Le Manuel Gentoo Linux/AMD64
Table des matières :
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Installer Gentoo
Cette partie explique comment installer Gentoo sur votre machine.
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À propos de l'installation de Gentoo
Ce chapitre décrit les différentes façons d'installer Gentoo qui sont
documentées dans ce manuel.
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Choisir le bon support d'installation
Gentoo peut s'installer de plusieurs manières. Ce chapitre comment installer
Gentoo en utilisant le Minimal CD.
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Configurer votre connexion réseau
Pour pouvoir télécharger les sources, vous avez besoin d'une connexion
Internet ; vous devez la configurer.
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Préparer les disques
Pour installer Gentoo, vous devez créer les partitions requises. Ce chapitre
décrit comment préparer vos disques durs.
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Installer les fichiers d'installation de Gentoo
L'installation de Gentoo se base sur une archive nommée « stage3 ».
Ce chapitre décrit comment extraire cette archive et comment configurer
Portage.
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Installer le système de base de Gentoo
Maintenant que le fichier stage3 est installé et configuré nous cherchons à disposer d'un système Gentoo de base. Ce chapitre
explique comment le rendre opérationnel.
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Configurer le noyau
Le noyau Linux est au cœur de toutes les distributions. Ce chapitre explique
comment le configurer.
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Configurer le système
Vous devrez modifier certains fichiers de configuration. Ce chapitre vous donne
un aperçu de ces fichiers et décrit comment procéder.
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Installer les outils système
Ce chapitre vous aide à choisir et à installer quelques outils importants.
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Configurer le chargeur de démarrage
Plusieurs chargeurs sont disponibles. Chaque chargeur est configuré
différemment. Ce chapitre explique les différents choix qui s'offrent à vous et
décrit comment configurer le chargeur que vous aurez sélectionné.
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Finaliser votre installation
Vous avez presque fini. Il ne vous reste plus qu'à définir un ou plusieurs
utilisateurs pour votre système.
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Et que faire ensuite ?
Votre système Gentoo est maintenant installé. Que faire ensuite ?
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Utiliser Gentoo
Apprenez maintenant à utiliser Gentoo : comment installer un logiciel,
modifier des variables, changer le comportement de Portage, etc.
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Introduction à Portage
Ce chapitre explique les bases qu'un utilisateur doit absolument connaitre pour
maintenir les logiciels de son système.
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La variable USE
Les options USE sont une part très importante de Gentoo. Dans ce chapitre, vous
apprendrez à utiliser ces options et à comprendre comment ces options
interagissent avec votre système.
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Portage et ses fonctionnalités
Découvrez les fonctions de Portage telles que le support pour la compilation
distribuée, ccache et bien d'autres encore.
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Les scripts d'initialisation
Gentoo fait appel à un format particulier de scripts de démarrage qui, entre
autres, permet la gestion des dépendances et le support des services virtuels.
Ce chapitre explique ces aspects et comment utiliser de tels scripts.
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Variables d'environnement
Avec Gentoo, vous pouvez facilement gérer les variables d'environnement de
votre système. Ce chapitre explique comment faire cela et décrit également
les variables les plus courantes.
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Utiliser Portage
Cette partie décrit en profondeur Portage, l'outil de gestion des paquets
logiciels de Gentoo.
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Fichiers et répertoires
Maintenant que vous voulez en savoir plus sur Portage, il vous faut connaitre
où il stocke à la fois ses fichiers et ses données.
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Les variables de configuration
L'outil Portage est entièrement configurable via diverses variables que vous
pouvez déclarer soit dans les fichiers de configuration, soit comme des
variables d'environnement.
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Faire cohabiter des branches différentes
Gentoo répartit les logiciels et leur versions dans un système de branches
qui est fonction de la stabilité et de l'architecture de votre système.
Ce chapitre explique comment ces branches peuvent être configurées et comment
vous pouvez les modifier individuellement pour utiliser des branches
alternatives pour certains logiciels.
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Outils supplémentaires
Portage est accompagné de quelques outils complémentaires qui peuvent
rendre la vie sous Gentoo meilleure encore. Lisez ce guide pour découvrir
l'utilisation de dispatch-conf et des autres outils.
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Diverger de l'arbre officiel
Dans « Utiliser un sous-ensemble de l'arbre Portage », vous trouverez
quelques trucs et astuces pour gérer votre propre arbre Portage, ne
synchroniser que les catégories de votre choix, insérer des paquets et un peu
plus encore.
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Fonctionnalités avancées de Portage
Au fil du temps, Portage évolue et mûrit. De nouvelles fonctionnalités sont continuellement ajoutées dont beaucoup s'adressent à des utilisateurs plus avancés. Ce chapitre entre dans les détails de ces fonctionnalités spécifiques.
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Configuration du réseau sous Gentoo
Cette partie explique en détail comment configurer vos interfaces réseaux sous
Gentoo.
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Préparation
Un guide qui vous permettra d'avoir rapidement un réseau fonctionnel, pour les
environnements les plus communs.
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Configuration avancée
Nous apprendrons ici comment fonctionne la configuration du réseau. Vous devrez
comprendre cette partie avant que nous attaquions les modules réseaux.
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Les modules réseaux
Gentoo fournit une configuration réseau très flexible. Vous apprendrez ici
comment choisir votre client DHCP, mettre en place l'aggrégation de liens, les
ponts réseaux, les VLAN et autres.
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Les réseaux sans fil
La mise en place du réseau sans fil n'est pas évidente, suivez le guide.
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Ajout de fonctionnalités
Si vous vous sentez l'âme aventureuse, ajoutez vos propres fonctions de gestion
du réseau.
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Gestion du réseau
Pour les utilisateurs de portables ou ceux qui connectent leur ordinateurs à
plusieurs réseaux.
A. Installer Gentoo
1. À propos de l'installation de Gentoo
1.a. Introduction
Bienvenue !
Tout d'abord, bienvenue chez Gentoo. Vous êtes sur le point de découvrir
un monde riche de flexibilité et de performances. Cela sera mis en évidence à
plusieurs reprises tout au long de l'installation de Gentoo. Vous pourrez
choisir la proportion du système de base que vous voulez compiler vous-même,
comment installer Gentoo, quel système de journalisation des évènements
(syslog) vous désirez, etc.
Gentoo est une métadistribution moderne, rapide et conçue de façon propre et
flexible autour de logiciels libres. Rien n'est caché. Portage, le système de
gestion de paquets utilisé par Gentoo, a été écrit en Python, ce qui signifie
que vous pouvez facilement consulter et modifier son code source. Portage
utilise le code source des paquets qu'il installe, bien qu'un support pour des
paquets précompilés soit également présent. De plus, Gentoo se configure avec
de simples fichiers texte. Autrement dit, l'ouverture règne.
Il est primordial que vous compreniez que Gentoo est avant tout une question de
flexibilité. Nous ne vous imposerons jamais un choix que vous ne
voudriez pas faire. Si vous considérez qu'un changement s'impose, faites-le
nous savoir via un rapport de bogue.
Comment l'installation est-elle structurée ?
L'installation de Gentoo se déroule en dix étapes couvertes par les chapitre 2
à 11. Après chaque étape, votre système sera dans un état bien défini :
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Après l'étape 1, votre environnement est prêt pour installer Gentoo.
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Après l'étape 2, votre connexion Internet est opérationnelle.
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Après l'étape 3, vos disques durs sont initialisés avant d'accueillir Gentoo.
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Après l'étape 4, votre environnement est prêt pour l'installation et vous
êtes prêt à vous placer à la racine de ce qui sera votre nouveau système (le
« chroot », pour les spécialistes).
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Après l'étape 5, les paquets de base identiques sur toutes les installations
de Gentoo sont installés.
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Après l'étape 6, votre noyau Linux est compilé.
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Après l'étape 7, la plupart de vos fichiers de configuration système sont
créés.
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Après l'étape 8, les outils système indispensables (à choisir parmi ceux
proposés dans une belle liste) sont installés.
-
Après l'étape 9, le chargeur de démarrage (le « bootloader ») est
installé et configuré et vous êtes connecté sur votre nouveau système Gentoo.
-
Après l'étape 10, votre environnement Gentoo Linux est prêt à être utilisé.
Lorsque vous devrez choisir parmi plusieurs possibilités, comme ce sera souvent
le cas, nous nous efforcerons de vous expliquer les avantages et les
inconvénients de chaque option et nous continuerons ensuite avec celle par
défaut. Les choix par défaut sont identifiés par le texte
« Défaut : ». Les autres possibilités sont identifiées par le
texte « Alternative : ». Ne croyez pas que les choix par défaut
représentent des recommandations ; ils indiquent simplement les choix que,
selon nous, la plupart des utilisateurs feront.
Parfois, vous aurez la possibilité de réaliser des actions facultatives. De
telles étapes sont identifiées par le texte « Facultatif » et ne sont
pas essentielles pour installer Gentoo. Cependant, certaines options dépendent
de choix que vous aurez faits plus tôt. Dans ce cas, nous vous en informerons
au moment de faire votre choix et au début de la description de l'étape.
Quelles sont les possibilités ?
Vous pouvez installer Gentoo de différentes façons. Vous pouvez télécharger un
de nos CD d'installation, vous pouvez partir d'une autre distribution
précédemment installée ou d'une distribution sur un CD amorçable autre que
Gentoo, comme Knoppix. Vous pouvez aussi démarrer via une autre machine de
votre réseau ou à partir d'une disquette de démarrage.
Ce manuel décrit l'installation à partir d'un Gentoo Installation CD ou,
dans certains cas, à partir d'une autre machine de votre réseau. Ce guide
décrit l'installation de la version actuelle de Gentoo et des paquets.
Note :
d'autres méthodes d'installation sont abordées dans notre guide des méthodes d'installation
alternatives, notamment en utilisant un autre CD que Gentoo.
|
Si vous voulez installer Gentoo sans connexion réseau, veuillez consulter les manuels de la version 2008.0.
Notez que si vous voulez faire une installation « GRP » (Gentoo
Reference Platform, un ensemble de paquets binaires prêts à être installés dès
la fin de l'installation de Gentoo), vous devez suivre les manuels 2008.0.
Vous pourriez aussi trouver notre guide des trucs et astuces pour
x86 utile. Si vous êtes un utilisateur habitué à Gentoo, peut-être
devriez-vous essayer un de nos guides d'installation rapide, si un tel quide
existe pour votre architecture. Veuillez consulter la liste des documents.
Vous avez aussi le choix entre plusieurs points de départs :vous pouvez
compiler 100% de votre nouveau système ou installer des logiciels précompilés
pour accélérer la procédure d'installation. Évidemment, il existe d'autres
possibilités entre ces deux extrêmes : vous pouvez, par exemple, partir
d'un système partiellement compilé.
Des problèmes ?
Si vous rencontrez un problème lors de l'installation ou dans la documentation,
veuillez consulter notre système de gestion
des bogues. Si le problème n'est pas déjà connu, veuillez créer un
rapport de bogue. Ne craignez pas les développeurs auxquels vos bogues seront
attribués, ils n'ont encore mangé personne.
Veuillez noter que ce document contient des références à d'autres architectures
bien que ce manuel soit destiné à celle sur laquelle vous allez installer
Gentoo. Cela est dû au fait que les différents manuels ont de nombreuses
sections communes à toutes les architectures pour éviter le gaspillage de
ressources. Nous essayons de limiter ces références à d'autres architectures
pour éviter toute confusion.
Si vous avez un doute quant à l'origine d'un problème qui est soit une erreur
que vous avez commise bien que vous ayez soigneusement lu la documentation,
soit une erreur dans Gentoo malgré toute l'attention portée aux tests et à la
documentation, vous êtes le bienvenu sur le canal #gentoo ou #gentoofr sur
irc.freenode.net pour en discuter. Évidemment, vous y êtes de toute façon
toujours le bienvenu car notre canal de conversation couvre l'ensemble du spectre de Gentoo:)
Si vous avez une question relative à Gentoo, vous devriez consulter notre foire aux questions et notre centre de documentation. Vous pouvez aussi consulter la
FAQ en anglais
dans les forums.
2. Choisir le bon support d'installation
2.a. Matériel requis
Introduction
Avant de débuter, nous allons présenter le matériel requis pour installer
Gentoo avec succès sur votre système.
Matériel requis
|
Minimal CD |
LiveCD |
| Processeur |
N'importe quel processeur AMD64 ou EM64T (les Core 2
Duo et les Quadri processeurs sont des EM64T).
|
| Mémoire |
256 Mo |
512 Mo |
| Espace disque |
2.5 Go (plus une zone de mémoire virtuelle) |
| Memoire virtuelle (swap) |
Au moins 256 Mo |
Vérifiez tout de même la page du projet
Gentoo AMD64 avant de commencer.
2.b. Les CD d'installation Gentoo
Introduction
Les CD d'installation Gentoo sont des CD-ROM amorçables qui contiennent
un environnement Gentoo autonome. Cela vous permet de démarrer Linux à partir
du CD-ROM. Pendant le chargement, votre matériel est détecté et les pilotes
appropriés sont chargés. Ces CD sont maintenus par les développeurs Gentoo.
Chaque CD d'installation vous permet d'amorcer l'ordinateur, de paramétrer le
réseau, d'initialiser les partitions de vos disques et d'installer Gentoo à
partir d'Internet.
Le CD d'installation minimale de Gentoo
L'image du CD d'installation minimale s'appelle install-amd64-minimal-<release>.iso et ne prend que 200 Mo d'espace disque. Vous pouvez utiliser ce CD d'installation Minimale à condition d'avoir une
connexion à Internet fonctionnelle.
Le LiveDVD de Gentoo Linux
Tous les 6 mois, un DVD spécial est élaboré par le projet Gentoo Ten et peut être utilisé pour installer Gentoo.
Les instructions données plus bas dans ce chapitre, concernent le CD d'installation minimale et peuvent donc être différentes de celles à appliquer avec le
live DVD. Néanmoins, le live DVD (ou tout autre support amorçable de Linux) permet d'obtenir une invite de commande en tant que root en entrant sudo
su - or sudo -i dans un terminal.
L'archive stage3
Une archive stage3 contient un environnement Gentoo minimal à partir
duquel vous pouvez installer Gentoo sur votre système en suivant les
instructions de ce manuel. Précédemment, le manuel de Gentoo décrivait l'installation en recourant à
une archive parmi 3. Bien que Gentoo mette encore à disposition des archives stage1 et stage2, la méthode officielle d'installation
utilise l'archive stage3. Si vous tenez absolument à réaliser une
installation à partir d'une des archives stage1 ou stage2, veuillez consulter Comment puis-je installer Gentoo à partir d'un stage1 ou stage2 ? de la FAQ Gentoo à ce sujet.
Les archives stage3 peuvent être téléchargées depuis le répertoire
releases/amd64/autobuilds/current-stage3/ de l'un des Miroirs Officiels Gentoo et ne sont pas
fournies sur le LiveCD.
2.c. Télécharger, graver et amorcer un CD d'installation Gentoo
Télécharger et graver les CD d'installation
Vous avez choisi d'utiliser un CD d'installation Gentoo. Nous débuterons par le
téléchargement puis la gravure du (des) CD d'installation que vous avez
choisi(s). Nous avons déjà détaillé les différents CD disponibles, mais où
pouvez-vous les trouver ?
Vous pouvez télécharger un de nos CD d'installation à partir d'un de nos miroirs. Les CD d'installation se trouvent
dans le sous-répertoire releases/amd64/autobuilds/current-iso.
Dans ce répertoire, vous trouverez plusieurs fichiers ISO. Ce sont des images
de CD que vous pouvez utiliser pour graver un CD-R.
Pour vérifier que le fichier téléchargé n'a pas été corrompu pendant le
transfert, vous devriez vérifier son intégrité en calculant sa somme de
vérification MD5 et en comparant le résultat avec la somme que nous publions
sur notre site, par exemple dans le fichier
install-amd64-minimal-<release>.iso.DIGESTS. Vous pouvez vérifier la somme de contrôle SHA-2
avec l'outil sha512sum sous Linux/Unix ou File Checksum Tool sous Windows.
Un autre moyen de vérifier la validité du fichier téléchargé est d'utiliser
GnuPG pour tester la signature électronique que nous fournissons (le fichier
qui se termine en .asc). Téléchargez le fichier de signature
et procurez-vous les clés publiques dont les identifiants peut être trouvés à l'adresse
release engineering project site.
Exemple de code 3.1 : obtenir la clé publique |
$ gpg --keyserver subkeys.pgp.net --recv-keys 96D8BF6D 2D182910 17072058
|
Ensuite, vérifiez la signature :
Exemple de code 3.2 : vérifier les fichiers |
$ gpg --verify <downloaded iso.DIGESTS.asc>
$ sha1sum -c <downloaded iso.DIGESTS.asc>
|
Afin de graver le(s) ISO, vous devez utiliser la gravure brute (raw-burning).
La manière de procéder dépend de votre programme. Nous décrivons ci-dessous comment faire
avec cdrecord et k3b. Vous trouverez d'autres méthodes
dans notre FAQ Gentoo.
-
Avec cdrecord, tapez simplement cdrecord dev=/dev/hdc <fichier
.iso> (remplacez /dev/hdc par le fichier de
périphérique matériel de votre graveur).
-
Avec K3B, sélectionnez Tools > Burn CD Image. Dans la
zone « Image to Burn », sélectionnez le fichier ISO et cliquez
sur Start.
Amorcer sur le CD d'installation
Une fois que vous avez gravé votre CD d'installation, vous devez amorcer votre
système avec celui-ci. Enlevez tous les CD de vos lecteurs, redémarrez votre
système et entrez dans la configuration du BIOS. Cela se fait habituellement
en tapant la touche Suppr, F1 ou Échap, selon le BIOS. Dans la configuration du
BIOS, changez l'ordre de démarrage afin que le CD-ROM soit testé avant le
disque dur. Vous pouvez habituellement accéder à ce paramètre dans la section
CMOS Setup. Si le CD-ROM n'est pas prioritaire pour l'amorçage, le système va
simplement amorcer à partir du disque dur et ignorer le CD-ROM.
Maintenant, insérez le CD d'installation dans le lecteur de CD-ROM puis redémarrez. Une invite de commande devrait
apparaitre à l'écran. Vous pouvez alors taper Entrée pour débuter le processus
d'installation avec les options d'amorçage par défaut. Si vous le souhaitez,
vous pouvez plutôt spécifier des options et un noyau particuliers avant de
taper Entrée.
À l'apparition de l'invite de commande, vous avez la possibilité de faire apparaître les noyaux disponibles (F1) et les options d'amorçage (F2).
Si vous ne sélectionnez rien dans les 15 secondes (que ce soit affichage d'information ou choix d'un noyau)
alors le Live CD amorcera sur le disque par défaut. Ceci permet, lors des installations, de redémarrer et
d'essayer l'environnement nouvellement installé sans avoir à retirer le CD du plateau du lecteur (une chose très appréciable en cas d'installation à distance).
Spécifier un noyau ? Plusieurs noyaux sont disponibles sur nos CD
d'installation. Le noyau par défaut est gentoo. Les autres sont
utilisés avec du matériel particulier et avec des variantes -nofb qui désactivent le « framebuffer ».
Voici un aperçu des différents noyaux disponibles :
| Noyau |
Description |
| gentoo |
Noyau par défaut qui supporte les processeurs K8 (y compris NUMA) et EM64T.
|
| gentoo-nofb |
Identique à gentoo mais sans le support pour le
« framebuffer ». |
| memtest86 |
Teste la mémoire de votre ordinateur. |
Vous pouvez aussi passer des options au noyau. Ces options représentent des
paramètres qui peuvent être activés/désactivés selon vos choix.
Options concernant le matériel :
- acpi=on
-
Charge le support de l'ACPI et démarre le démon acpid. Cette option n'est pas
requise par l'Hyperthreading.
- acpi=off
-
Désactive complètement l'ACPI. Cela peut être utile sur les anciens modèles ou
bien pour utiliser l'APM à la place. Cela désactivera l'Hyperthreading.
- console=X
-
Configure un accès par câble série. Le premier argument est le nom du
périphérique, typiquement ttyS0 sur x86, suivi d'options de connexion, séparées
par des virgules. Le défaut est 9600,8,n,1.
- dmraid=X
-
Permet de passer des options au sous-système device-mapper RAID. Les options
doivent être entourées d'apostrophes.
- doapm
-
Charge le pilote APM. Vous devez aussi spécifier acpi=off.
- dopcmcia
-
Charge le support des matériels PCMCIA et Cardbus et démarre le cardmgr. Utile
uniquement pour amorcer un système sur un périphérique PCMCIA/Cardbus.
- doscsi
-
Charge le support matériel de la plupart des contrôleurs SCSI. Ce support est
également requis pour démarrer sur un périphérique USB puisqu'ils utilisent le
sous-système SCSI.
- sda=stroke
-
Vous permet de partitionner la totalité du disque même si votre BIOS n'est pas
capable de gérer les disques larges. Cette option n'est requise que si vous
possédez un vieux BIOS. Remplacez sda par le périphérique qui a besoin de cette
option.
- ide=nodma
-
Force la désactivation du DMA dans le noyau. C'est requis par certains chipsets
IDE et par quelques lecteurs de CD-ROM. Si votre système a du mal à lire votre
CD-ROM, essayez cette option. Cela désactive également les réglages hdparm au
démarrage.
- noapic
-
Désactive l'APIC, présent sur les cartes mères récentes. L'APIC peut parfois
poser problème avec les cartes plus anciennes.
- nodetect
-
Désactive toutes les détections automatiques lancées au démarrage, y compris
les détections du matériel et la configuration réseau par DHCP. Utile en cas de
problème avec un CD ou un pilote.
- nodhcp
-
Désactive la configuration DHCP sur les cartes réseaux qui ont été détectées.
Utile lorsque votre réseau n'a pas de serveur DHCP.
- nodmraid
-
Désactive le support du device-mapper RAID.
- nofirewire
-
Désactive le chargement des modules Firewire.
- nogpm
-
Désactive le support de la souris en console via GPM.
- nohotplug
-
Désactive le chargement des services hotplug et coldplug au démarrage.
- nokeymap
-
Désactive la sélection du clavier au démarrage.
- nolapic
-
Désactive l'APIC Local pour les noyaux monoprocesseurs.
- nosata
-
Désactive le chargement des modules Serial ATA. Utile si vous avez des
problèmes avec le sous-système SATA.
- nosmp
-
Désactive le SMP (multiprocesseurs).
- nosound
-
Désactive le support du son et le réglage du volume sonore.
- nousb
-
Désactive le chargement automatique des modules USB.
- slowusb
-
Ajoute des pauses supplémentaires lors de l'amorçage du système pour les
périphériques USB lents (comme le BladeCenter IBM).
Gestion des volumes :
- dolvm
-
Active le support de Logical Volume Management de Linux.
Autres options :
- debug
-
Ajoute du code pour déboguer. Attention, très verbeux.
- docache
-
Copie entièrement le système du CD en RAM, vous permettant ainsi de démonter le
CD-ROM pour en monter un autre. Cette option nécessite suffisamment d'espace
mémoire disponible.
- doload=X
-
Demande au système initrd de charger tous les modules listés ainsi que leurs
dépendances. Remplacez X par les noms des modules séparés par une virgule.
- dosshd
-
Démarre le service sshd.
- passwd=foo
-
Permet de définir le mot de passe root du système.
- noload=X
-
Empêche l'initrd de charger les modules listés (séparés par des virgules) lors
du démarrage.
- nonfs
-
Désactive le démarrage des services portmap et nfsmount.
- nox
-
Empêche un LiveCD disposant d'un serveur X de démarrer celui-ci.
- scandelay
-
Demande au CD de faire des pauses de 10 secondes lors de certains étapes du
démarrage afin que les périphériques puissent démarrer.
- scandelay=X
-
Définit le délai en question.
Note :
le CD lit d'abord les options « no* », puis les options
« do* ». Vous pouvez donc écraser des options selon l'ordre dans
lequel vous les spécifiez.
|
Maintenant, démarrez votre système sur le CD, choisissez un noyau (si vous
n'êtes pas satisfait du noyau gentoo par défaut) et des options de
démarrage. Voici un exemple illustrant comment amorcer le noyau gentoo
avec les options dopcmcia :
Exemple de code 3.3 : amorcer un CD d'installation |
boot: gentoo dopcmcia
|
Vous serez accueilli par un écran de chargement avec une barre de progression.
Si vous installez Gentoo sur un système équipé d'un clavier international (non
US), pressez tout de suite les touches Alt+F1 pour basculer vers un écran plus détaillé et
suivez les indications. Si vous ne sélectionnez pas votre type de clavier dans
les dix premières secondes, le clavier par défaut (US) sera sélectionné.
Lorsque le processus de chargement est terminé, vous serez automatiquement
connecté à Gentoo Linux Live en tant qu'utilisateur "root" (qui est le compte
administrateur). Vous devriez avoir une invite de commande root
(« # ») sur la console active. Vous pouvez aussi passer aux autres
consoles en tapant Alt+F2, Alt+F3 et Alt+F4. Retournez à la première console en
tapant Alt+F1.
Maintenant, continuez avec Configuration du matériel supplémentaire.
Configuration du matériel supplémentaire
Lorsque le CD d'installation démarre, il tente de détecter votre matériel et
charge les modules du noyau appropriés pour supporter ce matériel. Dans la
plupart des cas cette détection automatique donne d'excellents résultats.
Toutefois, il se peut que les modules du noyau dont vous avez besoin ne soient
pas tous chargés. Si la détectetion automatique PCI a ignoré une partie de
votre matériel, vous devrez charger les modules appropriés manuellement.
Dans l'exemple suivant, nous tentons de charger le module 8139too
(support de certaines interfaces réseau) :
Exemple de code 3.4 : charger des modules du noyau |
# modprobe 8139too
|
Facultatif : Les comptes utilisateurs
Si vous souhaitez permettre à d'autres personnes d'accéder à votre
environnement d'installation ou si vous voulez dialoguer en ligne avec
irssi sans être root pour des raisons de sécurité, vous devez créer les
comptes utilisateurs nécessaires et changer le mot de passe de root.
Pour changer le mot de passe de root, utilisez l'utilitaire passwd :
Exemple de code 3.5 : changer le mot de passe de root |
# passwd
New password:
Re-enter password:
|
Pour créer un compte utilisateur, on saisit d'abord son nom, puis son mot de
passe. Les programmes useradd et passwd sont utilisés pour ces
tâches. Dans l'exemple suivant, nous créons un utilisateur nommé
« john ».
Exemple de code 3.6 : création d'un compte utilisateur |
# useradd -m -G users john
# passwd john
New password:
Re-enter password:
|
Vous pouvez passer de l'utilisateur root à l'utilisateur que vous venez de
créer avec la commande su :
Exemple de code 3.7 : devenir john |
# su - john
|
Facultatif : Consulter la documentation pendant
l'installation
Si vous désirez consulter le Manuel Gentoo pendant l'installation, vous devez
avoir configuré un compte utilisateur. Ensuite,
tapez Alt+F2 pour basculer sur un autre terminal et connectez-vous avec
le compte utilisateur que vous avez créé.
Vous pourrez lire le Manuel avec links, une fois que vous aurez terminé
le chapitre Configuration du Réseau (sinon vous ne pourrez pas vous
connecter à Internet pour le lire) :
Exemple de code 3.8 : consulter la documentation en ligne |
# links http://www.gentoo.org/doc/fr/handbook/handbook-amd64.xml
|
Vous pouvez revenir à votre terminal initial en tapant Alt+F1.
Facultatif : Démarrage du démon SSH
Si vous voulez permettre à d'autres utilisateurs d'accéder à votre ordinateur
pendant le processus d'installation (peut-être que ces utilisateurs vous
aideront à installer Gentoo ou même le feront pour vous), vous devez leur
fournir un compte utilisateur ou le mot de passe de root. (Cette dernière option
n'est envisageable que si vous faites entièrement confiance à cet
utilisateur.)
Pour démarrer le démon SSH, exécutez la commande suivante :
Exemple de code 3.9 : démarrer le démon SSH |
# /etc/init.d/sshd start
|
Note :
si vous (ou d'autres utilisateurs) vous connectez au système, vous recevrez un message vous disant que la clé d'hôte pour ce système doit être confirmée (via ce qui est appelé une empreinte). Ceci ne se produit q''à la première connexion d'un utilisateur au système.
Cependant, quand votre système est configuré et que vous vous connectez au tout nouveau système, votre client SSH vous avertit que la clé d'hôte a été changée. Ceci est dû au fait que, pour SSH, vous vous connnectez à un serveur différent (nommément votre tout nouveau système plutôt que l'environnement live sur lequel vous vous trouvez maintenant). Quand vous recevez cet avertissement, suivez les instructions données sur l'écran pour remplacer la clé d'hôte sur le système client.
|
Avant de pouvoir utiliser sshd, vous devez Configurer votre connexion réseau.
3. Configurer votre connexion réseau
3.a. Connexion au réseau automatique
Peut-être fonctionne-t-elle déjà ?
Si votre système est connecté à un serveur DHCP, il est probable que votre
connexion ait déjà été configurée automatiquement. Si tel est le cas, les
commandes habituelles telles que ssh, scp, ping,
irssi, wget, links qui sont sur le CD d'installation
fonctionnent.
Pour vérifier que votre connexion fonctionne, utilisez la commande
ifconfig. Elle devrait afficher la liste des interfaces réseau
opérationnelles (en plus de lo).
Exemple de code 1.1 : affichage de ifconfig quand une connexion existe |
# ifconfig
eth0 Link encap:Ethernet HWaddr 00:50:BA:8F:61:7A
inet addr:192.168.0.2 Bcast:192.168.0.255 Mask:255.255.255.0
inet6 addr: fe80::50:ba8f:617a/10 Scope:Link
UP BROADCAST RUNNING MULTICAST MTU:1500 Metric:1
RX packets:1498792 errors:0 dropped:0 overruns:0 frame:0
TX packets:1284980 errors:0 dropped:0 overruns:0 carrier:0
collisions:1984 txqueuelen:100
RX bytes:485691215 (463.1 Mb) TX bytes:123951388 (118.2 Mb)
Interrupt:11 Base address:0xe800
|
Le nom de l'interface réseau sur votre système peut ne pas être eth0. Des médias d'installation récents peuvent afficher des noms d'interface réseau standards comme eno0, ens1 ou encore enp5s0. Recherchez simplement le nom de l'interface dans la sortie d'une commande ifconfig pour laquelle l'adresse IP pointe sur votre réseau local.
Dans toute la suite de ce document, nous supposerons que cette interface s'appelle eth0.
Facultatif : configurer un mandataire
Si vous passez par un serveur mandataire (« proxy ») pour atteindre
Internet, vous devrez spécifier les coordonnées de ce mandataire pendant
l'installation. C'est très facile à faire : vous devez juste définir une
variable d'environnement qui contiendra ces coordonnées.
Dans la plupart des cas, vous pouvez juste définir cette variable avec le nom du
serveur. Pour illustrer, disons que le mandataire s'appelle
proxy.gentoo.org et que le port soit 8080 :
Exemple de code 1.2 : définition d'un serveur mandataire |
# export http_proxy="http://proxy.gentoo.org:8080"
# export ftp_proxy="ftp://proxy.gentoo.org:8080"
# export RSYNC_PROXY="rsync://proxy.gentoo.org:8080"
|
Si le mandataire a besoin d'un nom d'utilisateur et d'un mot de passe, utilisez
la syntaxe suivante pour définir la variable :
Exemple de code 1.3 : ajout d'un nom d'utilisateur et d'un mot de passe au mandataire |
http://utilisateur:passe@serveur:port
|
Par exemple, pour faire du HTTP avec notre serveur mandataire, le nom
d'utilisateur « nico » et le mot de passe « f00b_r », vous
ferez :
Exemple de code 1.4 : utilisation d'un mandataire avec authentification |
# export http_proxy="http://nico:f00b_r@proxy.gentoo.org:8080"
|
Test du réseau
Vous pouvez essayer une connexion vers le serveur DNS de votre fournisseur
d'accès (son adresse figure dans /etc/resolv.conf) et un site web
de votre choix, pour vérifier que vos paquets atteignent bien Internet et que la
résolution de noms se fait bien.
Exemple de code 1.5 : le test ultime |
# ping -c 3 www.gentoo.org
|
Si le réseau fonctionne, vous pouvez alors sauter le reste de cette section et
continuer avec le chapitre Préparer les
disques. Sinon, poursuivez la lecture.
3.b. Configuration automatique du réseau
Si le réseau n'a pas marché tout de suite, certains supports d'installation
vous permettent d'utiliser net-setup (pour les réseaux classiques ou
sans fil), pppoe-setup (pour les utilisateurs de l'ADSL) ou pptp
(pour les utilisateurs de PPTP, disponible sur les architectures x86, amd64,
alpha, ppc et ppc64).
Si votre support d'installation ne contient pas ces outils ou si votre réseau
ne fonctionne pas, veuillez continuer avec la Configuration manuelle du réseau.
Par défaut : utilisation de net-setup
Le plus simple pour activer une interface réseau, si cela n'a pas été fait
automatiquement, est de lancer le script net-setup :
Exemple de code 2.1 : lancement du script net-setup |
# net-setup eth0
|
net-setup vous demandera des renseignements à propos de votre
environnement réseau. Une fois terminé, vous devriez avoir une connexion réseau
fonctionnelle. Testez votre connexion comme indiqué précédemment. Si le test est
positif, alors bravo. Vous êtes maintenant fin prêt pour l'installation de
Gentoo. Passez le reste de cette section et continuez avec la section
Préparer les disques.
Si votre réseau ne marche toujours pas, continuez avec la section Configuration manuelle du réseau.
Alternative : utilisation PPP
Si vous avez besoin de PPPoE pour vous connecter à Internet, le CD
d'installation (n'importe quelle version) contient de quoi vous faciliter la
tâche grâce à ppp. Utilisez le script pppoe-setup fourni pour
configurer votre connexion. Il vous demandera le nom du périphérique Ethernet
connecté à votre modem ADSL, votre nom d'utilisateur et votre mot de passe, les
adresses IP de vos serveurs DNS et si vous voulez activer un pare-feu de base
ou non.
Exemple de code 2.2 : utilisation de pppo |
# pppoe-setup
# pppoe-start
|
Si cela ne marche pas, vérifiez scrupuleusement que les noms d'utilisateur et
mots de passe fournis ont été correctement tapés en regardant dans le fichier
/etc/ppp/pap-secrets ou /etc/ppp/chap-secrets et
assurez-vous d'utiliser le bon périphérique réseau. Si votre périphérique réseau
n'existe pas, vous devez charger les modules réseau appropriés. Dans ce cas,
continuez avec la Configuration manuelle du
réseau puisque nous y expliquons comment charger les modules réseau
nécessaires.
Si tout marche, continuez avec la section
Préparer les disques.
Alternative : utilisation de PPTP
Si vous avez besoin du support PPTP, vous pouvez utiliser pptpclient
fourni sur le CD d'installation. Mais avant, vous devez vous assurer que votre
configuration est correcte. Éditez /etc/ppp/pap-secrets ou
/etc/ppp/chap-secrets afin qu'ils contiennent la bonne combinaison
nom d'utilisateur/mot de passe :
Exemple de code 2.3 : édition de /etc/ppp/chap-secrets |
# nano -w /etc/ppp/chap-secrets
|
Ensuite, modifiez /etc/ppp/options.pptp si nécessaire :
Exemple de code 2.4 : édition de /etc/ppp/options.pptp |
# nano -w /etc/ppp/options.pptp
|
Une fois cela fait, lancez simplement pptp (avec les options que vous ne
pouvez mettre dans options.pptp) pour vous connecter au
serveur :
Exemple de code 2.5 : connexion à un serveur PPTP |
# pptp <ip du serveur>
|
Maintenant, continuez avec la section Préparer les
disques.
3.c. Configuration manuelle du réseau
Chargement des modules réseau nécessaires
Quand le CD d'installation démarre, il essaie de détecter tous vos
périphériques et de charger les modules du noyau (les pilotes) appropriés pour
faire marcher votre matériel. Dans la plupart des cas, cela marche très bien.
Pourtant, dans certains cas, il peut ne pas charger certains modules dont vous
avez besoin.
Si net-setup ou pppoe-setup n'ont pas marché, alors vous pouvez
commencer à vous dire que votre carte réseau n'a pas été détectée et que vous
devrez charger les modules requis vous-même.
Pour savoir quels modules du noyau nous fournissons pour le réseau, utilisez
simplement ls :
Exemple de code 3.1 : à la recherche des modules fournis |
# ls /lib/modules/`uname -r`/kernel/drivers/net
|
Si vous trouvez un pilote pour votre carte réseau, utilisez modprobe pour
le charger dans le noyau :
Exemple de code 3.2 : Utilisation de modprobe pour charger un module dans le noyau |
# modprobe pcnet32
|
Pour vérifier si votre carte réseau est maintenant détectée, utilisez
ifconfig. Une carte réseau détectée devrait provoquer ce genre
d'affichage (ici encore, eth0 doit être considéré comme un exemple de nom) :
Exemple de code 3.3 : test positif de la présence d'une carte réseau |
# ifconfig eth0
eth0 Link encap:Ethernet HWaddr FE:FD:00:00:00:00
BROADCAST NOARP MULTICAST MTU:1500 Metric:1
RX packets:0 errors:0 dropped:0 overruns:0 frame:0
TX packets:0 errors:0 dropped:0 overruns:0 carrier:0
collisions:0 txqueuelen:0
RX bytes:0 (0.0 b) TX bytes:0 (0.0 b)
|
Par contre, si vous obtenez l'erreur suivante, alors la carte réseau n'a pas été
détectée :
Exemple de code 3.4 : test négatif de la présence d'une carte réseau |
# ifconfig eth0
eth0: error fetching interface information: Device not found
|
La liste des interfaces réseau disponibles sur votre système peut être lue dans le système de fichiers /sys :
Exemple de code 3.5 : visualiser la liste des interfaces réseau disponibles |
# ls /sys/class/net
dummy0 eth0 lo sit0 tap0 wlan0
|
Dans l'exemple présenté ci-dessus, 6 interfaces ont été trouvées. Celle nommée eth0 est probablement l'adaptateur (cablé) tandis que celle nommée wlan0 est l'interface sans fil.
Si votre carte réseau est maintenant détectée, vous pouvez ré-essayer
net-setup ou pppoe-setup (ce qui devrait marcher). Pour
les curieux, nous allons quand même expliquer comment configurer manuellement
votre réseau.
Choisissez parmi les possibilités suivantes :
Utilisation de DHCP
DHCP (Dynamic Host Configuration Protocol, Protocole Dynamique de Configuration
d'un Hôte) sert à automatiser la récupération des informations réseau (adresse
IP, masque de réseau, adresse de diffusion, passerelle, serveurs de noms, etc.)
