1.  Information sur le système de fichiers

Qu'est-ce que fstab ?

Sous Linux, toutes les partitions utilisées par le système doivent être listées dans /etc/fstab. Ce fichier contient l'information relative aux points de montage de ces partitions (où elles se situent dans le système de fichiers de Linux), la façon dont elles sont montées (décrite par des options spéciales) et les circonstances de leur montage (qui peut être automatique ou non, sous le contrôle des utilisateurs ou non, etc.). (N.D.T. : Bien que l'on emploie fréquemment l'expression « monter une partition », il serait plus exact de dire que l'on monte le système de fichiers présent sur la partition et non pas la partition elle-même).

Créer /etc/fstab

/etc/fstab emploie une syntaxe particulière. Chaque ligne contient six champs séparés par des blancs (une ou plusieurs espaces ou tabulations ou encore un mélange d'espaces et de tabulations). Chaque champ a une signification particulière :

Important : Vous devez modifier le fichier /etc/fstab qui a été installé par Gentoo, car celui-ci n'est qu'un exemple et votre système ne démarrera pas si vous le laissez tel quel. Ouvrez nano (ou votre éditeur favori) pour créer votre /etc/fstab :

Exemple de code 1.1 : Ouvrir /etc/fstab

# nano -w /etc/fstab

Ajoutez les règles qui correspondent à votre schéma de partitions ainsi que pour vos lecteurs de CD-ROM, et, si vous en avez, pour vos disques et partitions supplémentaires.

Maintenant, servez-vous de l'exemple ci-dessous pour créer votre /etc/fstab :

L'option auto indique à mount de tenter de deviner le type du système de fichiers (ce qui est recommandé pour les périphériques amovibles puisqu'ils peuvent contenir différents types de systèmes de fichiers). L'option user permet aux utilisateurs (autres que root) de monter le système de fichiers (en l'occurence celui présent sur le CD-ROM).

Afin d'améliorer les performances, la plupart des utilisateurs devraient ajouter l'option noatime au champ options de montage, ce qui donnera un système plus rapide puisque les temps d'accès ne seront pas consignés. De toute façon, vous n'en avez généralement pas besoin.

Relisez votre /etc/fstab, sauvegardez, puis quittez l'éditeur.

1.  Information réseau

Nom d'hôte, nom de domaine, etc.

Une des choses que chaque utilisateur doit faire est nommer son PC. Cela peut sembler aisé, mais de nombreux utilisateurs ont bien du mal à trouver un nom approprié pour leur PC Linux. Afin d'accélérer les choses, dites-vous que le nom que vous choisissez maintenant pourra être changé plus tard. Si vous êtes embêté, nommez temporairement votre système tux et choisissez homenetwork comme nom de domaine.

Exemple de code 1.1 : Définir le nom d'hôte

# nano -w /etc/conf.d/hostname
(Attribuez le nom de votre machine à la variable HOSTNAME.)
HOSTNAME="tux"

Ensuite, si vous avez besoin d'un nom de domaine, définissez-le dans /etc/conf.d/net. Vous avez besoin d'un nom de domaine uniquement si votre fournisseur d'accès ou si votre administrateur vous l'indiquent ou si vous utilisez un serveur DNS sans utiliser de serveur DHCP. Vous n'avez pas à vous occuper du DNS ou du nom de domaine si votre réseau est configuré via DHCP.

Exemple de code 1.1 : Définir le nom de domaine

# nano -w /etc/conf.d/net
(Attribuez le nom de votre domaine à la variable dns_domain.)
dns_domain_lo="mondomaine"

Note : Si vous choisissez de ne pas spécifier de nom de domaine, vous devriez éditer le fichier /etc/issue en y supprimant la chaine .\O afin de ne pas avoir ce genre de message de bienvenue au login : « This is hostname.(none) ».

Si vous avez un domaine NIS, vous devez également le définir : (Si vous ne savez pas ce qu'est un domaine NIS, vous n'en avez certainement pas.)

Exemple de code 1.1 : Définir le domaine NIS

# nano -w /etc/conf.d/net
(Attribuez le nom de votre domaine à la variable nis_domain.)
nis_domain_lo="mondomaineNIS"

Note : Pour plus d'information sur la configuration du DNS et du NIS, lisez l'exemple fourni dans le fichier /etc/conf.d/net.example. En plus, vous pourriez être intéressé par l'installation du paquet openresolv pour vous aider à gérer votre configuration DNS/NIS.

Configurer le réseau

Si vous éprouvez une sensation de déjà-vu, souvenez-vous que les paramètres réseau que vous avez définis au début de l'installation ne concernaient que l'installation elle-même. Vous devez maintenant vous attarder à la configuration permanente du réseau pour votre système Gentoo.

Note : Ce manuel détaille la (configuration réseau), y compris les ponts, le couplage d'interface, les réseaux 802.1Q et sans fil, plus loin.

Toute l'information réseau est rassemblée dans /etc/conf.d/net. Ce fichier utilise une syntaxe simple mais pas nécessairement intuitive si vous ne savez pas comment paramétrer manuellement un réseau. Pas d'inquiétude, tout vous sera expliqué. Un exemple commenté complet se trouve dans le fichier /etc/conf.d/net.example.

DHCP est utilisé par défaut. Pour que le DHCP fonctionne, vous devez installer un client DHCP. La procédure à suivre est décrite dans ( installation des outils systèmes). N'oubliez pas d'installer un client DHCP.

