo vous facilite la maintenance et l'administration de ces variables d'environnement, ce qui vous évite de vous soucier des nombreux fichiers qui peuvent contenir ces variables d'environnement. (Cela profite également au système Portage.)
Par exemple, lorsque gcc est mis à jour, le fichier /etc/env.d/05gcc est aussi mis à jour sans que l'utilisateur ne fasse quoi que se soit.
Cela n'est pas uniquement profitable à Portage, mais aussi à vous, en tant qu'utilisateur. Occasionnellement, vous serez amené à définir des variables d'environnement pour tout le système. Par exemple, avec la variable http_proxy. Au lieu de vous embêter avec /etc/profile, vous devez juste créer un fichier (/etc/env.d/99local) et y entrer vos définitions :
Exemple de code 2.2 : /etc/env.d/99local |
http_proxy="proxy.server.com:8080" |
En utilisant le même fichier pour toutes vos variables, vous avez une vue d'ensemble aisée de toutes les variables que vous avez définies.
Plusieurs fichiers dans /etc/env.d définissent la variable PATH. Ce n'est pas une erreur : quand vous lancez env-update, celui-ci concatènera les définitions avant de mettre à jour les variables d'environnement. Ainsi, il aide les paquets (et les utilisateurs) à ajouter leurs propres variables d'environnement sans interférer avec les valeurs déjà définies.
Le script env-update liste les valeurs des fichiers de /etc/env.d par ordre alphabétique. Les noms des fichiers dans /etc/env.d doivent commencer par deux chiffres décimaux.
Exemple de code 2.3 : Ordre de mise à jour par env-update |
00basic 99kde-env 99local
+-------------+----------------+-------------+
PATH="/bin:/usr/bin:/usr/kde/3.2/bin:/usr/local/bin"
|
Cette concaténation de définitions pour la même variable n'est réalisée que pour KDEDIRS, PATH, LDPATH, MANPATH, INFODIR, INFOPATH, ROOTPATH, CONFIG_PROTECT, CONFIG_PROTECT_MASK, PRELINK_PATH et PRELINK_PATH_MASK. Les autres variables reçoivent uniquement la dernière valeur définie.
Quand vous lancez env-update, le script crée toutes les variables d'environnement et les place dans /etc/profile.env (qui est utilisé par /etc/profile). Il extrait aussi les informations de la variable LDPATH et les utilise pour créer /etc/ld.so.conf. Après cela, il lance ldconfig pour créer le fichier /etc/ld.so.cache utilisé par l'éditeur de liens dynamique.
Si vous voulez connaitre le résultat de env-update immédiatement après son exécution, lancez la commande suivante pour mettre votre système à jour. Les utilisateurs qui ont installé Gentoo eux-même se souviendront surement que cela se trouvait dans les instructions d'installation :
Exemple de code 2.4 : Mettre l'environnement à jour |
# env-update && source /etc/profile
|
Note : La commande ci-dessus ne met à jour que les variables de votre terminal courant, des nouvelles consoles et leurs enfants. Donc, si vous êtes sous X11, vous devrez soit taper source /etc/profile dans chaque nouveau terminal ouvert, soit relancer X afin que la source des nouveaux terminaux possède les bonnes variables. Si vous utiliser un gestionnaire de session (xdm, kdm, gdm...), passez root et tapez /etc/init.d/xdm restart. Sinon, vous devrez vous déloguer et revenir dans X pour avoir les nouvelles variables. |
Important : Vous ne pouvez pas utiliser de variables d'environnement lors d'une définition de variable. C'est-à-dire que, par exemple, FOO="$BAR" (où $BAR est une autre variable) est interdit. |
5.c. Définir des variables localement
Vous n'avez pas toujours besoin de définir des variables d'environnement globalement. Par exemple, vous pourriez avoir besoin d'ajouter /home/my_user/bin et le répertoire courant (celui dans lequel l'utilisateur se trouve quand il lance une commande) à la variable PATH, mais vous ne voulez pas que les autres utilisateurs de votre système l'aient aussi dans PATH. Si vous voulez définir une variable d'environnement localement, vous devriez utiliser ~/.bashrc ou ~/.bash_profile :
Exemple de code 3.1 : Étendre PATH pour un usage local avec ~/.bashrc |
(Les deux-points à la fin sans répertoire à leur suite
ajoutent le répertoire courant automatiquement.)