Cela ne marche que si vous disposez d'un serveur DHCP déjà configuré et actif
dans votre réseau (ce peut être votre serveur ou celui de votre fournisseur
d'accès). Pour qu'une interface réseau reçoive automatiquement ces
informations, utilisez dhcpcd :
Exemple de code 3.6 : utilisation de dhcpcd |
# dhcpcd eth0
# dhcpcd -HD eth0
|
Si cela marche (essayez d'envoyer un ping vers un serveur sur Internet, par
exemple Google), alors vous êtes prêt
à continuer. Sautez le reste de cette section et continuez avec la section
Préparer les disques.
Configurer l'accès à un réseau sans fil
Note :
seuls les CD d'installation pour x86, amd64 et ppc ont la commande
iwconfig. Avec d'autres machines, vous pouvez vous débrouiller en
suivant les instructions relatives au projet linux-wlan-ng
(en anglais).
|
Si vous utilisez un réseau sans fil (aussi nommé WiFi ou 802.11), vous devrez
sans doute configurer votre carte réseau avant de poursuivre. Pour afficher la
configuration de votre carte, utilisez la commande iwconfig. Elle
affichera un texte semblable à ceci :
Exemple de code 3.7 : afficher la configuration en cours |
# iwconfig eth0
eth0 IEEE 802.11-DS ESSID:"GentooNode"
Mode:Managed Frequency:2.442GHz Access Point: 00:09:5B:11:CC:F2
Bit Rate:11Mb/s Tx-Power=20 dBm Sensitivity=0/65535
Retry limit:16 RTS thr:off Fragment thr:off
Power Management:off
Link Quality:25/10 Signal level:-51 dBm Noise level:-102 dBm
Rx invalid nwid:5901 Rx invalid crypt:0 Rx invalid frag:0 Tx
excessive retries:237 Invalid misc:350282 Missed beacon:84
|
Note :
remarquez que certaines cartes ont wlan0 ou ra0 comme nom de
périphérique au lieu de eth0. Lancez iwconfig sans paramètre pour
connaitre le nom exact du périphérique.
|
Dans la plupart des cas, seuls deux paramètres doivent être définis : le
code ESSID (aussi nommé « wireless network name » ou nom du réseau)
et la clef WEP (cryptage). Si le code ESSID et l'adresse de votre point d'accès
(« Access Point » ci-dessus) correspondent déjà à la configuration de
votre réseau sans fil et que vous n'utilisez pas de clef WEP, alors votre
connexion sans fil fonctionne déjà. Si vous devez modifier le code ESSID ou
définir une clef WEP, utilisez les commandes suivantes :
Note :
si votre réseau sans fil est configuré avec du WPA ou du WPA2, vous devrez
utiliser wpa_supplicant. Pour plus d'informations sur la configuration
des réseaux sans fil sous Gentoo Linux, référez-vous au chapitre sur les réseaux sans fil du Manuel.
|
Exemple de code 3.8 : modifier le code ESSID et/ou définir une clef WEP |
# iwconfig eth0 essid GentooNode
# iwconfig eth0 key 1234123412341234abcd
# iwconfig eth0 key s:le-mot-de-passe
|
Vous pouvez vérifier vos paramètres en lançant la commande iwconfig. Une
fois que votre connexion sans fil est opérationnelle, vous pouvez poursuivre
avec la section suivante (Comprendre la terminologie
réseau) ou utiliser l'outil net-setup décrit précédemment.
Comprendre la terminologie réseau
Note :
si vous connaissez votre adresse IP, votre adresse de diffusion (broadcast),
votre masque réseau et vos serveurs de noms, vous pouvez sauter cette
sous-section et continuer avec l'Utilisation de
ifconfig et route.
|
Si tout a échoué jusqu'à présent, vous allez devoir configurer votre réseau à la
main. Ce n'est pas difficle du tout. Vous devez cependant être familier avec la
terminologie réseau afin que vous puissiez configurer votre carte proprement.
Quand vous aurez fini cette partie, vous saurez ce qu'est une passerelle,
à quoi sert un masque réseau, comment est construite l'adresse de
diffusion et pourquoi vous avez besoin de serveurs de noms.
Dans un réseau, les machines sont identifiées par leur adresse IP
(« Internet Protocol »). Ces adresses sont une suite de quatre
nombres compris entre 0 et 255. Du moins, c'est comme cela qu'on le voit. En
réalité, une adresse IP est une suite de 32 bits (des uns ou zéros).
Voyons un exemple :
Exemple de code 3.9 : exemple d'adresse IP |
Adresse IP (nombres): 192.168.0.2
Adresse IP (bits): 11000000 10101000 00000000 00000010
-------- -------- -------- --------
192 168 0 2
|
Une adresse IP est unique dans un réseau donné, c'est-à-dire qu'il n'existe
qu'une seule machine avec une certaine IP dans l'ensemble des réseaux connectés
et accessibles. Pour faire la distinction entre les machines qui sont dans un
réseau particulier et celles qui n'y sont pas, l'adresse IP est divisée en deux
parties : la partie réseau et la partie hôte.
La séparation est faite grâce au masque réseau, une suite de 1 suivie
d'une suite de 0. La partie de l'adresse IP qui correspond aux 1 est la partie
réseau, l'autre est la partie hôte. Le masque réseau est souvent écrit sous la
forme d'une adresse IP.
Exemple de code 3.10 : exemple de séparation réseau/hôte |
Adresse IP: 192 168 0 2
11000000 10101000 00000000 00000010
Masque réseau 11111111 11111111 11111111 00000000
255 255 255 0
+--------------------------+--------+
Partie Réseau Hôte
|
Dans cet exemple, 192.168.0.14 fait toujours partie de notre réseau, mais pas
192.168.1.2.
L'adresse de diffusion (« broadcast ») d'une machine est une
adresse IP spéciale qui a la même partie réseau que son adresse IP, avec que
des 1 dans la partie hôte. Toutes les machines de votre réseau reçoivent les
paquets émis à cette adresse ; elle est utilisée pour diffuser des paquets
à tout le réseau.
Exemple de code 3.11 : adresse de diffusion |
Adresse IP: 192 168 0 2
11000000 10101000 00000000 00000010
Adresse de diffusion: 11000000 10101000 00000000 11111111
192 168 0 255
+--------------------------+--------+
Réseau Hôte
|
Pour pouvoir surfer sur Internet, vous devez savoir quelle machine partage sa
connexion Internet. Cette machine est appelée la passerelle. Comme c'est
une machine comme une autre, elle a une adresse IP (par exemple 192.168.0.1).
Nous avons dit précédemment que chaque machine avait sa propre adresse IP. Pour
pouvoir accéder à une machine grâce à un nom (au lieu d'une adresse IP, plus dure
à retenir), vous avez besoin d'un service qui traduit un nom (comme
dev.gentoo.org) en une adresse IP (comme 64.5.62.82). Ce service
s'appelle service de noms (N.D.T. : ou DNS, pour Service de Noms de Domaine). Pour
utiliser ce service, vous avez besoin de définir un ou plusieurs serveurs de
noms dans le fichier /etc/resolv.conf.
Dans certains cas, votre passerelle sert aussi de serveur de noms. Sinon, entrez
les serveurs de noms de votre fournisseur d'accès.
Pour résumer, vous avez besoin des informations suivantes pour continuer :
| Objet |
Exemple |
| Votre adresse IP |
192.168.0.2 |
| Masque réseau |
255.255.255.0 |
| Adresse de diffusion |
192.168.0.255 |
| Passerelle |
192.168.0.1 |
| Serveur(s) de noms |
195.130.130.5, 195.130.130.133 |
Utilisation de ifconfig et route
La mise en place de votre réseau consiste en trois étapes. D'abord, nous nous
assignons une adresse IP avec ifconfig. Ensuite, nous configurons le
routage vers la passerelle avec route. Enfin, nous plaçons les adresses
des serveurs de noms dans le fichier /etc/resolv.conf.
Pour assigner une adresse IP, vous avez besoin de votre adresse IP, de l'adresse
de diffusion et du masque réseau. Ensuite, exécutez la commande suivante, en
remplaçant ${IP_ADDR} par votre adresse IP, ${BROADCAST} par
votre adresse de diffusion et ${NETMASK} par votre masque réseau :
Exemple de code 3.12 : utilisation de ifconfig |
# ifconfig eth0 ${IP_ADDR} broadcast ${BROADCAST} netmask ${NETMASK} up
|
Maintenant, nous mettons en place le routage avec route. Remplacez
${GATEWAY} par l'adresse de votre passerelle :
Exemple de code 3.13 : utilisation de route |
# route add default gw ${GATEWAY}
|
Ouvrez maintenant le fichier /etc/resolv.conf avec votre éditeur de
texte favori (dans notre exemple, nous utilisons nano) :
Exemple de code 3.14 : création du /etc/resolv.conf |
# nano -w /etc/resolv.conf
|
Entrez maintenant vos serveurs de noms de la façon suivante. Remplacez bien les
variables ${NAMESERVER1} et ${NAMESERVER2} avec les adresses
appropriées :
Exemple de code 3.15 : /etc/resolv.conf |
nameserver ${NAMESERVER1}
nameserver ${NAMESERVER2}
|
Et voilà. Maintenant, testez votre réseau en envoyant un ping vers un serveur
Internet (Google par exemple). Si cela
marche, toutes nos félicitations ! Vous êtes enfin prêt à installer Gentoo.
Poursuivez avec le chapitre Préparer les
disques.
4. Préparer les disques
4.a. Introduction aux périphériques de bloc
Les périphériques de bloc
Nous allons regarder de manière approfondie la question des disques sous Gentoo
Linux et sous Linux en général, y compris les systèmes de fichiers de Linux,
les partitions et les périphériques de bloc. Ensuite, une fois que vous serez
familiarisé avec les tenants et aboutissants des disques et des systèmes de
fichiers, vous serez guidé pour réaliser la mise en place des partitions et des
systèmes de fichiers pour votre installation de Gentoo Linux.
Pour commencer, nous allons présenter les périphériques de bloc. Le plus
célèbre étant certainement celui qui représente le premier disque dans un
système Linux, /dev/sda. Les disques durs SCSI, Serial ATA et
mêmes les disques durs IDE sont tous nommés en /dev/sda depuis les
nouveaux pilotes libata de Linux. Si vous utilisez les anciens pilotes,
votre premier disque dur IDE s'appelle alors /dev/hda.
Les périphériques de bloc cités ci-dessus représentent une interface abstraite
vers les disques. Les programmes utilisateur peuvent les utiliser pour
interagir avec votre disque sans se préoccuper de savoir si vos périphériques sont
IDE, SCSI ou autres. Le programme peut simplement utiliser l'espace sur le
disque comme un groupe de blocs continus de 512 octets accessibles
aléatoirement.
Partitions
Bien qu'il soit théoriquement possible d'utiliser un disque complet pour
héberger votre système Linux, ceci n'est pratiquement jamais fait. À la place,
les périphériques de bloc sont divisés pour être plus petits et plus facilement
gérables. Ces subdivisions sont appelées partitions.
Les partitions sont divisées en trois types : primaire,
étendue et logique.
Une partition primaire est une partition dont l'information est stockée
dans le MBR (« master boot record », secteur d'amorçage principal).
Comme un MBR est très petit (512 bytes), seules 4 partitions primaires peuvent y
être définies (par exemple, de /dev/sda1 à /dev/sda4).
Une partition étendue est une partition primaire spéciale (ce qui
signifie que la partition étendue doit être une des quatre partitions primaires
possibles) qui contient d'autres partitions. Une telle partition n'existait pas
à l'origine, mais étant donné que quatre partitions ne suffisaient plus, on a
étendu le schéma de formatage sans perdre la compatibilité ascendante.
Une partition logique est une partition contenue dans la partition
étendue. Sa définition n'est pas placée dans le MBR, mais est déclarée dans la
partition étendue.
Solutions de stockage avancées
Les CD d'installation Gentoo pour AMD64 offrent le support des
systèmes LVM2. Les systèmes LVM2 permettent une plus grande
flexibilité dans l'organisation des disques. Le reste de ce guide utilise des
partitions normales, mais vous pouvez activer ces systèmes de stockage avancés
si vous le désirez.
4.d. Concevoir un plan de partitionnement
Plan de partitionnement par défaut
Si vous n'êtes pas intéressé par l'établissement d'un plan de partitionnement
pour votre système, vous pouvez utiliser le plan de partitionnement que nous
utilisons dans ce manuel :
| Partition |
Système de fichiers |
Taille |
Description |
| /dev/sda1 |
ext2 |
32M |
Partition d'amorçage |
| /dev/sda2 |
(swap) |
512M |
Partition de mémoire virtuelle |
| /dev/sda3 |
ext3 |
Reste du disque |
Partition racine |
Si vous souhaitez savoir la taille qu'une partition doit avoir, ou même
de combien de partitions vous avez besoin, poursuivez la lecture de ce
chapitre. Sinon, poursuivez avec le chapitre Partitionner
votre disque avec fdisk ou Partitionner votre disque avec parted
(ce sont tous les deux des outils de partitionnement, fdisk est très connu et stable,
parted est un peu plus récent mais prend en charge des partitions de taille supérieure à 2TO).
Combien et de quelle taille ?
Le nombre de partitions dépend beaucoup de votre environnement. Par exemple,
si vous avez beaucoup d'utilisateurs, vous désirerez certainement avoir votre partition
/home séparée afin d'améliorer la sécurité et de simplifier les
sauvegardes. Si vous installez Gentoo comme serveur de courrier, votre partition
/var devrait être séparée étant donné que tous les courriels sont
stockés dans /var. Un bon choix de système de fichiers va vous
permettre d'améliorer les performances. Les serveurs de jeux auront une partition
/opt séparée étant donné que la plupart des serveurs de jeux sont
installés à cet endroit. La raison est la même que pour la partition
/home : sécurité et sauvegarde. Vous devriez consacrer
suffisamment de place au répertoire /usr, car il contient non
seulement vos applications, mais aussi l'arbre Portage (qui prend 500 Mo à
lui seul) et les sources des programmes que vous allez installer.
Comme vous pouvez le voir, cela dépend beaucoup de ce que vous souhaitez faire.
Séparer les partitions ou volumes procure les avantages suivants :
-
Vous pouvez choisir le système de fichiers le plus performant pour chaque
partition ou volume.
-
Votre système entier ne risque pas d'arriver à court d'espace disque libre si
un outil défectueux sature l'espace disque d'une partition ou d'un volume.
-
Si nécessaire, les vérifications des systèmes de fichiers durent moins
longtemps, vu que de multiples vérifications peuvent être faites en parallèle
(quoique cet avantage est plus important avec plusieurs disques qu'avec
plusieurs partitions).
-
La sécurité peut être améliorée en montant certaines partitions ou volumes
en lecture seulement, en utilisant nosuid (les bits suid sont ignorés) et
noexec (les bits exécutables sont ignorés), etc.
Cependant, avoir de multiples partitions présente un gros désavantage : si elles ne
sont pas configurées correctement, vous risquez d'obtenir un système avec
beaucoup d'espace libre sur une partition et plus du tout sur une autre. Un autre inconvénient est que des partitions séparées, en particulier
pour des points de montage importants tels que /usr ou /var - requièrent que l'utilisateur amorce avec un initramfs pour
monter la partition avant que les scripts de démarrage ne soient lancés. Ce n'est pas toujours le cas cependant, ce qui fait que le résultat
peut varier.
Notez que les disques SCSI et SATA sont limités à 15-partitions sauf si vous utilisez des étquettes GPT.
Voici un exemple de partitionnement pour un disque de 20 Go utilisé sur un
portable de démonstration (contenant un serveur web, un serveur de courrier,
GNOME...) :
Exemple de code 2.1 : Exemple d'utilisation de système de fichiers |
$ df -h
Système de fichier Type Taille Util Libre Util% Monté sur
/dev/sda5 ext4 509M 132M 351M 28% /
/dev/sda2 ext4 5.0G 3.0G 1.8G 63% /home
/dev/sda7 ext4 7.9G 6.2G 1.3G 83% /usr
/dev/sda8 ext4 1011M 483M 477M 51% /opt
/dev/sda9 ext4 2.0G 607M 1.3G 32% /var
/dev/sda1 ext2 51M 17M 31M 36% /boot
/dev/sda6 swap 516M 12M 504M 2% <non monté>
|
/usr est plutôt rempli ici (83 % utilisés), mais une fois que
tous les programmes sont installés, /usr a une taille relativement
stable. Pour /var, on pourrait croire que trop d'espace a été
alloué. Cependant, Gentoo compile tous les programmes dans
/var/tmp/portage. Si vous voulez allouer relativement peu d'espace
pour /var, par exemple 2 Go, vous devrez modifier la
variable PORTAGE_TMPDIR dans /etc/portage/make.conf pour qu'elle pointe vers une partition qui
dispose d'un espace suffisant pour compiler de très gros paquets tels que
OpenOffice.org.
4.c. Partitionner votre disque avec fdisk
Important :
Si votre environnement met en œuvre des partitions plus grandes que 2 TB, suivez les instructions données par
Partitionner votre disque avec parted. L'application fdisk ne sait pas gérer d'aussi grosses partitions.
|
Les parties suivantes expliquent comment créer le schéma de partition décrit
précédemment :
| Partition |
Description |
| /dev/sda1 |
Partition d'amorçage |
| /dev/sda2 |
Partition de mémoire virtuelle |
| /dev/sda3 |
Partition principale |
Changez votre plan de partitionnement comme vous le souhaitez.
Afficher le plan de partitionnement actuel
fdisk est un outil populaire et puissant pour diviser votre disque en
partitions. Lancez fdisk sur votre disque (dans notre exemple, nous
utilisons /dev/sda) :
Exemple de code 3.1 : Lancement de fdisk |
# fdisk /dev/sda
|
Une fois dans fdisk, vous serez accueilli par une invite de commande
(« prompt ») qui ressemble à ceci :
Exemple de code 3.2 : Invite de commande de fdisk |
Command (m for help):
|
Appuyez sur p pour afficher la configuration actuelle de vos partitions.
Exemple de code 3.3 : Exemple de configuration de partition |
Command (m for help): p
Disk /dev/sda: 240 heads, 63 sectors, 2184 cylinders
Units = cylinders of 15120 * 512 bytes
Device Boot Start End Blocks Id System
/dev/sda1 * 1 14 105808+ 83 Linux
/dev/sda2 15 49 264600 82 Linux swap
/dev/sda3 50 70 158760 83 Linux
/dev/sda4 71 2184 15981840 5 Extended
/dev/sda5 71 209 1050808+ 83 Linux
/dev/sda6 210 348 1050808+ 83 Linux
/dev/sda7 349 626 2101648+ 83 Linux
/dev/sda8 627 904 2101648+ 83 Linux
/dev/sda9 905 2184 9676768+ 83 Linux
Command (m for help):
|
Ce disque est configuré pour héberger sept systèmes de fichiers Linux (chacun
avec une partition correspondante listée en tant que « Linux ») ainsi
qu'une partition de mémoire virtuelle (listée en tant que « Linux
swap »).
Supprimer toutes les partitions
Nous allons commencer par supprimer toutes les partitions existantes sur le
disque. Tapez d pour supprimer une partition. Par exemple, pour
supprimer un /dev/sda1 existant :
Exemple de code 3.4 : Suppression d'une partition |
Command (m for help): d
Partition number (1-4): 1
|
La partition a été programmée pour la suppression. Elle ne sera plus affichée
si vous tapez p, mais elle ne sera pas supprimée tant que vos changements
n'auront pas été sauvegardés. Si vous faites une erreur et souhaitez annuler sans
sauvegarder vos changements, tapez q immédiatement et appuyez sur Entrée,
vos partitions ne seront pas supprimées.
Maintenant, en supposant que vous souhaitiez enlever toutes les partitions de
votre système, répétez la commande p pour afficher une liste des
partitions et puis tapez d ainsi que le numéro de la partition que vous
souhaitez supprimer. Finalement, vous vous retrouverez avec une table de
partitions vide :
Exemple de code 3.5 : Une table de partitions vide |
Disk /dev/sda: 30.0 GB, 30005821440 bytes
240 heads, 63 sectors/track, 3876 cylinders
Units = cylinders of 15120 * 512 = 7741440 bytes
Device Boot Start End Blocks Id System
Command (m for help):
|
Maintenant que la table de partitions en mémoire est vide, nous sommes prêts
à créer les partitions. Nous allons utiliser le plan de partitionnement par
défaut vu précédemment. Bien sûr, ne suivez pas ces instructions à la
lettre si vous n'utilisez pas le même plan de partitionnement !
Création de la partition de démarrage
Nous allons commencer par créer la partition de démarrage. Tapez n pour
créer une nouvelle partition, ensuite p pour choisir une partition
primaire, suivi par 1 pour sélectionner la première partition primaire.
Quand on vous demande le premier cylindre, tapez Entrée. Quand on vous demande
le dernier cylindre, tapez +32M pour créer une partition de 32 Mo :
Exemple de code 3.6 : Création de la partition de démarrage |
Command (m for help): n
Command action
e extended
p primary partition (1-4)
p
Partition number (1-4): 1
First cylinder (1-3876, default 1):
Using default value 1
Last cylinder or +size or +sizeM or +sizeK (1-3876, default 3876): +32M
|
Maintenant, quand vous tapez p, vous devriez voir l'affichage
suivant :
Exemple de code 3.7 : Partition de démarrage créée |
Command (m for help): p
Disk /dev/sda: 30.0 GB, 30005821440 bytes
240 heads, 63 sectors/track, 3876 cylinders
Units = cylinders of 15120 * 512 = 7741440 bytes
Device Boot Start End Blocks Id System
/dev/sda1 1 14 105808+ 83 Linux
|
Nous devons rendre cette partition amorçable. Tapez a et sélectionnez
1 pour activer l'option amorçable (bootable flag) sur cette partition.
Si vous tapez p à nouveau, vous constaterez qu'une *
(astérisque) est placé dans la colonne « Boot ».
Création de la partition de mémoire virtuelle
À présent, créons la partition de mémoire virtuelle. Pour ce faire, tapez
n pour créer une nouvelle partition, puis p pour dire à fdisk que
vous souhaitez une partition primaire. Ensuite, tapez 2 pour créer la
deuxième partition primaire, /dev/sda2 dans notre cas. Quand on
vous demandera le premier cylindre, tapez Entrée. Quand on vous demandera le
dernier cylindre, tapez +512M pour créer une partition de 512 Mo.
Ensuite, tapez t pour choisir le type de partition, 2 pour
sélectionner la partition que vous venez juste de créer puis tapez 82
pour choisir le type de partition « Linux swap ». Après avoir terminé
ces étapes, appuyer sur p devrait afficher une table de partitions qui
ressemble à ceci :
Exemple de code 3.8 : Affichage des partitions après la création de la partition de mémoire virtuelle |
Command (m for help): p
Disk /dev/sda: 30.0 GB, 30005821440 bytes
240 heads, 63 sectors/track, 3876 cylinders
Units = cylinders of 15120 * 512 = 7741440 bytes
Device Boot Start End Blocks Id System
/dev/sda1 * 1 14 105808+ 83 Linux
/dev/sda2 15 81 506520 82 Linux swap
|
Création de la partition principale
Pour finir, créons la partition principale. Pour ce faire, tapez n pour
créer une nouvelle partition, puis p pour dire à fdisk que vous
souhaitez une partition primaire. Ensuite, tapez 3 pour créer la
troisième partition primaire, /dev/sda3 dans notre cas. Quand on
vous demande le premier cylindre, tapez Entrée. Quand on vous demande le
dernier cylindre, tapez Entrée pour créer une partition qui prend le reste de
la place libre sur votre disque. Après avoir terminé ces étapes, taper
p devrait afficher une table de partitions qui ressemble à ceci :
Exemple de code 3.9 : Affichage des partitions après la création de la partition principale |
Command (m for help): p
Disk /dev/sda: 30.0 GB, 30005821440 bytes
240 heads, 63 sectors/track, 3876 cylinders
Units = cylinders of 15120 * 512 = 7741440 bytes
Device Boot Start End Blocks Id System
/dev/sda1 * 1 14 105808+ 83 Linux
/dev/sda2 15 81 506520 82 Linux swap
/dev/sda3 82 3876 28690200 83 Linux
|
Sauvegarder le plan de partitionnement
Pour sauvegarder le plan de partitionnement et quitter fdisk, tapez w.
Exemple de code 3.10 : Sauver et quitter fdisk |
Command (m for help): w
|
Maintenant que vos partitions sont créées, vous pouvez continuer avec
Création des systèmes de fichiers.
4.d. Partitionner votre disque avec parted
Dans ce chapitre, nous allons vous guider pour la création des partitions correspondant à notre
exemple mentionné plus haut. En alternative à la méthode précédente qui utilise fdisk, nous allons utiliser ici
parted. Les outils parted and fdisk assurent la même fonction, c'est pourquoi, si vous avez déjà
partitionné votre disque avec fdisk, vous pouvez passer directement à la section : Création des systèmes de fichiers.
Le plan de partitionnement que nous prenons pour exemple est présenté dans le tableau qui suit :
| Partition |
Description |
| /dev/sda1 |
Partition d'amorçage |
| /dev/sda2 |
Partition de mémoire virtuelle |
| /dev/sda3 |
Partition racine (root) |
Adaptez ce plan de partitionnement à vos besoins.
Affichage du plan de partitionnement courant
L'application parted est en quelque sorte une variante moderne de
fdisk. Elle offre une interface plus simple pour partitionner vos disques et
prend en charge des partitions de grande taille (plus de 2 TO). Lancez parted pour votre disque (dans notre exemple, nous
utilisons /dev/sda):
Exemple de code 4.1 : Démarrage de parted |
# parted /dev/sda
GNU Parted 3.1
Utilisation de /dev/sda
Bievenue sur GNU Parted ! Tapez 'help' pour voir la liste des commandes.
(parted)
|
Pour découvrir toutes les options offertes par parted, tapez help et
tapez Entrée. Pour le moment, continuez simplement en demandant à parted d'afficher
les partitions actuellement utilisées sur le disque choisi. La commande print peut être utilisée pour cela.
Exemple de code 4.2 : Un exemple de plan de partitionnement affiché par parted |
(parted) print
Model: SCSI Block Device
Disk /dev/sda: 21.5GB
Sector size (logical/physical): 512B/512B
Partition Table: msdos
Number Start End Size Type File system Flags
1 512B 2148MB 2148MB primary ext4
2 2148MB 3222MB 1074MB primary linux-swap(v1)
3 3222MB 21.5GB 18.3GB primary lvm
|
Optionel: positionnement de l'étiquette GPT
La plupart des disques x86/amd64 sont préparé en utilisant une étiquette msdos.
Cependant, si vous envisagez d'utiliser de très grandes partitions (2 TO et plus), vous devez employer
une étiquette gpt (le type de partition GUID ) pour votre disque . Dans parted, vous pouvez le faire
avec mklabel gpt:
Attention :
le changement de type de partition engendre la suppression de toutes les partitions du disque. Toutes les données de ce disque
seront donc perdues.
|
Exemple de code 4.3 : Positionnement de l'étiquette GPT |
(parted) mklabel gpt
|
Suppression de toutes les partitions
Si ce n'est pas encore fait (par exempe via l'opération mklabel vue précédemment, ou parce que le disque
a été formaté récemment), nous allons commencer par retirer toutes les partitions existantes du disque.
Tapez rm <numéro>
où <numéro> est le numéro de la partition à supprimer.
Exemple de code 4.4 : Suppression d'une partition du disque |
(parted) rm 2
|
Faites la même chose pour les autres partitions dont vous n'avez pas besoin. Assurez-vous
de ne faire aucune erreur.
Attention : à l'inverse de fdisk, parted effectue les changement immédiatement ( ces changements ne
nécessitent pas d'être sauvegardés et ne sont donc plus réversibles).
|
Création des partitions
Maintenant, créons les partitions mentionnées plus haut. La création de partitions avec
parted n'est pas très difficile - tout ce que nous devons faire, c'est informer parted
des réglages suivants :
-
Le type de partition à utiliser. Il s'agit ordinairement de primaire dans le cas où quatre partitions
vous suffisent (avec l'étiquette de type msdos ). Autrement, vous devez faire de votre quatrième partition
une partition étendue qui inclura le reste du disque, et créer des partitions logiques à l'intérieur de cette
partition étendue. Si vous utilisez une étiquette de type gpt, il n'y a plus de limitation sur le nombre de partitions
primaires.
-
Le type de système de fichiers à utiliser. L'application parted
prend en charge les systèmes de fichiers courants et sait de quel identifiant de partition
(ID) ils ont besoin. Ceci ne veut pas dire que parted va créer un système de fichiers
sur la partition (vous pouvez le faire avec la commande mkpartfs, mais nous utiliserons
la commande standard mkfs.* plus loin dans ce but.)
L'identifiant (ID) de partition est souvent utilisé par les outils d'auto-détection
pour savoir quoi faire de la partition.
-
L'emplacement de départ de la partition (qui peut être exprimé en MO ou en GO)
-
L'emplacement de fin de la partition (qui peut être exprimé en MO ou en GO)
Un des avantages de parted , c'est que vous pouvez utiliser simplement les tailles de partition
pour déterminer automatiquement les points de départ et de fin corrects, comme vous le verrez dans l'exemple suivant.
Exemple de code 4.5 : Création des partitions |
(parted) mkpart primary ext2 0 32mb
Attention: la partition résultante n'est pas correctement alignée pour des performances optimales.
Ignorer/Annuler? i
(parted) mkpart primary linux-swap 32mb 544mb
(parted) mkpart primary ext4 544mb -1s
Attention: vous avez demandé la création d'une partition de 544 MO à 21.5 GO.
L'emplacement le plus proche que vous pouvez gérer est de 544 MO à 21.5 GO.
Cela est-il encore acceptable pour vous?
Oui/Non? y
|
Vous pouvez maintenant à nouveau afficher le plan de partitionnement pour vous assurer que
tout est conforme à vos attentes. Quand vous êtes satisfait, utilisez la commande quitter pour fermer
l'application parted.
4.e. Création des systèmes de fichiers
Introduction
Maintenant que vos partitions sont créées, il est temps d'y installer un
système de fichiers. Si vous ne vous souciez pas de quel système de fichiers
choisir et êtes satisfait de ceux que nous utilisons par défaut dans ce manuel,
continuez avec Application d'un système de
fichiers à une partition. Sinon, continuez à lire pour en apprendre plus
sur les systèmes de fichiers disponibles.
Les systèmes de fichiers
Plusieurs systèmes de fichiers sont disponibles. Certains d'entre eux sont
stables sur architecture amd64, d'autres non. Les systèmes de fichiers suivants
sont considérés stables : ext2, ext3, ext4 et XFS. JFS et ReiserFS fonctionnent
mais n'ont pas été intensivement testés. Si vous vous sentez l'âme aventureuse,
vous pouvez éventuellement tester les systèmes de fichiers non supportés.
ext2 est le système de fichiers original de Linux mais n'a pas de
métadonnées journalisées, ce qui signifie que la routine de vérification du
système de fichiers ext2 au démarrage peut prendre beaucoup de temps. À
présent, vous avez le choix entre plusieurs systèmes de fichiers journalisés
qui peuvent être vérifiés très rapidement et sont généralement préférés à leurs
homologues non journalisés. Les systèmes de fichiers journalisés évitent de
devoir attendre longtemps quand vous démarrez votre système et que vos systèmes
de fichiers sont dans un état instable. Si votre intention est d'installer Gentoo sur un très petit disque (moins de 4 GO), vous devez dire à ext2 de réserver un nombre suffisant d'inodes quand vous créez le système de fichiers. L'application mke2fs utilise un paramètre "bytes-per-inode" pour calculer combien d'inodes sont nécessaires au système de fichiers. Généralement, en exécutant mke2fs -T small /dev/<device>, le nombre d'inodes quadruple pour un système de fichiers donné car son nombre d'octets par inode passe de 16 kO à 4 kO. Vous pouvez affiner encore un peu plus en utilisant mke2fs -i <ratio> /dev/<device>.
ext3 est la version journalisée du système de fichiers ext2, qui fournit
des métadonnées journalisées pour une récupération rapide en plus d'autres
modes journalisés comme la journalisation de données complètes et ordonnées.
Il utilise un index à base de HTree qui permet d'obtenir d'excellentes
performances dans pratiquement toutes les situations. En résumé, ext3 est un
très bon système de fichiers fiable. Si votre intention est d'installer Gentoo sur un très petit disque (moins de 4 GO), vous devez dire à ext2 de réserver un nombre suffisant d'inodes quand vous créez le système de fichiers. L'application mke2fs utilise un paramètre "bytes-per-inode" pour calculer combien d'inodes sont nécessaires au système de fichiers. Généralement, en exécutant mke2fs -T small /dev/<device>, le nombre d'inodes quadruple pour un système de fichiers donné car son nombre d'octets par inode passe de 16 kO à 4 kO. Vous pouvez affiner encore un peu plus en utilisant mke2fs -i <ratio> /dev/<device>.
ext4 est un système de fichier dérivant de ext3 et y apportant de nouvelles fonctionnalités,
une amélioration des performances et la suppression de la taille limite, ceci moyennant des changements modérés au formatage du disque. Il peut couvrir des volumes allant jusqu'à 1 EB avec une taille maximum de fichier de 16 TB. À la place de la classique table d'allocation de blocs des systèmes ext2/3, ext4 utilise les
extents, ce qui améliore la performance des fichiers de grande taille et réduit la fragmentation. Ext4 offre également des algorythmes sophistiqués d'allocation de blocs (allocation retardée et allocation multi-blocs) donnant ainsi au pilote du système de fichiers plus de moyens d'optimiser l'arrangement des données sur le disque. Le système de fichiers ext4 est un compromis entre la stabilité d'un code pour la production et le désir d'introduire des extensions dans un système de fichiers vieux de près de 10 ans. Ext4 est le système de fichier recommandé pour les systèmes de fichiers non spécifiques sur toutes les architectures.
JFS est le système de fichiers journalisé à hautes performances d'IBM.
C'est un système de fichiers basé sur les B+tree léger, rapide et sûr avec de
bonnes performances dans diverses configurations.
ReiserFS est un système de fichiers journalisé basé sur les B+tree qui a
de très bonnes performances, spécialement dans le cas de petits fichiers au
prix d'une plus grande consommation de cycles CPU. ReiserFS est apparemment
moins maintenu que les autres systèmes de fichiers.
XFS est un système de fichiers avec des métadonnées journalisées qui
possède un ensemble de fonctionnalités robustes et qui est optimisé pour la
mise à l'échelle. XFS ne semble pas pardonner les éventuels problèmes de
matériel.
Application d'un système de fichiers à une partition
Pour créer un système de fichiers sur une partition ou un volume, chaque
système de fichiers fournit ses propres outils :
| Système de fichiers |
Commande de création |
| ext2 |
mkfs.ext2 |
| ext3 |
mkfs.ext3 |
| ext4 |
mkfs.ext4 |
| reiserfs |
mkreiserfs |
| xfs |
mkfs.xfs |
| jfs |
mkfs.jfs |
Par exemple, pour formater la partition de démarrage (/dev/sda1
dans notre exemple) en ext2 et la partition principale (/dev/sda3
dans notre exemple) en ext3, nous utiliserons :
Exemple de code 5.1 : Application d'un système de fichiers sur une partition |
# mkfs.ext2 /dev/sda1
# mkfs.ext3 /dev/sda3
|
À présent, créons les systèmes de fichiers sur nos partitions (ou volumes
logiques) fraichement créées.
Activation de la partition de mémoire virtuelle
mkswap est la commande utilisée pour initialiser la partition de mémoire
virtuelle :
Exemple de code 5.2 : Création d'une signature de mémoire virtuelle |
# mkswap /dev/sda2
|
Pour activer la partition de mémoire virtuelle, utilisez swapon :
Exemple de code 5.3 : Activation de la partition de mémoire virtuelle |
# swapon /dev/sda2
|
Créez et activez la partition de mémoire virtuelle maintenant.
4.f. Monter les partitions
Maintenant que nos partitions sont initialisées et contiennent un système de
fichiers, il est temps de les monter avec la commande mount. N'oubliez
pas de créer les points de montage nécessaires pour toutes les partitions que
vous avez créées. Par exemple, pour monter les partitions de démarrage et
racine :
Exemple de code 6.1 : Monter les partitions |
# mount /dev/sda3 /mnt/gentoo
# mkdir /mnt/gentoo/boot
# mount /dev/sda1 /mnt/gentoo/boot
|
Note :
si vous installez /tmp sur une partition séparée, n'oubliez pas de
définir les permissions nécessaires après avoir monté la partition. Utilisez la
commande chmod 1777 /mnt/gentoo/tmp. La même remarque s'applique à
/var/tmp.
|
Nous devrons également monter le système de fichiers proc (une interface
virtuelle avec le noyau) sur /proc, mais nous devons d'abord placer
nos fichiers sur les partitions.
Continuez avec Installer les fichiers
d'installation de Gentoo.
5. Installer les fichiers d'installation de Gentoo
5.a. Installer une archive « stage »
Régler la date et l'heure
Avant de poursuivre, vous devez régler l'heure et la date de votre système. Si
l'horloge de votre machine n'est pas à l'heure et surtout à la bonne date, des
effets indésirables se produiront.
Pour afficher la date et l'heure, tapez date :
Exemple de code 1.1 : Afficher la date et l'heure |
# date
Fri Mar 29 16:21:18 UTC 2005
|
Si la date/heure n'est pas bonne, mettez-la à jour en utilisant la commande date
MMJJhhmmAAAA (Mois, Jour, heure, minute,
Année). À cette étape de l'installation, vous devriez utiliser l'heure
GMT (UTC). Vous pourrez définir votre fuseau horaire plus tard. Par exemple,
pour le 29 mars 2005 à 16:21, utilisez :
Exemple de code 1.2 : Régler la date et l'heure GMT |
# date 032916212005
|
Faites votre choix
Vous devez maintenant installer Gentoo à partir d'un stage3. La commande uname -m
affiche l'architecture utilisée par votre machine et peut vous aider à définir
le nom du fichier stage3 à télécharger.
5.b. Utilisation d'une archive téléchargée depuis l'Internet
Télécharger l'archive « stage »
Allez au point de montage Gentoo sur lequel vous avez monté vos systèmes de
fichiers (probablement /mnt/gentoo) :
Exemple de code 2.1 : Aller au point de montage Gentoo |
# cd /mnt/gentoo
|
En fonction de votre méthode d'installation, vous pouvez utiliser plusieurs
outils pour télécharger une archive « stage ». Si links est disponible,
vous pouvez immédiatement naviguer jusqu'à la
liste des miroirs Gentoo et choisir un miroir proche de chez vous.
Si links n'est pas disponible, lynx devrait l'être. Si vous devez
passer par un serveur mandataire avec lynx, vous devez exporter les
variables d'environnement http_proxy et ftp_proxy :
Exemple de code 2.2 : Définir le serveur mandataire pour lynx |
# export http_proxy="http://proxy.server.com:port"
# export ftp_proxy="http://proxy.server.com:port"
|
Nous utiliserons links dans la suite de ce document.