Si vous devez configurer votre réseau soit pour spécifier des options particulières pour DHCP, soit parce que vous n'utilisez pas DHCP, ouvrez le fichier /etc/conf.d/net avec votre éditeur favori :

Exemple de code 1.1 : Ouvrir /etc/conf.d/net

# nano -w /etc/conf.d/net

Vous devriez voir le fichier suivant :

Exemple de code 1.1 : Fichier /etc/conf.d/net par défaut

# This blank configuration will automatically use DHCP for any net.*
# scripts in /etc/init.d.  To create a more complete configuration,
# please review /etc/conf.d/net.example and save your configuration
# in /etc/conf.d/net (this file :]!).

Pour entrer une adresse fixe, un masque de réseau et une adresse de passerelle, vous devez définir config_eth0 et routes_eth0 :

Exemple de code 1.1 : Définir une adresse statique pour eth0

config_eth0=( "192.168.0.2 netmask 255.255.255.0 brd 192.168.0.255" )
routes_eth0=( "default via 192.168.0.1" )

Pour utiliser DHCP, définissez la variable config_eth0 :

Exemple de code 1.1 : Obtenir une adresse IP automatiquement avec DHCP

config_eth0=( "dhcp" )

Le fichier /etc/conf.d/net.example contient une série d'exemples commentés pour vous aider à configurer votre réseau. Veuillez également lire la page de manuel de votre client DHCP si vous souhaitez activer des options DHCP supplémentaires.

Si vous avez plusieurs interfaces réseau, répétez ces étapes avec config_eth1, config_eth2, etc.

Sauvegardez votre configuration, puis quittez l'éditeur afin de poursuivre.

Activer les connexions réseau automatiquement au démarrage

Pour que vos interfaces réseau soient activées automatiquement lors du démarrage, vous devez les ajouter au niveau d'exécution « default ».

Exemple de code 1.1 : Ajouter net.eth0 au niveau d'exécution « default »

# rc-update add net.eth0 default

Si vous avez plusieurs interfaces réseau, vous devez créer les scripts appropriés (net.eth1, net.eth2 etc.). Pour ce faire, utilisez ln :

Exemple de code 1.1 : Créer des scripts d'initialisation supplémentaires

# cd /etc/init.d
# ln -s net.lo net.eth1
# rc-update add net.eth1 default

Noter l'information relative au réseau

Vous devez maintenant fournir à Linux l'information relative à votre réseau. Cela est défini dans /etc/hosts et permet de faire le lien entre les noms d'hôtes et les adresses IP pour les hôtes qui ne sont pas gérés par le serveur de noms. Vous devez y faire figurer votre propre machine. Vous pouvez également y mettre d'autres machines de votre réseau si vous ne voulez pas configurer un serveur DNS interne.

Exemple de code 1.1 : Ouvrir /etc/hosts

# nano -w /etc/hosts

Exemple de code 1.1 : Inscrire les informations réseau

(Ceci sert à définir votre propre machine)
127.0.0.1     tux.homenetwork tux localhost

(Définit des machines supplémentaires sur le réseau. Ces machines
doivent avoir une IP statique pour que celà fonctionne.)
192.168.0.5   jenny.homenetwork jenny
192.168.0.6   benny.homenetwork benny

Sauvegardez et quittez l'éditeur afin de poursuivre.

1.  Information système

Mot de passe root

Pour commencer, définissons le mot de passe root en tapant :

Exemple de code 1.1 : Définition du mot de passe root

# passwd

Informations sur le système

Gentoo utilise /etc/rc.conf pour la configuration générale qui s'applique à l'ensemble du système. Ouvrez /etc/rc.conf et appréciez les commentaires qui s'y trouvent :)

Exemple de code 1.1 : Ouvrir /etc/rc.conf

# nano -w /etc/rc.conf

Ensuite, sauvez votre fichier et quittez votre éditeur.

Comme vous pouvez le voir, ce fichier est généreusement commenté afin de vous aider à paramétrer les différentes variables relatives à la configuration. Vous pouvez configurer votre système pour qu'il utilise Unicode. Vous pouvez aussi définir votre éditeur par défaut et votre gestionnaire d'affichage préféré (gdm ou kdm).

Le fichier /etc/conf.d/keymaps permet de spécifier le type de clavier que vous utilisez.

Exemple de code 1.1 : Ouvrir /etc/conf.d/keymaps

# nano -w /etc/conf.d/keymaps

La valeur que vous attribuez à la variable KEYMAP détermine la disposition des touches de votre clavier. Si vous choisissez une valeur incorrecte, vous serez surpris quand vous taperez sur votre clavier.

Quand vous en avez terminé avec le fichier /etc/conf.d/keymaps, sauvez et quittez.

Ensuite, éditez le fichier /etc/conf.d/clock pour configurer les options relatives à l'horloge :

Exemple de code 1.1 : Ouvrir /etc/conf.d/clock

# nano -w /etc/conf.d/clock

Si l'horloge de votre PC n'utilise pas l'heure UTC, vous devez ajouter CLOCK="local" à ce fichier sans quoi votre horloge fera des « saut d'heures ».

Vous devez déclarer le fuseau horaire que vous avez copié précédemment vers /etc/localtime afin que les prochaines mises à jour du paquet sys-libs/timezone-data puissent mettre à jour le fichier /etc/localtime automatiquement. Par exemple, si vous vous trouvez sur le fuseau de Paris, ajoutez la variable TIMEZONE="Europe/Paris".

Lorsque vous aurez fini de configurer /etc/conf.d/clock, sauvegardez puis quittez l'éditeur.

Poursuivez votre lecture avec l'(installation des outils systèmes).