PATH="${PATH}:/home/my_user/bin:"
|
Quand vous vous réidentifierez, votre variable PATH sera mise à jour.
Quelquefois, une définition plus spécifique est requise. Vous voudriez être capable d'utiliser des binaires d'un répertoire temporaire que vous avez créé sans utiliser le chemin complet ou éditer ~/.bashrc qui vous prendrait trop de temps.
Dans ce cas-ci, vous pouvez juste définir la variable PATH dans votre session courante en utilisant la commande export. Tant que vous ne vous serez pas déconnecté, la variable PATH utilisera la valeur temporaire.
Exemple de code 3.2 : Définir une variable d'environnement spécifique à une session |
# export PATH="${PATH}:/home/my_user/tmp/usr/bin"
|
1.a. Les fichiers utilisés par Portage
La configuration par défaut de Portage se trouve dans le fichier /etc/make.globals. Vous remarquerez que toute la configuration de Portage se fait grâce à des variables. Les variables et leur utilisation sont décrites ci-dessous.
Puisque certaines directives de configuration diffèrent d'une architecture à l'autre, Portage utilise aussi plusieurs fichiers de configuration qui font partie de votre profil. Le profil sélectionné est celui vers qui le lien /etc/make.profile/make.defaults pointe. La configuration de Portage réside dans les différents fichiers make.defaults situés dans l'arborescence qui mène au répertoire de votre profil. Nous aborderons les profils et le répertoire /etc/make.profile plus loin dans ce document.
Pour modifier une variable de configuration, ne modifiez ni le fichier /etc/make.globals, ni les fichiers make.defaults. Modifiez plutôt /etc/make.conf qui a priorité sur les autres fichiers. Vous trouverez aussi un fichier /usr/share/portage/config/make.conf.example, un fichier d'exemple que vous pouvez utiliser pour configurer votre propre /etc/make.conf.
Vous pouvez aussi définir ces variables dans votre environnement, mais nous ne recommandons pas cette pratique.
Informations spécifiques au profil
Nous avons déjà mentionné le répertoire /etc/make.profile. Ce n'est pas vraiment un répertoire, mais un lien symbolique vers un profil qui se trouve, par défaut, dans /usr/portage/profiles ; vous pouvez créer des profils ailleurs. Ce lien symbolique définit le profil utilisé par votre système.
Un profil contient des informations spécifiques pour chaque architecture telles que la liste des paquets qui forment un système de base, une liste de paquets qui ne fonctionnent pas ou qui sont masqués pour ce profil, etc.
Configuration par l'utilisateur
Pour influencer le comportement de Portage, vous devrez modifier des fichiers dans le répertoire /etc/portage. Il est vivement recommandé d'utiliser ces fichiers et de ne pas utiliser de variables d'environnement.
Vous pouvez créer les fichiers suivants dans le répertoire /etc/portage :
Ce ne sont pas forcément des fichiers. Vous pouvez choisir de créer des répertoires qui contiendraient un fichier par paquet. La page man contient plus d'information à propos de ce que l'on peut faire avec le répertoire /etc/portage et une liste exhaustive des fichiers qui influencent le comportement de Portage.
Exemple de code 1.1 : Lire la page man de Portage |
$ man portage
|
Déplacer les fichiers et les répertoires de Portage
Les fichiers de configuration mentionnés ci-dessus ne peuvent pas se trouver ailleurs. Portage les recherche toujours au même endroit. Cependant, Portage peut être configuré pour utiliser d'autres répertoires pour certains fichiers : le répertoire temporaire d'installation, les sources, l'arbre Portage, etc.