Choisissez un mirroir proche de chez vous. Ordinairement, les mirroirs HTTP suffisent,
mais d'autres protocoles sont possibles. Déplacez-vous ensuite dans le répertoire releases/amd64/autobuilds/. Vous
devriez y voir tous les fichiers de « stage » disponibles pour votre architecture
(ils peuvent se trouver dans des sous-répertoires dont les noms correspondent
aux différentes sous-architectures). Sélectionnez-en un et appuyez sur D
pour le télécharger. Une fois terminé, appuyez sur Q pour quitter le
navigateur.
Exemple de code 2.3 : Consulter la liste des miroirs avec links |
# links http://www.gentoo.org/main/en/mirrors.xml
# links -http-proxy proxy.server.com:8080 http://www.gentoo.org/main/en/mirrors.xml
|
Veuillez utiliser une archive stage3, car les installations à partir des
stage1 et stage2 ne sont plus supportées.
Si vous voulez vérifier l'intégrité de l'arcihive téléchargée, utilisez openssl et comparez la sortie avec la somme de contrôle
fournie sur le mirroir. Les fichiier « digests » fournissent plusieurs sommes de contrôle, chacune faisant appel à un algorithme différent.
Les algorithmes recommmandés sont SHA512 et Whirlpool.
Exemple de code 2.4 : Calcul de la somme de contrôle d'une archive de stage |
# openssl dgst -r -sha512 stage3-amd64-<release>.tar.bz2
# sha512sum stage3-amd64-<release>.tar.bz2
# openssl dgst -r -whirlpool stage3-amd64-<release>.tar.bz2
|
Maintenant, comparez ces valeurs de sortie avec celles enregistrées dans les fichiers
.DIGESTS qui sont également disponibles sur les mirroirs. Les valeurs doivent correspondre. Dans le
cas contraire le fichier téléchargé est corrompu (ou le fichier .DIGESTS).
Décompresser l'archive de « stage
Maintenant, décompressez l'archive que vous venez de télécharger sur votre
système. Nous utilisons tar, car c'est la méthode la plus simple :
Exemple de code 2.5 : Décompresser l'étape |
# tar xvjpf stage3-*.tar.bz2
|
Faites bien attention d'utiliser les mêmes options (xvjpf). Le x
signifie extraire, le v verbeux (facultatif, affiche les
noms de fichier pendant l'extraction), le j décompresser avec
bzip2, le p préserver les permissions et le f veut
dire que nous désarchivons un fichier d'archive, pas l'entrée standard.
Maintenant que l'archive est installée, poursuivez avec Configurer les options de compilation.
5.c. Configurer les options de compilation
Introduction
Pour optimiser Gentoo, vous pouvez définir quelques variables qui influencent
le comportement de Portage. Toutes ces variables peuvent être définies comme
des variables d'environnement (en utilisant export), mais elles ne sont
dans ce cas pas permanentes. Pour conserver votre configuration, vous pouvez
utiliser /etc/portage/make.conf, un fichier de configuration de Portage.
C'est ce fichier que nous allons éditer maintenant.
Note :
une liste commentée de toutes les variables de Portage se trouve dans le
fichier /mnt/gentoo/usr/share/portage/config/make.conf.example. Pour
installer Gentoo avec succès, seules celles mentionnées ci-dessous sont
indispensables.
|
Lancez votre éditeur préféré (dans ce guide, nous utiliserons nano)
pour modifier les variables d'optimisation décrites ci-dessous.
Exemple de code 3.1 : Ouvrir /etc/portage/make.conf |
# nano -w /mnt/gentoo/etc/portage/make.conf
|
Comme vous l'avez sans doute remarqué, le fichier
make.conf.example est structuré de manière générique : les
lignes de commentaires commencent par un "#", les autres définissent des
variables en utilisant la syntaxe VARIABLE="contenu". Le fichier
make.conf utilise la même syntaxe. Certaines variables sont
décrites ci-dessous.
CFLAGS et CXXFLAGS
Les variables CFLAGS et CXXFLAGS définissent les options
d'optimisation pour le compilateur gcc, respectivement en C et C++.
Bien que nous les définissions de manière générale ici, vous n'obtiendrez
des performances maximales qu'en fixant les optimisations individuellement
pour chaque programme. La raison en est que chaque programme est différent.
Dans make.conf, vous devriez fixer les options d'optimisation
qui, selon vous, donneront plus de rapidité à votre système de
manière générale. Ne mettez pas d'options expérimentales dans cette
variable : trop d'optimisations peut engendrer des comportements anormaux
dans certains programmes (plantage ou, pire, fonctionnement défectueux).
Nous n'allons pas expliquer toutes les options d'optimisations possibles. Pour
les connaitre toutes, consultez les
manuels en ligne GNU ou la page d'info de gcc (info gcc
— ne marche que sur un système Linux fonctionnel). Le fichier
make.conf lui-même contient de nombreux exemples et
renseignements ; n'oubliez pas non plus de le lire.
Une première optimisation est l'utilisation des paramètres -march= ou
-mtune=, qui précisent le nom de l'architecture cible. Les valeurs
possibles sont énumérées dans le fichier make.conf.example (en
commentaire).Une valeur utilisée courramment est native qui précise au
compilateur de choisir l'architecture cible du système courant (celui sur lequel
vous faites l'installation.)
Un deuxième paramètre est l'option -O (la lettre O majuscule) qui
spécifie la classe d'optimisation de gcc. Les classes possibles sont
s (pour optimiser en taille), 0 (zéro, pour ne pas optimiser),
1, 2 et même 3 pour plus d'optimisation de la vitesse
d'exécution (chacune de ces classes a les mêmes options que celle qui la précède
plus quelques autres). -O2 est la valeur recommandé par défaut.
-O3 présente des problèmes lorsqu'il est utilisé sur des gros systèmes,
nous vous recommandons donc de rester à -O2.
Une autre option d'optimisation populaire est -pipe (utilise des tubes
plutôt que des fichiers temporaires pour la communication entre les différentes
étapes de la compilation). Celle-ci n'a aucun impact sur le code produit mais utilise
plus de mémoire. Sur des systèmes avec peu de mémoire, gcc peut être tué. Dans ce cas n'utilisez
pas cette option.
Veuillez remarquer que l'option -fomit-frame-pointer (qui permet de ne
pas garder le pointeur de cadre dans un registre pour les fonctions qui n'en
ont pas besoin) peut rendre le dépistage d'erreurs très difficile.
Lorsque vous définissez les variables CFLAGS et CXXFLAGS, vous
pouvez combiner plusieurs options d'optimisation. Les valeurs par défaut
contenues dans le stage3 que vous venez d'extraire devraient convenir. Voici un
autre exemple :
Exemple de code 3.2 : Définition des variables CFLAGS et CXXFLAGS |
CFLAGS="-march=k8 -O2 -pipe"
CXXFLAGS="${CFLAGS}"
|
Note :
vous pouvez consulter le guide
d'optimisation de la compilation pour obtenir plus d'informations
sur l'impact de diverses variables de compilation sur votre système.
|
MAKEOPTS
Avec MAKEOPTS, vous pouvez définir le nombre de compilations à lancer en
parallèle. Une valeur souvent utilisée est le nombre de processeurs dans votre
système plus un, mais une autre valeur peut parfois mieux fonctionner.
Exemple de code 3.3 : MAKEOPTS pour un système classique à 1 processeur |
MAKEOPTS="-j2"
|
À vos marques, prêts, partez !
Mettez à jour votre /mnt/gentoo/etc/portage/make.conf comme vous le
souhaitez, et sauvez (Ctrl-X avec nano). Vous êtes maintenant prêt à
continuer avec Installer le système de base
Gentoo.
6. Installer le système de base de Gentoo
6.a. Entrer dans le nouvel environnement (chroot)
Facultatif : sélection des miroirs
Il est recommandé de choisir un miroir rapide pour télécharger les sources.
Portage utilise la variable GENTOO_MIRRORS définie dans make.conf
pour connaitre les différents serveurs à contacter. Vous pouvez consulter la
liste de nos miroirs et en choisir
quelques-uns proches de chez vous, car ils sont en général les plus rapides pour
vous. Cependant, l'outil mirrorselect vous présente la même liste et vous
permet de les choisir et de les enregistrer plus facilement.
Exemple de code 1.1 : choisir des miroirs avec mirrorselect |
# mirrorselect -i -o >> /mnt/gentoo/etc/portage/make.conf
|
Une autre variable importante de make.conf est SYNC qui indique à
Portage le serveur à utiliser pour synchroniser votre arbre Portage (l'ensemble
des ebuilds, des scripts et autres fichiers dont Portage a besoin pour installer
des paquets). Au lieu de définir SYNC manuellement, vous pouvez aussi utiliser
mirrorselect.
Exemple de code 1.2 : choisir un miroir pour RSYNC |
# mirrorselect -i -r -o >> /mnt/gentoo/etc/portage/make.conf
|
Après avoir utilisé mirrorselect, il est conseillé de vérifier le contenu
de /mnt/gentoo/etc/portage/make.conf.
Note :
si vous désirez déclarer un serveur SYNC à la main dans make.conf, vous devriez
consulter la liste des mirroirs de la communauté
pour trouver les mirroirs les plus proches de chez vous. Nous vous conseillons de choisir un
pool, comme rsync.us.gentoo.org, plutôt que de choisir un seul mirroir.
Ceci permet de répartir la charge et fournit une solution de repli quand un mirroir est hors service.
|
Copier l'information DNS
Il reste une dernière chose à faire avant d'entrer dans le nouvel environnement.
Il s'agit de copier l'information DNS de /etc/resolv.conf. Vous
devez le faire afin d'assurer le bon fonctionnement du réseau dans le nouvel
environnement. /etc/resolv.conf contient les serveurs de noms pour
votre réseau.
Exemple de code 1.3 : copier l'information DNS |
# cp -L /etc/resolv.conf /mnt/gentoo/etc/
|
Monter les systèmes de fichiers requis (/proc et /dev)
Dans un moment, nous allons changer la racine de Linux vers le nouvel
emplacement. Pour être sûr que le nouvel environment fonctionne correctement,
nous devons rendre certains fichiers disponibles.
Montez le système de fichiers /proc sur
/mnt/gentoo/proc pour permettre à l'installation d'utiliser les
informations fournies par le noyau même lorsqu'on se trouve dans
l'environnement chroot, et montez-liez les systèmes de fichiers /dev et /sys.
Exemple de code 1.4 : monter /proc et /dev |
# mount -t proc none /mnt/gentoo/proc
# mount --rbind /sys /mnt/gentoo/sys
# mount --rbind /dev /mnt/gentoo/dev
|
Entrer dans le nouvel environnement
Maintenant que toutes les partitions sont initialisées et que l'environnement
de base est installé, il est temps d'entrer dans notre nouvel environnement
d'installation en changeant la racine de Linux (chrooting).
Cela signifie que l'on passe de l'environnement d'installation
actuel (CD d'installation ou autre environnement d'installation) à
l'environnement de votre système (soit les partitions initialisées).
Le changement de racine se fait en trois étapes. D'abord, on déplace la racine /
depuis l'environnement d'installation vers /mnt/gentoo sur vos
partitions, en utilisant chroot. Ensuite, on crée un nouvel environnement
en utilisant env-update dont l'effet est essentiellement de créer les
variables d'environnement. Finalement, ces variables sont chargées en mémoire en
utilisant source. La dernière étape est de redéfinir l'invite de commande pour
nous aider à retenir que nous sommes dans un environnement dont la racine a changé.
Exemple de code 1.5 : entrer dans le nouvel environnement |
# chroot /mnt/gentoo /bin/bash
# env-update
>> Regenerating /etc/ld.so.cache...
# source /etc/profile
# export PS1="(chroot) $PS1"
|
Félicitations ! Vous êtes maintenant dans votre propre environnement Gentoo
Linux. Bien sûr, ce dernier est loin d'être complet. C'est pourquoi il reste
encore quelques sections à ce guide d'installation :-)
Si, à n'importe quel moment, vous avez besoin d'accéder au nouvel environnement depuis un autre terminal
ou une autre console, tout ce que vous avez à faire et d'exécuter à nouveau les étapes précédentes.
6.b. Configurer Portage
Décompresser un instantané de Portage
Vous devez maintenant installer un instantané de Portage, c'est à dire, une collection
de fichiers qui disent à Portage quel programmes vous pouvez installer, quels profils sont
disponibles, etc. Le contenu de cet instantané sera extrait vers le dossier /usr/portage.
Nous recommandons d'utiliser la commande emerge-webrsync. Ceci ira chercher l'instantané de
Portage le plus récent (que la communauté Gentoo met à jour quotidiennement) depuis l'un de nos mirroirs et l'installera sur
votre système.
Exemple de code 2.1 : exécuter emerge-webrsync pour installer un instantané de Portage |
# mkdir /usr/portage
# emerge-webrsync
|
Facultatif : mettre l'arbre de Portage à jour
Vous pouvez maintenant mettre votre arbre Portage à jour. emerge
--sync utilise le protocole rsync pour mettre l'arbre de Portge à jour
(celui que vous êtes allés chercher auparavant avec emerge-webrsync.)
Exemple de code 2.2 : mise à jour de l'arbre de Portage |
# emerge --sync
# emerge --sync --quiet
|
Si vous vous trouvez derrière un pare-feu qui bloque le trafic rsync, vous
pouvez pour l'instant ignorer cette étape car vous avez déjà un arbre récent.
Par la suite, dans la même situation, utilisez emerge-webrsync qui télécharge un instantané de l'arbre
Portage depuis un miroir et l'utilise pour mettre votre arbre à jour.
Si vous recevez un avertissement vous suggérant de mettre Portage à jour parce
qu'une nouvelle version est disponible, il est recommandé de le faire. Utilisez
la commande emerge --oneshot portage. On peut aussi vous signaler de prendre
connaissance de certaines nouvelles. Plus sur ce point après.
Lecture des nouvelles
Lors de la synchronisation d'un arbre Portage, Portage peut attirer votre attention
sur les points suivants :
Exemple de code 2.3 : portage vous informe que des nouvelles sont à lire |
* IMPORTANT: 2 news items need reading for repository 'gentoo'.
* Use eselect news to read news items.
|
Les nouvelles de Portage ont été créées pour permettre de communiquer des messages
critiques aux utilisateurs via la synchronisation. Pour les lire, vous devez utiliser eselect news.
Avec la sous-commande read vous pouvez lire toutes les nouvelles.
Avec la sous-commande list vous pouvez en avoir une vue d'ensemble et avec
purge vous pouvez les éliminer dès que vous les avez lues et que vous n'en avez
plus besoin.
Exemple de code 2.4 : lecture des nouvelles de Portage |
# eselect news list
# eselect news read
|
Des informations détaillées sont disponibles sur le lecteur de nouvelles par le biais de sa page de manuel :
man news.eselect.
Choisir le bon profil
Qu'est-ce qu'un profil ?
Un profil est un composant important d'une installation de Gentoo. Il spécifie
non seulement les valeurs par défaut des options de compilation (les variables
CFLAGS et CXXFLAGS) et d'autres paramètres importants (comme la variable USE),
mais aussi quels paquets sont disponibles ou pas. Les profils sont mis à jour
par les développeurs Gentoo.
Les utilisateurs n'avaient pas à se préoccuper des profils jusqu'à présent.
Cependant, il existe des situations dans lesquelles vous pourriez estimer qu'un
changement de profil est nécessaire.
Pour connaitre le profil que vous utilisez, lancez la commande suivante :
Exemple de code 2.5 : connaitre le profil utilisé |
# eselect profile list
Available profile symlink targets:
Available profile symlink targets:
[1] default/linux/amd64/13.0 *
[2] default/linux/amd64/13.0/desktop
[3] default/linux/amd64/13.0/server
|
Les sous-profils desktop et server sont également disponibles
pour d'autres architectures. La commande eselect profile list vous
listera les profils disponibles.
Après avoir examiné les différents profils possibles pour votre architecture,
vous pouvez en changer si vous le désirez :
Exemple de code 2.6 : changer de profil |
# eselect profile set 2
|
Si vous désirez un environnement entièrement 64 bits, sans applications ni
bibliothèques 32 bits, vous devriez utiliser un profil non-multilib.
Exemple de code 2.7 : passer à un profil non multilib |
# eselect profile list
Available profile symlink targets:
[1] default/linux/amd64/13.0 *
[2] default/linux/amd64/13.0/desktop
[3] default/linux/amd64/13.0/no-multilib
[4] default/linux/amd64/13.0/server
# eselect profile set 3
# eselect profile list
Available profile symlink targets:
[1] default/linux/amd64/13.0
[2] default/linux/amd64/13.0/desktop
[3] default/linux/amd64/13.0/no-multilib *
[4] default/linux/amd64/13.0/server
|
Note :
le sous-profil developer est réservé aux tâches de développement pour
Gentoo Linux. Il n'est pas destiné à créer un environnement global de
développement.
|
Configurer la variable USE
USE est une des plus puissantes variables mises à la disposition des
utilisateurs de Gentoo. Plusieurs programmes peuvent être compilés avec ou sans
le support optionnel disponible pour certaines fonctionnalités. Par exemple,
certains programmes peuvent être compilés avec un support pour GTK ou pour Qt.
D'autres peuvent être compilés avec ou sans support pour SSL. Certains
programmes peuvent même être compilés avec un support pour le
« framebuffer » (svgalib) plutôt que pour X11 (serveur X).
La plupart des distributions compilent leurs paquets avec un support aussi
complet que possible, augmentant ainsi la taille des programmes et le temps de
chargement, sans mentionner le nombre énorme de dépendances qui en résulte.
Avec Gentoo, vous pouvez définir les options à utiliser lors de la compilation
d'un paquet. C'est ici que la variable USE entre en jeu.
La variable USE contient des mots-clés que vous choisissez et qui
correspondent à des options de compilation. Par exemple, ssl compilera
le support ssl dans les programmes qui le supportent. -X retirera le
support pour le serveur X (remarquez le signe moins devant le mot-clé).
gnome gtk -kde -qt3 -qt4 compilera vos programmes avec le support pour
GNOME (et GTK), mais sans le support pour KDE (ni Qt). Le résultat sera un
système complètement optimisé pour GNOME.
Les options par défaut pour USE se trouvent dans les fichiers
make.defaults de votre profil. Vous trouverez ces fichiers
make.defaults dans le répertoire sur lequel le lien
/etc/portage/make.profile pointe, ainsi que dans tous ses répertoires
parents. Les options par défaut de USE sont donc la somme de toutes les
options USE de ces fichiers. Vos modifications à
/etc/make.conf sont jugées en fonction de ces options par
défaut. Si vous ajoutez quelque chose aux options USE, c'est ajouté
à la liste par défaut. Si vous retirez quelque chose des options USE
(en le précédant du signe moins), c'est retiré de la liste par défaut (en
supposant que cela s'y trouvait). Ne modifiez jamais quoi que ce soit
dans le répertoire /etc/portage/make.profile car ces fichiers sont écrasés
lors des mises à jour de Portage !
Une description complète de USE peut être consultée dans la seconde
partie du Manuel Gentoo, La variable USE.
Une description complète des options disponibles se trouve dans le fichier
/usr/portage/profiles/use.desc qui devrait déjà être sur votre
système.
Exemple de code 2.8 : afficher les options de la variable USE disponibles |
# less /usr/portage/profiles/use.desc
|
L'exemple suivant montre les options de USE pour un
système basé sur KDE avec support pour ALSA, pour les DVD et pour la
gravure de CD :
Exemple de code 2.9 : ouverture de /etc/portage/make.conf |
# nano -w /etc/portage/make.conf
|
Exemple de code 2.10 : options de USE |
USE="-gtk -gnome qt3 qt4 kde dvd alsa cdr"
|
6.c. Fuseau horaire
Vous devez maintenant choisir votre fuseau horaire afin que votre système sache
où il se trouve. Cherchez votre fuseau horaire dans
/usr/share/zoneinfo, puis copiez-le sur
/etc/localtime. Évitez les zones du type
/usr/share/zoneinfo/Etc/GMT*, car leur nom porte à confusion. En
effet, GMT-2 signifie en fait GMT+2.
Exemple de code 3.1 : définir l'information relative au fuseau horaire |
# ls /usr/share/zoneinfo
# cp /usr/share/zoneinfo/Europe/Paris /etc/localtime
|
7. Configurer le noyau
7.a. Installer les sources
Choisir un noyau
Le cœur autour duquel sont bâties toutes les distributions est le noyau (en
anglais « kernel ») Linux. Ce noyau est l'interface entre les
programmes utilisateur et le matériel. Gentoo offre un choix de plusieurs noyaux
à ses utilisateurs. Une liste complète, accompagnée de descriptions, est
disponible dans le Guide du noyau Gentoo
Linux.
Pour les systèmes AMD64, nous offrons, entre autres, les
gentoo-sources (un noyau modifié par l'ajout de fonctionnalités
supplémentaires.
Choisissez les sources à utiliser pour votre noyau et installez-les avec
emerge.
Exemple de code 1.1 : Installer les sources d'un noyau |
# emerge gentoo-sources
|
Si vous examinez le contenu de /usr/src, vous devriez voir un lien
symbolique nommé linux qui pointe vers les sources de votre noyau.
L'exemple suivant pointe vers gentoo-sources-3.4.9, mais vous aurez sans doute installé une autre
version.
Exemple de code 1.2 : Examiner le lien symbolique vers le noyau |
# ls -l /usr/src/linux
lrwxrwxrwx 1 root root 12 Oct 13 11:04 /usr/src/linux -> linux-3.4.9
|
Il est maintenant temps de configurer et de compiler votre noyau. Vous pouvez
utiliser genkernel. Cette commande construira un noyau générique tel que
celui utilisé par le CD d'installation. Toutefois, nous expliquerons d'abord la
configuration « manuelle », puisque c'est la meilleure façon
d'optimiser votre environnement.
Si vous souhaitez configurer manuellement votre noyau, poursuivez votre lecture
avec Par défaut : configuration manuelle. Si vous
souhaitez utiliser genkernel, vous devriez plutôt lire Alternative : utiliser genkernel.
7.b. Par défaut : configuration manuelle
Introduction
Configurer un noyau manuellement est parfois considéré comme la tâche la plus ardue que les
utilisateurs de Linux doivent accomplir. Rien n'est moins vrai... Après
avoir configuré quelques noyaux, vous ne vous rappellerez même plus que c'était
difficile ;)
Toutefois, une chose est vraie : vous devez connaitre votre système pour
configurer manuellement un noyau. La majeure partie des informations peut être
obtenue en utilisant la commande lspci qui est dans le paquet pciutils
(emerge pciutils). Vous pourrez désormais utiliser lspci depuis
votre environnement en chroot. Vous pouvez ignorer les avertissements
pcilib (comme par exemple : pcilib: cannot open
/sys/bus/pci/devices) que vous obtiendrez avec lspci. Vous pouvez
également exécuter lspci depuis un environnement non chrooté. Le
résultat est le même. Vous pouvez également exécuter lsmod pour voir les
modules du noyau utilisés par le CD-ROM d'installation (ce qui peut vous donner
des indices sur les fonctionnalités nécessaires).
Maintenant, allez dans le dossier des sources du noyau et exécutez make
menuconfig. Cela ouvrira un menu de configuration basé sur ncurses.
Exemple de code 2.13 : Lancer menuconfig |
# cd /usr/src/linux
# make menuconfig
|
Plusieurs sections d'options de configuration s'afficheront. Nous allons
d'abord dresser la liste de certaines options que vous devez activer (sinon,
Gentoo ne fonctionnera pas ou, du moins, pas sans quelques réglages
additionnels).
Activer les options requises
Veuillez vérifier que tous les pilotes nécessaires au démarrage de votre système
tels que le pilote de votre carte SCSI sont compilés en dur et non comme
modules, sinon le système ne démarrera pas.
Vous devez maintenant choisir exactement le bon type de processeur. Le
mainteneur de la partie x86_64 du noyau recommande fortement aux utilisateurs
d'activer les fonctionnalités MCE afin qu'ils soient tenus au courant en cas de
problème matériel. Sur x86_64, ces erreurs ne sont pas écrites dans le
dmesg comme sur les autres architectures, mais dans
/dev/mcelog. Cela nécessite le paquet app-admin/mcelog.
Assurez-vous d'avoir sélectionné « IA32 Emulation » si vous voulez
pouvoir lancer des programmes 32 bits. Gentoo installera un système
multilib (calculs mixtes en 32 bits et 64 bits) par défaut, donc vous
voudrez probablement cette option.
Note :
si vous envisagez d'utiliser un profil non-multilib (pour disposer d'un système 64-bits pur ), alors vous ne devez pas choisir
IA32 Emulation support. Cependant vous devez aussi suivre les
instructions pour commuter sur un profil
non-multilib , et également choisir le chargeur de démarrage correct.
|
Exemple de code 2.2 : Selecting processor type and features |
Processor type and features --->
[ ] Machine Check / overheating reporting
[ ] Intel MCE Features
[ ] AMD MCE Features
Processor family (AMD-Opteron/Athlon64) --->
( ) Opteron/Athlon64/Hammer/K8
( ) Intel P4 / older Netburst based Xeon
( ) Core 2/newer Xeon
( ) Intel Atom
( ) Generic-x86-64
Executable file formats / Emulations --->
[*] IA32 Emulation
|
Ensuite sélectionnez Maintenir un système de fichiers devtmpfs à monter sur /dev de telle manière que
les fichiers de périphériques critiques soient déjà disponibles précocément dans le processus de démarrage.
Exemple de code 2.3 : Activer le support devtmpfs |
Device Drivers --->
Generic Driver Options --->
[*] Maintain a devtmpfs filesystem to mount at /dev
[ ] Automount devtmpfs at /dev, after the kernel mounted the rootfs
|
Ensuite allez à la section File Systems et activez le support nécessaire pour les
systèmes de fichiers que vous utilisez. Ne les compilez pas sous forme de
modules, sinon votre système Gentoo ne pourra pas monter vos partitions. Activez
aussi Virtual memory et /proc file system.
Exemple de code 2.4 : Sélection des systèmes de fichiers requis |
File systems --->
<*> Second extended fs support
<*> Ext3 journalling file system support
<*> The Extended 4 (ext4) filesystem
<*> Reiserfs support
<*> JFS filesystem support
<*> XFS filesystem support
...
Pseudo Filesystems --->
[*] /proc file system support
[*] Virtual memory file system support (former shm fs)
-*- Enable the block layer --->
...
Partition Types --->
[*] Advanced partition selection
...
[*] EFI GUID Partition support
|
Si vous utilisez PPPoE ou un modem classique pour vous connecter à Internet,
vous aurez besoin des options du noyau suivantes :
Exemple de code 2.5 : Sélection des pilotes PPPoE |
Device Drivers --->
Networking support --->
<*> PPP (point-to-point protocol) support
<*> PPP support for async serial ports
<*> PPP support for sync tty ports
|
Les deux options de compression ne vous feront pas de mal, mais ne sont pas
absolument nécessaires. L'option PPP over Ethernet n'est pas obligatoire
non plus, considérant qu'elle pourrait n'être utilisée que par ppp
lorsque ce dernier est configuré pour utiliser PPPoE en mode noyau.
Si vous en avez besoin, n'oubliez pas d'ajouter le support pour votre carte
Ethernet.
Si vous avez un système Opteron multiprocesseurs ou multicœur (AMD64 X2 par
ex.), vous devriez activer « Symmetric multi-processing support ».
Exemple de code 2.6 : Activer le support pour SMP |
Processor type and features --->
[*] Symmetric multi-processing support
|
Note :
notez que chaque cœur compte
pour un processeur.
|
Si vous utilisez des périphériques d'entrée USB (un clavier ou une souris par
exemple), n'oubliez pas les options suivantes :
Exemple de code 7.13 : Activer le support USB pour des périphériques d'entrée |
Device Drivers --->
[*] HID Devices --->
<*> USB Human Interface Device (full HID) support
|
Compiler et installer
Maintenant que votre noyau est configuré, il est temps de le compiler et de
l'installer. Quittez la configuration et lancez la compilation :
Exemple de code 2.8 : Compiler le noyau |
# make && make modules_install
|
Lorsque la compilation est terminée, copiez l'image du noyau dans
/boot. Nommez votre noyau comme bon vous semble, mais retenez le
nom que vous lui donnez, car vous devrez l'utiliser quand vous configurerez
votre chargeur de démarrage. N'oubliez pas de remplacer kernel-3.4.9-gentoo par le nom et la version de votre noyau.
Exemple de code 2.9 : Installer le noyau |
# cp arch/x86_64/boot/bzImage /boot/kernel-3.4.9-gentoo
|
(Facultatif) Construire un disque virtuel de démarrage (initramfs)
Si vous utilisez un plan de partitionnement particulier dans lequel des emplacements majeurs
(tels que /usr ou /var) se trouvent sur des partitions séparées, alors vous
aurez besoin de créer un disque virtuel de démarrage (initramfs) pour que les partitions soient montées
avant que le système en ait besoin.
Sans un disque virtuel de démarrage, votre système risque de ne pas démarrer correctement
dans la mesure où les outils nécessaires au montage des partitions résident sur ces systèmes de fichiers.
Un disque virtuel de démarrage va précharger ces outils dans une archive qui sera utilisée juste
après le démarrage du noyau, mais avant que le contrôle ne soit transmis aux outils init.
Les scripts sur le disque virtuel de démarrage assureront le montage correct des partitions avant de laisser
le système continuer son démarrage.
Pour mettre en place un disque virtuel de démarrage, installez genkernel d'abord, puis laissez le générer un disque virtuel de démarrage
pour vous.
Exemple de code 2.10 : construire un disque virtuel de démarrage (initramfs) |
# emerge genkernel
# genkernel --install initramfs
|
Si vous avez besoin d'un support particulier dans le disque virtuel de démarrage (initramfs),
tel que lvm ou raid, ajoutez les options appropriées à genkernel. Voir genkernel --help pour
plus d'informations , ou l'exemple qui suit qui active le support pour LVM et le logiciel raid
(mdadm):
Exemple de code 2.11 : construire un disque virtuel de démarrage (initramfs) pour avoir le support pour LVM et raid |
# genkernel --lvm --mdadm --install initramfs
|
Le disque virtuel de démarrage va être stocké dans le dossier /boot.
Vous pouvez trouver le fichier en listant les fichiers dont le nom commence par initramfs:
Exemple de code 2.12 : trouver le nom du disque virtuel de démarrage (initramfs) |
# ls /boot/initramfs*
|
Maintenant continuez à lire Les modules du noyau.
7.c. Alternative : utiliser genkernel
Si vous lisez cette section, vous avez choisi d'utiliser le script
genkernel pour configurer votre noyau pour vous.
Maintenant que l'arbre des sources de votre noyau est installé, il est temps de
compiler ce noyau à l'aide du script genkernel qui construira
automatiquement un noyau dont la configuration sera presque identique à celle du
noyau du CD d'installation. Cela signifie que si vous utilisez genkernel
pour construire votre noyau, votre système détectera généralement tout votre
matériel au moment de l'amorçage, à la manière du CD d'installation. Puisque
genkernel ne requiert aucune configuration manuelle, il s'agit d'une solution
idéale pour l'utilisateur rebuté par l'idée de compiler son propre noyau.
Maintenant, voyons comment utiliser genkernel. D'abord, installez genkernel
comme suit :
Exemple de code 8.4 : Installer genkernel |
# emerge genkernel
|
Ensuite, compilez les sources du noyau en exécutant genkernel all.
Puisque genkernel compile un noyau qui supporte presque n'importe quel
matériel, ne soyez pas surpris que la compilation demande un temps considérable.
Veuillez noter que si votre partition de démarrage utilise un autre système de
fichiers qu'ext2 ou ext3, vous devrez peut-être compiler le support pour ce
système de fichiers dans le noyau (donc pas comme module) avec la commande
genkernel --menuconfig all. Si vous utilisez LVM2, vous voudrez
sans doute ajouter l'option --lvm2.
Exemple de code 3.2 : Exécuter genkernel |
# genkernel all
|
Lorsque genkernel aura fini son travail, un noyau, un ensemble complet de
modules et un disque virtuel initial (initramfs) auront été créés. Le
noyau et initrd seront utilisés plus tard lors de la configuration du chargeur
de démarrage. Notez bien les noms du noyau et du initrd puisque vous devrez les
spécifier lors de l'écriture du fichier de configuration du chargeur de
démarrage. L'initrd sera démarré immédiatement après l'amorçage afin de réaliser
l'autodétection du matériel (tout comme pour le CD d'installation) avant que
votre « véritable » système ne démarre.
Exemple de code 3.3 : Vérifier les noms de l'image du noyau et du fichier initrd |
# ls /boot/kernel* /boot/initramfs*
|
7.d. Les modules du noyau
Configurer les modules
Vous devriez indiquer la liste des modules que vous souhaitez charger
automatiquement dans /etc/conf.d/modules. Vous pouvez également
ajouter des options aux modules si vous le souhaitez.
Pour dresser la liste des modules disponibles, exécutez la commande find
telle qu'indiquée ci-dessous. N'oubliez pas de substituer « <kernel
version> » par la version du noyau que vous venez juste de
compiler :
Exemple de code 4.1 : Consulter la liste des modules disponibles |
# find /lib/modules/<kernel version>/ -type f -iname '*.o' -or -iname '*.ko' | less
|
Par exemple, pour charger automatiquement le module 3c59x.ko (c'est un
pilote pour certaines cartes réseau 3Com), il suffit de renseigner ce module
dans le fichier de configuration /etc/conf.d/modules.
Exemple de code 4.2 : Modifier le fichier /etc/conf.d/modules |
# nano -w /etc/conf.d/modules
modules_2_6="3c59x"
|
Poursuivez l'installation avec Configurer votre
système.
8. Configurer le système
8.a. Information sur le système de fichiers
Qu'est-ce que fstab ?
Sous Linux, toutes les partitions utilisées par le système doivent être listées
dans /etc/fstab. Ce fichier contient l'information relative aux
points de montage de ces partitions (où elles se situent dans le système de
fichiers de Linux), la façon dont elles sont montées (décrite par des options
spéciales) et les circonstances de leur montage (qui peut être automatique ou
non, sous le contrôle des utilisateurs ou non, etc.). (N.D.T. : Bien que
l'on emploie fréquemment l'expression « monter une partition », il
serait plus exact de dire que l'on monte le système de fichiers présent sur la
partition et non pas la partition elle-même).
Créer /etc/fstab
/etc/fstab emploie une syntaxe particulière. Chaque ligne contient
six champs séparés par des blancs (une ou plusieurs espaces ou tabulations ou
encore un mélange d'espaces et de tabulations). Chaque champ a une signification
particulière :
-
Le premier champ indique la partition (il s'agit du chemin d'accès vers
le fichier matériel).
-
Le second champ indique le point de montage où la partition sera
montée.
-
Le troisième champ indique le type de système de fichiers présent sur
la partition.
-
Le quatrième champ indique les options de montage utilisées par
mount lorsque cette commande tente de monter la partition. Puisque
chaque type de système de fichiers a ses propres options de montage, vous êtes
encouragé à lire la page man de la commande mount (man mount) pour
obtenir une liste complète de ces options. Des options de montage multiples
doivent être séparées par des virgules.
-
Le cinquième champ est utilisé par dump pour déterminer si la partition
doit être « dumpée » ou non. Vous pouvez généralement laisser
cette valeur à 0 (zéro).
-
Le sixième champ est utilisé par fsck afin de déterminer l'ordre dans
lequel les systèmes de fichiers doivent être vérifiés si le système n'a pas
été mis hors tension de façon appropriée. Pour le système de fichiers racine,
la valeur devrait être 1. Pour les autres systèmes de fichiers, la
valeur devrait être 2 (ou 0 s'il n'est pas nécessaire de
vérifier le système de fichiers).
Important :
vous devez modifier le fichier /etc/fstab qui a été installé par
Gentoo, car celui-ci n'est qu'un exemple et votre système ne démarrera pas si
vous le laissez tel quel. Ouvrez nano (ou votre éditeur favori) pour
créer votre /etc/fstab :
|
Exemple de code 1.1 : Ouvrir /etc/fstab |
# nano -w /etc/fstab
|
Jetons un coup d'œil à la façon d'écrire l'entrée correspondant à la partition
/boot. Il ne s'agit que d'un exemple, aussi ne le copiez pas si
votre n'avez pas ou ne pouvez pas créer de partition /boot.
Dans notre exemple de stratégie de partitionnement par défaut pour les systèmes
AMD64, /boot est sur la partition /dev/sda1, portant un système de fichiers ext2. Ce système de fichiers doit être
vérifié au démarrage. Nous écrivons donc :
Exemple de code 1.2 : Exemple d'une ligne pour /boot dans /etc/fstab |
/dev/sda1 /boot ext2 defaults 1 2
|
Certains utilisateurs ne désirent pas que leur partition /boot soit
montée automatiquement au démarrage pour des raisons de sécurité. Dans ce cas,
il convient de remplacer defaults par noauto. Ceci signifie que la
partition /boot devra être montée manuellement avant chaque usage,
par exemple pour installer un nouveau noyau et configurer grub.
Ajoutez les règles qui correspondent à votre schéma de partitions ainsi que pour
vos lecteurs de CD-ROM, et, si vous en avez, pour vos disques et partitions
supplémentaires.
Maintenant, servez-vous de l'exemple ci-dessous pour créer votre
/etc/fstab :
Exemple de code 1.3 : Un exemple complet de fichier /etc/fstab |
/dev/sda1 /boot ext2 defaults,noatime 0 2
/dev/sda2 none swap sw 0 0
/dev/sda3 / ext4 noatime 0 1
/dev/cdrom /mnt/cdrom auto noauto,user 0 0
|
L'option auto indique à mount de tenter de deviner le type du
système de fichiers (ce qui est recommandé pour les périphériques amovibles
puisqu'ils peuvent contenir différents types de systèmes de fichiers). L'option
user permet aux utilisateurs (autres que root) de monter le système de
fichiers (en l'occurence celui présent sur le CD-ROM).
Afin d'améliorer les performances, la plupart des utilisateurs devraient ajouter
l'option noatime au champ options de montage, ce qui donnera un système
plus rapide puisque les temps d'accès ne seront pas consignés. De toute façon,
vous n'en avez généralement pas besoin.
Relisez votre /etc/fstab, sauvegardez, puis quittez l'éditeur.
8.b. Information réseau
Nom d'hôte, nom de domaine, etc.
Une des choses que chaque utilisateur doit faire est nommer son PC. Cela peut
sembler aisé, mais de nombreux utilisateurs ont bien du mal à trouver un
nom approprié pour leur PC Linux. Afin d'accélérer les choses, dites-vous que le
nom que vous choisissez maintenant pourra être changé plus tard. Si vous êtes
embêté, nommez temporairement votre système tux et choisissez
homenetwork comme nom de domaine.
Exemple de code 2.1 : Définir le nom d'hôte |
# nano -w /etc/conf.d/hostname
HOSTNAME="tux"
|
Ensuite, si vous avez besoin d'un nom de domaine, définissez-le
dans /etc/conf.d/net. Vous avez besoin d'un nom de domaine
uniquement si votre fournisseur d'accès ou si votre administrateur vous
l'indiquent ou si vous utilisez un serveur DNS sans utiliser de serveur DHCP.
