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2. Configuration avancée
Table des matières :
2.a. Configuration avancée
La variable config_eth0 est le cœur de la configuration d'une interface.
Sa valeur est une liste d'instructions de haut niveau pour configurer une
interface (eth0 dans notre cas). Chaque commande de la liste
d'instructions est exécutée séquentiellement. L'interface est considérée active
si au moins une commande marche.
Voici une liste des instructions intégrées :
| Commande |
Description |
| null |
Ne fait rien. |
| noop |
Si l'interface est active et possède une adresse, alors annule sa
configuration en renvoyant un code de succès.
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| Une adresse IPv4 ou IPv6 |
Ajoute l'adresse à l'interface. |
dhcp, adsl ou apipa
(ou bien une commande personnalisée venant d'une module tiers)
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Exécute le module qui fournit la commande. Par exemple, dhcp
exécutera un module qui fournit le DHCP, ce qui peut être dhcpcd,
dhclient ou pump.
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Si une commande échoue, vous pouvez spécifier une commande de secours. Celle-ci
doit correspondre exactement à la structure de configuration.
Vous pouvez enchainer ces commandes ensemble. Voici quelques vrais
exemples :
Exemple de code 1.1 : exemples de configuration |
config_eth0="192.168.0.2/24
192.168.0.3/24
192.168.0.4/24"
config_eth0="192.168.0.2/24
4321:0:1:2:3:4:567:89ab
4321:0:1:2:3:4:567:89ac"
config_eth0="noop
dhcp"
fallback_eth0="null
apipa"
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Note :
lorsque vous utilisez le module ifconfig pour ajouter plusieurs
adresses, un alias d'interface est alors créé pour chaque adresse
supplémentaire. Donc, avec les deux exemples précédents, vous obtiendrez
eth0, eth0:1 et eth0:2. Vous ne pouvez rien faire de
particulier avec ces interfaces car le noyau et les applications considèreront
eth0:1 et eth0:2 comme n'étant juste qu'eth0.
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Important :
l'ordre des commandes de secours est très important ! En effet, si nous
n'avions pas spécifié la commande null, alors la commande apipa
n'aurait seulement été lancée qu'en cas d'échec de la commande noop.
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Note :
APIPA et
DHCP seront expliqués plus tard.
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2.b. Dépendance du réseau
Les scripts de démarrage du répertoire /etc/init.d/ peuvent
dépendre d'une interface réseau particulière ou simplement de net.
Toutes les interfaces réseau dans le système d'initialisation de Gentoo
fournissent ce qui est appelé net.
Si rc_depend_strict="YES" est renseigné dans /etc/rc.conf,
alors toutes les interfaces réseau qui fournissent net doivent être actives
avant qu'une dépendance sur "net" soit satisfaite. Autrement dit, si vous
avez net.eth0 et net.eth1 et un script
d'initialisation qui dépend de "net", alors les deux doivent être actives.
À l'inverse, si rc_depend_strict="NO" est renseigné, alors la
dépendance sur "net" est résolue dès lors qu'une interface réseau est activée.
Mais comment fait-on si net.br0 dépend de net.eth0 et
de net.eth1 ? net.eth1 peut être une interface
wifi ou bien une connexion ppp qui nécessite une configuration avant de pouvoir
être ajouté au pont réseau. Nous ne pouvons régler ce problème dans
/etc/init.d/net.br0 puisque c'est un lien symbolique vers
net.lo.
La solution est de définir un paramètre rc_need_ dans
/etc/conf.d/net.
Exemple de code 2.1 : les dépendances de net.br0 dans /etc/conf.d/net |
rc_need_br0="net.eth0 net.eth1"
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Ce paramètre seul n'est pas suffisant. Les scripts d'initialisation réseau
de Gentoo utilisent une dépendance virtuelle nommée net pour informer
le système que le réseau est disponible. Dans le cas présent, il est évident
que le réseau doit être marqué disponible quand net.br0 est
actif et non pas quand les autres le sont. Nous allons également renseigner
cela dans le fichier /etc/conf.d/net :
Exemple de code 2.2 : mise à jour des dépendances virtuelles pour le réseau |
rc_net_lo_provide="!net"
rc_net_eth0_provide="!net"
rc_net_eth1_provide="!net"
|
Pour une explication plus détaillée des dépendances, veuillez consulter la
section Écrire un script
d'initialisation du Manuel Gentoo. Plus d'informations sur
/etc/rc.conf sont disponibles sous forme de commentaires
à l'intérieur du fichier.
2.c. Noms et valeurs des variables
Le nom des variables est dynamique. En principe, il suit le schéma
variable_${interface|mac|essid|apmac}. Par exemple, la variable
dhcpcd_eth0 contient la valeur des options dhcpcd pour eth0 et
dhcpcd_essid contient la valeur des options dhcpcd pour quand une
interface se connecte à l'ESSID essid.
Cependant, il n'y a pas de règle pure et simple stipulant que les noms
d'interface doivent être de la forme ethX. En fait, de nombreuses interfaces
sans fil ont des noms tels que wlanX, raX ou encore ethX. Aussi, les interfaces
définies par l'utilisateur, telles que les ponts réseaux, peuvent avoir
n'importe quel nom, foo par exemple. Pour rendre la vie encore
plus intéressante, les bornes d'accès wifi peuvent avoir des noms qui
contiennent des caractères non alphanumériques (c'est important car vous pouvez
configurer les paramètres réseaux en fonction de l'ESSID)...