Par défaut, tous ces fichiers sont stockés dans des répertoires bien connus, mais ils peuvent être stockés ailleurs en fonction de variables définies dans le fichier /etc/make.conf. Ce qui suit est consacré aux différents répertoires utilisés par Portage et à la methode à utiliser pour les déplacer.
Ce document n'est pas une liste exhaustive de tous les répertoires disponibles. Cette liste est disponible dans les pages man de Portage et de make.conf :
Exemple de code 1.2 : Lire les pages man de Portage et de make.conf |
$ man portage $ man make.conf |
1.b. Emplacemements des fichiers
Le répertoire par défaut pour l'arbre Portage est /usr/portage. La variable PORTDIR peut être utilisée pour définir un autre emplacement. N'oubliez pas de rediriger le lien symbolique /etc/make.profile vers le répertoire ad hoc.
Si vous redéfinissez la variable PORTDIR, vous devriez sans doute redéfinir les variables PKGDIR, DISTDIR et RPMDIR, car elles ne prendront pas la valeur de PORTDIR en compte.
Portage peut également utiliser des paquets précompilés lors des installations, bien que cette fonctionnalité soit désactivée par défaut. Les paquets précompilés sont placés dans le répertoire défini par la variable PKGDIR, qui vaut /usr/portage/packages par défaut.
Le code source des applications est conservé dans /usr/portage/distfiles. Cet emplacement est défini par la variable DISTDIR.
Le cache de Portage (contient les dates de modification, les paquets virtuels, les informations de dépendance...) est stocké dans /var/cache/edb. Ce n'est vraiment qu'un cache : vous pouvez l'effacer à un moment donné si vous n'utilisez pas Portage à ce moment-là.
Portage stocke l'état de votre système (quels paquets sont installés, quels fichiers appartiennent à quel paquet...) dans /var/db/pkg. Ne modifiez pas ces fichiers à la main ! Cela pourrait complètement déboussoler Portage vis-à-vis de votre système.
Portage sauve ses fichiers temporaires dans /var/tmp par défaut. La variable PORTAGE_TMPDIR définit cet emplacement.
Si vous redéfinissez la variable PORTAGE_TMPDIR, vous devriez aussi redéfinir BUILD_PREFIX, car elle ne tient pas compte du changement automatiquement.
Portage crée un répertoire de compilation pour chaque paquet dans le répertoire /var/tmp/portage. Cet emplacement est défini par la variable BUILD_PREFIX.
Localisation du système de fichiers principal
Par défaut, Portage installe tous les fichiers sur le système de fichiers courant (/), mais il peut copier les fichiers ailleurs si vous redéfinissez la variable ROOT. Cela peut être utile si vous voulez construire des nouvelles images d'installation pour d'autres systèmes.
1.d. Fonctions de journalisation des événements
Portage peut journaliser les messages des événements relatifs aux ebuilds en utilisant un fichier pour chaque ebuild, mais uniquement si la variable PORT_LOGDIR correspond à un répertoire dans lequel Portage peut écrire (l'utilisateur portage doit disposer des permissions nécessaires). Par défaut, cette variable n'est pas définie. Si PORT_LOGDIR n'est pas définie, vous ne recevrez pas les messages des événements relatifs à la construction des paquets avec le système de journal actuel, mais vous devriez en recevoir quelques-uns avec le nouveau système appelé elog. Si PORT_LOGDIR est définie et que vous utilisez elog, vous recevrez à la fois les messages de construction et tous ceux qui sont sauvegardés par elog, comme expliqué plus loin.