Vous n'avez pas à vous occuper du DNS ou du nom de domaine si votre réseau est
configuré via DHCP.
Exemple de code 2.2 : Définir le nom de domaine |
# nano -w /etc/conf.d/net
dns_domain_lo="mondomaine"
|
Note :
si vous choisissez de ne pas spécifier de nom de domaine, vous devriez éditer le
fichier /etc/issue en y supprimant la chaine .\O afin de ne
pas avoir ce genre de message de bienvenue au login : « This is
hostname.(none) ».
|
Si vous avez un domaine NIS, vous devez également le définir : (Si vous
ne savez pas ce qu'est un domaine NIS, vous n'en avez certainement pas.)
Exemple de code 2.3 : Définir le domaine NIS |
# nano -w /etc/conf.d/net
nis_domain_lo="mondomaineNIS"
|
Note :
pour plus d'information sur la configuration du DNS et du NIS, lisez l'exemple
fourni dans le fichier /etc/conf.d/net.example. En plus, vous
pourriez être intéressé par l'installation du paquet openresolv pour
vous aider à gérer votre configuration DNS/NIS.
|
Configurer le réseau
Si vous éprouvez une sensation de déjà-vu, souvenez-vous que les paramètres
réseau que vous avez définis au début de l'installation ne concernaient que
l'installation elle-même. Vous devez maintenant vous attarder à la configuration
permanente du réseau pour votre système Gentoo.
Note :
ce manuel détaille la configuration réseau, y compris
les ponts, le couplage d'interface, les réseaux 802.1Q et sans fil, plus loin.
|
Toute l'information réseau est rassemblée dans /etc/conf.d/net. Ce
fichier utilise une syntaxe simple mais pas nécessairement intuitive si vous ne
savez pas comment paramétrer manuellement un réseau. Pas d'inquiétude, tout vous
sera expliqué. Un exemple commenté complet se trouve dans le fichier
/etc/conf.d/net.example.
DHCP est utilisé par défaut. Pour que le DHCP fonctionne, vous devez installer
un client DHCP. La procédure à suivre est décrite dans installation des outils
systèmes. N'oubliez pas d'installer un client DHCP.
Si vous devez configurer votre réseau soit pour spécifier des options
particulières pour DHCP, soit parce que vous n'utilisez pas DHCP, ouvrez le
fichier /etc/conf.d/net avec votre éditeur favori :
Exemple de code 2.4 : Ouvrir /etc/conf.d/net |
# nano -w /etc/conf.d/net
|
Vous devriez voir le fichier suivant :
Exemple de code 2.5 : Fichier /etc/conf.d/net par défaut |
# This blank configuration will automatically use DHCP for any net.*
# scripts in /etc/init.d. To create a more complete configuration,
# please review /etc/conf.d/net.example and save your configuration
# in /etc/conf.d/net (this file :]!).
|
Pour entrer une adresse fixe, un masque de réseau et une adresse de passerelle,
vous devez définir config_eth0 et routes_eth0 :
Note :
ceci suppose que votre interface réseau est appelée eth0. Cela reste malgré tout très dépendant du système. Nous vous recommandons de supposer que l'interface porte le même nom que l'interface utilisée lors du démarrage sur un media d'installation. à condition qu'il soit suffisamment récent.
|
Exemple de code 2.6 : Définir une adresse statique pour eth0 |
config_eth0=( "192.168.0.2 netmask 255.255.255.0 brd 192.168.0.255" )
routes_eth0=( "default via 192.168.0.1" )
|
Pour utiliser DHCP, définissez la variable config_eth0 :
Exemple de code 2.7 : Obtenir une adresse IP automatiquement avec DHCP |
config_eth0=( "dhcp" )
|
Vous trouverez toutes les options disponibles en lisant le fichier /usr/share/doc/openrc-*/net.example.bz2.
Assurez-vous de lire aussi la page de manuel du client DHCP si vous souhaitez fixer des options DHCP particulières.
Si vous avez plusieurs interfaces réseau, répétez ces étapes avec
config_eth1, config_eth2, etc.
Sauvegardez votre configuration, puis quittez l'éditeur afin de poursuivre.
Activer les connexions réseau automatiquement au démarrage
Pour que vos interfaces réseau soient activées automatiquement lors du
démarrage, vous devez les ajouter au niveau d'exécution « default ».
Exemple de code 2.8 : Ajouter net.eth0 au niveau d'exécution « default » |
# cd /etc/init.d
# ln -s net.lo net.eth0
# rc-update add net.eth0 default
|
Si vous avez plusieurs interfaces réseau, vous devez créer les scripts
net.* appropriés de la même manière que celle employée pour créer net.eth0).
Si par la suite, vous vous rendez compte que le nom utilisé pour l'interface réseau (que nous avons supposé être eth0) est faux, alors :
-
mettez à jour le fichier /etc/conf.d/net avec le nom correct (tel que enp3s0
à la place de eth0),
-
créez un nouveau lien symbolique (tel que /etc/init.d/net.enp3s0),
-
retirez l'ancien lien symbolique (rm /etc/init.d/net.eth0),
-
ajoutez le nouveau au niveau d'exécution par défaut et,
-
retirez l'ancien avec la commande rc-update del net.eth0 default.
Noter l'information relative au réseau
Vous devez maintenant fournir à Linux l'information relative à votre réseau.
Cela est défini dans /etc/hosts et permet de faire le lien entre
les noms d'hôtes et les adresses IP pour les hôtes qui ne sont pas gérés par le
serveur de noms. Vous devez y faire figurer votre propre machine. Vous pouvez
également y mettre d'autres machines de votre réseau si vous ne voulez pas
configurer un serveur DNS interne.
Exemple de code 2.9 : Ouvrir /etc/hosts |
# nano -w /etc/hosts
|
Exemple de code 2.10 : Inscrire les informations réseau |
127.0.0.1 tux.homenetwork tux localhost
192.168.0.5 jenny.homenetwork jenny
192.168.0.6 benny.homenetwork benny
|
Sauvegardez et quittez l'éditeur afin de poursuivre.
Si vous n'avez pas de PCMCIA, vous pouvez maintenant poursuivre avec Information système. Les utilisateurs de PCMCIA devraient
lire ce qui suit :
Facultatif : Activer PCMCIA
Les utilisateurs de PCMCIA devraient d'abord installer le paquet
pcmciautils.
Exemple de code 2.11 : Installer pcmciautils |
# emerge pcmciautils
|
8.c. Information système
Mot de passe root
Pour commencer, définissons le mot de passe root en tapant :
Exemple de code 3.1 : Définition du mot de passe root |
# passwd
|
Informations sur le système
Gentoo utilise /etc/rc.conf pour la configuration générale qui
s'applique à l'ensemble du système. Ouvrez /etc/rc.conf et
appréciez les commentaires qui s'y trouvent :)
Exemple de code 3.2 : Ouvrir /etc/rc.conf |
# nano -w /etc/rc.conf
|
Ensuite, sauvez votre fichier et quittez votre éditeur.
Le fichier /etc/conf.d/keymaps permet de spécifier le type de
clavier que vous utilisez.
Exemple de code 3.3 : Ouvrir /etc/conf.d/keymaps |
# nano -w /etc/conf.d/keymaps
|
La valeur que vous attribuez à la variable KEYMAP détermine la
disposition des touches de votre clavier. Si vous choisissez une valeur
incorrecte, vous serez surpris quand vous taperez sur votre clavier.
Quand vous en avez terminé avec le fichier /etc/conf.d/keymaps,
sauvez et quittez.
Ensuite, éditez le fichier /etc/conf.d/clock pour configurer les
options relatives à l'horloge :
Exemple de code 3.4 : Ouvrir /etc/conf.d/clock |
# nano -w /etc/conf.d/clock
|
Si l'horloge de votre PC n'utilise pas l'heure UTC, vous devez ajouter
CLOCK="local" à ce fichier sans quoi votre horloge fera des « saut
d'heures ».
Lorsque vous aurez fini de configurer /etc/conf.d/clock,
sauvegardez puis quittez l'éditeur.
Configurer les locales
Vous utiliserez probablement seulement une ou deux locales sur votre système.
Vous devez spécifier les locales dont vous avoz besoin dans /etc/locale.gen.
Exemple de code 3.5 : Opening /etc/locale.gen |
# nano -w /etc/locale.gen
|
Les locales suivantes sont un exemple pour disposer à la fois de
l'anglais (US) et de l'allemand (DE) avec l'encodage des caractères 8859-1 ou UTF-8.
Exemple de code 3.6 : Specify your locales |
en_US ISO-8859-1
en_US.UTF-8 UTF-8
de_DE ISO-8859-1
de_DE@euro ISO-8859-15
|
Note :
vous pouvez choisir vos locales en lançant la commande locale -a.
|
Attention :
nous recommandons fortement que vous utilisiez au moins une locale de votre langue avec encodage UTF-8
car certaines applications l'exige.
|
Une fois les locales choisies, lancez locale-gen. Ceci générera les locales que vous avez
spécifiée précédemment dans /etc/locale.gen file.
Exemple de code 3.7 : Running locale-gen |
# locale-gen
|
Ensuite vous avez la possibilité de définir les réglages de locale
au niveau du système entier dans le fichier /etc/env.d/02locale file:
Exemple de code 3.8 : Définition de la locale système par défaut /etc/env.d/02locale |
LANG="de_DE.UTF-8"
LC_COLLATE="C"
|
Ensuite rechargez votre environnement :
Exemple de code 3.9 : Recharger l'environment du shell |
# env-update && source /etc/profile
|
Nous avons rédigé un Guide de localisation exhaustif
pour vous aider dans ce processus. Vous pouvez également lire notre
Guide UTF-8 pour des informations très
détaillées sur la manière d'activer UTF-8 sur votre système.
Continuez maintenant avec Installation des outils systèmes.
9. Installer les outils système
9.a. Système de journalisation des évènements
Certains outils ne sont pas inclus dans l'archive stage3 parce que plusieurs
paquets fournissent la même fonctionnalité. À vous de choisir ceux que vous
voulez installer.
Le premier outil que vous devez choisir devra enregistrer les étapes du
démarrage du système. Unix et Linux ont une histoire riche en systèmes de
journalisation. Si vous le voulez, vous pouvez enregistrer tous ce
qui se passe sur votre système dans des fichiers de journalisation. Cela se
passe via le système de journalisation.
Gentoo offre le choix entre différents systèmes de journalisation. Il y a
sysklogd qui est l'ensemble d'utilitaires traditionnel,
syslog-ng, un système de journalisation avancé et metalog, qui
est un système de journalisation hautement configurable. D'autres sont
peut-être disponibles, car le nombre de paquets dans Portage ne cesse de
croitre.
Si vous avez l'intention d'utiliser sysklogd ou syslog-ng, vous
devriez aussi installer logrotate qui permet de recycler les vieux
fichiers de journalisation.
Pour installer le système de journalisation de votre choix, utilisez
emerge puis ajoutez-le au niveau d'exécution « default » avec
la commande rc-update. L'exemple suivant installe syslog-ng. Bien
sûr, n'oubliez pas d'y substituer le nom de votre système de journalisation.
Exemple de code 1.1 : Installer un système de journalisation |
# emerge syslog-ng
# rc-update add syslog-ng default
|
9.b. Facultatif : le démon Cron
Bien qu'il ne soit pas nécessaire pour votre système, il est judicieux
d'installer un démon « cron ». Mais qu'est-ce qu'un tel démon ? Un démon « cron »
exécute des commandes planifiées. Il est très utile si vous avez besoin de
lancer des commandes régulièrement (par exemple quotidiennement,
hebdomadairement, mensuellement).
La Gentoo offre trois possibilités de démon cron : dcron, fcron
et vixie-cron. En installer un est similaire à installer un système de
journalisation. Cependant, dcron et fcron requièrent une commande de
configuration supplémentaire, crontab /etc/crontab. Si vous ne savez pas
lequel choisir, prenez vixie-cron.
Seul le paquet vixie-cron est disponible lors d'une installation sans
réseau. Si vous préférez en installer un autre, vous pouvez attendre et
l'installer quand vous le pourrez.
Exemple de code 2.1 : Installer un démon cron |
# emerge vixie-cron
# rc-update add vixie-cron default
# crontab /etc/crontab
|
9.c. Facultatif : indexation des fichiers
Si vous voulez indexer vos fichiers pour pouvoir les retrouver rapidement grâce
à l'outil locate, vous devez installer le paquet
sys-apps/slocate.
Exemple de code 3.1 : Installer mlocate |
# emerge mlocate
|
9.d. Facultatif: accès à distance
Si vous avez besoin d'accéder à votre système à distance,
n'oubliez pas d'ajouter sshd au miveau d'exécution « par défaut »:
Exemple de code 4.1 : Ajout de sshd au niveau d'exécution « par défaut » |
# rc-update add sshd default
|
Si vous avez besoin d'un accès par console série (ce qui est possible dans le
cas de servers distants), vous devez décommenter la section « serial console » dans
/etc/inittab.
Exemple de code 4.2 : Édition de /etc/inittab |
# nano -w /etc/inittab
|
L'extrait suivant présente la section décommentée :
Exemple de code 4.3 : Décommenter serial consoles dansinittab |
s0:12345:respawn:/sbin/agetty 9600 ttyS0 vt100
s1:12345:respawn:/sbin/agetty 9600 ttyS1 vt100
|
9.e. Outils du système de fichiers
En fonction du système de fichiers que vous utilisez, vous devez installer ses
utilitaires (pour vérifier l'intégrité du système de fichiers, pour ajouter des
systèmes de fichiers, etc.). Notez cependant que les outils qui gèrent les
systèmes de fichiers ext2, ext3 ou ext4(e2fsprogs) sont déjà installés dans
le système de base.
La table suivante liste les outils à installer en fonction du système de
fichiers.
| Système de fichiers |
Outil |
Commande d'installation |
| XFS |
xfsprogs |
emerge xfsprogs |
| ReiserFS |
reiserfsprogs |
emerge reiserfsprogs |
| JFS |
jfsutils |
emerge jfsutils |
Si vous utilisez EVMS, vous devez installer le paquet evms :
Exemple de code 5.1 : Installer les outils EVMS |
# USE="-gtk" emerge evms
|
On utilise USE="-gtk" pour éviter d'installer les outils graphiques
d'EVMS et leurs dépendances. Si vous voulez utiliser ces outils graphiques,
vous pourrez recompiler evms plus tard.
Si vous n'avez pas besoin d'outils supplémentaires relatifs au réseau tels que
ppp ou un client DHCP, continuez avec la Configuration du chargeur de démarrage.
9.f. Outils réseau
Facultatif : installer un client DHCP
Si vous voulez que votre système acquière une adresse IP automatiquement, vous
devez installer dhcpcd (ou tout autre client DHCP — consultez Les modules réseaux pour la liste des clients
DHCP disponibles). Si vous ne le faites pas, vous risquez de ne pas pouvoir
vous connecter à Internet après avoir fini l'installation.
Exemple de code 7.13 : Installer dhcpcd |
# emerge dhcpcd
|
Facultatif : installer un client PPPoE
Si vous avez besoin de ppp pour vous connecter à Internet, installez-le
maintenant.
Exemple de code 6.2 : Installer ppp |
# emerge ppp
|
Poursuivez avec la configuration du chargeur de
démarrage.
10. Configurer le chargeur de démarrage
10.a. Faites votre choix
Introduction
Maintenant que votre noyau est configuré et compilé et que les fichiers de
configuration du système sont correctement paramétrés, il est temps d'installer
le programme qui charge le noyau au démarrage de votre machine.
Un tel programme est appelé un chargeur de démarrage
(« bootloader » en anglais).
Pour l'architecture AMD64, vous avez le choix entre GRUB et LILO.
Avant d'installer le chargeur de démarrage, vous devriez
décider si vous allez utiliser le framebuffer. Ce dernier permet d'utiliser la
ligne de commande avec des fonctionnalités graphiques limitées. Vous pouvez par
exemple faire afficher le bel écran de démarrage (le « splash
screen ») de Gentoo.
Facultatif : le framebuffer
Si vous avez configuré votre noyau avec le support pour le framebuffer
(ou si vous avez utilisé la configuration de noyau par défaut de
genkernel) vous pouvez l'activer en ajoutant vga et/ou
video au fichier de configuration de votre chargeur de démarrage.
Vous deveza avant tout savoir quel est le périphérique de framebuffer que vous utilisez.
Vous devriez avoir utilisé
uvesafb en tant que pilote VESA .
L'instruction video gère les options d'affichage du périphérique de framebuffer. Il
faut lui donner le pilote du framebuffer suivi des instructions de contrôle que vous voulez
activer. Toutes les variables sont listées dans /usr/src/linux/Documentation/fb/uvesafb.txt. Les options les plus employées sont :
| Contrôle |
Description |
| ywrap |
Indique que la carte graphique peut réutiliser sa mémoire (c'est-à-dire
continuer au début quand elle approche de la fin).
|
| mtrr:n
|
Configure les registres MTRR où n est
0 - désactivé
1 - pas de cache
2 - « write-back »
3 - « write-combining »
4 - « write-through »
|
| mode |
Configure la résolution, la profondeur de couleurs et le taux de
rafraichissement. Vous pouvez par exemple utiliser 1024x768-32@85
pour une résolution de 1024x768, des couleurs 32 bits et un
rafraichissement de 85 Hz.
|
Un exemple de résultat pour ces deux paramètres pourrait être video=uvesafb:mtrr:3,ywrap,1024x768-32@85. Souvenez-vous de ces
configurations, nous en aurons besoin dans pas longtemps.
Now continue by installing GRUB ou LILO.
10.b. Par défaut : GRUB
Comprendre le vocabulaire de GRUB
Pour bien comprendre GRUB, le plus important est de se familiariser avec la
manière qu'a GRUB de désigner les disques durs et les partitions. Votre
partition Linux /dev/sda1 s'appelle généralement
(hd0,0) dans GRUB. Notez les parenthèses nécessaires autour de
hd0,0.
GRUB compte les disques durs à partir de zéro plutôt que de « a » et
les partitions à partir de zéro au lieu de un. Notez aussi que GRUB ne compte
que les disques durs et ignore les périphériques tels que les lecteurs ou
graveurs de CD-ROM. Les mêmes principes s'appliquent aux disques SCSI. Ces
derniers reçoivent en général des numéros supérieurs à ceux des disques IDE,
sauf quand le BIOS est configuré pour démarrer sur les disques SCSI. Si votre
machine démarre sur un autre disque (par exemple votre premier disque esclave),
c'est le disque sur lequel votre ordinateur démarre qui est considéré comme
hd0.
En supposant que vous ayez un disque dur /dev/sda et deux autres
sur /dev/sdb et /dev/sdc, alors /dev/sdb7
s'écrit (hd1,6) dans GRUB. Cela peut sembler compliqué, et ça
l'est, mais, comme vous le verrez, GRUB offre un système d'aide à la saisie bien
pratique si vous avez de nombreux disques durs avec beaucoup de partitions.
Après cette courte introduction, il est temps d'installer GRUB.
Installation de GRUB
Pour installer GRUB, il suffit d'une simple commande emerge.
Important :
si vous utilisez un profil
non-multilib, n'installez pas grub mais plutôt grub-static. Si vous utilisez un profil non-multilib et que vous avez désactivé
IA-32 Emulation
dans le noyau, vous devriez utiliser Lilo
|
Exemple de code 2.1 : Installer GRUB |
# emerge grub
|
Bien que GRUB soit maintenant installé, vous devez encore écrire son fichier de
configuration pour qu'il puisse démarrer votre noyau et l'installer dans le
secteur de démarrage (MBR) du système. Créez le fichier
/boot/grub/grub.conf :
Exemple de code 2.2 : Création de /boot/grub/grub.conf |
# nano -w /boot/grub/grub.conf
|
Nous allons maintenant écrire un fichier grub.conf. Assurez-vous d'utiliser
votre nom d'image du noyau et, si approprié, votre
nom de fichier initrd.
Note :
Grub attribue les noms des disques depuis le BIOS. Si vous changez vos
paramètres du BIOS, les lettres et les numéros qui désignent vos disques
peuvent changer également. Cela signifie que si vous changez l'ordre de
démarrage de vos disques, vous aurez peut-être à changer la configuration de
grub.
|
Note :
Si vous avez utilisé le système de fichiers JFS, vous devez ajouter
« ro » à la ligne kernel pour que JFS puisse récupérer son
journal avant que le système de fichiers ne soit monté en lecture/écriture.
|
Exemple de code 2.3 : Exemple de grub.conf |
default 0
timeout 30
splashimage=(hd0,0)/boot/grub/splash.xpm.gz
title Gentoo Linux 3.4.9
root (hd0,0)
kernel /boot/kernel-3.4.9 root=/dev/sda3
title Gentoo Linux 3.4.9 (rescue)
root (hd0,0)
kernel /boot/kernel-3.4.9 root=/dev/sda3 init=/bin/bb
title Windows XP
rootnoverify (hd0,5)
makeactive
chainloader +1
|
Si lors de la compilation du noyau, vous avez choisi d'inclure un disque virtuel de démarrage (initramfs) sur lequel démarrer,
vous devez changer la configuration pour faire référence à ce disque virtuel et pour indiquer à initramfs, où se trouve le disque
physique root :
Exemple de code 2.4 : Extrait de GRUB pour une compilation incluant un initramfs |
title Gentoo Linux 3.4.9
root (hd0,0)
kernel /boot/3.4.9 real_root=/dev/sda3
initrd /boot/initramfs-genkernel-amd64-3.4.9-gentoo
|
Si vos partitions sont organisées différemment ou si vous utilisez un autre
noyau, ajustez les commandes en conséquence. Assurez-vous de toujours utiliser
un chemin relatif au point de montage. En d'autres termes,
(hd0,0)/grub/splash.xpm.gz est en fait
/boot/grub/splash.xpm.gz, car (hd0,0) sera monté sur
/boot.
De plus, si vous avez décidé de partitionner votre disque sans partition
/boot séparée, le préfixe /boot est
indispensable. Par contre, Si vous avez créé une partition
/boot séparée, le préfixe /boot est facultatif et
fonctionne grâce à un lien symbolique. En résumé, les exemples ci-dessus
devraient fonctionner avec ou sans partition /boot séparée.
Si vous devez passer des options supplémentaires à votre noyau, ajoutez-les
simplement à la fin de la commande kernel. Nous lui passons déjà une
option (root=/dev/sda3 ou real_root=/dev/sda3), mais vous pouvez
en ajouter (par exemple, les options video ou vga pour le
framebuffer mentionnées plus haut).
Si le fichier de configuration de votre chargeur de démarrage contient le paramètre real_root (racine réelle),
utilisez le paramètre real_rootflags pour définir les options de montage de système de fichiers root.
Si vous utilisez un noyau de version 2.6.7 ou supérieure et avez placé un
cavalier sur votre disque dur car le BIOS ne gère pas les disques de grande
capacité, alors vous devez ajouter sdx=stroke sur la ligne kernel (en remplaçant sdx par le répère du disque concerné).
Les utilisateurs de genkernel doivent savoir que leur noyau utilise les
mêmes options que celles utilisées sur le CD d'installation. Par exemple, si
vous avez des périphériques SCSI, vous devez ajouter l'option doscsi.
Enregistrez le fichier grub.conf et quittez votre éditeur. Il
faut encore installer GRUB dans votre secteur de démarrage, de manière à ce qu'il soit exécuté automatiquement au démarrage.
Les développeurs de GRUB conseillent d'utiliser la commande
grub-install. Cependant, si cette méthode échoue, vous devrez
l'installer manuellement.
Veuillez poursuivre avec soit l'installation
automatique de GRUB (par défaut), soit l'installation manuelle de GRUB (alternative).
Par défaut : installation automatique de GRUB
Le script grub-install installe GRUB automatiquement, mais, puisque vous
êtes dans un environnement « chroot », vous devez créer le fichier
/etc/mtab à jour. Ce dernier contient la liste des systèmes de
fichiers qui sont montés. Heureusement, il suffit d'utiliser une copie de
/proc/mounts en évitant la ligne rootfs (nécessaire si vous
n'avez pas de partition /boot séparée). La commande suivante
fonctionne avec ou sans partition /boot séparée :
Exemple de code 2.5 : Créer /etc/mtab |
# grep -v rootfs /proc/mounts > /etc/mtab
|
Ensuite, vous pouvez lancer le script grub-install :
Exemple de code 2.6 : Exécuter grub-install |
# grub-install --no-floppy /dev/sda
|
Pour plus d'informations à propos de GRUB, vous pouvez consulter la FAQ de GRUB ou le
manuel de GRUB (tous
deux en anglais).
Poursuivez avec le redémarrage du système.
Alternative : installation manuelle de GRUB
Pour configurer GRUB, tapez grub. Vous recevrez l'invite GRUB
grub> sur la ligne de commande. Vous devez ensuite entrer les
bonnes commandes pour installer le secteur de démarrage sur votre disque dur.
Exemple de code 2.7 : Lancer le shell GRUB |
# grub --no-floppy
|
Note :
si votre système n'a pas de lecteur de disquettes, ajoutez l'option
--no-floppy à la commande ci-dessus pour empêcher grub de tenter
d'accéder au lecteur inexistant.
|
Dans notre exemple, nous voulons installer GRUB pour qu'il trouve l'information
dont il a besoin sur la partition de démarrage /dev/sda1. Nous voulons aussi installer GRUB dans le secteur MBR
(N.D.T. : « Master Boot Record », code initialement chargé par
le BIOS au démarrage du PC) pour que GRUB soit lancé dès le démarrage de la
machine. Évidemment, si vous ne suivez pas exactement notre exemple, vous
devez modifier les commandes en conséquence.
Le shell de GRUB contient un mécanisme d'aide à la saisie. Par exemple, si vous
tapez « root ( » suivi de la touche <TAB>, GRUB affichera
une liste des périphériques possibles (hd0 par exemple). Si vous
tapez « root (hd0, » suivi de la touche <TAB>, GRUB
affichera une liste des partitions disponibles (hd0,0 par exemple).
Grâce à ce système, installer GRUB devient relativement facile.
Allons-y, installons GRUB.
Exemple de code 2.8 : Installer GRUB sur le MBR |
grub> root (hd0,0)
grub> setup (hd0)
grub> quit
|
Note :
si vous voulez installer GRUB dans une partition au lieu du MBR, vous devez
indiquer la bonne partition à la commande setup. Par exemple, pour
installer GRUB dans /dev/sda3, la commande devient setup
(hd0,2). Peu d'utilisateurs voudront faire cela.
|
Pour plus d'informations à propos de GRUB, vous pouvez consulter la FAQ de GRUB ou le
manuel de GRUB (tous
deux en anglais), ou lire info grub dans votre terminal.
Poursuivez avec le redémarrage du système.
10.c. Alternative : LILO
Installer LILO
LILO (LInux LOader, ou chargeur Linux) est le chargeur historique de Linux, mais
il lui manque des fonctionnalités présentes dans GRUB, ce qui explique que GRUB
est en train de prendre le dessus. La raison pour laquelle LILO est encore
utilisé est que GRUB ne fonctionne pas sur certains systèmes, alors que LILO
fonctionne sur ces mêmes systèmes.
Évidemment, beaucoup d'utilisateurs connaissent mieux LILO que GRUB et veulent
le conserver. De toute façon, Gentoo supporte les deux, et vous avez
apparemment choisi LILO.
Installer LILO est enfantin ; utilisez emerge.
Exemple de code 3.1 : Installer LILO |
# emerge lilo
|
Configurer LILO
Pour configurer LILO, vous devez créer le fichier /etc/lilo.conf.
Lancez votre éditeur préféré (notre exemple utilise nano) et créez le
fichier.
Exemple de code 3.2 : Créer /etc/lilo.conf |
# nano -w /etc/lilo.conf
|
Nous vous avions demandé de mémoriser le nom de l'image de votre noyau.
Ci-dessous, nous l'utilisons ainsi que les partitions créées plus
tôt dans ce manuel. Il convient de différencier deux cas :
Utilisez le nom du fichier que vous avez utilisé quand vous avez copié l'image
de votre noyau. La même remarque s'applique à votre image initrd si vous avez
utilisé genkernel.
Note :
si vous avez utilisé le système de fichiers JFS, vous devez ajouter une ligne
append="ro" après chaque item de démarrage (section) pour que JFS puisse récupérer son
journal avant que le système de fichiers ne soit monté en lecture/écriture.
|
Exemple de code 3.3 : Exemple de /etc/lilo.conf |
boot=/dev/sda
prompt
timeout=50
default=gentoo
image=/boot/kernel-3.4.9-gentoo
label=gentoo
read-only
root=/dev/sda3
image=/boot/kernel-3.4.9-gentoo
label=gentoo.rescue
read-only
root=/dev/sda3
append="init=/bin/bb"
other=/dev/sda6
label=windows
|
Note :
si vos partitions sont agencées d'une autre façon ou si vous utilisez un autre
noyau, ajustez les valeurs en conséquence.
|
Si lors de la compilation du noyau, vous avez choisi d'inclure un disque virtuel de démarrage (initramfs) sur lequel démarrer,
vous devez changer la configuration pour faire référence à ce disque virtuel et pour indiquer à initramfs, où se trouve le disque
physique root :
Exemple de code 3.4 : Extrait de LILO pour un noyau compilé avec initramfs activé |
image=/boot/kernel-3.4.9-gentoo
label=gentoo
read-only
append="real_root=/dev/sda3"
initrd=/boot/initramfs-genkernel-amd64-3.4.9-gentoo
|
Si vous devez passer d'autres options à votre noyau, ajoutez une commande
append dans la section ad hoc. Par exemple, pour passer
video pour activer le framebuffer, faites :
Exemple de code 3.5 : Utiliser append pour passer une option au noyau |
image=/boot/kernel-3.4.9-gentoo
label=gentoo
read-only
root=/dev/sda3
append="video=vesafb:mtrr,ywrap,1024x768-32@85"
|
Si vous utilisez un noyau de version 2.6.7 ou supérieure et avez placé un
cavalier sur votre disque dur car le BIOS ne gère pas les disques de grande
capacité, alors vous devez ajouter append="sdx=stroke" en remplaçant sdx par le
repère de disque approprié..
Les utilisateurs de genkernel doivent savoir que leur noyau utilise les
mêmes options de démarrage que le CD d'installation. Par exemple, si vous avez
des périphériques SCSI, vous devez passer l'option doscsi.
Enregistrez le fichier et quittez votre éditeur. Pour terminer, vous devez
lancer la commande /sbin/lilo pour que LILO prenne votre fichier
/etc/lilo.conf en compte (c'est-à-dire pour l'installer sur le
disque). Notez que vous devrez exécuter /sbin/lilo chaque fois que vous
installez un noyau ou faites des changement dans le menu.
Exemple de code 3.6 : Terminer l'installation de LILO |
# /sbin/lilo
|
Veuillez consulter la page Wikipedia de LILO pour répondre
à vos éventuelles questions à son propos.
Poursuivez avec Redémarrage du système.
10.d. Redémarrage du système
Sortez de l'environnement « chroot » et démontez toutes les partitions
montées. Ensuite, tapez la commande magique tant attendue : reboot.
Exemple de code 4.1 : Sortie du « chroot », démontage des partitions et redémarrage |
# exit
cdimage ~# cd
cdimage ~# umount -l /mnt/gentoo/dev{/shm,/pts,}
cdimage ~# umount -l /mnt/gentoo{/boot,/proc,}
cdimage ~# reboot
|
Bien entendu, n'oubliez pas de retirer le CD du lecteur car sinon le système
amorcera le CD au lieu de démarrer sur votre nouveau système Gentoo.
Une fois le système Gentoo démarré, concluez avec Finaliser votre installation.
11. Finaliser votre installation
11.a. Administration des utilisateurs
Ajouter un utilisateur pour une utilisation quotidienne
Travailler en temps que root sur un système Unix/Linux est dangereux et
devrait être évité aussi souvent que possible. Par conséquent, il est
vivement recommandé d'ajouter un utilisateur pour une utilisation
quotidienne.
Les actions qu'un utilisateur a le droit de faire sont définies par les groupes
dont l'utilisateur est membre. Le tableau ci-dessous liste quelques groupes
importants :
| Groupe |
Description |
| audio |
accès autorisé aux périphériques audio |
| cdrom |
accès direct autorisé aux lecteurs optiques |
| floppy |
accès direct autorisé au lecteur de disquettes |
| games |
accès aux jeux |
| portage |
permet d'utiliser emerge --pretend
|
| usb |
accès autorisé aux périphériques USB |
| video |
accès autorisé au matériel de capture vidéo et à l'accélération matérielle
|
| wheel |
commande su utilisable |
Par exemple, pour créer un utilisateur nommé john qui est membre des
groupes wheel , users et audio, identifiez-vous en tant
qu'utilisateur root (seul root peut créer des comptes) et faites :
Exemple de code 1.1 : Ajouter un compte pour une utilisation de tous les jours |
Login: root
Password:
# useradd -m -G users,wheel,audio -s /bin/bash john
# passwd john
Password:
Re-enter password:
|
Si cet utilisateur à besoin d'utiliser le compte root, il peut utiliser su
- pour obtenir les privilèges root. Un autre moyen est d'utiliser le paquet
sudo qui est, s'il est configuré correctement, très sécurisé.
11.b. Nettoyage du disque
Supprimer les archives
Maintenant que l'installation de Gentoo est terminée et que vous avez
redémarré, si tout s'est bien passé, vous pouvez supprimer l'archive stage3 que vous avez téléchargée et sauvée sur votre disque
dur. Normalement vous l'aviez placée dans /.
Exemple de code 2.1 : Supprimer l'archive stage3 |
# rm /stage3-*.tar.bz2*
|
12. Et que faire ensuite ?
12.a. Documentation
Félicitations ! Vous avez maintenant un système Gentoo utilisable. Mais que
pouvez-vous en faire ? Quelle sont les options ? Que pouvez-vous
explorer maintenant ? Gentoo donne beaucoup de possibilités à ses
utilisateurs, et donc beaucoup de fonctionnalités documentées (et d'autres qui
le sont moins).
Vous devriez vraiment regarder la partie suivante du Manuel Gentoo : Utiliser Gentoo qui explique comment garder
votre système à jour, installer des logiciels supplémentaires, quelles sont les
options de USE, comment le système d'initialisation de Gentoo fonctionne, etc.
Si vous êtes intéressé par l'optimisation de votre système pour une utilisation
graphique ou que vous voulez apprendre comment configurer votre système pour
qu'il soit entièrement fonctionnel en mode graphique, consultez la Documentation Gentoo relative au
bureau. Le Guide de
localisation vous sera particulièrement utile si vous préférez utiliser
un système francisé.
De plus, notre Manuel de sécurité Gentoo
Linux pourra sans doute vous être utile.
Pour une liste complète de la documentation disponible, regardez notre
Centre de documentation Gentoo.
Pour terminer, vous pouvez aussi consulter notre Wiki Gentoo
où des documentations supplémentaires fournies par la communauté sont à votre disposition.
12.b. Gentoo en Ligne
Vous êtes bien sûr invité sur les Forums
Gentoo (en anglais) et sur le Forum Gentoo
francophone, ou sur un de nos nombreux canaux
IRC Gentoo en anglais, en français, et bien d'autres langues.
Nous avons aussi quelques listes de
diffusion (N.D.T. : surtout en anglais, mais il y a aussi des listes
francophones) ouvertes à tous les utilisateurs. Cette page vous explique
comment y participer.
Nous allons nous taire maintenant et vous laisser profiter de votre installation. :)
B. Utiliser Gentoo
1. Introduction à Portage
1.a. Bienvenue dans le monde de Portage
Portage est probablement l'innovation de Gentoo la plus remarquable en ce qui
concerne la gestion des logiciels. Sa grande flexibilité et ses nombreuses
fonctionnalités font parfois dire de Portage qu'il est le meilleur outil de
gestion des logiciels pour Linux.
Portage a été écrit en langage Python et en langage Bash qui sont tous les deux des
langagages scriptés, c'est-à-dire que 100 % du code source est installé et
consultable sur tous les systèmes Gentoo.
La plupart des utilisateurs interagiront avec Portage via la commande
emerge. Ce chapitre n'a pas pour vocation de dupliquer toute
l'information disponible dans la page manuel de emerge. Pour consulter la
page man, faites :
Exemple de code 1.1 : Consulter la page man de emerge |
$ man emerge
|
1.b. L'arbre Portage
Les ebuilds
Quand nous parlons de paquets, nous faisons souvent allusion aux logiciels qui sont disponibles
dans Gentoo grâce à l'arbre de Portage. Celui-ci est un ensemble
d'ebuilds qui sont en fait des fichiers qui donnent toutes les
informations nécessaires à Portage pour maintenir les logiciels (les installer, les rechercher, etc.). Par défaut, ces
ebuilds se trouvent dans le dossier /usr/portage.
Dès que vous employez Portage pour une action relative aux paquets, il utilisera
les ebuilds de votre système. Il est donc important de maintenir les ebuilds de
votre système à jour pour que Portage soit informé de l'apparition de nouvelles versions
des logiciels que vous utilisez ou de correctifs de failles de sécurité.
Mise à jour de l'arbre Portage
L'arbre Portage est généralement mis à jour avec rsync qui est un outil de transfert de
fichiers incrémental et rapide. La mise à jour se fait simplement avec la commande
emerge. L'utilisation de rsync est tout à fait transparente :
Exemple de code 2.1 : Mettre l'arbre Portage à jour |
# emerge --sync
|
Si vous ne pouvez pas utiliser rsync à cause, par exemple, d'un pare-feu, vous
pouvez quand même mettre votre arbre Portage à jour avec la commande
emerge-webrsync. Celle-ci télécharge le dernier instantané de l'arbre
Portage et l'installe sur votre système. Un instantané est généré
automatiquement chaque jour sur les miroirs de Gentoo.
Exemple de code 2.2 : Utiliser emerge-webrsync |
# emerge-webrsync
|
Un avantage supplémentaire qu'apporte emerge-webrsync réside dans le fait que ceci
permet à l'administrateur de n'installer que des instantanés de l'arbre Portage authentifiés par la
clé GPG de la « Gentoo release engineering team ». Des informations complémentaires sons disponibles
dans la section Recherche d'instatanés validés de l'arbre Portage
de la page Portage et ses fonctionnalités.
1.c. Maintenir vos logiciels
Rechercher un paquet
Pour rechercher un logiciel dans l'arbre Portage, vous pouvez utiliser
emerge. En effet, la commande emerge --search affiche la liste des
paquets dont le titre correspond plus ou moins au terme recherché.
Par exemple, pour trouver tous les paquets dont le nom contient
« pdf », utilisez :
Exemple de code 3.1 : Trouver les paquets dont le nom contient « pdf » |
$ emerge --search pdf
|
Si vous voulez aussi chercher dans les descriptions, utilisez l'option
--searchdesc (ou -S) :
Exemple de code 3.2 : Trouver les paquets relatifs à « pdf » |
$ emerge --searchdesc pdf
|
La liste des paquets affichés contient quelques informations utiles pour chaque
paquet. Les libellés sont explicites et se passent de commentaires supplémentaires.