Le problème, dans tout ceci, c'est que Gentoo utilise des variables Bash pour
gérer le réseau... et Bash ne peut rien utiliser d'autre que les caractères alphanumériques
anglais. Pour contourner cette limitation, nous transformons tout caractère qui
n'est pas un caractère alphanumérique anglais en un _.
Un autre problème de Bash est le contenu des variables : certains
caractères doivent être échappés. Ceci se fait en ajoutant un antislash
\ devant chacun de ces caractères. Les caractères qui doivent
être échappés sont ", ' et \.
Dans cet exemple, nous utilisons un ESSID wifi car ils peuvent contenir un
ensemble plus large de caractères. Disons que nous devons utiliser l'ESSID
Mon "\ rézo :
Exemple de code 3.1 : exemple de nom de variable |
dns_domain_Mon____r_zo="Mon \"\\ rézo"
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2.d. Nommage des interfaces réseau
Comment ça marche ?
Les noms des interfaces réseau ne sont pas choisis arbitrairement : le noyau Linux et le gestionnaire de périphériques (la plupart des système utilisent udev comme gestionnaire de périphériques bien que d'autres existent) choisissent le nom de l'interface en fonction de règles bien définies.
Quand une interface est détectée sur un système, le noyau Linux rassemble les données nécessaires sur cette carte. Ceci inclut :
-
le nom enregistré (sur l'interface elle-même) de la carte, qui sera par la suite noté comme étant le paramètre ID_NET_NAME_ONBARD ;
-
le connecteur sur lequel la carte est enfichée qui sera par la suite noté comme étant le paramètre ID_NET_NAME_SLOT ;
-
le chemin via lequel la carte est accessible, qui sera par la suite noté comme étant le paramètre ID_NET_NAME_PATH ;
-
l'adresse MAC (fournie par le fabricant) de la carte, qui sera par la suite noté comme étant le paramètre
the ID_NET_NAME_MAC ;
Sur la base de ces informations, le gestionnaire de périphériques décide du nom à attribuer à l'interface sur le système. Par défaut, il utilise le premier des paramètres cités ci-dessus qu'il rencontre. Par exemple, s'il rencontre ID_NET_NAME_ONBOARD et que ce dernier vaut eno1, alors l'interface sera appelée eno1.
Si vous connaissez le nom de votre interface, vous pouvez lire les paramètres associès avec la commande udevadm:
Exemple de code 4.1 : lire les informations de la carte interface |
# udevadm test-builtin net_id /sys/class/net/enp3s0 2>/dev/null
ID_NET_NAME_MAC=enxc80aa9429d76
ID_OUI_FROM_DATABASE=Quanta Computer Inc.
ID_NET_NAME_PATH=enp3s0
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Comme le premier paramètre rencontrés des trois paramètres est
ID_NET_NAME_PATH , c'est cette valeur qui est utilisée comme nom de l'interface. Si aucun paramètre n'est trouvé, le système en revient aux noms fournis par le noyau (eth0, eth1, etc.)
Utilisation du nommage traditionnel du noyau
Avant ce changement, les cartes interfaces réseau étaient nommées par le noyau Linux lui-même, selon l'ordre de chargement des pilotes (parmi d'autres, vraisemblablement plus obscures, raisons). Ce comportement peut toujours être activé en positionnant l'option de démarrage
net.ifnames=0 dans le chargeur de démarrage.
Une autre manière de désactiver ce comportement (et de revenir ainsi au nommage traditionnel par le noyau) est de créer une règle udev vide nommée
80-net-name-slot.rules qui écrasera alors la règle par défaut fournie (avec le même nom) ; règle qui prend en charge le nommage des interfaces réseau.
Exemple de code 4.2 : écraser le principe de nommage des interfaces réseau |
# ln -s /dev/null /etc/udev/rules.d/80-net-name-slot.rules
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Utilisation de vos propres noms
L'idée maîtresse à la base du changement du système de nommage n'est pas de semer la confusion dans l'esprit de l'utilisateur, mais de rendre les changements plus faciles. Supposons que vous ayez deux cartes d'interface appeléer eth0 et eth1. L'une est prévue pour l'accès au réseau par câble, tandis que l'autre est prévue pour un accès sans fil. Avec la prise en charge du nommage des interfaces, vous pouvez les appeler lan0 (câblée) et wifi0 (sans fil) - c'est mieux de ne pas utiliser les noms habituels tels que eth* et wlan* car ceux-ci peuvent encore entrer en conflit avec les noms que vous proposerez.
Tout ce que vous devez faire, c'est trouver les paramètres des cartes et utiliser cette information pour définir votre propre règle de nommage :
Exemple de code 4.3 : définir le nom lan0 pour l'interface courante eth0 |
# udevadm test-builtin net_id /sys/class/net/eth0 2>/dev/null
ID_NET_NAME_MAC=enxc80aa9429d76
ID_OUI_FROM_DATABASE=Quanta Computer Inc.
# vim /etc/udev/rules.d/70-net-name-use-custom.rules
SUBSYSTEM=="net", ACTION=="add", ENV{ID_NET_NAME_MAC}=="enxc80aa9429d76", NAME="lan0"
SUBSYSTEM=="net", ACTION=="add", ENV{ID_NET_NAME_PATH}=="enp3s0", NAME="wifi0"
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Comme les règles sont appelées avant la règle par défaut (elles sont en fait appelées dans l'ordre alphabétique, ainsi 70 est appelée avant 80) les noms fournis par le fichier de règles seront utilisés à la place des noms fournis par défaut. Le numéro alloué à un fichier devrait être entre 76 et 79 (les variables d'environnement sont définies par un début de règle et commencent par 75 alors que la solution de repli du nommage est définie par une règle numérotée 80).
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