Portage propose un contrôle fin de la tenue du journal des événements via elog :
Important : Si vous utilisiez enotice avec Portage-2.0.*, vous devez le désinstaller complétement car enotice est incompatible avec elog. |
Portage peut être configuré grâce à de nombreuses variables que vous définissez dans le fichier /etc/make.conf. Vous trouverez une description complète de ces variables dans la page man de make.conf. Pour la consulter, faites :
Exemple de code 1.1 : Lire la page man de make.conf |
$ man make.conf
|
2.b. Options relatives à la compilation
Les options de configuration et de compilation
Quand Portage compile une application, il passe les variables suivantes au script de configuration et au compilateur :
La variable USE est aussi utilisée par les processus de configuration et de compilation et a déjà été documentée dans des chapitres précédents.
Quand Portage a fini d'intégrer une nouvelle version d'un paquet au système, il supprime les fichiers des versions précédentes. Portage attend cinq secondes avant de supprimer ces fichiers. Ce délai est paramétrable grâce à la variable CLEAN_DELAY.
Vous pouvez aussi configurer emerge pour qu'il se lance systématiquement accompagné de certaines options en configurant la variable EMERGE_DEFAULT_OPTS. Cela peut-être utile pour des options comme --ask, --verbose et --tree par exemple.
2.c. Protection des fichiers de configuration
Portage remplace les fichiers des anciennes versions des logiciels par ceux des nouvelles versions qu'il installe sauf si ceux-ci se trouvent dans un répertoire protégé. La liste de ces répertoires est définie par la variable CONFIG_PROTECT. Les répertoires sont séparés par des espaces. Ceux-ci sont généralement des répertoires qui accueillent des fichiers de configuration.
Un fichier qui devrait être installé dans un répertoire protégé est renommé et l'utilisateur est averti de la présence d'un nouveau fichier de configuration.
Vous pouvez afficher la liste des répertoires protégés avec la commande emerge --info :
Exemple de code 3.1 : Afficher la variable CONFIG_PROTECT |
$ emerge --info | grep 'CONFIG_PROTECT='
|
La section CONFIGURATION FILES de la page man d'emerge contient plus d'informations à propos de la proctection des fichiers de configuration par Portage :
Exemple de code 3.2 : Afficher l'aide de Portage sur la protection des fichiers |
$ man emerge
|
Vous pouvez exclure certains répertoires de cette protection en les définissant dans la variable CONFIG_PROTECT_MASK.
2.d. Options de téléchargement
Quand Portage a besoin de fichiers qui ne sont pas sur votre machine, il essaie de les télécharger. Les serveurs qu'il contacte sont définis dans les variables suivantes :
Une troisième variable contient le nom du serveur que Portage contacte quand il doit synchroniser son arbre :
Les variables GENTOO_MIRRORS et SYNC peuvent être définies automatiquement par le programme mirrorselect. Vous devez l'installer avec la commande emerge mirrorselect si vous comptez l'utiliser. Vous pouvez consulter l'aide de mirrorselect avec la commande suivante :
Exemple de code 4.1 : Plus d'information sur mirrorselect |
# mirrorselect --help
|
Si vous devez utiliser un serveur mandataire (« proxy server »), vous devez définir son nom dans les variables http_proxy, ftp_proxy et RSYNC_PROXY.
Quand Portage doit télécharger les sources d'un paquet, il utilise wget par défaut. Vous pouvez lui faire utiliser une autre commande grâce à la variable FETCHCOMMAND.
Portage est capable de reprendre un téléchargement interrompu. Il utilise aussi la commande wget par défaut, mais vous pouvez changer cela grâce à la variable RESUMECOMMAND.
Veuillez vérifier que les commandes que vous définissez dans les variables FETCHCOMMAND et RESUMECOMMAND sauvent les fichiers téléchargés à la bonne place. Utilisez les valeurs \${URI} et \${DISTDIR} pour indiquer respectivement l'origine des sources et le répertoire dans lequel les enregistrer.