Exemple de code 3.3 : Exemple de résultat d'une recherche avec « emerge --search » |
* net-print/cups-pdf
Latest version available: 1.5.2
Latest version installed: [ Not Installed ]
Size of downloaded files: 15 kB
Homepage: http://cip.physik.uni-wuerzburg.de/~vrbehr/cups-pdf/
Description: Provides a virtual printer for CUPS to produce PDF files.
License: GPL-2
|
Installer des logiciels
Une fois que vous avez identifié un paquet que vous voulez installer, il vous
suffit d'utiliser la commande emerge suivie du nom du paquet pour
l'installer. Par exemple, pour installer gnumeric :
Exemple de code 3.4 : Installer gnumeric |
# emerge gnumeric
|
Comme de nombreuses applications dépendent les unes des autres, il se peut que, lorsque vous
essayez d'en installer une, d'autres applications dont cette application dépend (dépendances) soient installées
en même temps. Ne vous inquiétez pas, Portage gère très bien les dépendances. Si vous voulez
connaitre la liste des paquets que Portage installerait si vous installiez un
paquet donné, vous pouvez utiliser l'option --pretend. Voici un exemple :
Exemple de code 3.5 : Lister les paquets à installer pour gnumeric |
# emerge --pretend gnumeric
|
Quand vous installez un paquet avec Portage, il télécharge les sources
nécessaires et les sauvegarde dans le répertoire /usr/portage/distfiles.
Ensuite, Portage décompresse l'archive, compile son contenu et installe le
logiciel. Si vous voulez télécharger les sources sans installer le paquet,
utilisez l'option --fetchonly. Par exemple, pour télécharger les sources
de gnumeric :
Exemple de code 3.6 : Télécharger les sources de gnumeric |
# emerge --fetchonly gnumeric
|
Trouver la documentation d'un paquet installé
De nombreux paquets sont fournis avec leur propre documentation. Parfois l'option USE
doc indique si la documentation d'un paquet doit être installée ou non.
Vous pouvez vérifier l'existence de l'option USE doc avec la commande
emerge -vp <nom du paquet>.
Exemple de code 3.7 : Vérifier l'existence de l'option USE doc |
# emerge -vp alsa-lib
[ebuild N ] media-libs/alsa-lib-1.0.14_rc1 -debug +doc 698 kB
|
La meilleure façon d'activer l'option USE doc est de le faire paquet par
paquet via /etc/portage/package.use, afin de n'avoir la
documentation que pour les paquets qui vous intéressent. L'activation de manière
globale de cette option est connue pour causer des problèmes de dépendances
circulaires. Pour plus d'informations, veuillez lire le chapitre La variable USE.
Une fois le paquet installé, la documentation se trouve généralement dans un
sous-répertoire au nom du paquet dans le répertoire /usr/share/doc.
Vous pouvez également lister tous les fichiers installés avec l'outil
equery qui fait partie du paquet
app-portage/gentoolkit .
Exemple de code 3.8 : Trouver la documentation d'un paquet |
# ls -l /usr/share/doc/alsa-lib-1.0.14_rc1
total 28
-rw-r--r-- 1 root root 669 May 17 21:54 ChangeLog.gz
-rw-r--r-- 1 root root 9373 May 17 21:54 COPYING.gz
drwxr-xr-x 2 root root 8560 May 17 21:54 html
-rw-r--r-- 1 root root 196 May 17 21:54 TODO.gz
# equery files alsa-lib | less
media-libs/alsa-lib-1.0.14_rc1
* Contents of media-libs/alsa-lib-1.0.14_rc1:
/usr
/usr/bin
/usr/bin/alsalisp
|
Supprimer un paquet
Pour désinstaller un paquet de votre système, utilisez emerge --unmerge.
Cette commande supprime les fichiers qui avaient été installés par Portage, mais
ne supprime pas les fichiers de configuration si vous les avez modifiés après
l'installation. Cela vous permet de réutiliser vos fichiers de configuration si
vous réinstallez le paquet plus tard.
Cependant, un avertissement est de mise :Portage ne
vérifie pas que le paquet que vous supprimez est nécessaire au bon
fonctionnement d'un autre paquet. Toutefois, un message s'affichera si vous
essayez de supprimer un paquet important dont la disparition causerait de graves
problèmes.
Exemple de code 3.9 : Supprimer gnumeric de votre système |
# emerge --unmerge gnumeric
|
Quand vous supprimez un paquet, les paquets dont il dépend qui avaient été
installés initialement ne seront pas désinstallés automatiquement. Pour que
Portage recherche les dépendances qui peuvent être supprimées, utilisez l'option
depclean. Nous en reparlerons plus loin.
Mettre votre système à jour
Pour maintenir votre système en bon état et disposer des correctifs de failles
de sécurité, vous devriez le mettre à jour régulièrement. Puisque Portage ne se
base que sur les ebuilds de votre machine, vous devez vous assurez que votre
arbre Portage est à jour. Une fois votre arbre Portage à jour, vous pouvez
mettre votre système à jour avec la commande emerge --update world. Dans
l'exemple ci-dessous, on utilise aussi l'option --ask pour que Portage
affiche la liste des paquets qu'il va mettre à jour et pour qu'il demande une
confirmation.
Exemple de code 3.10 : Mettre votre système à jour |
# emerge --update --ask world
|
Portage recherche alors des versions plus récentes des logiciels que vous avez
installés explicitement et uniquement ceux-là (ceux qui sont listés dans
/var/lib/portage/world). Il ne prendra pas en compte de manière exhaustive leurs dépendances. Si
vous voulez que ces dépendances soient aussi mises à jour,
utilisez aussi l'option --deep :
Exemple de code 3.11 : Mettre à jour votre système y compris les dépendances |
# emerge --update --deep world
|
Mais cela ne veut pas dire pour autant tous les paquets; certains
paquets de votre sysème ne sont nécessaires que durant la phase de compilation des paquets, mais
une fois ces paquets installés, ces dépendances ne sont plus nécessaires. Portage les reconnait comme
dépendances de compilation. Pour les prendre en compte dans le cycle de mise à j*our,
ajoutez --with-bdeps=y
Exemple de code 3.12 : Mise à jour du système entier |
# emerge --update --deep --with-bdeps=y world
|
Étant donné que des mises à jour qui corrigent des failles de sécurité sont
apportées à des paquets que vous n'avez pas explicitement installés, mais qui
ont été installés parce que d'autres paquets en dépendent, il est recommandé
d'exécuter la commande ci-dessus de temps en temps.
Si vous avez modifié les options de la variable
USE, vous devriez également ajouter l'option --newuse pour que
Portage vérifie si certains paquets ne doivent pas être recompilés. Par
exemple :
Exemple de code 3.13 : Une mise à jour complète |
# emerge --update --deep --with-bdeps=y --newuse world
|
Les méta-paquets
Certains paquets ne contiennent aucun logiciel, mais servent à installer un
ensemble de paquets. Par exemple, le paquet kde-meta sert à installer un
environnement KDE complet et provoque l'installation d'un grand nombre de
paquets relatifs à KDE.
Supprimer un tel paquet avec la commande emerge --unmerge n'aurait aucune
influence sur votre système puisque tous les paquets dépendants resteraient
installés.
Portage permet de supprimer les dépendances orphelines, mais, pour cela, vous
devez d'abord mettre votre système complètement à jour en tenant compte
d'éventuelles modifications apportées à votre variable USE. Vous pouvez ensuite
utiliser emerge --depclean pour supprimer les dépendances orphelines.
Par la suite, vous devriez recompiler les applications qui étaient liées
dynamiquement avec les paquets que vous venez de supprimer. Les paquets
désinstallés ne sont plus nécessaires à la bonne marche de ces applications.
Tout cela peut être résumé en trois commandes :
Exemple de code 3.14 : Supprimer les dépendances orphelines |
# emerge --update --deep --newuse world
# emerge --depclean
# revdep-rebuild
|
La commande revdep-rebuild fait partie du paquet
gentoolkit ; n'oubliez pas de l'installer :
Exemple de code 3.15 : Installer gentoolkit |
# emerge gentoolkit
|
1.d. Licences
Depuis la version 2.1.7 de Portage, vous pouvez accepter ou refuser l'installation de paquets
en fonction de leur licence. Tous les paquets de l'arbre de Portage ont une entrée LICENCE
dans leur ebuild. La commande emerge --search
nomdupaquet vous permet de voir cette licence.
Par défaut, Portage autorise toutes les licencees, sauf les Contrats de Licence Utilisateur Final (CLUF) ou
End User Licence Agreement (EULA) en anglais, qui réclament une lecture et la signature d'un accord.
La variable qui définit les licences acceptées est ACCEPT_LICENSE, dont on peut fixer la valeur dans
/etc/portage/make.conf:
Exemple de code 4.1 : ACCEPT_LICENSE par défaut dans /etc/portage/make.conf |
ACCEPT_LICENSE="* -@EULA"
|
Avec cette configuration, les paquets qui requièrent une
interaction pendant l'installation pour que leur CLUF soit approuvé ne seront pas installés.
Les paquets sans CLUF seront installés.
Vous pouvez définir ACCEPT_LICENSE globalllement dans /etc/portage/make.conf,
ou vous pouvez la définir paquet par paquet dans le fichier /etc/portage/package.license.
Par exemple, si vous voulez autoriser la licence truecrypt-2.7 pour
app-crypt/truecrypt, ajoutez ce qui suit à /etc/portage/package.license:
Exemple de code 4.2 : Autorisation d'une licence pour truecrypt dans package.license |
app-crypt/truecrypt truecrypt-2.7
|
Ceci autorise l'installation de versions de truecrypt qui relèvent de la licence
truecrypt-2.7 , mais pas de versions qui relèvent de la licence truecrypt-2.8.
Important :
les licences sont stockées dans /usr/portage/licenses, et les groupes de licences dans
/usr/portage/profiles/license_groups. La première entrée de chaque ligne en CAPITALES est
le nom du groupe de licences, et chacune des entrées qui suit est une licence individuelle.
|
Les groupes de licences définis dans ACCEPT_LICENSE sont préfixés par un signe @.
Voici un exemple de système qui autorise globalement les licences compatibles GPL
ainsi que d'autres groupes et licences individuelles.
Exemple de code 4.3 : Exemple de variable ACCEPT_LICENSE dans /etc/portage/make.conf |
ACCEPT_LICENSE="@GPL-COMPATIBLE @OSI-APPROVED @EULA atheros-hal BitstreamVera"
|
Si vous ne voulez autoriser que des logiciels et des documentations libres dans votre système,
utilisez la variable suivante :
Exemple de code 4.4 : Use only free licenses |
ACCEPT_LICENSE="-* @FREE"
|
Dans cet exemple, le mot "free" fait référence à la définition donnée par la FSF et par l'OSI. Tout paquet dont la licence ne respecte pas
les exigences qui y sont mentionnées ne sera pas installé.
1.e. Quand Portage se plaint...
À propos des « SLOTs », paquets virtuels, branches,
architectures et profils
Comme nous l'avons déjà dit, Portage est très puissant et offre de nombreuses
fonctionnalités que d'autres gestionnaires de logiciels n'ont pas. Survolons les
différents aspects de Portage.
Portage permet à plusieurs versions d'un même paquet de cohabiter sur le même
système. D'autres distributions ont tendance à renommer les paquets en fonction
de la version (par exemple freetype et freetype2) alors que
Portage utilise des « SLOTs ». Un ebuild peut placer chaque version du
logiciel dans un slot et des versions qui sont dans des slots différents peuvent
être installées en même temps. Par exemple, le paquet freetype a des
versions avec SLOT="1" et SLOT="2".
Dans certains cas, différents paquets installent la même fonctionnalité. Par
exemple, metalogd, sysklogd et syslog-ng gèrent tous le
jounal du système, mais un logiciel qui dépendrait du journal système ne peut
pas dépendre directement de metalogd ou d'un autre. Le système doit aussi
fonctionner si l'utilisateur a choisi un autre gestionnaire de journal. Portage
permet de définir des paquets virtuels. Les trois paquets cités ci-dessus
fournissent la fonctionnalité virtual/syslog et les paquets qui ont
besoin d'un journal système dépendent de celle-ci.
Portage classe les paquets dans plusieurs branches. Par défaut, votre système
n'accepte que les paquets que Gentoo considère stables. Bien souvent, quand une
nouvelle version d'un logiciel sort, elle est d'abord ajoutée à la branche dite
« instable », ce qui signifie que plus de tests sont nécessaires avant
de considérer le logiciel comme stable. Vous verrez les paquets dits instables
dans votre arbre, mais Portage ne les installera pas automatiquement avant
qu'ils ne soient stabilisés.
Certains logiciels ne sont disponibles que pour certaines architectures ou ne
fonctionnent pas du tout sur d'autres. Parfois, un logiciel a besoin de plus de
tests sur une architecture donnée ou les développeurs responsables d'un paquet
n'ont pas la possibilité de le valider pour d'autres processeurs.
Chaque installation de Gentoo se conforme à un profil qui contient la
liste des paquets qui forment un système cohérent et fonctionnel.
Paquets bloqués
Exemple de code 5.1 : Avertissement à propos d'un paquet bloquant (avec --pretend) |
[blocks B ] mail-mta/ssmtp (is blocking mail-mta/postfix-2.2.2-r1)
|
Exemple de code 5.2 : Avertissement à propos d'un paquet bloquant (sans --pretend) |
!!! Error: the mail-mta/postfix package conflicts with another package.
!!! both can't be installed on the same system together.
!!! Please use 'emerge --pretend' to determine blockers.
|
Les ebuilds contiennent des informations relatives aux dépendances des logiciels
entre eux. Il y a deux sortes de dépendances : les dépendances à
l'installation définies par DEPEND et les dépendances à l'utilisation
définies dans RDEPEND. Un blocage peut se produire quand un paquet est
considéré incompatible avec une dépendance.
Bien que les versions récentes de Portage viennent à bout d'incompatibilités
mineures sans intervention de l'utilisateur, il arrive que vous deviez régler le
problème vous-même comme nous l'expliquons tout de suite.
Pour résoudre un tel blocage, vous pouvez soit ne pas installer le logiciel dont
l'installation était envisagée, soit désinstaller le paquet qui bloque. Dans l'exemple ci-dessus, vous
auriez le choix entre ne pas installer postfix ou d'abord désinstaller
ssmtp.
Un blocage peut être provoqué par une version spécifique d'un logiciel, par
exemple : <media-video/mplayer-bin-1.0_rc1-r2. Dans ce cas, il
suffit de mettre à jour le logiciel en question vers une version plus récente
pour supprimer le blocage.
Il se peut que deux paquets qui ne sont pas encore installés se bloquent entre
eux. Dans ce rare cas, vous devez trouver pourquoi les deux paquets veulent
s'installer car normalement un seul suffit. Si le problème persiste, veuillez
remplir un rapport de bogue sur notre système de gestion de bogues.
Les paquets masqués
Exemple de code 5.3 : Avertissement à propos de paquets masqués |
!!! all ebuilds that could satisfy "bootsplash" have been masked.
|
Exemple de code 5.4 : Avertissement à propos de paquets masqués avec la raison |
!!! possible candidates are:
- gnome-base/gnome-2.8.0_pre1 (masked by: ~x86 keyword)
- lm-sensors/lm-sensors-2.8.7 (masked by: -sparc keyword)
- sys-libs/glibc-2.3.4.20040808 (masked by: -* keyword)
- dev-util/cvsd-1.0.2 (masked by: missing keyword)
- games-fps/unreal-tournament-451 (masked by: package.mask)
- sys-libs/glibc-2.3.2-r11 (masked by: profile)
- net-im/skype-2.1.0.81 (masked by: skype-eula license(s))
|
Quand vous essayez d'installer un paquet qui n'est pas disponible pour votre
système, vous recevez ce type d'erreur. Vous devriez essayer d'installer une
autre application qui est disponible pour votre environnement ou attendre que le
paquet devienne disponible. Un paquet est toujours masqué pour une bonne
raison :
-
~arch keyword indique que le paquet n'a pas été suffisamment testé et
n'est pas encore dans la branche stable. Vous devriez essayer à nouveau
quelques jours ou quelques semaines plus tard.
-
-arch keyword ou -* keyword indique que l'application ne
fonctionne pas sur votre architecture. Si vous pensez le contraire, veuillez
le signaler via bugzilla.
-
missing keyword indique que l'application n'a pas été testée sur
votre architecture. Vous pouvez demander à l'équipe en charge de celle-ci de
tester l'application qui vous intéresse ou la tester vous-même et soumettre
vos résultats sur bugzilla.
-
package.mask indique que le paquet est cassé, instable, voire pire et
qu'il a été masqué pour que vous ne l'utilisiez pas.
-
profile indique que le paquet n'est pas compatible avec votre profil.
L'application pourrait abimer votre système.
-
license signifie que la licence du paquet n'est pas autorisée par la variable
ACCEPT_LICENSE. Vous devez l'autoriser explicitement (individuellement ou dans un groupe) dans
/etc/portage/make.conf ou dans /etc/portage/package.license. Reportez-vous à Licences pour obtenir l'information nécessaire.
Changements demandés de la variable USE
Exemple de code 5.5 : Portage demande des changements de la variable USE |
The following USE changes are necessary to proceed:
#required by app-text/happypackage-2.0, required by happypackage (argument)
>=app-text/feelings-1.0.0 test
|
Ce message d'erreur peut aussi apparaître comme ce qui suit si la variable --autounmask
n'est pas définie :
Exemple de code 5.6 : Erreur annoncée par Portage à propos de la variable USE |
emerge: there are no ebuilds built with USE flags to satisfy "app-text/feelings[test]".
!!! One of the following packages is required to complete your request:
- app-text/feelings-1.0.0 (Change USE: +test)
(dependency required by "app-text/happypackage-2.0" [ebuild])
(dependency required by "happypackage" [argument])
|
Un tel avertissement ou erreur apparaît lorsque vous voulez
installer un paquet qui, non seulement dépend d'un autre paquet,
mais nécessite aussi que ce paquet soit compilé avec une option (ou un jeu d'options) bien particulière dans la
variable USE. Dans l'exemple cité, le paquet app-text/feelings requiert d'être compilé avec
USE="test", mais cette option n'est pas déclarée dans USE.
Pour résoudre ce problème, vous pouvez, ajouter l'option requise à la variable USE, soit globalement dans
/etc/portage/make.conf, soit spécifiquement pour le paquet dans
/etc/portage/package.use.
Dépendances manquantes
Exemple de code 5.7 : Avertissement à propos de dépendances manquantes |
emerge: there are no ebuilds to satisfy ">=sys-devel/gcc-3.4.2-r4".
!!! Problem with ebuild sys-devel/gcc-3.4.2-r2
!!! Possibly a DEPEND/*DEPEND problem.
|
L'application que vous essayez d'installer dépend d'autres paquets qui ne sont
pas disponibles pour votre système. Veuillez vérifier sur bugzilla si le problème est déjà connu et
veuillez le signaler dans le cas contraire. À moins que vous ne mélangiez les
branches stables et instables, cela de doit pas arriver et peut être considéré
comme un bogue.
Noms d'ebuilds ambigus
Exemple de code 5.8 : Avertissement à propos de noms d'ebuilds ambigus |
[ Results for search key : listen ]
[ Applications found : 2 ]
* dev-tinyos/listen [ Masked ]
Latest version available: 1.1.15
Latest version installed: [ Not Installed ]
Size of files: 10,032 kB
Homepage: http://www.tinyos.net/
Description: Raw listen for TinyOS
License: BSD
* media-sound/listen [ Masked ]
Latest version available: 0.6.3
Latest version installed: [ Not Installed ]
Size of files: 859 kB
Homepage: http://www.listen-project.org
Description: A Music player and management for GNOME
License: GPL-2
!!! The short ebuild name "listen" is ambiguous. Please specify
!!! one of the above fully-qualified ebuild names instead.
|
Le paquet que vous essayez d'installer a un nom qui désigne plusieurs paquets
dans des catégories différentes. Vous devez mentionner la catégorie du paquet
que vous voulez installer. Portage affiche les différentes possibilités.
Dépendances circulaires
Exemple de code 5.9 : Avertissement à propos de dépendances circulaires |
!!! Error: circular dependencies:
ebuild / net-print/cups-1.1.15-r2 depends on ebuild / app-text/ghostscript-7.05.3-r1
ebuild / app-text/ghostscript-7.05.3-r1 depends on ebuild / net-print/cups-1.1.15-r2
|
Deux (ou plus) paquets dépendent l'un de l'autre et ne peuvent pas être
installés. Il est très probable que cela soit un bogue. Veuillez synchroniser
votre arbre Portage. Si le problème persiste, veuillez vérifier si le problème
est connu dans bugzilla et le signaler
dans le cas contraire.
Problèmes lors du téléchargement
Exemple de code 5.10 : Avertissement à propos d'un problème au téléchargement |
!!! Fetch failed for sys-libs/ncurses-5.4-r5, continuing...
!!! Some fetch errors were encountered. Please see above for details.
|
Portage n'a pas pu télécharger les sources de l'application et essaie
éventuellement d'installer les autres paquets que vous auriez spécifiés avec la
commande emerge. Ce problème peut être dû à un miroir qui n'est pas encore
synchronisé ou à un ebuild qui référence un serveur de sources incorrect. Il se
peut aussi que le serveur soit momentanément indisponible.
Veuillez réessayer après quelques heures.
Protection des paquets du profil système
Exemple de code 5.11 : Avertissement à propos du profil système |
!!! Trying to unmerge package(s) in system profile. 'sys-apps/portage'
!!! This could be damaging to your system.
|
Vous avez demandé à Portage de supprimer un paquet qui fait partie du profil
système. Le supprimer pourrait rendre votre système inutilisable.
Échecs à la vérification des sommes de contrôle (Digest)
Parfois, quand vous essayez d'installer un paquet, cela échoue avec le
message :
Exemple de code 5.12 : Digest verification failure |
>>> checking ebuild checksums
!!! Digest verification failed:
|
Ceci est le signe d'une erreur dans l'arbre de Portage et souvent il se peut
qu'un développeur ait fait une erreur lors de l'envoi d'une mise à jour d'un
paquet dans l'arbre.
Quand la vérification de la somme de contrôle échoue, n'essayez pas de
régénérer le fichier Digest vous-même. Exécuter ebuild toto manifest ne
réglera pas le problème, au contraire !
Attendez plutôt une heure ou deux que l'arbre soit corrigé. Il est probable que
l'erreur ait été déjà signalée, mais cela peut prendre un petit moment pour la
correction et la propagation dans l'arbre de Portage. Vous pouvez, pendant ce
temps, vérifier dans Bugzilla si
quelqu'un a déjà signalé le problème. Si ça n'est pas le cas, envoyez un rapport
de bogue pour un paquet cassé.
Dès que vous voyez que le bogue est corrigé, vous pouvez mettre à jour votre
arbre de Portage pour récupérer le fichier Digest corrigé.
Important :
Cela ne signifie pas que vous pouvez multiplier les mises à jour de votre
arbre de Portage ! Comme expliqué dans les règles d'usage de rsync (quand
vous exécutez emerge --sync), les utilisateurs qui synchronisent trop
souvent seront bannis ! Le plus sage est d'attendre votre prochaine mise à
jour d'arbre de Portage comme vous l'aviez prévu, de cette manière vous ne
surchargerez pas les serveurs rsync.
|
2. La variable USE
2.a. Que sont les paramètres USE ?
Les notions sous-jacentes aux paramètres USE
Losque vous installez Gentoo (ou n'importe quelle autre distribution, voire
système d'exploitation), vous faites des choix qui dépendent de l'environnement
dans lequel vous travaillez. La configuration d'un serveur est différente de
celle d'une station de travail. Une machine destinée aux jeux diffère d'une
station de travail pour du rendu 3D.
Cela s'applique non seulement au choix des paquets que vous comptez installer,
mais aussi aux fonctionnalités que chaque paquet devrait supporter. Si vous
n'avez pas besoin d'OpenGL, pourquoi prendre la peine d'installer OpenGL et de
construire la plupart de vos paquets avec support pour OpenGL ? Si vous ne
souhaitez pas utiliser KDE, pourquoi compiler des paquets avec le support KDE
alors qu'ils fonctionneraient parfaitement sans ce support ?
Pour aider les utilisateurs à déterminer ce qu'ils veulent installer ou
activer, nous souhaitions que l'utilisateur spécifie son environnement de
manière simple. Il est ainsi obligé de décider ce qu'il veut vraiment, et cela
facilite la tâche de Portage, notre gestionnaire de paquets, pour prendre les
décisions utiles.
Définition des paramètres USE
C'est ici qu'interviennent les paramètres USE. Un tel paramètre est un mot-clé
qui définit le support et les dépendances pour un concept donné. Si vous
définissez un paramètre USE donné, Portage saura que vous voulez avoir le
support correspondant au mot-clé choisi. Bien entendu, cela affecte aussi les
dépendances des paquets.
Considérons un exemple spécifique : le mot-clé kde. Si vous n'avez
pas ce mot-clé dans votre variable USE, tous les paquets qui offrent un
support optionnel pour KDE seront compilés sans ce support. Tous
les paquets qui possèdent des dépendances KDE optionnelles seront
installés sans installer les bibliothèques KDE (en tant que
dépendances). Si vous avez le mot-clé kde, alors ces paquets seront
compilés avec le support KDE et les bibliothèques KDE seront installées
en tant que dépendances.
Définir correctement ces mots-clés vous donnera finalement un système adapté
spécifiquement à vos besoins.
Quels sont les paramètres USE disponibles ?
On distingue deux types de paramètres USE : les paramètres globaux
et les paramètres locaux.
-
Un paramètre USE global est utilisé par plusieurs paquets dans
l'ensemble du système. C'est ce que la plupart des gens considèrent comme
les paramètres USE.
-
Un paramètre USE local n'est utilisé que par un seul paquet et n'est
utilisé que pour des décisions spécifiques à ce paquet.
Une liste des paramètres USE peut être trouvée en ligne ou localement dans
/usr/portage/profiles/use.desc.
La liste des paramètres USE locaux se trouve dans le fichier
/usr/portage/profiles/use.local.desc.
2.b. Utiliser les paramètres USE
Déclarer des paramètres USE permanents
Nous allons maintenant vous expliquer comment déclarer des paramètres USE, en
espérant que vous soyez convaincu de leur importance.
Comme mentionné plus haut, tous les paramètres USE sont déclarés dans la
variable USE. Pour permettre aux utilisateurs de trouver et choisir
facilement les paramètres USE, nous fournissons une configuration par
défaut de USE. Cette configuration est un ensemble de paramètres USE dont
nous pensons qu'ils sont communément employés par les utilisateurs de Gentoo.
Cette configuration par défaut est déclarée dans les fichiers
make.defaults de votre profil.
Le profil de votre système est défini par le fichier vers lequel pointe le lien
symbolique /etc/make.profile. Différents profils s'empilent les
uns sur les autres. Le profil le plus haut est base
(/usr/portage/profiles/base).
Voyons les valeurs par défaut d'un profil 13.0 :
Exemple de code 2.1 : Variable USE après cumul d'un profil 13.0 |
USE="a52 aac acpi alsa branding cairo cdr dbus dts dvd dvdr emboss encode exif
fam firefox flac gif gpm gtk hal jpeg lcms ldap libnotify mad mikmod mng mp3
mp4 mpeg ogg opengl pango pdf png ppds qt3support qt4 sdl spell
startup-notification svg tiff truetype vorbis unicode usb X xcb x264 xml xv
xvid"
|
Comme vous pouvez le voir, cette variable contient déjà un bon nombre de
mots-clés. Ne modifiez en aucun cas les fichiers
make.defaults pour adapter la variable USE à vos
besoins : les changements effectués dans ce fichier seront effacés lorsque
vous mettrez Portage à jour !
Pour modifier cette configuration par défaut, vous devrez ajouter ou enlever
des mots-clés dans la variable USE. Cela est fait de manière globale en
définissant la variable USE dans /etc/portage/make.conf. Dans cette
variable, vous ajouterez les paramètres USE que vous désirez et enlèverez ceux
que vous ne voulez pas. Cette dernière action est réalisée en préfixant le
mot-clé d'un signe moins ("-").
Par exemple, pour enlever le support pour KDE et QT, et ajouter le support pour
ldap, vous pourriez définir USE comme suit dans
/etc/portage/make.conf :
Exemple de code 2.2 : Exemple de configuration USE dans /etc/make.conf |
USE="-kde -qt3 -qt4 ldap"
|
Déclarer des paramètres USE spécifiques à des paquets
Parfois, vous voudrez déclarer certains paramètres USE pour une ou plusieurs
applications particulières mais pas pour l'ensemble du système. Pour cela, vous
devez créer le répertoire /etc/portage (s'il n'existe pas déjà) et
éditer /etc/portage/package.use. Ce n'est souvent qu'un simple fichier,
mais il peut aussi être un répertoire ; lisez man portage pour plus
d'informations. Les exemples suivants supposent que package.use est
un simple fichier.
Par exemple, si vous ne voulez pas du support global berkdb mais si vous
le voulez tout de même pour mysql, vous devrez y ajouter la ligne
suivante :
Exemple de code 2.3 : Exemple de /etc/portage/package.use |
dev-db/mysql berkdb
|
Vous pouvez également désactiver explicitement un paramètre USE pour une
application particulière. Par exemple, si vous ne voulez pas du support
java dans PHP :
Exemple de code 2.4 : Second exemple de /etc/portage/package.use |
dev-php/php -java
|
Déclarer des paramètres USE temporaires
Il peut arriver que vous ne souhaitiez définir un paramètre USE donné qu'en une
seule occasion. Plutôt qu'éditer /etc/portage/make.conf deux fois (pour
faire puis défaire les changements), vous pouvez simplement déclarer USE comme
une variable d'environnement. Gardez toutefois à l'esprit que cette
modification de l'environnement sera probablement perdue lorsque vous
réinstallerez ou mettrez à jour cette application (soit explicitement, soit
lors d'une mise à jour du système).
Par exemple, nous allons retirer temporairement le support java de notre
configuration USE pendant l'installation de seamonkey.
Exemple de code 2.5 : Utilisation de USE comme une variable d'environnement |
# USE="-java" emerge seamonkey
|
Ordre de priorité
Les différentes configurations de USE se conforment évidemment à un certain
ordre de priorité. Vous ne souhaitez sans doute pas déclarer USE="-java"
pour vous rendre compte après coup que java est déclaré malgré tout à
cause d'une valeur par défaut qui a priorité sur votre définition. Les
priorités dans les déclarations USE sont ordonnées comme suit (la première
déclaration a la plus faible priorité) :
-
Déclaration par défaut dans les fichiers make.defaults de
votre profil ;
-
Déclaration par l'utilisateur dans /etc/portage/make.conf ;
-
Déclaration par l'utilisateur dans
/etc/portage/package.use ;
-
Déclaration par l'utilisateur comme une variable d'environnement ;
Pour voir la configuration finale de USE telle qu'elle est vue par
Portage, exécutez emerge --info. Cela listera toutes les variables
significatives (dont la variable USE) avec leur contenu tel qu'il est vu
par Portage.
Exemple de code 2.6 : Exécuter emerge --info |
# emerge --info
|
Reconfigurer votre système pour tenir compte d'une mise à jour des options USE
Si vous avez modifié vos options de la variable USE et que vous voulez
reconfigurer votre système pour tenir compte de ces nouvelles options, utilisez
l'option --newuse d'emerge:
Exemple de code 2.7 : Recompiler tout le système |
# emerge --update --deep --newuse world
|
Ensuite, utilisez l'option depclean pour supprimer les dépendances
conditionnelles qui ont été rendues obsolètes par les nouvelles options de USE.
Attention :
Exécuter emerge --depclean est une opération risquée qui ne devrait pas
être lancée à la légère. Vérifiez bien que la liste des paquets qui vont être
supprimés ne contient pas de paquet dont vous avez encore besoin. Dans
l'exemple ci-dessous, nous utilisons l'option -p pour afficher la liste
sans rien supprimer.
|
Exemple de code 2.8 : Supprimer les paquets inutiles |
# emerge -p --depclean
|
Quand cette opération est terminée, lancez revdep-rebuild pour
recompiler les applications qui avaient été liées dynamiquement avec les
paquets que vous venez de supprimer. La commande revdep-rebuild fait
partie du paquet gentoolkit ; n'oubliez pas de l'installer.
Exemple de code 2.9 : Exécuter revdep-rebuild |
# revdep-rebuild
|
Une fois tout ceci accompli, le système tient compte des nouvelles options de USE.
2.c. Paramètres USE spécifiques à un paquet
Savoir quels paramètres USE influencent un paquet
Prenons l'exemple de seamonkey : à quels paramètres USE est-il
sensible ? Pour le savoir, nous utilisons emerge avec les options
--pretend et --verbose :
Exemple de code 3.1 : Afficher les paramètres USE qui influencent un paquet |
# emerge --pretend --verbose seamonkey
These are the packages that I would merge, in order:
Calculating dependencies ...done!
[ebuild R ] www-client/seamonkey-1.0.7 USE="crypt gnome java -debug -ipv6
-ldap -mozcalendar -mozdevelop -moznocompose -moznoirc -moznomail -moznopango
-moznoroaming -postgres -xinerama -xprint" 0 kB
|
emerge n'est pas le seul outil utilisable à cette fin. En effet, nous
disposons d'un outil dédié pour obtenir des informations sur les paquets. Il
s'appelle equery et appartient au paquet gentoolkit. Commencez
par installer gentoolkit :
Exemple de code 3.2 : Installer gentoolkit |
# emerge gentoolkit
|
Exécutez maintenant equery avec l'argument uses pour afficher les
paramètres USE d'un paquet donné. Par exemple, pour le paquet
gnumeric :
Exemple de code 3.3 : Utiliser equery pour afficher les paramètres USE |
# equery --nocolor uses =gnumeric-1.6.3 -a
[ Searching for packages matching =gnumeric-1.6.3... ]
[ Colour Code : set unset ]
[ Legend : Left column (U) - USE flags from make.conf ]
[ : Right column (I) - USE flags packages was installed with ]
[ Found these USE variables for app-office/gnumeric-1.6.3 ]
U I
- - debug : Enable extra debug codepaths, like asserts and extra output.
If you want to get meaningful backtraces see
http://www.gentoo.org/proj/en/qa/backtraces.xml .
+ + gnome : Adds GNOME support
+ + python : Adds support/bindings for the Python language
- - static : !!do not set this during bootstrap!! Causes binaries to be
statically linked instead of dynamically
|
3. Portage et ses fonctionnalités
3.a. Les caractéristiques de Portage
Portage offre un ensemble de fonctionnalités qui vous aident à mieux utiliser
Gentoo. Certaines fonctionnalités sont basées sur des outils tiers qui
permettent d'améliorer les performances, la fiabilité, la sécurité, etc.
Pour activer ou désactiver certaines fonctionnalités, vous devez modifier la
variable FEATURES dans le fichier /etc/portage/make.conf. Séparez
les mots-clefs par des espaces. Souvent, vous devrez aussi installer l'outil
requis pour utiliser la fonctionnalité souhaitée.
Toutes les fonctionnalités disponibles ne sont pas reprises ici. Veuillez lire
la page man de make.conf pour en savoir plus.
Exemple de code 1.1 : Lire la page man de make.conf |
$ man make.conf
|
Pour connaitre les fonctionnalités qui sont actives sur votre système, utilisez
la commande emerge --info et regardez le contenu de la variable
« FEATURES ».
Exemple de code 1.2 : Afficher les fonctionnalités actives |
$ emerge --info | grep FEATURES
|
3.b. Compilation distribuée
Utiliser distcc
distcc est un programme qui permet de distribuer des compilations sur
plusieurs machines, pas nécessairement identiques, d'un réseau. Le client
distcc envoie toutes les données nécessaires aux serveurs distcc (qui
exécutent distccd) disponibles afin qu'ils puissent compiler des parties
du code source au profit du client. Le résultat est une compilation plus
rapide.
Vous trouverez une description plus élaborée de distcc (et des
informations sur la manière de le faire fonctionner avec Gentoo) dans notre
Documentation Gentoo pour distcc.
Installation de distcc
Distcc est fourni avec une interface graphique qui permet de suivre les tâches
de compilation que votre ordinateur envoie. Si vous utilisez Gnome, ajoutez
« gnome » à votre variable USE. Mais si vous n'utilisez pas
Gnome et souhaitez tout de même avoir une interface graphique, vous pouvez
ajouter « gtk » à votre variable USE.
Exemple de code 2.1 : Installer distcc |
# emerge distcc
|
Activer le support distcc pour Portage
Ajoutez le mot-clé distcc à la variable FEATURES du fichier
/etc/portage/make.conf. Ensuite, modifiez la variable MAKEOPTS
pour y ajouter -jX où X est le nombre de processeurs qui
exécutent distccd (l'hôte actuel inclus) plus un. Cette valeur
donne en général les meilleurs résultats, mais vous pouvez en essayer d'autres.
Ensuite, exécutez distcc-config et entrez la liste des serveurs distcc
disponibles. Pour donner un exemple simple, nous supposerons que les serveurs
distcc disponibles sont 192.168.1.102 (l'hôte actuel),
192.168.1.103 et 192.168.1.104 (deux hôtes
« distants ») :
Exemple de code 2.2 : Configurer distcc pour qu'il utilise trois serveurs distcc |
# distcc-config --set-hosts "192.168.1.102 192.168.1.103 192.168.1.104"
|
Bien entendu, n'oubliez pas de lancer le démon distccd :
Exemple de code 2.3 : Lancer le démon distccd |
# rc-update add distccd default
# /etc/init.d/distccd start
|
3.c. Utiliser un cache pour la compilation
À propos de ccache
ccache est un cache rapide pour compilateur. Lorsque vous compilez un
programme, il mettra les résultats intermédiaires en cache afin que,
s'il vous arrive de recompiler le même programme, le temps de compilation soit
largement réduit. Cepedant, la première fois que vous compilerez avec le cache, ce sera plus lent
qu'une compilation normale. Les compilations ultérieures seront quant à elles beaucoup plus
rapdes. ccache n'est utile si vous devez recompiler la même applications de nombreuses fois; par
conséquent cette fonctionnalité s'adresse surtout aux développeurs.
Si vous êtes intéressé par les tenants et aboutissants de ccache, veuillez
visiter le site de ccache.
Attention :
ccache est connu comme engendrant de nombreuses erreurs de compilation. Dans certains
cas il retient des morceaux de code périmés ou corrompus qui peuvent rendre les paquets non compilables.
Dans une telle situation (si vous avez des messages d'erreurs tels que "File not
recognized: File truncated"), essayez de recompiler l'application en désactivant (FEATURES="-ccache" dans /etc/portage/make.conf)
avant de rapporter un bogue. Sauf si vous êtes développeur n'activez pas ccache.
|
Installation de ccache
Utilisez la commande emerge ccache pour installer ccache :
Exemple de code 3.1 : Installer ccache |
# emerge ccache
|
Activer le support ccache pour Portage
Ajoutez le mot-clé ccache à la variable FEATURES du fichier
/etc/portage/make.conf. Ensuite, ajoutez la variable CCACHE_SIZE
qui définit la taille par défaut du cache utilisé par ccache. Une valeur de
2 Go est recommandée.
Exemple de code 3.2 : Editer CCACHE_SIZE dans /etc/portage/make.conf |
CCACHE_SIZE="2G"
|
Pour vérifier que ccache fonctionne, vous pouvez exécuter ccache
-s pour afficher les statistiques de ccache. Puisque Portage utilise
un répertoire différent du répertoire par défaut, vous devez définir la
variable CCACHE_DIR :
Exemple de code 3.3 : Afficher les statistiques de ccache |
# CCACHE_DIR="/var/tmp/ccache" ccache -s
|
Le répertoire /var/tmp/ccache est utilisé par Portage par défaut.
Vous pouvez spécifier le répertoire de votre choix en définissant la variable
CCACHE_DIR dans le fichier /etc/portage/make.conf.
Cependant, quand vous exécutez ccache, pour voir les statistiques par
exemple, le répertoire par défaut est ${HOME}/.ccache, ce qui
explique pourquoi vous devez définir la variable CCACHE_DIR pour voir
les statistiques ccache de Portage.
Utilisation de ccache en dehors de Portage
Si vous souhaitez utiliser ccache pour les compilations en dehors de celles de
Portage, vous pouvez ajouter /usr/lib/ccache/bin au début de votre
variable PATH (ou tout au moins avant /usr/bin). Pour cela,
éditez le fichier .bash_profile qui se trouve à la racine de
votre compte utilisateur. Utiliser .bash_profile est une des
manières de définir la variable PATH :
Exemple de code 3.4 : Modifier le fichier .bash_profile |
PATH="/usr/lib/ccache/bin:/opt/bin:${PATH}"
|
3.d. Paquets binaires
Créer des paquets binaires
Nous avons déjà parlé de l'utilisation de paquets précompilés, mais comment
crée-t-on son propre paquet précompilé ?
Si le paquet est déjà installé, vous pouvez utiliser la commande
quickpkg. Si ce n'est pas le cas, utilisez les options
--buildpkg ou --buildpkgonly avec la commande emerge. La
deuxième option prépare un paquet binaire sans l'installer sur votre machine.
Si vous souhaitez que Portage construise par défaut des paquets binaires pour
tous les paquets que vous installez sur votre système, vous pouvez mettre le
mot-clé builpkg dans la variable FEATURES dans le fichier
/etc/portage/make.conf.
Vous trouverez plus de détails à propos de la création de paquets binaires dans
la documentation de catalyst (en anglais) : Catalyst FAQ.
Installer des paquets précompilés
Bien que Gentoo ne fournisse pas de système centralisé de distribution de
paquets binaires, rien ne vous empêche d'en créer un. Vous pourriez très bien
stocker tous vos paquets binaires sur un serveur et utiliser celui-ci pour
mettre plusieurs machines à jour. Pour utiliser un tel serveur, vous devez le
définir dans la variable PORTAGE_BINHOST. Si vous avez stocké vos
paquets sur un serveur ftp ftp://buildhost/gentoo, utilisez :
Exemple de code 4.1 : Définir PORTAGE_BINHOST dans /etc/make.conf |
PORTAGE_BINHOST="ftp://buildhost/gentoo"
|
Quand vous voulez utliser un paquet binaire pour installer une application,
spécifiez l'option --getbinpkg en plus de --usepkg avec la
commande emerge. La première option indique à Portage de télécharger
le paquet binaire depuis le serveur que vous avez défini plus tôt et la
seconde indique d'utiliser le même paquet binaire plutôt que de compiler
l'application.
Par exemple, pour installer gnumeric à partir de paquets binaires
précompilés :
Exemple de code 4.2 : Installer gnumeric en utilisant un paquet précompilé |
# emerge --usepkg --getbinpkg gnumeric
|
La page man de emerge décrit l'utilisation des paquets précompilés plus
en détail.
Exemple de code 4.3 : Lire la page man de emerge |
$ man emerge
|
3.e. Récupération des fichiers
Récupération en parallèle
Quand vous installez une série de paquets, Portage peut commencer la
récupération des sources du paquet suivant dans la liste pendant qu'il en
compile un autre, réduisant ainsi la durée de l'installation.
Pour activer cette option, ajoutez « parallel-fetch » à la variable
FEATURES.
Userfetch : récupération en tant qu'utilisateur normal
Quand Portage est lancé par le super-utilisateur, l'option
FEATURES="userfetch" autorise Portage à abandonnerles privilèges du
super-utilisateur pendant qu'il récupère les sources du paquet. Ceci est une
légère amélioration en termes de sécurité.
3.f. Extraction d'instantanés validés de l'arbre Portage
En tant qu'administrateur, vous pouvez décider de ne mettre à jour votre arbre Portage
qu'à partir des instantanés cryptés de l'arbre Portage validés par Gentoo.org.
Ceci permet de garantir qu'un mirroir rsync malhonnête n'a pas ajouté de code ou de paquet indésirable
dans l'arbre que vous téléchargez.
Pour configurer Portage, commencez par créer un dépôt de confiance
duquel vous téléchargez et acceptez les clés de Gentoo.org servant à signer les instantanés.
Bien-sûr, si vous le souhaitez, vous pouvez valider ces clés GPG en suivant les conseils de la page
utiliser GnuPg sous Gentoo
(comme celui de vérifier l'empreinte de la clé). La liste des clés GPG utilisées par
la Release Engineering team est disponible sur leur page de projet Release engineering.
Exemple de code 6.1 : Créer un dépôt de confiance pour Portage |
# mkdir -p /etc/portage/gpg
# chmod 0700 /etc/portage/gpg
# gpg --homedir /etc/portage/gpg --keyserver subkeys.pgp.net --recv-keys 0x239C75C4 0x96D8BF6D
# gpg --homedir /etc/portage/gpg --edit-key 0x239C75C4 trust
# gpg --homedir /etc/portage/gpg --edit-key 0x96D8BF6D trust
|
Ensuite, éditez /etc/portage/make.conf et activez la prise en charge des instantanés cryptés et validés
(avec FEATURES="webrsync-gpg") et
en désactivant la mise à jour normale de l'arbre portage par emerge --sync.
Exemple de code 6.2 : Updating Portage for signed tree validation |
FEATURES="webrsync-gpg"
PORTAGE_GPG_DIR="/etc/portage/gpg"
SYNC=""
|
Voilà ! La prochaine fois que vous lancerez emerge-webrsync, seuls les instantanés dûment signés seront déployés
sur votre système.
4. Les scripts d'initialisation
4.a. Les niveaux d'exécution
Démarrer votre système
Quand vous démarrez votre système, vous voyez beaucoup de texte défiler à
l'écran. Vous remarquerez sans doute que ce texte est le même à chaque
démarrage. La séquence d'actions qui se déroule devant vos yeux s'appelle la
séquence de démarrage et elle est définie de façon plus ou moins
statique.
D'abord, votre chargeur de démarrage charge en ménoire l'image du noyau que vous avez
définie dans son fichier de configuration. Ensuite, il demande au processeur d'exécuter ce noyau. Ce
dernier initialise alors ses propres structures et tâches puis lance le
processus d'initialisation (init).
Ce processus monte les systèmes de fichiers définis dans
/etc/fstab et exécute quelques scripts placés dans le répertoire
/etc/init.d qui, à leur tour, démarrent les services nécessaires
au bon fonctionnement du système.
Finalement, quand tous les scripts ont été exécutés, init active les
terminaux (en général, les consoles virtuelles que vous obtenez avec les
touches Alt-F1, Alt-F2, etc.) et attache un processus appelé
agetty à chacun. Ce processus vous permet de vous identifier sur ces
terminaux avec login.
Les scripts d'initialisation
En fait, init n'exécute pas les scripts du répertoire
/etc/init.d dans n'importe quel ordre. De plus, il n'exécute pas non plus
tous les scripts, mais seulement ceux qui doivent l'être. Les scripts à
exécuter sont définis dans /etc/runlevels.
Le processus init exécute d'abord les scripts de
/etc/init.d vers lesquels un lien symbolique existe dans
/etc/runlevels/boot. Les scripts sont généralement exécutés par
ordre alphabétique, mais certains contiennent des dépendances qui indiquent
que d'autres scripts doivent être exécutés avant eux.
Quand tous les scripts liés dans /etc/runlevels/boot ont été
exécutés, init poursuit avec ceux vers lesquels un lien symbolique existe dans
/etc/runlevels/default. Ici aussi, les scripts sont généralement
exécutés par ordre alphabétique, sauf quand ils contiennent des informations
sur des dépendances qui spécifient une séquence d'exécution particulière.
Comment init fonctionne-t-il ?
Évidemment, init ne décide pas tout seul de ce qu'il doit faire. Il a
besoin d'un fichier de configuration qui lui indique quelles actions il doit
effectuer. Ce fichier est /etc/inittab.
Dans la séquence de démarrage que nous venons d'expliquer, nous avons dit que
la première action de init était de monter les systèmes de fichiers. La
ligne du fichier /etc/inittab qui provoque cela est la
suivante :
Exemple de code 2.13 : La ligne d'initialisation du système dans /etc/inittab |
si::sysinit:/sbin/rc sysinit
|
En fait, cette ligne indique à init qu'il doit exécuter /sbin/rc
sysinit pour initialiser le système. C'est le script /sbin/rc
qui fait vraiment le travail d'initialisation et pas init qui ne fait
que déléguer les tâches.
Ensuite, init exécute tous les scripts vers lesquels un lien symbolique
est défini dans /etc/runlevels/boot. La ligne suivante provoque
cela :
Exemple de code 1.2 : L'initialisation du système, suite |
rc::bootwait:/sbin/rc boot
|
Encore une fois, le script rc fait le travail. Remarquez que l'option
boot passée au script rc correspond au nom du sous-répertoire qui
se trouve dans /etc/runlevels.
Ensuite, init lit son fichier de configuration pour savoir quel
runlevel (voir cette notion plus-bas) il doit exécuter .
La ligne suivante définit le niveau d'exécution :
Exemple de code 1.3 : La ligne initdefault |
id:3:initdefault:
|
Dans ce cas (qui est celui de la majorité des utilisateurs de Gentoo), le
niveau d'exécution est le numéro 3. Avec ce numéro, init trouve ce qu'il
doit exécuter pour lancer le niveau d'exécution 3 :
Exemple de code 1.4 : Les définitions des niveaux d'exécution |
l0:0:wait:/sbin/rc shutdown
l1:S1:wait:/sbin/rc single
l2:2:wait:/sbin/rc nonetwork
l3:3:wait:/sbin/rc default
l4:4:wait:/sbin/rc default
l5:5:wait:/sbin/rc default
l6:6:wait:/sbin/rc reboot
|
La ligne qui définit le niveau 3 utilise à nouveau le script rc pour
démarrer les services, cette fois avec le paramètre default. Remarquez
que, encore une fois, le paramètre correspond au nom du sous-répertoire dans
/etc/runlevels.
Quand le script rc a terminé, init trouve la liste des consoles
virtuelles à activer et quelles commandes il doit utiliser dans son fichier de
configuration :
Exemple de code 1.5 : La définition des consoles virtuelles |
c1:12345:respawn:/sbin/agetty 38400 tty1 linux
c2:12345:respawn:/sbin/agetty 38400 tty2 linux
c3:12345:respawn:/sbin/agetty 38400 tty3 linux
c4:12345:respawn:/sbin/agetty 38400 tty4 linux
c5:12345:respawn:/sbin/agetty 38400 tty5 linux
c6:12345:respawn:/sbin/agetty 38400 tty6 linux
|
Qu'est-ce qu'un niveau d'exécution ?
Vous avez constaté qu'init numérote les niveaux d'exécution qu'il doit
activer. Un niveau d'exécution définit un état dans lequel votre système se
trouve et contient les scripts nécessaires pour entrer dans ou quitter cet
état.
Dans Gentoo, sept niveaux d'exécution sont définis : trois internes et
quatre définis par l'utilisateur. Les niveaux d'exécution internes sont
sysinit, shutdown et reboot et sont utilisés
respectivement pour initialiser, éteindre et redémarrer le système.
Les niveaux d'exécution définis par l'utilisateur sont ceux qui correspondent à
un sous-répertoire dans /etc/runlevels : boot,
default, nonetwork et single. Le niveau
d'exécution boot est utilisé pour démarrer tous les services
système utilisés par les autres niveaux d'exécution. Les autres niveaux
d'exécution se différencient par les services qu'ils activent :
default est utilisé en temps normal, nonetwork est
utilisé quand aucune connexion réseau n'est souhaitée et single
est utilisé pour résoudre d'éventuels problèmes du système.
Utiliser les scripts d'initialisation
Les scripts que rc exécute sont appelés des scripts
d'initialisation. Chaque script peut être exécuté avec les options
start, stop, restart, pause, zap,
status, ineed, iuse, needsme, usesme ou
broken.
Pour démarrer, arrêter ou relancer un service (et les autres services
nécessaires éventuels), utilisez start, stop et restart.
Exemple de code 1.6 : Démarrer postfix |
# /etc/init.d/postfix start
|
Note :
seuls les services qui ont besoin du service spécifié sont arrêtés ou
redémarrés. Les autres services dépendants (ceux qui l'utilisent mais n'en ont pas un besoin impérieux) ne sont pas affectés.
|
Pour stopper un service sans toucher aux services qui l'utilisent, utilisez
l'option pause :
Exemple de code 1.7 : Stopper postfix sans toucher aux services qui l'utilisent |
# /etc/init.d/postfix pause
|
Pour afficher le statut d'un service (démarré, arrêté, en pause), utilisez
l'option status :
Exemple de code 1.8 : Afficher le statut du service postfix |
# /etc/init.d/postfix status
|
Si le système affirme qu'un service est actif, mais que vous savez qu'il
ne l'est pas, utilisez l'option zap pour réinitialiser son statut à
« arrêté ».
Exemple de code 1.9 : Réinitialiser le statut de postfix |
# /etc/init.d/postfix zap
|
Vous pouvez aussi afficher les services dont un service a besoin avec les
options iuse ou ineed. Avec l'option ineed, les services
réellement nécessaires sont affichés. Avec iuse, ce sont les services
qui peuvent être utilisés sans être indispensables qui sont affichés.
Exemple de code 1.10 : Afficher la liste des services dont Postfix a besoin |
# /etc/init.d/postfix ineed
|
De la même façon, vous pouvez afficher la liste des services qui ont besoin
(needsme), ou qui peuvent simplement utiliser (usesme), un service particulier :
Exemple de code 1.11 : Afficher la liste des services qui ont besoin de Postfix |
# /etc/init.d/postfix needsme
|
Enfin, vous pouvez aussi demander la liste des services requis qui
manquent :
Exemple de code 1.12 : Afficher la liste des services manquants dont Postfix a besoin |
# /etc/init.d/postfix broken
|
4.b. Utiliser rc-update
Qu'est-ce que rc-update ?
Gentoo construit un arbre de dépendances pour déterminer l'ordre d'exécution
des services. Cela est loin d'être trivial et nous avons donc créé des outils
qui facilitent l'administration des niveaux d'exécution et des scripts
d'initialisation.
La commande rc-update permet d'ajouter ou d'enlever un script d'un
niveau d'exécution. Cette commande utilise automatiquement le script
depscan.sh qui reconstruit l'arbre des dépendances.
Ajouter et enlever des services
Vous avez déjà ajouté des scripts d'initialisation au niveau d'exécution
« default » pendant l'installation de Gentoo. Vous ignoriez alors la
signification de « default », mais maintenant, vous la connaissez. Le
script rc-update a besoin d'un second argument qui spécifie l'action à
effectuer : add, del ou show pour respectivement
ajouter, supprimer ou afficher.
Pour ajouter ou supprimer un service, ajoutez simplement add ou
del à la commande rc-update et spécifiez ensuite le nom du script
d'initialisation et le niveau d'exécution. Par exemple :
Exemple de code 2.1 : Supprimer Postfix du niveau d'exécution « default » |
# rc-update del postfix default
|
La commande rc-update -v show affiche la liste des scripts
d'initialisation disponibles et les niveaux d'exécution dans lesquels ils ont
été ajoutés :
Exemple de code 2.2 : Afficher la liste des scripts d'initialisation |
# rc-update -v show
|
Vous pouvez aussi lancer rc-update show (sans l'option -v) pour
simplement voir les scripts d'initialisation activés et leurs niveaux
d'exécution.
3.c. Configurer les services
Pourquoi encore configurer ?
Les scripts d'initialisation peuvent être complexes. Il vaut donc mieux éviter
que les utilisateurs n'aient à les modifier directement; cela évite bien des problèmes.
Cependant, les services ont parfois besoin d'être configurés ou de recevoir
certaines options.
Il importe donc de bien séparer les scripts de leur configuration car cela
permet de mettre à jour les scripts sans que leur configuration ne soit
perdue.
Le répertoire /etc/conf.d
Gentoo offre un système facile pour configurer les services. Chaque script
d'initialisation qui peut être configuré a un fichier de configuration dans le
répertoire /etc/conf.d. Par exemple, le script d'initialisation
d'apache2 (/etc/init.d/apache2) a un fichier de configuration
/etc/conf.d/apache2 qui contient les options à passer au serveur
Apache 2 quand ce dernier est lancé.
Exemple de code 3.1 : Variables définies dans /etc/conf.d/apache2 |
APACHE2_OPTS="-D PHP5"
|
Un tel fichier de configuration ne contient que des définitions de
variables (tout comme /etc/portage/make.conf), ce qui permet de configurer
facilement un service. Cela permet aussi de fournir des explications sur ces
options sous forme de commentaires.
4.d. Écrire un script d'initialisation
Dois-je faire cela ?
Non. Rédiger un script d'initialisation n'est généralement pas nécessaire
puisque Gentoo fournit des scripts complets pour tous les services supportés.
Cependant, si vous avez installé un service sans l'aide de Portage, vous devrez
sans doute écrire un tel script.
N'utilisez pas le script fourni avec le logiciel à moins qu'il ne soit écrit
spécifiquement pour Gentoo, car les scripts d'initialisation de Gentoo ne sont
pas compatibles avec ceux des autres distributions.
Structure
La structure de base d'un script d'initialisation est décrite ci-dessous.
Exemple de code 4.1 : Structure de base d'un script d'initialisation |
#!/sbin/runscript
depend() {
}
start() {
}
stop() {
}
|
La partie start() est indispensable, les autres sont
facultatives.
Dépendances
Il y a deux paramètres de dépendances que vous pouvez définir, et qui influencent l'ordre d'exécution des scripts d'initialisation : use and need.
À coté de ces paramètres, il y a aussi deux autres paramètres pour influencer cet ordre d'exécution :
before et after. Ces derniers ne créent pas de dépendance en eux-mêmes; il ne font pas échouer le script initial si le script mentionné n'est pas programmé pour démarrer ( où ne parvient pas à démarrer).
-
Le paramètre use informe le système que le script utilise (use-s)
la fonctionnalité offerte par le script mentionné, mais n'en dépend pas directement. Un bon exemple serait use logger or use dns. Si ces deux services sont disponibles, ils seront utilisés. Néanmoins, si aucun logger ou service DNS n'est disponible, le service continuera à fonctionner sans eux. Si ces services existent, ils seront démarrés avant le script qui les utilise ( use-s).
-
Le paramètre need implique une dépendance absolue. Il indique que le script
a besoin d' (need-s) un autre script et ne démarrera pas avant que cet autre
script ne soit exécuté avec succès. Ainsi, si cet autre script est redémarré, il en sera de même
pour le script requérant.
-
Un script qui utilise le paramètre before (avant) , est lancé avant le script
auquel ce before fait référence, si ce dernier fait partie du niveau d'exécution. Ainsi, par exemple, un script xdm qui fait usage de before alsasound démarre avant le script alsasound , mais seulement si alsasound fait également partie du même niveau d'éxécution. Si ce n'est pas le cas, ce paramètre n'a aucune influence et xdm est démarré quand le système d'initialisation le juge opportun.
-
De la même manière, un script qui utilise le paramètre after (après), est lancé après le script auquel ce after fait référence, si ce dernier fait partie du niveau d'exécution. Dans le cas contraire, ce paramètre n'a aucune influence et ce script est démarré quand le système d'initialisation le juge opportun.
D'après ce qui précède, seul le paramètre need implique une véritable dépendance, en ce sens
qu'il peut remettre en question, où pas, le démarrage du script. Les autres paramètres ne font qu'influer sur
l'ordre de démarrage des scripts.
Par ailleurs, si vous regardez attentivement beaucoup de scripts d'initialisation de Gentoo,
vous verrez que certains d'entre-eux indiquent des dépendances sur des choses qui ne sont pas des
scripts d'initialisation. Ces choses sont appelées services virtuels (virtuals).
Une dépendance d'un service virtuel (virtual) est une dépendance qui se rapporte, non pas à un sevice unique, mais à un service disponible parmi un groupe de services plus ou moins équvalents et interchangeables. Votre script d'initialisation peut très bien dépendre d'un système de journalisation, mais il existe plusieurs tels systèmes disponibles (metalogd, syslog-ng,
sysklogd, ...). Comme vous ne pouvez exprimer le besoin (need ) de chacun d'entre-eux (aucun système raisonnable ne possède tous ces systèmes de journalisation installés et opérationnels), nous faisons en sorte que ces services fournissent, solidairement, un service virtuel qui pourra être utilisé comme dépendance.
Jetons un coup d'œil aux dépendances du service postfix.
Exemple de code 4.2 : Dépendances de Postfix |
depend() {
need net
use logger dns
provide mta
}
|
Comme vous pouvez le voir, postfix :
-
a besoin du service virtuel net qui est fourni par
/etc/init.d/net.eth0, par exemple ;
-
utilise un système de journalisation (service virtuel logger) qui est
fourni par /etc/init.d/syslog-ng, par exemple ;
-
utilise le service (virtuel) dns qui est fourni par
/etc/init.d/named, par exemple ;
-
fournit le service virtuel mta qui indique qu'un serveur de courrier
est disponible.
Ordonner la séquence d'exécution
Comme expliqué précédemment, vous pouvez dire au système d'initialisation dans quel ordre démarrer
(ou arrêter) les scripts. Cet ordonnancement est assuré par l'utilisation des paramètres de dépendance
use et need, mais aussi par celle des paramètres d'ordonnancement before et after. Comme nous en avons déjà parlé, considérons maintenant un exemple de script d'initialisation, ici pour le service Portmap.
Exemple de code 4.3 : La fonction depend() du service Portmap |
depend() {
need net
before inetd
before xinetd
}
|
Vous pouvez aussi remplacer le nom de service par une étoile ("*") pour
spécifier tous les services d'un niveau d'exécution, mais cela n'est pas
recommandé.
Exemple de code 4.4 : Lancer un script avant tous les autres dans un niveau d'exécution |
depend() {
before *
}
|
Si votre service doit écrire sur des disques locaux, il aura besoin du
localmount. S'il place quelque chose dans /var/run, tel
un fichier .pid, alors il devra démarrer après bootmisc :
Exemple de code 4.5 : Exemple de fonction depend() |
depend() {
need localmount
after bootmisc
}
|
Fonctions standard
En plus de la fonction depend(), vous devez définir la fonction
start() qui doit contenir les commandes nécessaires pour activer le
service. Il est conseillé d'utiliser les fonctions ebegin et eend
pour afficher des messages à l'écran et ainsi informer l'utilisateur de ce qu'il advient de
la tentative de démarrage d'un service.
Exemple de code 4.6 : Exemple de fonction start() |
start() {
if [ "${RC_CMD}" = "restart" ];
then
fi
ebegin "Starting my_service"
start-stop-daemon --start --exec /path/to/my_service \
--pidfile /path/to/my_pidfile
eend $?
}
|
Les options --exec et --pidfile devraient être utilisées
dans les fonctions start et stop. Si le service ne crée pas de fichier .pid,
alors utilisez --make-pidfile, si possible, bien que vous devriez
le tester pour en être sûr. Dans le cas contraire, n'utilisez pas de fichier
.pid. Vous pouvez aussi ajouter --quiet aux options
start-stop-daemon, bien que cela soit déconseillé à moins que le
service soit extrêmement verbeux. En effet, utiliser --quiet peut
cacher des informations de débogage utiles si le démarrage du service
échoue.
Un autre réglage notable utilisé dans l'exemple précédent est de vérifier le contenu de la variable RC_CMD. Contrairement aux précédents scripts d'initialisation, le nouveau système
openrc ne prend pas en charge les fonctions de redémarrage spécifique à un script. Au lieu de cela, le script doit vérifier le contenu de la variable RC_CMD pour savoir si une fonction (qu'elle soit start() ou stop()) est appelée à l'intérieur d'un restart ou pas.
Note :
assurez-vous que --exec appelle effectivement un service et pas
simplement un script shell qui lance des services (c'est ce que le script
init est censé faire).
|
Vous trouverez plus d'exemples de fonctions start() dans les sources des
scripts d'initialisation, localisés dans le répertoire
/etc/init.d.
Vous pouvez aussi définir la fonction facultative stop() pour arrêter
un service, mais
Gentoo est capable de s'en passer si vous avez utilisé la commande
start-stop-daemon.
En voici quand même un exemple :
Exemple de code 4.7 : Exemple de fonction stop() |
stop() {
ebegin "Arrêt de mon_service"
start-stop-daemon --stop --exec /chemin/vers/mon_service \
--pidfile /chemin/vers/mon_fichier_pid
eend $?
}
|
Si votre service exécute un script (Bash, Python ou Perl par exemple) dont le
nom change par la suite (par exemple, toto.py devient toto), il
faut alors ajouter l'option --name à la commande
start-stop-daemon. Vous devez y spécifier le nom du script après
changement. Dans cet exemple, un service démarre toto.py dont le nom
devient toto :
Exemple de code 4.8 : Un service qui lance le script toto |
start() {
ebegin "Démarrage de mon_script"
start-stop-daemon --start --exec /chemin/vers/mon_script \
--pidfile /chemin/vers/mon_fichier_pid --name toto
eend $?
}
|
Pour de plus amples informations, une excellente page de manuel (man page) est disponible pour la
commande start-stop-daemon :
Exemple de code 4.9 : Consulter le manuel de start-stop-daemon |
$ man start-stop-daemon
|
La syntaxe des scripts d'initialisation est basée sur le Shell POSIX. Vous pouvez donc utiliser toutes les fonctionnalités de bash (ou compatibles sh) dans vos scripts.
Ajouter une option personnalisée
Si vous voulez utiliser une option non prévue par nos scripts, vous devez
l'ajouter à la variable extra_commands et créer une fonction qui a le même nom que l'option. Par
exemple, pour ajouter une option restartdelay :
Exemple de code 4.10 : Ajouter une option restartdelay |
extra_commands="restartdelay"
restartdelay() {
stop
sleep 3
start
}
|
Important :
la fonction restart() ne peut pas être ré-écrite (overriden) dans openrc!
|
Variables de configuration d'un service
Vous ne devez rien faire de particulier pour utiliser un fichier de
configuration dans /etc/conf.d : avant que votre script
d'initalisation ne soit exécuté, les variables des fichiers suivants sont
initialisées dans cet ordre :
- /etc/conf.d/<votre_script>
- /etc/conf.d/basic
- /etc/rc.conf
De plus, si votre script contribue à un service virtuel (comme net),
le fichier de configuration correspondant (comme /etc/conf.d/net)
sera également lu.
4.e. Modifier le comportement des niveaux d'exécution
Quel intérêt et pour qui ?
Les utilisateurs d'ordinateurs portables connaissent bien le problème :
vous devez démarrer net.eth0 à la maison, mais pas lorsque vous êtes en
vadrouille puisque vous n'êtes alors plus connecté à votre réseau. Vous pouvez
adapter le comportement de Gentoo.
Par exemple, vous pouvez créer un second niveau d'exécution similaire au niveau
« default », mais sans les options réseau. Vous pourrez ensuite
sélectionner le niveau d'exécution au démarrage de votre machine.
Utiliser « softlevel »
Créez votre second niveau d'exécution similaire à « default ». Dans
notre exemple, nous créons un niveau « offline ».
Exemple de code 5.1 : Créer le répertoire du nouveau niveau d'exécution |
# mkdir /etc/runlevels/offline
|
Ajoutez les scripts d'initialisation à votre nouveau niveau d'exécution. Par
exemple, pour copier le niveau « default » sauf le script
net.eth0 :
Exemple de code 5.2 : Recopier les scripts d'initialisation |
# cd /etc/runlevels/default
# for service in *; do rc-update add $service offline; done
# rc-update del net.eth0 offline
# rc-update show offline
acpid | offline
domainname | offline
local | offline
net.eth0 |
|
Même si net.eth0 a été retiré du niveau d'exécution offline,
udev va quand même essayer de démarrer les interfaces qu'il détecte
et lancer les services associés, une fonctionnalité appelée démarrage à chaud.
Par défaut, Gentoo n'active pas le démarrage à chaud.
Si vous voulez activer le démarrage à chaud, mais uniquement pour un choix de scripts,
utilisez la variable rc_hotplug dans /etc/rc.conf:
Exemple de code 5.3 : Désactiver un service démarré par une interface dans /etc/conf.d/rc |
rc_hotplug="net.wlan !net.*"
|
Note :
vous trouverez plus d'informations sur les services démarrés par les
interfaces en consultant les commentaires du fichier
/etc/rc.conf.
|
Ensuite, modifiez la configuration de votre chargeur de démarrage pour y
ajouter une nouvelle option pour le niveau offline. Par exemple, pour
grub, modifiez /boot/grub/grub.conf :
Exemple de code 5.4 : Ajouter une entrée dans le menu de démarrage |
title Gentoo Linux Offline
root (hd0,0)
kernel (hd0,0)/kernel-2.4.25 root=/dev/hda3 softlevel=offline
|
Voilà, c'est terminé. Si vous redémarrez votre machine et que vous choisissez
la nouvelle entrée, le niveau d'exécution offline sera utilisé au lieu
du niveau default.
Utiliser « bootlevel »
L'utilisation de l'option bootlevel est tout à fait analogue à celle de softlevel. La seule différence ici, c'est que vous définissez un deuxième niveau d'exécution "boot" au lieu de définir un deuxième niveau d'exécution "défaut".
5. Variables d'environnement
5.a. Variables d'environnement ?
Que sont-elles ?
Une variable d'environnement est un objet nommé qui contient des informations
utilisées par une ou plusieurs applications. Beaucoup d'utilisateurs
(particulièrement les nouveaux Linuxiens) trouvent que c'est un peu trop
compliqué et ingérable. C'est bien sûr faux : en utilisant des variables
d'environnement, on peut changer facilement la valeur d'une configuration pour
une ou plusieurs applications.
Exemples importants
Le tableau suivant liste un certain nombre de variables utilisées par le système
Linux et décrit leur utilisation. Des exemples de valeurs seront présentés après
le tableau.
| Variable |
Description |
| PATH |
Cette variable contient une liste de répertoires séparés par des deux-points
dans lesquels le système cherche des fichiers exécutables. Si vous entrez le
nom d'un exécutable (tel que ls, rc-update ou emerge),
mais que cet exécutable n'est pas situé dans un des répertoires listés,
votre système ne l'exécutera pas (tant que vous n'aurez pas spécifié le
chemin complet avec ligne de commande, tel que /bin/ls).
|
| ROOTPATH |
Cette variable a la même fonction que PATH, mais celle-ci liste les
répertoires qui doivent être parcourus lorsque l'utilisateur root entre une
commande.
|
| LDPATH |
Cette variable contient une liste de répertoires séparés par des deux-points
dans lesquels l'éditeur de liens dynamique cherche les bibliothèques.
|
| MANPATH |
Cette variable contient une liste de répertoires séparés par des deux-points
dans lesquels la commande man cherche les pages man.
|
| INFODIR |
Cette variable contient une liste de répertoires séparés par des deux-points
dans lesquels la commande info cherche les pages info.
|
| PAGER |
Cette variable contient le chemin vers le programme utilisé pour lister le
contenu des fichiers (tel que less ou more).
|
| EDITOR |
Cette variable contient le chemin vers le programme utilisé pour éditer le
contenu des fichiers (tel que nano ou vi).
|
| KDEDIRS |
Cette variable contient une liste de répertoires séparés par des deux-points
qui contiennent les éléments spécifiques à KDE.
|
| CONFIG_PROTECT |
Cette variable contient une liste de répertoires séparés par des
espaces qui doivent être préservés par Portage pendant les mises à
jour.
|
| CONFIG_PROTECT_MASK |
Cette variable contient une liste de répertoires séparés par des
espaces qui ne doivent pas être préservés par Portage pendant les
mises à jour.
|
Voici un exemple de définition de toutes ces variables :
Exemple de code 1.1 : Exemple de définitions |
PATH="/bin:/usr/bin:/usr/local/bin:/opt/bin:/usr/games/bin"
ROOTPATH="/sbin:/bin:/usr/sbin:/usr/bin:/usr/local/sbin:/usr/local/bin"
LDPATH="/lib:/usr/lib:/usr/local/lib:/usr/lib/gcc-lib/i686-pc-linux-gnu/3.2.3"
MANPATH="/usr/share/man:/usr/local/share/man"
INFODIR="/usr/share/info:/usr/local/share/info"
PAGER="/usr/bin/less"
EDITOR="/usr/bin/vim"
KDEDIRS="/usr"
CONFIG_PROTECT="/usr/X11R6/lib/X11/xkb /opt/tomcat/conf \
/usr/kde/3.1/share/config /usr/share/texmf/tex/generic/config/ \
/usr/share/texmf/tex/platex/config/ /usr/share/config"
CONFIG_PROTECT_MASK="/etc/gconf"
|
5.b. Définir des variables globalement
Le répertoire /etc/env.d
Pour centraliser les définitons de ces variables, la distribution Gentoo utilise le
répertoire /etc/env.d. Dans ce répertoire, vous trouverez un certain
nombre de fichiers tels que 00basic, 05gcc, etc. qui
contiennent les variables requises par les applications mentionnées dans leurs
noms.
Par exemple, quand vous installez gcc, un fichier nommé
05gcc est créé par l'ebuild et contient les définitions des
variables suivantes :
Exemple de code 2.1 : /etc/env.d/05gcc |
PATH="/usr/i686-pc-linux-gnu/gcc-bin/3.2"
ROOTPATH="/usr/i686-pc-linux-gnu/gcc-bin/3.2"
MANPATH="/usr/share/gcc-data/i686-pc-linux-gnu/3.2/man"
INFOPATH="/usr/share/gcc-data/i686-pc-linux-gnu/3.2/info"
CC="gcc"
CXX="g++"
LDPATH="/usr/lib/gcc-lib/i686-pc-linux-gnu/3.2.3"
|
Les autres distributions vous disent de changer ou d'ajouter ces variables
d'environnement dans /etc/profile ou ailleurs. Par contre, Gentoo
vous facilite la maintenance et l'administration de ces
variables d'environnement, ce qui vous évite de vous soucier des nombreux
fichiers qui peuvent contenir ces variables d'environnement. (Cela profite
également au système Portage.)
Par exemple, lorsque gcc est mis à jour, le fichier
/etc/env.d/05gcc est aussi mis à jour sans que l'utilisateur ne
fasse quoi que se soit.
Cela n'est pas uniquement profitable à Portage, mais aussi à vous, en tant
qu'utilisateur. Occasionnellement, vous serez amené à définir des variables
d'environnement pour tout le système. Par exemple, avec la variable
http_proxy. Au lieu de vous embêter avec /etc/profile,
vous devez juste créer un fichier (/etc/env.d/99local)
et y entrer vos définitions :
Exemple de code 2.2 : /etc/env.d/99local |
http_proxy="proxy.server.com:8080"
|
En utilisant le même fichier pour toutes vos variables, vous avez une vue
d'ensemble aisée de toutes les variables que vous avez définies.
Le script env-update
Plusieurs fichiers dans /etc/env.d définissent la variable
PATH. Ce n'est pas une erreur : quand vous lancez
env-update, celui-ci concatènera les définitions avant de mettre à jour
les variables d'environnement. Ainsi, il aide les paquets (et les utilisateurs)
à ajouter leurs propres variables d'environnement sans interférer avec les
valeurs déjà définies.
Le script env-update liste les valeurs des fichiers de
/etc/env.d par ordre alphabétique. Les noms des fichiers dans
/etc/env.d doivent commencer par deux chiffres décimaux.
Exemple de code 2.3 : Ordre de mise à jour par env-update |
00basic 99kde-env 99local
+-------------+----------------+-------------+
PATH="/bin:/usr/bin:/usr/kde/3.2/bin:/usr/local/bin"
|
Cette concaténation de définitions pour la même variable n'est réalisée que
pourADA_INCLUDE_PATH, ADA_OBJECTS_PATH, CLASSPATH,
KDEDIRS, PATH, LDPATH, MANPATH,
INFODIR, INFOPATH, ROOTPATH, CONFIG_PROTECT,
CONFIG_PROTECT_MASK, PRELINK_PATH, PRELINK_PATH_MASK,
PKG_CONFIG_PATH and PYTHONPATH.
Les autres variables reçoivent uniquement la dernière valeur définie dans les fichiers de /etc/env.d pris par ordre alphabétique.
Vous pouvez ajouter d'autres variables dans cette liste de variables concaténée en ajoutant le nom
de la variables en le séparant soit par DEUX POINTS soit par une ESPACE
(ceci égalemen dans un fichier env.d).
Quand vous lancez env-update, le script crée toutes les variables
d'environnement et les place dans /etc/profile.env (qui est utilisé
par /etc/profile). Il extrait aussi les informations de la variable
LDPATH et les utilise pour créer /etc/ld.so.conf. Après
cela, il lance ldconfig pour créer le fichier
/etc/ld.so.cache utilisé par l'éditeur de liens dynamique.
Si vous voulez connaitre le résultat de env-update immédiatement après
son exécution, lancez la commande suivante pour mettre votre système à jour.
Les utilisateurs qui ont installé Gentoo eux-même se souviendront surement
que cela se trouvait dans les instructions d'installation :
Exemple de code 2.4 : Mettre l'environnement à jour |
# env-update && source /etc/profile
|
Note :
la commande ci-dessus ne met à jour que les variables de votre terminal courant,
des nouvelles consoles et leurs enfants. Donc, si vous êtes sous X11,
vous devrez soit taper source /etc/profile dans chaque nouveau terminal
ouvert, soit relancer X afin que les nouveaux terminaux relisent et prennent en compte
les nouvelles variables. Si vous utiliser un gestionnaire de session (xdm, kdm,
gdm...), passez root et tapez /etc/init.d/xdm restart. Sinon, vous devrez
vous déconnecter et revenir dans X pour avoir les nouvelles variables.
|
Important :
vous ne pouvez pas utiliser de variables d'environnement lors d'une définition
de variable. C'est-à-dire que, par exemple, FOO="$BAR" (où $BAR
est une autre variable) est interdit.
|
5.c. Définir des variables localement
Spécifiques à un utilisateur
Vous n'avez pas toujours besoin de définir des variables d'environnement
globalement. Par exemple, vous pourriez avoir besoin d'ajouter
/home/my_user/bin et le répertoire courant (celui dans lequel l'utilisateur se trouve quand il lance une commande) à la variable PATH, mais vous ne voulez
pas que les autres utilisateurs de votre système l'aient aussi dans PATH.