Vous pouvez même définir des commandes spécifiques par protocole grâce aux variables FETCHCOMMAND_HTTP, FETCHCOMMAND_FTP, RESUMECOMMAND_HTTP, RESUMECOMMAND_FTP.
Vous ne pouvez pas utiliser une autre commande que rsync pour mettre l'arbre Portage à jour, mais vous pouvez configurer cette commande avec les variables suivantes :
Pour plus d'informations sur toutes les options disponibles, référez-vous à la page du manuel rsync.
Vous pouvez définir la branche à utiliser avec la variable ACCEPT_KEYWORDS. La valeur par défaut est la branche stable pour votre architecture. Vous trouverez plus de détails à ce sujet dans le chapitre suivant.
Vous pouvez activer certaines fonctionnalités de Portage grâce à la variable FEATURES. Celles-ci ont déjà été abordées dans des chapitres précédents tels que Portage et ses fonctionnalités.
La variable PORTAGE_NICENESS permet de réduire ou d'augmenter la valeur « nice » avec laquelle Portage s'exécute. La valeur de PORTAGE_NICENESS est ajoutée à la valeur « nice » en cours. Cette valeur permet de rendre le processus de compilation plus ou moins prioritaire. Une valeur élevée rend Portage moins prioritaire par rapport aux autres processus et laisse le système plus disponible.
Pour plus d'information à propos de nice, veuillez consulter sa page man :
Exemple de code 6.1 : La page man de nice |
$ man nice
|
La variable NOCOLOR, dont la valeur par défaut est « false », indique à Portage de ne pas utiliser de couleurs dans son affichage.
La variable ACCEPT_KEYWORDS définit quelle branche vous voulez utiliser. La valeur par défaut est la branche stable pour votre architecture, par exemple x86.
Il est recommandé de n'utiliser que la branche stable. Cependant, si la stabilité des logiciels n'est pas votre première préoccupation ou si vous souhaitez aider Gentoo et envoyer des rapports de bogues sur http://bugs.gentoo.org, alors lisez ce qui suit.
Si vous désirez utiliser les versions les plus récentes des logiciels, vous pouvez envisager de passer à la branche de test. Pour cela, ajoutez un ~ (tilde) devant le nom de votre architecture.
La branche de test désigne exactement ce que son nom indique - Test. Si un paquet appartient à cette branche, cela signifie que les développeurs pensent qu'il est fonctionnel mais qu'il n'a pas été suffisamment testé. Vous pouvez très bien être le premier à découvrir un bogue sur le paquet, auquel cas vous devriez remplir un rapport de bogue pour que les développeurs soient au courant du problème.
Si vous décidez d'utiliser cette branche de test, attendez-vous à rencontrer des problèmes de stabilité, des paquets imparfaits, notamment en ce qui concerne les dépendances, des mises à jour fréquentes et donc beaucoup de compilations, voire des paquets qui cessent de fonctionner. Si vous ne maitrisez pas Gentoo ou si vous ne savez pas comment résoudre les problèmes éventuels, il est fortement recommandé de vous en tenir à la branche stable.
Par exemple, pour utiliser la branche de test sur une machine x86, modifiez le fichier /etc/make.conf comme suit :
Exemple de code 1.1 : Modifier la variable ACCEPT_KEYWORDS |
ACCEPT_KEYWORDS="~x86" |
Si vous mettez votre système à jour maintenant, vous constaterez que beaucoup de paquets vont être mis à jour. Veuillez noter qu'une fois passé à la branche de test, il est pratiquement impossible de revenir à la branche stable.