Si vous voulez définir une variable d'environnement localement, vous devriez
utiliser ~/.bashrc ou ~/.bash_profile :
Exemple de code 3.1 : Étendre PATH pour un usage local avec ~/.bashrc |
PATH="${PATH}:/home/my_user/bin:"
|
Quand vous vous reconnecterez, votre variable PATH sera mise à jour.
Spécifiques à une session
Quelquefois, une définition plus spécifique est requise. Vous voudriez être
capable d'utiliser des binaires d'un répertoire temporaire que vous avez créé
sans utiliser le chemin complet ou éditer ~/.bashrc qui vous
prendrait trop de temps.
Dans ce cas-ci, vous pouvez juste définir la variable PATH dans votre
session courante en utilisant la commande export. Tant que vous ne vous
serez pas déconnecté, la variable PATH utilisera la valeur temporaire.
Exemple de code 3.2 : Définir une variable d'environnement spécifique à une session |
# export PATH="${PATH}:/home/my_user/tmp/usr/bin"
|
C. Utiliser Portage
1. Fichiers et répertoires
1.a. Les fichiers utilisés par Portage
Configurer Portage
La configuration par défaut de Portage se trouve dans le fichier
/etc/make.globals. Vous remarquerez que toute la configuration de
Portage se fait grâce à des variables. Les variables et leur utilisation sont
décrites ci-dessous.
Puisque certaines directives de configuration diffèrent d'une architecture à
l'autre, Portage utilise aussi plusieurs fichiers de configuration qui font
partie de votre profil. Le profil sélectionné est celui vers lequel le lien symbolique
/etc/portage/make.profile pointe. La configuration de
Portage réside dans les différents fichiers make.defaults situés
dans l'arborescence qui mène au répertoire de votre profil. Nous aborderons les
profils et le répertoire /etc/portage/make.profile plus loin dans ce
document.
Pour modifier une variable de configuration, ne modifiez ni le fichier
/etc/make.globals, ni les fichiers
make.defaults. Modifiez plutôt /etc/portage/make.conf qui a
priorité sur les autres fichiers. Vous trouverez aussi un fichier
/usr/share/portage/config/make.conf.example, un fichier exemple que Portage ne lit pas mais que vous pouvez utiliser pour configurer votre propre
/etc/portage/make.conf.
Vous pouvez aussi définir ces variables dans votre environnement, mais nous ne
recommandons pas cette pratique.
Informations spécifiques au profil
Nous avons déjà mentionné le répertoire /etc/portage/make.profile. Ce
n'est pas vraiment un répertoire, mais un lien symbolique vers un profil qui se
trouve, par défaut, dans /usr/portage/profiles ; vous pouvez
créer des profils ailleurs. Ce lien symbolique définit le profil utilisé par
votre système.
Un profil contient des informations spécifiques pour chaque architecture telles
que la liste des paquets qui forment un système de base, une liste de paquets
qui ne fonctionnent pas ou qui sont masqués pour ce profil, etc.
Configuration par l'utilisateur
Pour influencer le comportement de Portage, vous devrez modifier des fichiers
dans le répertoire /etc/portage. Il est vivement recommandé
d'utiliser ces fichiers et de ne pas utiliser de variables
d'environnement.
Vous pouvez créer les fichiers suivants dans le répertoire
/etc/portage :
-
package.mask qui contient la liste des paquets que vous voulez ne
jamais installer.
-
package.unmask qui contient la liste des paquets que vous voulez
installer bien qu'ils aient été masqués par les développeurs Gentoo.
-
package.accept_keywords qui contient la liste des paquets que vous voulez
installer même s'ils ne sont pas (encore) considérés stables pour votre
architecture ou votre système.
-
package.use qui contient la liste des options de la variable USE
que vous voulez appliquer à certains paquets, mais que vous ne voulez pas
utiliser pour tout votre système.
Ce ne sont pas forcément des fichiers. Vous pouvez choisir de créer des
répertoires qui contiendraient un fichier par paquet. La page man contient plus
d'information à propos de ce que l'on peut faire avec le répertoire
/etc/portage et une liste exhaustive des fichiers qui influencent
le comportement de Portage.
Exemple de code 1.1 : lire la page man de Portage |
$ man portage
|
Déplacer les fichiers et les répertoires de Portage
Les fichiers de configuration mentionnés ci-dessus ne peuvent pas se trouver
ailleurs. Portage les recherche toujours à ces endroits précis. Cependant, Portage
peut être configuré pour utiliser d'autres répertoires pour certains
fichiers : le répertoire temporaire d'installation, les sources, l'arbre
Portage, etc.
Par défaut, tous ces fichiers sont stockés dans des répertoires bien connus,
mais ils peuvent être stockés ailleurs en fonction de variables définies dans
le fichier /etc/portage/make.conf. Ce qui suit est consacré aux différents
répertoires utilisés par Portage et à la methode à utiliser pour les déplacer.
Ce document n'est pas une liste exhaustive de tous les répertoires disponibles.
Cette liste est disponible dans les pages man de Portage et de
make.conf :
Exemple de code 1.2 : lire les pages man de Portage et de make.conf |
$ man portage
$ man make.conf
|
1.b. Emplacemements des fichiers
L'arbre Portage
Le répertoire par défaut pour l'arbre Portage est /usr/portage. La
variable PORTDIR peut être utilisée pour définir un autre emplacement.
N'oubliez pas de rediriger le lien symbolique /etc/portage/make.profile
vers le répertoire ad hoc.
Si vous redéfinissez la variable PORTDIR, vous devriez sans doute redéfinir les
variables PKGDIR, DISTDIR et RPMDIR, car elles ne prendront pas la valeur de
PORTDIR en compte.
Binaires précompilés
Portage peut également utiliser des paquets précompilés lors des installations,
bien que cette fonctionnalité soit désactivée par défaut. Les paquets
précompilés sont placés dans le répertoire défini par la variable PKGDIR, qui
est définie comme /usr/portage/packages par défaut.
Code source
Le code source des applications est conservé dans
/usr/portage/distfiles. Cet emplacement est défini par la variable
DISTDIR.
La base de données de Portage
Portage mémorise l'état de votre système (quels sont les paquets installés, quels fichiers appartiennent à quel paquet, ... ) /var/db/pkg. Ne modifiez pas ces fichiers à la main ! Cela pourrait pourrait faire perdre à Portage l'exacte vision de votre système.
Le cache de Portage
Le cache de Portage (qui contient les dates de modification, les virtuels, les modifications de l'arbre de dépendances, ...) est stocké /var/cache/edb. Cet emplacement est réellement un cache, vous pouvez le vider is vous n'êtes pas en train d'exécuter une application en relation avec Portage.
1.c. Compiler les paquets
Fichiers temporaires
Portage sauve ses fichiers temporaires dans /var/tmp par défaut.
La variable PORTAGE_TMPDIR définit cet emplacement.
Si vous redéfinissez la variable PORTAGE_TMPDIR, vous devriez aussi redéfinir
BUILD_PREFIX, car elle ne tient pas compte du changement automatiquement.
Répertoire de compilation
Portage crée un répertoire de compilation pour chaque paquet dans le répertoire
/var/tmp/portage. Cet emplacement est défini par la variable
BUILD_PREFIX.
Localisation du système de fichiers principal
Par défaut, Portage installe tous les fichiers sur le système de fichiers
courant (/), mais il peut copier les fichiers ailleurs si vous
redéfinissez la variable ROOT. Cela peut être utile si vous voulez construire
des nouvelles images d'installation pour d'autres systèmes.
1.d. Fonctions de journalisation des événements
Les messages des ebuilds
Portage peut journaliser les messages des événements relatifs aux ebuilds en
utilisant un fichier pour chaque ebuild, mais uniquement si la variable
PORT_LOGDIR correspond à un répertoire dans lequel Portage peut écrire
(l'utilisateur portage doit disposer des permissions nécessaires).
Par défaut, cette variable n'est pas définie.
Si PORT_LOGDIR n'est pas définie, vous ne recevrez pas les messages des
événements relatifs à la construction des paquets avec le système de journal
actuel, mais vous devriez en recevoir quelques-uns avec le nouveau système
appelé elog. Si PORT_LOGDIR est définie et que vous utilisez elog,
vous recevrez à la fois les messages de construction et tous ceux qui sont
sauvegardés par elog, comme expliqué plus loin.
Portage propose un contrôle fin de la tenue du journal des événements
via elog :
-
PORTAGE_ELOG_CLASSES : utilisez cette variable pour définir le type de
message à enregistrer. Vous pouvez utiliser n'importe quelle combinaison à
base d'info, warn, error, log et qa,
séparés par des espaces.
-
info : enregistre les messages « einfo » produits
par un ebuild,
-
warn : enregistre les messages « ewarn » produits
par un ebuild,
-
error : enregistre les messages « eerror »
produits par un ebuild,
-
log : enregistre les messages « elog » que l'on
trouve dans certains ebuilds,
-
qa : enregistre les messages « QA Notice »
produits par un ebuild.
-
PORTAGE_ELOG_SYSTEM : cette variable sert à choisir le ou les modules
qui vont traiter les messages. L'enregistrement est désactivé si cette
variable reste nulle. Vous pouvez utiliser n'importe quelle combinaison des
modules save, custom, syslog, mail,
save_summary, et mail_summary, séparés par une espace. Vous
devez sélectionner au moins un module pour utiliser elog.
-
save : ce module active la sauvegarde d'un enregistrement
par paquet dans $PORT_LOGDIR/elog, ou
/var/log/portage/elog si $PORT_LOGDIR n'est pas définie,
-
custom : transmet tous les messages à une commande définie
par l'utilisateur dans $PORTAGE_ELOG_COMMAND (détaillée plus bas),
-
syslog : envoie tous les messages à l'outil de
journalisation des événements du système (syslog-ng par exemple),
-
mail : envoie tous les messages à un serveur de mail défini
dans $PORTAGE_ELOG_MAILURI, détaillée plus loin dans ce document. Cette
fonction nécessite une version de Portage supérieure ou égale à 2.1.1,
-
save_summary : similaire à save, mais rassemble tous
les messages dans $PORT_LOGDIR/elog/summary.log, ou
/var/log/portage/elog/summary.log si $PORT_LOGDIR n'est pas
définie,
-
mail_summary: similaire à mail, mais envoie tous les
messages dans un seul mail quand emerge se termine.
-
PORTAGE_ELOG_COMMAND : cette option n'est utile qu'avec le module
custom activé. C'est ici que vous spécifiez la commande qui va
traiter les événements. Vous pouvez utiliser deux variables pour
personnaliser votre commande : ${PACKAGE}, qui est le nom et la version
du paquet, et ${LOGFILE}, qui est le chemin absolu du fichier
d'enregistrement. Voici un exemple d'utilisation :
-
PORTAGE_ELOG_COMMAND="/chemin/vers/mon/enregistreur -p '\${PACKAGE}'
-f '\${LOGFILE}'"
-
PORTAGE_ELOG_MAILURI : cette option sert à définir les paramètres du
module mail tels que l'adresse, le nom d'utilisateur, le mot de
passe, le serveur de mail et le numéro de port. Les paramètres par défaut
sont "root@localhost localhost".
-
Prenons l'exemple d'un serveur SMTP avec authentification basée sur le nom
et le mot de passe et qui écoute sur un port particulier (par défaut, un
serveur SMTP est configuré sur le port 25) :
-
PORTAGE_ELOG_MAILURI="utilisateur@mon.domaine
nom_utilisateur:mot_de_passe@smtp.mon.domaine:995"
-
PORTAGE_ELOG_MAILFROM : vous permet de modifier le champ
« From » (expéditeur) des mails envoyés par elog. Par défaut, ces
mails ont pour expéditeur « portage ».
-
PORTAGE_ELOG_MAILSUBJECT : avec cette variable, vous changez le sujet
des mails envoyés par elog. Notez que vous pouvez utiliser les variables
${PACKAGE} et ${HOST} pour afficher respectivement le couple nom/version du
paquet et le nom de domaine de la machine hôte sur laquelle tourne Portage.
-
Voici un exemple d'utilisation :
-
PORTAGE_ELOG_MAILSUBJECT="le paquet \${PACKAGE} a été construit sur
\${HOST} accompagné de messages."
Important :
si vous utilisiez enotice avec Portage-2.0.*, vous devez le désinstaller
complétement car enotice est incompatible avec elog.
|
2. Les variables de configuration
2.a. Configuration de Portage
Portage peut être configuré grâce à de nombreuses variables que vous définissez
dans le fichier /etc/portage/make.conf. Vous trouverez une description
complète de ces variables dans la page man de make.conf.
Pour la consulter, faites :
Exemple de code 1.1 : lire la page man de make.conf |
$ man make.conf
|
2.b. Options relatives à la compilation
Les options de configuration et de compilation
Quand Portage compile une application, il passe les variables suivantes au
script de configuration et au compilateur :
-
CFLAGS et CXXFLAGS définissent les options des compilateurs C et C++.
-
CHOST définit le type d'hôte pour le script de configuration.
-
MAKEOPTS est passé au programme make et sert à définir le nombre de
tâches de compilation maximum à lancer en parallèle. Vous trouverez plus
d'information sur le programme make dans sa page man.
La variable USE est aussi utilisée par les processus de configuration et de
compilation et a déjà été documentée dans des chapitres précédents.
Options d'intégration
Quand Portage a fini d'intégrer une nouvelle version d'un paquet au système, il
supprime les fichiers des versions précédentes. Portage donne cinq secondes à l'utilisateur pour
s'opposer à la suppression de ces fichiers. Ce délai est paramétrable grâce à la variable
CLEAN_DELAY.
Vous pouvez aussi configurer emerge pour qu'il se lance
systématiquement accompagné de certaines options en configurant la variable
EMERGE_DEFAULT_OPTS. Cela peut-être utile pour des options comme --ask,
--verbose et --tree par exemple.
4.d. Protection des fichiers de configuration
Répertoires protégés
Portage remplace les fichiers des anciennes versions des logiciels par ceux des
nouvelles versions qu'il installe sauf si ceux-ci se trouvent dans un
répertoire protégé. La liste de ces répertoires est définie par la
variable CONFIG_PROTECT. Les répertoires sont séparés par des espaces. Ceux-ci
sont généralement des répertoires qui accueillent des fichiers de
configuration.
Un fichier qui devrait être installé dans un répertoire protégé est renommé et
l'utilisateur est averti de la présence d'un nouveau fichier de configuration.
Vous pouvez afficher la liste des répertoires protégés avec la commande
emerge --info :
Exemple de code 3.1 : afficher la variable CONFIG_PROTECT |
$ emerge --info | grep 'CONFIG_PROTECT='
|
La section CONFIGURATION FILES de la page man d'emerge contient plus
d'informations à propos de la proctection des fichiers de configuration par
Portage :
Exemple de code 3.2 : afficher l'aide de Portage sur la protection des fichiers |
$ man emerge
|
Exclure des répertoires
Vous pouvez exclure certains répertoires de cette protection en les définissant
dans la variable CONFIG_PROTECT_MASK.
2.d. Options de téléchargement
Les serveurs
Quand Portage a besoin de fichiers qui ne sont pas sur votre machine, il essaie
de les télécharger. Les serveurs qu'il contacte sont définis dans les variables
suivantes :
-
GENTOO_MIRRORS définit la liste des serveurs qui contiennent les sources
des paquets (les « distfiles »).
-
PORTAGE_BINHOST définit les serveurs qui offrent des paquets binaires
précompilés.
Une troisième variable contient le nom du serveur que Portage contacte quand il
doit synchroniser son arbre :
-
SYNC définit le serveur utilisé pour synchroniser l'arbre Portage.
Les variables GENTOO_MIRRORS et SYNC peuvent être définies automatiquement par
le programme mirrorselect. Vous devez l'installer avec la commande
emerge mirrorselect si vous comptez l'utiliser. Vous pouvez consulter
l'aide de mirrorselect avec la commande suivante :
Exemple de code 4.1 : plus d'information sur mirrorselect |
# mirrorselect --help
|
Si vous devez utiliser un serveur mandataire (« proxy server »), vous
devez définir son nom dans les variables http_proxy, ftp_proxy et RSYNC_PROXY.
Outils de téléchargement
Quand Portage doit télécharger les sources d'un paquet, il utilise wget
par défaut. Vous pouvez lui faire utiliser une autre commande grâce à la
variable FETCHCOMMAND.
Portage est capable de reprendre un téléchargement interrompu. Il utilise aussi
la commande wget par défaut, mais vous pouvez changer cela grâce à la
variable RESUMECOMMAND.
Veuillez vérifier que les commandes que vous définissez dans les variables
FETCHCOMMAND et RESUMECOMMAND sauvegardent les fichiers téléchargés à la bonne
place. Utilisez les valeurs \${URI} et \${DISTDIR} pour indiquer respectivement
l'origine des sources et le répertoire dans lequel les enregistrer.
Vous pouvez même définir des commandes spécifiques par protocole grâce aux
variables FETCHCOMMAND_HTTP, FETCHCOMMAND_FTP, RESUMECOMMAND_HTTP,
RESUMECOMMAND_FTP.
Options de rsync
Vous ne pouvez pas utiliser une autre commande que rsync pour mettre l'arbre
Portage à jour, mais vous pouvez configurer cette commande avec les variables
suivantes :
-
PORTAGE_RSYNC_OPTS définit un ensemble d'options, séparées par une
espace, qui seront utilisées par défaut. Cette variable ne devrait pas
être modifiée, sauf si vous savez exactement ce que vous faites.
Notez que certaines options sont indispensables et seront toujours
utilisées, même si elles ne sont plus dans PORTAGE_RSYNC_OPTS.
-
PORTAGE_RSYNC_EXTRA_OPTS est utilisée pour définir des options
supplémentaires à passer à rsync. On sépare ces options avec une
espace.
-
--timeout=<number> : définit le délai maximum (en secondes)
pour établir la connexion avec le serveur rsync. La valeur par défaut est
de 180 mais les utilisateurs de modem RTC ou ceux qui possèdent une
machine lente peuvent monter cette valeur à 300 et plus.
-
--exclude-from=/etc/portage/rsync_excludes est un fichier qui contient
la liste des paquets et/ou des catégories de paquets que rsync ignorera
pendant la mise à jour. Dans cet exemple, le ficher en question est
/etc/portage/rsync_excludes. La syntaxe à utiliser est
détaillée dans le document Diverger de
l'arbre officiel.
- --quiet : réduit les sorties à l'écran.
- --verbose : Imprime la liste complète des fichiers.
-
--progress : affiche une barre de progression pour chaque fichier.
-
PORTAGE_RSYNC_RETRIES est le nombre d'essais maximum pour tenter d'établir
une connexion avec le miroir (dont l'adresse est définie par la variable
SYNC). Par défaut, cette variable est égale à 3.
Pour plus d'informations sur toutes les options disponibles, référez-vous à
la page du manuel rsync.
2.e. Configuration de Gentoo
Choix de la branche
Vous pouvez définir la branche à utiliser avec la variable ACCEPT_KEYWORDS. La
valeur par défaut est la branche stable pour votre architecture. Vous trouverez
plus de détails à ce sujet dans le chapitre suivant.
Fonctionnalités de Portage
Vous pouvez activer certaines fonctionnalités de Portage grâce à la variable
FEATURES. Celles-ci ont déjà été abordées dans des chapitres précédents tels
que Portage et ses fonctionnalités.
5.f. Comportement de Portage
Gestion des ressources
La variable PORTAGE_NICENESS permet de réduire ou d'augmenter la valeur
« nice » avec laquelle Portage s'exécute. La valeur de
PORTAGE_NICENESS est ajoutée à la valeur « nice » en cours.
Cette valeur permet de rendre le processus de compilation plus ou moins
prioritaire. Une valeur élevée rend Portage moins prioritaire par rapport aux
autres processus et laisse le système plus disponible.
Pour plus d'information à propos de nice, veuillez consulter sa page
man :
Exemple de code 6.1 : la page man de nice |
$ man nice
|
Configuration de l'affichage
La variable NOCOLOR, dont la valeur par défaut est « false », indique
à Portage de ne pas utiliser de couleurs dans son affichage.
3. Faire cohabiter des branches différentes
3.a. Choisir sa branche
La branche stable
La variable ACCEPT_KEYWORDS définit quelle branche vous voulez utiliser. La
valeur par défaut est la branche stable pour votre architecture, par exemple
x86.
Il est recommandé de n'utiliser que la branche stable. Cependant, si la
stabilité des logiciels n'est pas votre première préoccupation ou si vous
souhaitez aider Gentoo et envoyer des rapports de bogues sur
http://bugs.gentoo.org, alors lisez ce qui suit.
La branche de test
Si vous désirez utiliser les versions les plus récentes des logiciels, vous
pouvez envisager de passer à la branche de test. Pour cela, ajoutez un ~
(tilde) devant le nom de votre architecture.
La branche de test désigne exactement ce que son nom indique - Test. Si
un paquet appartient à cette branche, cela signifie que les développeurs pensent
qu'il est fonctionnel mais qu'il n'a pas été suffisamment testé. Vous pouvez
très bien être le premier à découvrir un bogue sur le paquet, auquel cas vous
devriez remplir un rapport de bogue
pour que les développeurs soient au courant du problème.
Si vous décidez d'utiliser cette branche de test, attendez-vous à rencontrer
des problèmes de stabilité, des paquets imparfaits, notamment en ce qui
concerne les dépendances, des mises à jour fréquentes et donc beaucoup de
compilations, voire des paquets qui cessent de fonctionner. Si vous ne
maitrisez pas Gentoo ou si vous ne savez pas comment résoudre les problèmes
éventuels, il est fortement recommandé de vous en tenir à la branche stable.
Par exemple, pour utiliser la branche de test sur une machine x86, modifiez le
fichier /etc/portage/make.conf comme suit :
Exemple de code 1.1 : modifier la variable ACCEPT_KEYWORDS |
ACCEPT_KEYWORDS="~x86"
|
Si vous mettez votre système à jour maintenant, vous constaterez que
beaucoup de paquets vont être mis à jour. Veuillez noter qu'une fois
passé à la branche de test, il est pratiquement impossible de revenir à la
branche stable (sauf si vous avez fait de sauvegardes).
3.b. Mélanger les branches STABLE et TEST
L'emplacement package.accept_keywords
Il est possible d'indiquer à Portage d'utiliser les versions de test pour
certains paquets tout en restant dans la branche stable. Pour cela, ajoutez le
nom du paquet dont vous voulez la version instable et sa catégorie dans le
fichier /etc/portage/package.accept_keywords. Vous pouvez aussi créer un
répertoire (du même nom) et lister les paquets dans des fichiers contenus
dans ce répertoire. Par exemple, pour utiliser la version instable de
gnumeric, ajoutez :
Exemple de code 2.1 : ajouter gnumeric dans /etc/portage/package.accept_keywords |
app-office/gnumeric
|
Tester une version donnée
Si vous voulez tester une version donnée, mais ne voulez pas que Portage mette
cette version à jour par la suite, vous pouvez spécifier le numéro de version
désiré dans l'emplacement /etc/portage/package.accept_keywords avec
l'opérateur =. Il est également possible de spécifier une plage de versions
avec les opérateurs <=, <, > ou >=.
Si vous spécifiez un numéro de version, vous devez utiliser un opérateur. Sans
numéro de version, vous ne pouvez pas utiliser d'opérateur.
Dans l'exemple suivant, demandons à Portage d'accepter la version 1.2.13 de
gnumeric :
Exemple de code 2.2 : utiliser une version de test précise de gnumeric |
=app-office/gnumeric-1.2.13
|
3.c. Utiliser des paquets masqués
L'emplacement package.unmask
Important :
les développeurs Gentoo ne fournissent aucun support pour
l'utilisation de cet emplacement. Faites très attention quand vous l'utilisez.
Les demandes de support concernant package.unmask et/ou
package.mask ne seront pas considérées. Vous aurez été prévenu.
|
Si un paquet a été masqué par les développeurs Gentoo et que vous voulez
l'installer malgré les raisons précisées dans le fichier
package.mask (par défaut dans le répertoire
/usr/portage/profiles), ajoutez exactement la même ligne
dans le fichier /etc/portage/package.unmask (ou dans un fichier de
ce répertoire, si c'est un répertoire).
Par exemple, si =net-mail/hotwayd-0.8 a été masqué, vous pouvez le
rendre disponible en ajoutant la même ligne dans l'emplacement
package.unmask :
Exemple de code 3.1 : exemple de /etc/portage/package.unmask |
=net-mail/hotwayd-0.8
|
Note :
si une entrée dans /usr/portage/profiles/package.mask contient une plage
de versions d'un paquet, vous devez démasquer les seules versions que vous désirez réellement.
Reportez-vous à la section précédente pour apprendre comment spécifier une version dans package.unmask.
|
L'emplacement package.mask
Si vous voulez empêcher Portage d'installer un paquet ou une version
particulière d'un paquet, vous pouvez ajouter son nom dans l'emplacement
/etc/portage/package.mask (soit dans ce fichier, soit dans un
fichier qui appartient à ce répertoire, s'il en est).
Par exemple, pour empêcher Portage d'installer des sources de noyaux plus
récentes que gentoo-sources-2.6.8.1, ajoutez la ligne suivante dans
l'emplacement package.mask :
Exemple de code 3.2 : exemple de /etc/portage/package.mask |
>sys-kernel/gentoo-sources-2.6.8.1
|
4. Outils supplémentaires
4.a. dispatch-conf
L'outil dispatch-conf vous aide à intégrer les fichiers
._cfg0000_<nom>. Les fichiers
._cfg0000_<nom> sont créés par Portage quand un nouveau
fichier devrait en remplacer un autre dans un répertoire protégé par la
variable CONFIG_PROTECT.
Le programme dispatch-conf permet de garder une trace des modifications
apportées à vos fichiers de configuration. En effet, il stocke les différences
grâce au système de contrôle de versions RCS. Cela signifie que si vous faites
une erreur en modifiant un fichier de configuration, vous avez la possibilité
de revenir en arrière à tout moment.
Lorsque vous utilisez dispatch-conf pour mettre à jour un fichier, vous
avez le choix de le garder intact, de le remplacer par sa version mise à jour,
de le modifier directement ou d'intégrer les différences interactivement entre
la version actuelle et sa mise à jour. dispatch-conf peut même :
-
Intégrer automatiquement les fichiers où seuls des commentaires ont été
modifiés.
-
Intégrer automatiquement les fichiers qui ne varient que par des espaces,
des tabulations ou autres caractères « blancs ».
Commencez par éditer le fichier /etc/dispatch-conf.conf et par
créer le répertoire défini par la variable « archive-dir ».
Exemple de code 1.1 : exécuter dispatch-conf |
# dispatch-conf
|
dispatch-conf va vous proposer chaque fichier de configuration ayant été
modifié, un par un. Pressez u (update) pour remplacer le fichier
actuel par sa mise à jour et continuer avec le fichier suivant. Pressez
z pour « zapper » (supprimer) cette mise à jour et continuer
avec le fichier suivant. Lorsque vous aurez traité tous les fichiers,
dispatch-conf terminera. Vous pouvez également presser q à
n'importe quel moment pour quitter.
Pour plus d'informations, allez donc voir la page man de dispatch-conf.
Elle vous dira comment intégrer les différences une par une entre une mise à
jour et le fichier actuel, comment éditer la mise à jour avant de remplacer la
version actuelle, comment voir les différences entre les deux, etc.
Exemple de code 1.2 : lire la page man de dispatch-conf |
$ man dispatch-conf
|
4.b. etc-update
Vous pouvez aussi utiliser etc-update pour mettre à jour vos fichiers de
configuration. Il n'est pas aussi simple d'utilisation que
dispatch-conf, il contient moins de fonctionnalités, mais il peut
intégrer les différences d'une manière interactive et peut aussi s'occuper
automatiquement des mises à jour triviales.
Par contre, à la différence de dispatch-conf, etc-update ne garde
pas l'historique des modifications des fichiers. Une fois qu'un fichier
est modifié, l'ancienne version est irrécupérable. Alors, soyez très prudent,
l'utilisation d'etc-update est significativement moins sure que celle de
dispatch-conf.
Exemple de code 2.1 : démarrer etc-update |
# etc-update
|
Après avoir intégré les modifications triviales, le programme affiche une liste
des fichiers protégés qui n'ont pas été remplacés et pour lesquels une mise à
jour est peut-être souhaitable. Les choix suivants sont indiqués au bas de la
liste :
Exemple de code 2.2 : menu etc-update |
Please select a file to edit by entering the corresponding number.
(-1 to exit) (-3 to auto merge all remaining files)
(-5 to auto-merge AND not use 'mv -i'):
|
Si vous entrez -1, etc-update quitte et ne change rien aux
fichiers qui restent dans la liste. Si vous entrez -3 ou-5,
tous les fichiers seront remplacés par les nouvelles versions. Il est
donc très important de sélectionner les fichiers qui ne doivent pas être
remplacés automatiquement avant de choisir cette option. Il suffit d'entrer le
numéro du fichier dans la liste.
Par exemple, si vous sélectionnez le fichier /etc/pear.conf :
Exemple de code 2.3 : mettre un fichier de configuration à jour |
Beginning of differences between /etc/pear.conf and /etc/._cfg0000_pear.conf
End of differences between /etc/pear.conf and /etc/._cfg0000_pear.conf
1) Replace original with update
2) Delete update, keeping original as is
3) Interactively merge original with update
4) Show differences again
|
Vous pouvez voir les différences entre le fichiers. Si vous pensez que la
nouvelle version peut être utilisée sur votre système, tapez 1. Si vous
pensez que la nouvelle version n'apporte rien qui ne vous soit utile ou qu'elle
n'est pas nécessaire, tapez 2. Si vous voulez intégrer des parties de la
nouvelle version de façon interactive, tapez 3.
Pendant l'intégration interactive, vous devez choisir entre les anciennes et
les nouvelles lignes. Les commandes suivantes vous permettent d'indiquer votre
choix :
Exemple de code 2.4 : commandes disponibles pendant l'intégration interactive |
ed: Modifier et garder les deux versions avec un en-tête.
eb: Modifier et garder les deux versions.
el: Modifier et garder la version de gauche.
er: Modifier et garder la version de droite.
e: Saisir une nouvelle version.
l: Garder la version de gauche.
r: Garder la version de droite.
s: Garder les deux lignes, sans commentaire.
v: Garder les deux lignes, avec commentaire.
q: Quitter.
|
Après avoir traité les fichiers que vous jugez importants, vous pouvez laisser
Portage intégrer les fichiers restants. Le programme etc-update
n'insistera pas s'il n'y a plus de fichiers à intégrer.
4.c. quickpkg
Le programme quickpkg permet de créer un paquet binaire à partir d'un
paquet qui est déjà installé sur votre système. Un tel paquet binaire peut être
réinstallé sans devoir le recompiler. Il suffit de taper la liste des paquets à
construire.
Par exemple, pour créer des paquets binaires pour curl, orage et
procps :
Exemple de code 3.1 : Exemple d'utilisation de quickpkg |
# quickpkg curl orage procps
|
Les paquets seront placés dans le répertoire $PKGDIR
(/usr/portage/packages/ par défaut) et des liens symboliques
vers ceux-ci seront créés dans $PKGDIR/<catégorie>.
5. Diverger de l'arbre officiel
5.a. Utiliser un sous-ensemble de l'arbre Portage
Exclure des paquets ou des catégories
Vous pouvez mettre certains paquets ou certaines catégories à jour et en
ignorer d'autres. Portage fait exclure ces catégories ou paquets par la
commande rsync qu'il utilise pour l'action emerge --sync.
Dans /etc/make.conf, la variable PORTAGE_RSYNC_EXTRA_OPTS
doit définir le nom du fichier qui contient les filtres d'exclusion.
Exemple de code 1.1 : définir le fichier qui contient les filtres d'exclusion dans /etc/make.conf |
PORTAGE_RSYNC_EXTRA_OPTS="--exclude-from=/etc/portage/rsync_excludes"
|
Exemple de code 1.2 : exclure tous les jeux dans /etc/portage/rsync_excludes |
games-*/*
|
Veuillez remarquer que cela peut causer des problèmes dans la gestion des
dépendances puisque de nouveaux paquets pourraient dépendre de nouveaux paquets que vous
avez exclus.
5.b. Ajouter des ebuilds non officiels
Définir un répertoire pour les arbres alternatifs
Portage peut utiliser des ebuilds qui ne se trouvent pas dans l'arbre Portage
officiel de Gentoo mais dans des arbres alternatifs placés dans des dépôts maintenus par des tierces parties. Pour cela, créez un répertoire, par exemple
/usr/local/portage, dans lequel vous pourrez copier des ebuilds
d'origines diverses. Vous devrez utiliser la même structure que pour l'arbre
officiel.
Ensuite, définissez la variable PORTDIR_OVERLAY dans le fichier
/etc/portage/make.conf et attribuez-lui le nom du répertoire que vous avez
créé. Portage utilisera alors les ebuilds des arbres alternatifs qui se trouvent dans ce répertoire,
mais ne les modifiera pas lors de l'opération de synchronisation emerge
--sync.
Utiliser plusieurs arbres alternatifs
Les utilisateurs avancés ont parfois besoin de conserver plusieurs arbres alternatifs, par exemple pour des ebuilds en test ou des arbres d'origines
diverses. Le paquet app-portage/layman contient l'outil
layman qui permet de maintenir ces arbres alternatifs à jour en les synchronisant avec leur dépôt.
Commencez par installer et configurer l'outil layman comme c'est expliqué dans Les arbres alternatifs de Gentoo : guide de l'utilisateur, et ajouter les arbres alternatifs de votre choix avec la commande layman -a <nom_du_dépôt> où nom_du_dépôt est le nom du dépôt à partir duquel l'arbre alternatif doit être synchronisé.
Supposons que vous ayez deux abres alternatifs appelés java (pour
vos développements d'ebuils java) et entapps (pour les ebuilds utilisés
dans votre entreprise). Vous pouvez mettre ces abres alternatifs à jour avec la
commande suivante :
Exemple de code 2.1 : mettre vos abres alternatifs à jour avec layman |
# layman -S
|
Pour plus d'information sur la manière de travailler avec des arbres alternatifs, lisez les pages de manuel de layman en utilisant la commande man layman et lisez aussi
le Les arbres alternatifs de Gentoo : guide de l'utilisateur.
5.c. Paquets gérés hors de Portage
Utiliser Portage avec des paquets gérés manuellement
Dans certains cas, vous voudrez peut-être configurer, installer et maintenir
des paquets vous-même sans que Portage ne s'en mêle même si le paquet est
disponible dans l'arbre Portage. Des cas typiques sont le noyau et les pilotes
nvidia. Vous pouvez configurer Portage pour qu'il sache que certains paquets
ont été installés manuellement. On appelle cela « injecter un
paquet » et cela se fait grâce au fichier
/etc/portage/profile/package.provided.
Par exemple, pour informer Portage que vous avez installé le noyau
gentoo-sources-2.6.11.6 manuellement, ajoutez la ligne
suivante au fichier /etc/portage/profile/package.provided :
Exemple de code 3.1 : une ligne dans package.provided |
sys-kernel/gentoo-sources-2.6.11.6
|
6. Fonctionnalités avancées de Portage
6.a. Introduction
Pour la plupart des utilisateurs, l'information reçue jusqu'à présent est suffisante. Mais Portage est
capable de bien plus. Bien que ces autres fonctionnalités s'adressent aux utilisateurs avancés ou
à des problèmes très spécifiques, cela ne constitue cependant pas une excuse suffisante pour ne pas les documenter ici.
Bien entendu, de cette abondance de flexibilité jaillissent une multitude de cas potentiels.
Il serait tout à fait impossible de les envisager tous dans ce document. Nous préférons plutôt nous
focaliser sur quelques cas génériques que vous pouvez adapter à votre besoin particulier. Si vous avez besoin de trucs et astuces encore plus spécifiques, vous pouvez peut-être les trouver sur le Wiki de Gentoo.
Des informations sur la plupart, si ce n'est la totalité, de ces fonctionnalités additionnelles
peuvent être facilement trouvées en se plongeant en profondeur dans les pages de manuel de Portage.
Exemple de code 1.1 : lecture des pages de manuel de Portage |
$ man portage
$ man make.conf
|
Pour terminer cette courte introduction, sachez que, sagissant de fonctionnalités avancées,
si celles-ci sont mal utilisées, le débogage et la mise au point peuvent être très difficiles.
Assurez-vous de mentionner que vous uilisez ces fonctionnalités si vous rapportez ce que vous
croyez être un bogue.
6.b. Variables d'environnement par paquet
Utilisation de /etc/portage/env
Par défaut, la compilation des paquets utilise les variables d'environnement définies dans
/etc/portage/make.conf, comme CFLAGS, MAKEOPTS
et autres. Dans certains cas, vous souhaitez peut-être fournir d'autres variables pour certains paquets particuliers. Pour le faire, Portage permet d'utiliser
/etc/portage/env et /etc/portage/package.env.
Le fichier /etc/portage/package.env contient la liste des paquets
pour lesquels vous voulez utiliser des variables spécifiques ainsi que des identifiants
qui renseignent Portage sur les changements désirés. Portage recherche la variable correspondant au nom de l'identifiant, que vous avez choisi vous-même, dans le fichier/etc/portage/env/<identifier>.
Exemple: utilisation du débogage pour certains paquets
À titre d'exemple, nous validons le débogage pour le paquet media-video/mplayer.
En premier lieu, nous définissons les variables de débogage dans un fichier appelé
/etc/portage/env/debug-cflags. Le nom est choisi arbitrairement, mais reflète la
raison du changement de variables pour faciliter la compréhension si nous y revenons beaucoup plus
tard.
Exemple de code 2.1 : contenu de /etc/portage/env/debug-cflags |
CFLAGS="-O2 -ggdb -pipe"
FEATURES="${FEATURES} nostrip"
|
Ensuite, nous balisons le paquet media-video/mplayer pour qu'il utilise ce contenu :
Exemple de code 2.2 : contenu de /etc/portage/package.env |
media-video/mplayer debug-cflags
|
6.c. Intervenir dans le procesus de compilation
Utilisation de /etc/portage/bashrc et des fichiers associés
Quand Portage travaille à partir d'ebuilds, il utilise un environnement bash dans lequel il appelle les différentes fonctions de la compilation (telles que src_prepare, src_configure, pkg_postinst,
etc.). Mais Portage vous permet de définir un environnement bash vous-même.
L'avantage d'utiliser votre propre environnement bash est que vous pouvez intervenir dans
le processus de compilation/installation (emerge) à chacune de ses étapes. Ceci peut être fait
pour chacune des compilations/installations (via /etc/portage/bashrc) ou en utilisant des environnements par paquet (via /etc/portage/env comme nous l'avons vu précédemment).