L'emplacement package.keywords
Il est possible d'indiquer à Portage d'utiliser les versions de test pour certains paquets tout en restant dans la branche stable. Pour cela, ajoutez le nom du paquet dont vous voulez la version instable et sa catégorie dans le fichier /etc/portage/package.keywords. Vous pouvez aussi créer un répertoire (du même nom) et lister les paquets dans des fichiers contenus dans ce répertoire. Par exemple, pour utiliser la version instable de gnumeric, ajoutez :
Exemple de code 2.1 : Ajouter gnumeric dans /etc/portage/package.keywords, ligne complète |
app-office/gnumeric ~x86 |
Si vous voulez tester une version donnée, mais ne voulez pas que Portage mette cette version à jour par la suite, vous pouvez spécifier le numéro de version désiré dans l'emplacement /etc/portage/package.keywords avec l'opérateur =. Il est également possible de spécifier une plage de versions avec les opérateurs <=, <, > ou >=.
Si vous spécifiez un numéro de version, vous devez utiliser un opérateur. Sans numéro de version, vous ne pouvez pas utiliser d'opérateur.
Dans l'exemple suivant, demandons à Portage d'accepter la version 1.2.13 de gnumeric :
Exemple de code 2.2 : Utiliser une version de test précise de gnumeric |
=app-office/gnumeric-1.2.13 ~x86 |
3.c. Utiliser des paquets masqués
Les développeurs Gentoo ne fournissent aucun support pour l'utilisation de cet emplacement. Faites très attention quand vous l'utilisez. Les demandes de support concernant package.unmask et/ou package.mask ne seront pas considérées. Vous aurez été prévenu.
Si un paquet a été masqué par les développeurs Gentoo et que vous voulez l'installer malgré les raisons précisées dans le fichier package.mask (par défaut dans le répertoire /usr/portage/profiles), ajoutez exactement la même ligne dans le fichier /etc/portage/package.unmask (ou dans un fichier de ce répertoire, si c'est un répertoire).
Par exemple, si =net-mail/hotwayd-0.8 a été masqué, vous pouvez le rendre disponible en ajoutant la même ligne dans l'emplacement package.unmask :
Exemple de code 3.1 : Exemple de /etc/portage/package.unmask |
=net-mail/hotwayd-0.8 |
Si vous voulez empêcher Portage d'installer un paquet ou une version particulière d'un paquet, vous pouvez ajouter son nom dans l'emplacement /etc/portage/package.mask (soit dans ce fichier, soit dans un fichier qui appartient à ce répertoire, s'il en est).
Par exemple, pour empêcher Portage d'installer des sources de noyaux plus récentes que gentoo-sources-2.6.8.1, ajoutez la ligne suivante dans l'emplacement package.mask :
Exemple de code 3.2 : Exemple de /etc/portage/package.mask |
>sys-kernel/gentoo-sources-2.6.8.1 |
L'outil dispatch-conf vous aide à intégrer les fichiers ._cfg0000_<nom>. Les fichiers ._cfg0000_<nom> sont créés par Portage quand un nouveau fichier devrait en remplacer un autre dans un répertoire protégé par la variable CONFIG_PROTECT.
Le programme dispatch-conf permet de garder une trace des modifications apportées à vos fichiers de configuration. En effet, il stocke les différences grâce au système de contrôle de versions RCS. Cela signifie que si vous faites une erreur en modifiant un fichier de configuration, vous avez la possibilité de revenir en arrière à tout moment.
Lorsque vous utilisez dispatch-conf pour mettre à jour un fichier, vous avez le choix de le garder intact, de le remplacer par sa version mise à jour, de le modifier directement ou d'intégrer les différences interactivement entre la version actuelle et sa mise à jour. dispatch-conf peut même :
Commencez par éditer le fichier /etc/dispatch-conf.conf et par créer le répertoire défini par la variable « archive-dir ».
Exemple de code 1.1 : Exécuter dispatch-conf |
# dispatch-conf
|
dispatch-conf va vous proposer chaque fichier de configuration ayant été modifié, un par un. Pressez u (update) pour remplacer le fichier actuel par sa mise à jour et continuer avec le fichier suivant. Pressez z pour « zapper » (supprimer) cette mise à jour et continuer avec le fichier suivant. Lorsque vous aurez traité tous les fichiers, dispatch-conf terminera. Vous pouvez également presser q à n'importe quel moment pour quitter.
Pour plus d'informations, allez donc voir la page man de dispatch-conf. Elle vous dira comment intégrer les différences une par une entre une mise à jour et le fichier actuel, comment éditer la mise à jour avant de remplacer la version actuelle, comment voir les différences entre les deux, etc.
Exemple de code 1.2 : Lire la page man de dispatch-conf |
$ man dispatch-conf
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Vous pouvez aussi utiliser etc-update pour mettre à jour vos fichiers de configuration. Il n'est pas aussi simple d'utilisation que dispatch-conf, il contient moins de fonctionnalités, mais il peut intégrer les différences d'une manière interactive et peut aussi s'occuper automatiquement des mises à jour triviales.
Par contre, à la différence de dispatch-conf, etc-update ne garde pas l'historique des modifications des fichiers. Une fois qu'un fichier est modifié, l'ancienne version est irrécupérable. Alors, soyez très prudent, l'utilisation d'etc-update est significativement moins sure que celle de dispatch-conf.
Exemple de code 2.1 : Démarrer etc-update |
# etc-update
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Après avoir intégré les modifications triviales, le programme affiche une liste des fichiers protégés qui n'ont pas été remplacés et pour lesquels une mise à jour est peut-être souhaitable. Les choix suivants sont indiqués au bas de la liste :
Exemple de code 2.2 : Menu etc-update |
Please select a file to edit by entering the corresponding number.
(-1 to exit) (-3 to auto merge all remaining files)
(-5 to auto-merge AND not use 'mv -i'):
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Si vous entrez -1, etc-update quitte et ne change rien aux fichiers qui restent dans la liste. Si vous entrez -3 ou-5, tous les fichiers seront remplacés par les nouvelles versions. Il est donc très important de sélectionner les fichiers qui ne doivent pas être remplacés automatiquement avant de choisir cette option. Il suffit d'entrer le numéro du fichier dans la liste.
Par exemple, si vous sélectionnez le fichier /etc/pear.conf :
Exemple de code 2.3 : Mettre un fichier de configuration à jour |
Beginning of differences between /etc/pear.conf and /etc/._cfg0000_pear.conf
[...]
End of differences between /etc/pear.conf and /etc/._cfg0000_pear.conf
1) Replace original with update
2) Delete update, keeping original as is
3) Interactively merge original with update
4) Show differences again
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Vous pouvez voir les différences entre le fichiers. Si vous pensez que la nouvelle version peut être utilisée sur votre système, tapez 1. Si vous pensez que la nouvelle version n'apporte rien qui ne vous soit utile ou qu'elle n'est pas nécessaire, tapez 2. Si vous voulez intégrer des parties de la nouvelle version de façon interactive, tapez 3.
Pendant l'intégration interactive, vous devez choisir entre les anciennes et les nouvelles lignes. Les commandes suivantes vous permettent d'indiquer votre choix :
Exemple de code 2.4 : Commandes disponibles pendant l'intégration interactive |
ed: Modifier et garder les deux versions avec un en-tête. eb: Modifier et garder les deux versions. el: Modifier et garder la version de gauche. er: Modifier et garder la version de droite. e: Saisir une nouvelle version. l: Garder la version de gauche. r: Garder la version de droite. s: Garder les deux lignes, sans commentaire. v: Garder les deux lignes, avec commentaire. q: Quitter. |
Après avoir traité les fichiers que vous jugez importants, vous pouvez laisser Portage intégrer les fichiers restants. Le programme etc-update n'insistera pas s'il n'y a plus de fichiers à intégrer.
Le programme quickpkg permet de créer un paquet binaire à partir d'un paquet qui est déjà installé sur votre système. Un tel paquet binaire peut être réinstallé sans devoir le recompiler. Il suffit de taper la liste des paquets à construire.
Par exemple, pour créer des paquets binaires pour curl, arts et procps :
Exemple de code 3.1 : Exemple d'utilisation de quickpkg |
# quickpkg curl arts procps
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Les paquets seront placés dans le répertoire $PKGDIR/All (/usr/portage/packages/All par défaut) et des liens symboliques vers ceux-ci seront créés dans $PKGDIR/<catégorie>.
5.a. Utiliser un sous-ensemble de l'arbre Portage
Exclure des paquets ou des catégories
Vous pouvez mettre certains paquets ou certaines catégories à jour et en ignorer d'autres. Portage fait exclure ces catégories ou paquets par la commande rsync qu'il utilise pour l'action emerge --sync.
Dans /etc/make.conf, la variable PORTAGE_RSYNC_EXTRA_OPTS doit définir le nom du fichier qui contient les filtres d'exclusion.
Exemple de code 1.1 : Définir le fichier qui contient les filtres d'exclusion dans /etc/make.conf |
PORTAGE_RSYNC_EXTRA_OPTS="--exclude-from=/etc/portage/rsync_excludes" |
Exemple de code 1.2 : Exclure tous les jeux dans /etc/portage/rsync_excludes |
games-*/* |
Veuillez remarquer que cela peut causer des problèmes dans la gestion des dépendances puisque de nouveaux paquets pourraient dépendre de paquets que vous avez exclus.
5.b. Ajouter des ebuilds non officiels
Définir un répertoire superposé
Portage peut utiliser des ebuilds qui ne se trouvent pas dans l'arbre Portage de Gentoo. Pour cela, créez un répertoire, par exemple /usr/local/portage, dans lequel vous pourrez copier des ebuilds d'origines diverses. Vous devrez utiliser la même structure que pour l'arbre officiel.
Ensuite, définissez la variable PORTDIR_OVERLAY dans le fichier /etc/make.conf et attribuez-lui le nom du répertoire que vous avez créé. Portage utilisera alors les ebuilds qui se trouvent dans ce répertoire, mais ne les modifiera pas lors de l'opération de synchronisation emerge --sync.
Utiliser plusieurs sur-couches
Les utilisateurs avancés ont parfois besoin de conserver plusieurs répertoires superposés, par exemple pour des ebuilds en test ou des arbres d'origines diverses. Le paquet app-portage/gentoolkit-dev contient l'outil gensync qui permet de maintenir ces répertoires à jour.
L'outil gensync permet de mettre tous les répertoires superposés à jour en une seule opération. À chaque répertoire doit correrspondre un fichier .syncsource dans le répertoire /etc/gensync/ qui contient son nom, son emplacement, son identifiant, etc.
Supposons que vous avez deux répertoires superposés appelés java (pour vos développements d'ebuils java) et entapps (pour les ebuilds utilisés dans votre entreprise). Vous pouvez mettre vos répertoires à jour avec la commande suivante :
Exemple de code 2.1 : Mettre vos répertoires Portage superposés à jour avec gensync |
# gensync java entapps
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5.c. Paquets gérés hors de Portage
Utiliser Portage avec des paquets gérés manuellement
Dans certains cas, vous voudrez peut-être configurer, installer et maintenir des paquets vous-même sans que Portage ne s'en mêle même si le paquet est disponible dans l'arbre Portage. Des cas typiques sont le noyau et les pilotes nvidia. Vous pouvez configurer Portage pour qu'il sache que certains paquets ont été installés manuellement. On appelle cela « injecter un paquet » et cela se fait grâce au fichier /etc/portage/profile/package.provided.
Par exemple, pour informer Portage que vous avez installé le noyau gentoo-sources-2.6.11.6 manuellement, ajoutez la ligne suivante au fichier /etc/portage/profile/package.provided :
Exemple de code 3.1 : Une ligne dans package.provided |
sys-kernel/gentoo-sources-2.6.11.6 |
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