Pour intervenir dans le processus, l'environnement bash peut se mettre à l'écoute des variables
EBUILD_PHASE, CATEGORY et également des variables qui sont toujours disponibles pendant
le développement d'ebuilds (comme P, PF, ...). Selon la valeur de ces variables, il peut alors exécuter les étapes additionnelles que vous avez prévues.
Exemple: mise à jour de fichiers de base de données
Dans cet exemple, nous utilisons /etc/portage/bashrc pour appeler des applications de
base de données pour nous assurer que leurs bases de données sont à jour par rapport au système.
Les applications utilisées dans l'exemple sont aide (un outil de détection d'intrusion) et updatedb (à utiliser avec locate), mais ce ne sont que des exemples. Ne prenez pas ceci pour un guide pour AIDE ;-)
Afin d'utiliser /etc/portage/bashrc dans ce cas, nous devons "intervenir" dans les fonctions
postrm (après retrait de fichiers) et postinst (après installation de fichiers) par ce que c'est le moment auquel les fichiers du système de fichiers ont été modifiés.
Exemple de code 3.1 : exemple de /etc/portage/bashrc |
if [ "${EBUILD_PHASE}" == "postinst" ] || [ "${EBUILD_PHASE}" == "postrm" ];
then
echo ":: appel de aide --update pour mettre à jour sa base de données";
aide --update;
echo ":: appel de updatedb pour mettre à jour sa base de données";
updatedb;
fi
|
6.d. Exécution de tâches après --sync
L'emplacement /etc/portage/postsync.d
Jusqu'à maintenant, nous avons parlé d'intervenir dans le processus des ebuilds.
Néanmoins, Portage dispose l'une autre fonction importante : la mise à jour de l'arbre de Portage.
Afin d'exécuter des tâches après la mise à jour de l'arbre, placez un script dans
/etc/portage/postsync.d et assurez-vous qu'il est exécutable.
Exemple: exécution de eix-update
Si vous n'utilisez pas eix-sync pour mettre l'arbre à jour, vous pouvez toujours faire
en sorte que sa base de données soit mise à jour après l'exécution de emerge --sync (ou emerge-webrsync) en plaçant un lien symbolique vers /usr/bin/eix appelé eix-update
dans le dossier /etc/portage/postsync.d.
Exemple de code 4.1 : exécution de eix-update après une opèration de synchronisation |
# ln -s /usr/bin/eix /etc/portage/postsync.d/eix-update
|
Note :
si vous utilisez un autre nom, vous devez à la place, placer un script qui appelle
/usr/bin/eix-update. Le code de eix regarde comment il a été appelé pour déterminer la fonction qu'il doit appeler. Si vous mettez un lien symbolique vers eix qui ne s'appelle pas eix-update,
ça ne marchera pas..
|
6.e. Redéfinition de paramètres de profil
L'emplacement /etc/portage/profile
Par défaut, Gentoo utilise les paramètres contenus dans le profil vers lequel pointe
/etc/portage/make.profile (un lien symbolique vers le bon dossier des profils).
Ces profils définissent aussi bien les paramètres spécifiques que ceux hérités d'autres profils (via leur fichier parent).
En utilisant /etc/portage/profile, vous pouvez écraser des paramètres de profil comme packages (quels sont les paquets qui sont considérés comme appartenant au système) , des options forcées de USE etc.
Exemple: ajout de nfs-utils au système
Si vous utilisez des systèmes de fichiers basés sur NFS pour des systèmes de fichiers assez critiques,
vous pouvez désirer avoir net-fs/nfs-utils "protected" (protégé) en tant que paquet indispensable au système, ce qui fera que Portage vous alertera fortement en cas de tentative de suppression.
Pour le faire, nous ajoutons le paquet à
/etc/portage/profile/packages, prefixé par une *:
Exemple de code 5.1 : contenu de /etc/portage/profile/packages |
*net-fs/nfs-utils
|
6.f. Application de correctifs non standards
Utilisation de epatch_user
Pour gérer plusieur ebuilds de la même manière, les développeurs d'ebuids utilisent
eclasses (sortes de bibliothèques de shell) qui définissent des fonctions d'usage courant.
L'une de ces eclasses est eutils.eclass qui contient une fonction intéressante appelée epatch_user.
La fonction epatch_user applique les correctifs de code source qui sont placés dans le premier
répertoire trouvé sous
/etc/portage/patches/<category>/<package>[-<version>[-<revision>]].
Malheureusement, tous les ebuilds n'appellent pas automatiquement cette fonction, et donc, vous contenter
de placer votre correctif à cet emplacement ne suffit pas toujours.
Heureusement, avec l'information dispensée plus haut, vous pouvez appeler cette fonction en intervenant dans le processus, par exemple, dans la phase prepare . La fonction peut être appelée autant de fois que vous le désirez - elle n'appliquera les correctifs qu'une seule fois.
Exemple: application de correctifs à Firefox
Le paquet www-client/firefox est l'un de ceux qui appellent déjà
epatch_user depuis l'ebuild, vous n'avez donc pas besoin de redéfinir quoi que ce soit.
Si vous voulez appliquer un correctif à firefox (par ce qu'un développeur vous a par exemple fourni un correctif et demandé de vérifier qu'il corrige un bogue que vous avez rapporté), placez le correctif dans
/etc/portage/patches/www-client/firefox (il est certainement mieux d'utiliser le nom complet , y compris la version, de manière à ce que le correctif n'interfère pas avec des versions ultérieures de firefox).
D. Configuration du réseau sous Gentoo
1. Préparation
1.a. Préparation
Note :
ce document suppose que vous avez correctement configuré votre noyau et vos
modules en fonction de votre matériel et que vous connaissez le nom de vos
interfaces. De plus, ce guide procédera à la configuration d'eth0, mais
cela pourrait tout aussi bien être eno0, ens1, wlan0, enp1s0 etc.
|
Pour être prêt à configurer votre carte réseau, vous devez indiquer au système
RC (N.D.T : Configuration des ressources) de Gentoo le nom de cette
interface. Pour cela, un lien symbolique doit être créé de net.lo
vers net.eth0 (ou tout autre nom attribué à votre interface dans votre système) dans le répertoire /etc/init.d/.
Exemple de code 1.1 : déclarer une interface réseau |
# cd /etc/init.d
# ln -s net.lo net.eth0
|
Le système RC de Gentoo est à présent au courant pour votre interface. Il doit
maintenant savoir comment la configurer. Toutes les interfaces réseaux sont
configurées dans le fichier /etc/conf.d/net. Voici un exemple de
configuration en DHCP ou en adressage statique :
Exemple de code 1.2 : exemples de /etc/conf.d/net |
config_eth0="dhcp"
config_eth0="192.168.0.7/24"
routes_eth0="default via 192.168.0.1"
dns_servers_eth0="192.168.0.1 8.8.8.8"
config_eth0="192.168.0.7 netmask 255.255.255.0"
routes_eth0="default via 192.168.0.1"
dns_servers_eth0="192.168.0.1 8.8.8.8"
|
Note :
si vous ne spécifiez pas de configuration pour votre interface, elle sera
automatiquement configurée en DHCP.
|
Note :
CIDR signifie « Classless InterDomain Routing » (N.D.T : routage
sans tenir compte des classes). À l'origine, les adresses IPv4 étaient
classées A, B ou C. Ce vieux système de classification n'avait pas prévu la
popularité que connait aujourd'hui Internet et menaçait de ne plus pouvoir
offrir de nouvelles adresses. Le CIDR est un schéma d'adressage qui permet à
une adresse IP de désigner plusieurs adresses IP. Une adresse IP CIDR ressemble
à une adresse normale, sauf qu'elle se termine par un « / » (slash)
suivi d'un nombre. Par exemple : 192.168.0.0/16. Le CIDR est décrit en
anglais dans la RFC 1519.
|
Maintenant que notre interface est configurée, nous pouvons la démarrer et
l'arrêter grâce aux commandes suivantes :
Exemple de code 1.3 : démarrage et arrêt du réseau |
# /etc/init.d/net.eth0 start
# /etc/init.d/net.eth0 stop
|
Important :
lorsque vous cherchez à résoudre un problème de réseau, jetez un coup d'œil dans
/var/log/rc.log. À moins d'avoir rc_logger="NO" paramétré
dans /etc/rc.conf, vous trouverez des informations sur le
processus de démarrage dans ce fichier de journal.
|
Maintenant que vous avez démarré et arrêté votre carte réseau avec succès, vous
voulez peut-être qu'elle soit démarrée automatiquement lorsque Gentoo démarre.
Voici comment faire. La commande « rc » demande à Gentoo de démarrer
tous les scripts du niveau d'exécution actuel qui ne le sont pas.
Exemple de code 1.4 : activer une interface réseau au démarrage du système |
# rc-update add net.eth0 default
# rc
|
2. Configuration avancée
2.a. Configuration avancée
La variable config_eth0 est le cœur de la configuration d'une interface.
Sa valeur est une liste d'instructions de haut niveau pour configurer une
interface (eth0 dans notre cas). Chaque commande de la liste
d'instructions est exécutée séquentiellement. L'interface est considérée active
si au moins une commande marche.
Voici une liste des instructions intégrées :
| Commande |
Description |
| null |
Ne fait rien. |
| noop |
Si l'interface est active et possède une adresse, alors annule sa
configuration en renvoyant un code de succès.
|
| Une adresse IPv4 ou IPv6 |
Ajoute l'adresse à l'interface. |
dhcp, adsl ou apipa
(ou bien une commande personnalisée venant d'une module tiers)
|
Exécute le module qui fournit la commande. Par exemple, dhcp
exécutera un module qui fournit le DHCP, ce qui peut être dhcpcd,
dhclient ou pump.
|
Si une commande échoue, vous pouvez spécifier une commande de secours. Celle-ci
doit correspondre exactement à la structure de configuration.
Vous pouvez enchainer ces commandes ensemble. Voici quelques vrais
exemples :
Exemple de code 1.1 : exemples de configuration |
config_eth0="192.168.0.2/24
192.168.0.3/24
192.168.0.4/24"
config_eth0="192.168.0.2/24
4321:0:1:2:3:4:567:89ab
4321:0:1:2:3:4:567:89ac"
config_eth0="noop
dhcp"
fallback_eth0="null
apipa"
|
Note :
lorsque vous utilisez le module ifconfig pour ajouter plusieurs
adresses, un alias d'interface est alors créé pour chaque adresse
supplémentaire. Donc, avec les deux exemples précédents, vous obtiendrez
eth0, eth0:1 et eth0:2. Vous ne pouvez rien faire de
particulier avec ces interfaces car le noyau et les applications considèreront
eth0:1 et eth0:2 comme n'étant juste qu'eth0.
|
Important :
l'ordre des commandes de secours est très important ! En effet, si nous
n'avions pas spécifié la commande null, alors la commande apipa
n'aurait seulement été lancée qu'en cas d'échec de la commande noop.
|
Note :
APIPA et
DHCP seront expliqués plus tard.
|
2.b. Dépendance du réseau
Les scripts de démarrage du répertoire /etc/init.d/ peuvent
dépendre d'une interface réseau particulière ou simplement de net.
Toutes les interfaces réseau dans le système d'initialisation de Gentoo
fournissent ce qui est appelé net.
Si rc_depend_strict="YES" est renseigné dans /etc/rc.conf,
alors toutes les interfaces réseau qui fournissent net doivent être actives
avant qu'une dépendance sur "net" soit satisfaite. Autrement dit, si vous
avez net.eth0 et net.eth1 et un script
d'initialisation qui dépend de "net", alors les deux doivent être actives.
À l'inverse, si rc_depend_strict="NO" est renseigné, alors la
dépendance sur "net" est résolue dès lors qu'une interface réseau est activée.
Mais comment fait-on si net.br0 dépend de net.eth0 et
de net.eth1 ? net.eth1 peut être une interface
wifi ou bien une connexion ppp qui nécessite une configuration avant de pouvoir
être ajouté au pont réseau. Nous ne pouvons régler ce problème dans
/etc/init.d/net.br0 puisque c'est un lien symbolique vers
net.lo.
La solution est de définir un paramètre rc_need_ dans
/etc/conf.d/net.
Exemple de code 2.1 : les dépendances de net.br0 dans /etc/conf.d/net |
rc_need_br0="net.eth0 net.eth1"
|
Ce paramètre seul n'est pas suffisant. Les scripts d'initialisation réseau
de Gentoo utilisent une dépendance virtuelle nommée net pour informer
le système que le réseau est disponible. Dans le cas présent, il est évident
que le réseau doit être marqué disponible quand net.br0 est
actif et non pas quand les autres le sont. Nous allons également renseigner
cela dans le fichier /etc/conf.d/net :
Exemple de code 2.2 : mise à jour des dépendances virtuelles pour le réseau |
rc_net_lo_provide="!net"
rc_net_eth0_provide="!net"
rc_net_eth1_provide="!net"
|
Pour une explication plus détaillée des dépendances, veuillez consulter la
section Écrire un script
d'initialisation du Manuel Gentoo. Plus d'informations sur
/etc/rc.conf sont disponibles sous forme de commentaires
à l'intérieur du fichier.
2.c. Noms et valeurs des variables
Le nom des variables est dynamique. En principe, il suit le schéma
variable_${interface|mac|essid|apmac}. Par exemple, la variable
dhcpcd_eth0 contient la valeur des options dhcpcd pour eth0 et
dhcpcd_essid contient la valeur des options dhcpcd pour quand une
interface se connecte à l'ESSID essid.
Cependant, il n'y a pas de règle pure et simple stipulant que les noms
d'interface doivent être de la forme ethX. En fait, de nombreuses interfaces
sans fil ont des noms tels que wlanX, raX ou encore ethX. Aussi, les interfaces
définies par l'utilisateur, telles que les ponts réseaux, peuvent avoir
n'importe quel nom, foo par exemple. Pour rendre la vie encore
plus intéressante, les bornes d'accès wifi peuvent avoir des noms qui
contiennent des caractères non alphanumériques (c'est important car vous pouvez
configurer les paramètres réseaux en fonction de l'ESSID)...
Le problème, dans tout ceci, c'est que Gentoo utilise des variables Bash pour
gérer le réseau... et Bash ne peut rien utiliser d'autre que les caractères alphanumériques
anglais. Pour contourner cette limitation, nous transformons tout caractère qui
n'est pas un caractère alphanumérique anglais en un _.
Un autre problème de Bash est le contenu des variables : certains
caractères doivent être échappés. Ceci se fait en ajoutant un antislash
\ devant chacun de ces caractères. Les caractères qui doivent
être échappés sont ", ' et \.
Dans cet exemple, nous utilisons un ESSID wifi car ils peuvent contenir un
ensemble plus large de caractères. Disons que nous devons utiliser l'ESSID
Mon "\ rézo :
Exemple de code 3.1 : exemple de nom de variable |
dns_domain_Mon____r_zo="Mon \"\\ rézo"
|
2.d. Nommage des interfaces réseau
Comment ça marche ?
Les noms des interfaces réseau ne sont pas choisis arbitrairement : le noyau Linux et le gestionnaire de périphériques (la plupart des système utilisent udev comme gestionnaire de périphériques bien que d'autres existent) choisissent le nom de l'interface en fonction de règles bien définies.
Quand une interface est détectée sur un système, le noyau Linux rassemble les données nécessaires sur cette carte. Ceci inclut :
-
le nom enregistré (sur l'interface elle-même) de la carte, qui sera par la suite noté comme étant le paramètre ID_NET_NAME_ONBARD ;
-
le connecteur sur lequel la carte est enfichée qui sera par la suite noté comme étant le paramètre ID_NET_NAME_SLOT ;
-
le chemin via lequel la carte est accessible, qui sera par la suite noté comme étant le paramètre ID_NET_NAME_PATH ;
-
l'adresse MAC (fournie par le fabricant) de la carte, qui sera par la suite noté comme étant le paramètre
the ID_NET_NAME_MAC ;
Sur la base de ces informations, le gestionnaire de périphériques décide du nom à attribuer à l'interface sur le système. Par défaut, il utilise le premier des paramètres cités ci-dessus qu'il rencontre. Par exemple, s'il rencontre ID_NET_NAME_ONBOARD et que ce dernier vaut eno1, alors l'interface sera appelée eno1.
Si vous connaissez le nom de votre interface, vous pouvez lire les paramètres associès avec la commande udevadm:
Exemple de code 4.1 : lire les informations de la carte interface |
# udevadm test-builtin net_id /sys/class/net/enp3s0 2>/dev/null
ID_NET_NAME_MAC=enxc80aa9429d76
ID_OUI_FROM_DATABASE=Quanta Computer Inc.
ID_NET_NAME_PATH=enp3s0
|
Comme le premier paramètre rencontrés des trois paramètres est
ID_NET_NAME_PATH , c'est cette valeur qui est utilisée comme nom de l'interface. Si aucun paramètre n'est trouvé, le système en revient aux noms fournis par le noyau (eth0, eth1, etc.)
Utilisation du nommage traditionnel du noyau
Avant ce changement, les cartes interfaces réseau étaient nommées par le noyau Linux lui-même, selon l'ordre de chargement des pilotes (parmi d'autres, vraisemblablement plus obscures, raisons). Ce comportement peut toujours être activé en positionnant l'option de démarrage
net.ifnames=0 dans le chargeur de démarrage.
Une autre manière de désactiver ce comportement (et de revenir ainsi au nommage traditionnel par le noyau) est de créer une règle udev vide nommée
80-net-name-slot.rules qui écrasera alors la règle par défaut fournie (avec le même nom) ; règle qui prend en charge le nommage des interfaces réseau.
Exemple de code 4.2 : écraser le principe de nommage des interfaces réseau |
# ln -s /dev/null /etc/udev/rules.d/80-net-name-slot.rules
|
Utilisation de vos propres noms
L'idée maîtresse à la base du changement du système de nommage n'est pas de semer la confusion dans l'esprit de l'utilisateur, mais de rendre les changements plus faciles. Supposons que vous ayez deux cartes d'interface appeléer eth0 et eth1. L'une est prévue pour l'accès au réseau par câble, tandis que l'autre est prévue pour un accès sans fil. Avec la prise en charge du nommage des interfaces, vous pouvez les appeler lan0 (câblée) et wifi0 (sans fil) - c'est mieux de ne pas utiliser les noms habituels tels que eth* et wlan* car ceux-ci peuvent encore entrer en conflit avec les noms que vous proposerez.
Tout ce que vous devez faire, c'est trouver les paramètres des cartes et utiliser cette information pour définir votre propre règle de nommage :
Exemple de code 4.3 : définir le nom lan0 pour l'interface courante eth0 |
# udevadm test-builtin net_id /sys/class/net/eth0 2>/dev/null
ID_NET_NAME_MAC=enxc80aa9429d76
ID_OUI_FROM_DATABASE=Quanta Computer Inc.
# vim /etc/udev/rules.d/70-net-name-use-custom.rules
SUBSYSTEM=="net", ACTION=="add", ENV{ID_NET_NAME_MAC}=="enxc80aa9429d76", NAME="lan0"
SUBSYSTEM=="net", ACTION=="add", ENV{ID_NET_NAME_PATH}=="enp3s0", NAME="wifi0"
|
Comme les règles sont appelées avant la règle par défaut (elles sont en fait appelées dans l'ordre alphabétique, ainsi 70 est appelée avant 80) les noms fournis par le fichier de règles seront utilisés à la place des noms fournis par défaut. Le numéro alloué à un fichier devrait être entre 76 et 79 (les variables d'environnement sont définies par un début de règle et commencent par 75 alors que la solution de repli du nommage est définie par une règle numérotée 80).
3. Les modules réseaux
7.a. Les modules réseaux
Nous utilisons à présent des scripts réseaux modulaires, c'est-à-dire que nous
pouvons facilement ajouter du support pour un nouveau type d'interface ou des
nouveaux modules de configuration tout en gardant une compatibilité avec les
anciens.
Par défaut, un module se charge si le paquet nécessaire à son utilisation est
installé. Si vous spécifiez ici un module dont le paquet n'est pas installé,
vous obtiendrez alors une erreur vous indiquant quel paquet doit être installé
pour utiliser ce module. Typiquement, cette configuration n'est à faire que si
vous avez installé plusieurs paquets qui fournissent le même service et si vous
en préférez un en particulier.
Note :
tous les réglages mentionnés ci-dessous se trouvent dans
etc/conf.d/net sauf mention contraire.
|
Exemple de code 1.1 : Choix des modules |
modules="ifconfig"
modules_eth0="pump"
modules="!iwconfig"
|
3.b. Outils de configuration d'interfaces réseau
Nous fournissons deux outils de configuration d'interfaces réseau
actuellement : ifconfig et iproute2. Vous avez besoin d'un
de ces deux outils pour pouvoir procéder à la configuration du réseau.
ifconfig est l'outil par défaut de Gentoo et est inclu dans le profil
« system ». iproute2 est un paquet bien plus puissant et plus
flexible, mais n'est pas inclus par défaut.
Exemple de code 2.1 : installer iproute2 |
# emerge sys-apps/iproute2
modules="ifconfig"
|
Puisqu'ifconfig et iproute2 font à peu près la même chose, nous
avons fait en sorte que la configuration de base fonctionne indifféremment avec
les deux modules. Par exemple, les deux extraits de code ci-dessous
fonctionnent quel que soit le module utilisé.
Exemple de code 2.2 : exemples avec ifconfig ou iproute2 |
config_eth0="192.168.0.2/24"
config_eth0="192.168.0.2 netmask 255.255.255.0"
config_eth0="192.168.0.2/24 brd 192.168.0.255"
config_eth0="192.168.0.2 netmask 255.255.255.0 broadcast 192.168.0.255"
|
3.c. DHCP
Le DHCP est un moyen d'obtenir les informations nécessaires à la configuration
du réseau (adresse IP, serveurs DNS, passerelle, etc.) depuis un serveur DHCP.
Cela signifie que si un serveur DHCP est actif sur le réseau, vous n'avez qu'à
indiquer à chaque client d'utiliser DHCP et ce dernier se débrouillera tout
seul. Cependant, vous aurez peut-être quelque chose à configurer (réseau sans
fil, liaison PPP ou autre) avant de pouvoir utiliser le DHCP.
Le DHCP peut être fourni par dhclient, dhcpcd ou pump.
Chaque module DHCP a ses avantages et ses inconvénients. Voici un rapide
résumé.
| Module DHCP |
Paquet |
Avantages |
Inconvénients |
| dhclient |
net-misc/dhcp |
Produit par ISC, ceux-là même qui font le serveur DNS Bind.
Très configurable.
|
La configuration est trop complexe.
L'application est vraiment énorme.
Ne récupère pas les serveurs NTP en DHCP.
N'envoie pas le nom de la machine au serveur par défaut.
|
| dhcpcd |
net-misc/dhcpcd |
C'est le client par défaut de Gentoo depuis longtemps.
Ne s'appuie pas sur d'autre outils.
Est maintenu par l'équipe Gentoo.
|
Parfois lent.
Reste lancé même si l'adresse IP est allouée « pour toujours ».
|
| pump |
net-misc/pump |
Léger.
Ne repose pas sur d'autres outils.
|
N'est plus maintenu par ses développeurs.
Pas fiable, en particulier au travers des modems.
Ne sait pas récupérer les informations NIS depuis DHCP.
|
Si vous avez plus d'un client DHCP installé, vous devez spécifier lequel
utiliser, sinon nous utiliserons dhcpcd s'il est disponible.
Pour faire passer des options spécifiques au module dhcp, utilisez
module_eth0="..." en changeant « module » par le nom
du module DHCP à utiliser. Par exemple : dhcpcd_eth0.
Nous essayons de garder la configuration du DHCP relativement indépendante du
module utilisé. Ainsi, voici la liste des commandes utilisables avec la variable
dhcp_eth0. Par défaut, aucune n'est exécutée.
-
release : rend l'adresse IP afin qu'elle puisse être réutilisée.
-
nodns : n'écrase pas le fichier /etc/resolv.conf.
-
nontp : n'écrase pas le fichier /etc/ntp.conf.
-
nonis : n'écrase pas le fichier /etc/yp.conf.
Exemple de code 3.1 : exemple de configuration DHCP dans /etc/conf.d/net |
modules="dhcpcd"
config_eth0="dhcp"
dhcpcd_eth0="-t 10"
dhcp_eth0="release nodns nontp nonis"
|
Note :
dhcpcd et pump envoient le nom actuel de la machine au serveur
DHCP par défaut donc vous n'avez plus besoin de le spécifier.
|
2.d. L'ADSL avec PPPoE/PPPoA
Installez tout d'abord le logiciel pour gérer l'ADSL.
Exemple de code 4.1 : installer le paquet ppp |
# emerge net-dialup/ppp
|
Ensuite, créez le script net PPP et le script net de l'interface Ethernet que
doit utiliser PPP :
Exemple de code 4.2 : créer les script net PPP et Ethernet |
# ln -s /etc/init.d/net.lo /etc/init.d/net.ppp0
# ln -s /etc/init.d/net.lo /etc/init.d/net.eth0
|
Assurez-vous de définir rc_depend_strict à "YES" dans /etc/rc.conf.
Maintenant, éditez le fichier /etc/conf.d/net.
Exemple de code 4.3 : une configuration de base de PPPoE |
config_eth0=null
config_ppp0="ppp"
link_ppp0="eth0"
plugins_ppp0="pppoe"
username_ppp0='user'
password_ppp0='password'
pppd_ppp0="
noauth
defaultroute
usepeerdns
holdoff 3
child-timeout 60
lcp-echo-interval 15
lcp-echo-failure 3
noaccomp noccp nobsdcomp nodeflate nopcomp novj novjccomp"
rc_need_ppp0="net.eth0"
|
Vous pouvez également définir votre mot de passe dans /etc/ppp/pap-secrets.
Exemple de code 4.4 : exemple de fichier /etc/ppp/pap-secrets |
"nom_utilisateur" * "mot_de_passe"
|
Si vous utilisez PPPoE avec un modem USB, vous devez installer
br2684ctl. Lisez le fichier
/usr/portage/net-dialup/speedtouch-usb/files/README pour savoir
comment le configurer correctement.
Important :
lisez attentivement la section sur l'ADSL et PPP dans
/usr/share/doc/openrc-0.8.3-r1/net.example.bz2. I Elle contient des explications très
détaillées sur les réglages à votre disposition pour configurer votre PPP. Bien-entendu, remplacez 0.8.3-r1 par la version de OpenRC installée sur votre système.
|
3.e. APIPA (Adressage automatique d'adresse IP privée)
APIPA essaye de trouver une adresse libre dans l'intervalle
169.254.0.0-169.254.255.255 en faisant un requête arp sur une adresse au hasard sur
l'interface. S'il n'y a pas de réponse, alors l'adresse est assignée à cette
interface.
Cette méthode est utile pour les réseaux où il n'y a pas de serveur DHCP, où les
machines ne sont pas connectées directement à Internet et où tous les autres
ordinateurs utilisent APIPA.
Pour obtenir le support APIPA, installez net-misc/iputils ou
net-analyzer/arping.
Exemple de code 5.1 : configuration APIPA dans /etc/conf.d/net |
config_eth0="dhcp"
fallback_eth0="apipa"
config_eth0="apipa"
|
3.f. Agrégation de liens (Bonding)
Pour pouvoir faire de l'agrégation de liens (bonding, trunking), installez
net-misc/ifenslave.
L'agrégation de liens est utilisée pour augmenter la bande passante réseau. Si
vous avez deux cartes réseaux branchées sur le même réseau, vous pouvez les
fusionner afin que vos applications ne voient qu'une seule interface qui
utilise en réalité les deux cartes.
Exemple de code 8.4 : configurer une agrégation de liens dans /etc/conf.d/net |
slaves_bond0="eth0 eth1 eth2"
config_bond0="null"
rc_need_bond0="net.eth0 net.eth1 net.eth2"
|
4.g. Pont réseau (« bridge » 802.1d)
Pour activer le support des ponts réseaux, installez
net-misc/bridge-utils.
Le pontage de réseaux est utilisé pour connecter plusieurs réseaux ensemble. Par
exemple, vous pourriez avoir un serveur qui se connecte à Internet via un modem ADSL et une carte réseau sans fil pour accéder à Internet à travers le modem ADSL. Vous pourriez créer un pont pour connecter les deux réseaux ensemble.
Exemple de code 7.1 : configuration d'un pont réseau dans /etc/conf.d/net |
brctl_br0="setfd 0" "sethello 0" "stp off"
bridge_br0="eth0 eth1"
config_eth0="null"
config_eth1="null"
config_br0="192.168.0.1/24"
rc_need_br0="net.eth0 net.eth1"
|
Important :
pour la configuration de certains ponts, vous pourriez avoir besoin de consulter
la documentation sur les noms des
variables.
|
3.h. Adresse MAC
Si vous en avez besoim, vous pouvez modifier l'adresse MAC de vos interfaces via les fichiers
de configuration réseau aussi :
Exemple de code 8.1 : exemples de modification d'adresse MAC |
mac_eth0="00:11:22:33:44:55"
mac_eth0="random-ending"
mac_eth0="random-samekind"
mac_eth0="random-anykind"
mac_eth0="random-full"
|
3.i. Les tunnels
Vous n'avez pas à installer quoi que ce soit pour créer des tunnels car l'outil
de configuration d'interfaces réseaux peut s'en charger.
Exemple de code 9.1 : configuration de tunnels dans /etc/conf.d/net |
iptunnel_vpn0="mode gre remote 207.170.82.1 key 0xffffffff ttl 255"
iptunnel_vpn0="mode ipip remote 207.170.82.2 ttl 255"
config_vpn0="192.168.0.2 peer 192.168.1.1"
|
3.j. VLAN (802.1q)
Pour activer le support des VLAN, installez net-misc/vconfig.
Un réseau virtuel (ou VLAN) est un groupe d'équipements réseaux qui agissent
comme s'ils se trouvaient sur un seul segment réseau, même si ce n'est pas le
cas. Les membres d'un VLAN peuvent uniquement voir les autres membres du même
VLAN, même s'ils sont physiquement sur le même réseau.
Exemple de code 10.1 : configuration de VLAN dans /etc/conf.d/net |
vlans_eth0="1 2"
vconfig_eth0="set_name_type VLAN_PLUS_VID_NO_PAD"
vconfig_vlan1="set_flag 1" "set_egress_map 2 6"
config_vlan1="172.16.3.1 netmask 255.255.254.0"
config_vlan2="172.16.2.1 netmask 255.255.254.0"
|
Important :
pour la configuration de certains VLAN, vous pourriez avoir besoin de consulter
la documentation sur les noms des
variables.
|
4. Les réseaux sans fil
4.a. Introduction
Faire fonctionner le réseau sans fil est en général assez direct sur Linux. Il y a deux manières de le configurer : les clients graphiques ou la ligne de commande.
Le moyen le plus facile est d'utiliser un client graphique, une fois que vous avez installé un environnement de bureau. La plupart des clients graphiques tels que wicd et NetworkManager, sont d'usage assez évident. Ils offrent une interface simple qui vous permet de configurer votre réseau en quelques secondes.
Note :
wicd possède une fonctionnalité de ligne de commande en plus de l'interface graphique principale. Vous pouvez l'obtenir en installant wicd avec l'option USE
ncurses. Cet utilitaire wicd-curses est particulièrement utile pour ceux qui n'utilisent pas un environnement de bureau basé sur gtk, mais désirent néanmoins un outil en ligne de commande facile qui ne requiert pas d'éditer des fichiers de configuration.
|
Néanmoins, si vous ne voulez pas utiliser un client graphique, vous pouvez configurer le sans fil en ligne de commande en éditant quelques fichiers de configuration. Ceci prend un peu plus de temps, mais demande moins de paquets à télécharger et installer. Comme les client graphiques sont d'usage évident (avec des écrans d'aide en page d'accueil) nous nous focaliserons sur la configuration en ligne de commande.
Vous pouvez configurer le réseau sans fil en ligne de commande en installant wireless-tools ou wpa_supplicant. La chose importante à se rappeler, c'est que vous configurez les réseaux sans fil globalement et non pas par interface.
wpa_supplicant est le meilleur choix mais il ne gère pas tous les
pilotes. Pour une liste des matériels supportés, lisez le site web de
wpa_supplicant.
wireless-tools supporte pratiquement toutes les cartes et tous les
pilotes, mais il ne sait pas se connecter aux points d'accès qui ne font que du
WPA. Si vos réseaux n'offrent que le chiffrage WEP ou sont complètement ouverts, il se peut que vous préfériez la simplicité de wireless-tools.
Attention :
le pilote linux-wlan-ng n'est pas supporté par baselayout pour le
moment, à cause de sa mise en place et de sa configuration qui est complètement
différente de ce qui se fait ailleurs. Des rumeurs émanant des développeurs de
linux-wlan-ng affirmeraient que leur procédure de mise en place se
conformerait à celle de wireless-tools. Lorsque ceci sera effectif, vous
pourrez utiliser linux-wlan-ng avec notre baselayout.
|
4.b. WPA Supplicant
WPA Supplicant est un
paquet qui vous permettra de vous connecter à un point d'accès WPA.
Exemple de code 2.1 : installer wpa_supplicant |
# emerge net-wireless/wpa_supplicant
|
Important :
vous devez activer CONFIG_PACKET dans votre noyau pour que
wpa_supplicant puisse fonctionner.Essayer la commande grep CONFIG_PACKET
/usr/src/linux/.config pour savoir si c'est activé dans votre noyau.
|
Note :
selon les options USE , wpa_supplicant peut installer une interface graphique écrite en Qt4, qui s'intégrera parfaitement dans KDE. Pour l'avoir, exécutez echo "net-wireless/wpa_supplicant qt4" >> /etc/portage/package.use en tant qu'administrateur
root avant d'installer wpa_supplicant.
|
Nous devons maintenant indiquer dans le fichier /etc/conf.d/net
que nous préférons utiliser wpa_supplicant plutôt que
wireless-tools (si les deux sont installés, wireless-tools est l'interface par défaut).
Exemple de code 2.2 : configuration de /etc/conf.d/net pour wpa_supplicant |
modules="wpa_supplicant"
wpa_supplicant_eth0="-Dmadwifi"
|
Note :
si vous utilisez le pilote host-ap, vous devez placer la carte en mode
Managed afin qu'elle puisse être utilisée correctement par
wpa_supplicant. Vous pouvez utiliser la commande iwconfig_eth0="mode
managed" dans /etc/conf.d/net pour ce résultat.
|
Plutôt simple, n'est-ce pas ? Pourtant, nous devons encore configurer
wpa_supplicant lui-même, ce qui peut devenir bien plus fastidieux selon
le niveau de sécurité demandé par le point d'accès auquel vous souhaitez vous
connecter. L'exemple ci-dessous est repris puis adapté depuis le fichier
/usr/share/doc/wpa_supplicant-<version>/wpa_supplicant.conf.gz fourni avec
wpa_supplicant.
Exemple de code 2.3 : un exemple de fichier /etc/wpa_supplicant/wpa_supplicant.conf |
ctrl_interface=/var/run/wpa_supplicant
ctrl_interface_group=0
ap_scan=1
network={
ssid="simple"
psk="une phrase super secrete"
priority=5
}
network={
ssid="second ssid"
scan_ssid=1
psk="phrase tres secrete"
priority=2
}
network={
ssid="exemple"
proto=WPA
key_mgmt=WPA-PSK
pairwise=CCMP TKIP
group=CCMP TKIP WEP104 WEP40
psk=06b4be19da289f475aa46a33cb793029d4ab3db7a23ee92382eb0106c72ac7bb
priority=2
}
network={
ssid="test-en-clair"
key_mgmt=NONE
}
network={
ssid="static-wep-test"
key_mgmt=NONE
wep_key0="abcde"
wep_key1=0102030405
wep_key2="1234567890123"
wep_tx_keyidx=0
priority=5
}
network={
ssid="static-wep-test2"
key_mgmt=NONE
wep_key0="abcde"
wep_key1=0102030405
wep_key2="1234567890123"
wep_tx_keyidx=0
priority=5
auth_alg=SHARED
}
network={
ssid="test adhoc"
mode=1
proto=WPA
key_mgmt=WPA-NONE
pairwise=NONE
group=TKIP
psk="une phrase secrete"
}
|
4.c. Wireless Tools
Mise en place et mode « Managed »
Wireless
Tools fournit un moyen générique de configurer des interfaces sans fil
jusqu'au niveau de sécurité WEP. Bien que WEP soit une méthode faiblement
sécurisée, elle reste la plus répandue.
La configuration de Wireless Tools est contrôlée par quelques variables.
L'exemple de fichier de configuration ci-dessous devrait couvrir tous vos
besoins. Sachez simplement qu'en cas de non-configuration, nous essayons tout de
même de connecter l'interface au point d'accès le plus fort, quel qu'il soit.
Exemple de code 3.1 : installer wireless-tools |
# emerge net-wireless/wireless-tools
|
Note :
bien que vous puissiez stocker la configuration du réseau sans fil dans le
fichier /etc/conf.d/wireless, ce guide vous recommande de la placer
dans le fichier /etc/conf.d/net.
|
Exemple de code 3.2 : exemple de configuration /etc/conf.d/net avec iwconfig |
modules=( "iwconfig" )
key_ESSID1="[1] s:votrecle key [1] enc open"
key_ESSID2="[1] aaaa-bbbb-cccc-dd key [1] enc restricted"
preferred_aps="'ESSID1' 'ESSID2'"
|
Réglagesfins pour la sélection de points d'accès
Vous pouvez éventuellement rajouter des options pour affiner la sélection des
points d'accès. Ceci n'est pas indispensable.
Vous pouvez décider si nous devons nous connecter uniquement aux points d'accès
préférés ou pas. Par défaut, si tout ce qui a été configuré a échoué
et si nous pouvons nous connecter à un point d'accès non chiffré, alors nous le
ferons. Ce comportement peut être contrôlé par la variable
associate_order. Voici une table qui présente les valeurs acceptables et
à quoi elles servent.
| Valeur |
Description |
| any |
Comportement par défaut. |
| preferredonly |
Nous nous connecterons uniquement à un point d'accès présent dans la
liste.
|
| forcepreferred |
Nous forcerons la connexion à un point d'accès dans l'ordre listé si
ceux-ci ne sont pas trouvés lors d'un scan.
|
| forcepreferredonly |
Ne lance pas le scan. Essaye simplement de se connecter à l'un d'entre eux
dans l'ordre indiqué.
|
| forceany |
Pareil que forcepreferred puis essaie n'importe quel autre point
d'accès si cela n'a pas marché.
|
Enfin, voici les variables blacklist_aps et unique_ap.
blacklist_aps fonctionne d'une manière similaire à preferred_aps.
unique_ap attend yes ou no pour savoir si une deuxième
interface peut se connecter sur le même point d'accès que la première.
Exemple de code 3.3 : exemples pour liste noire (blacklist)_aps et unique_ap |
blacklist_aps="'ESSID3' 'ESSID4'"
unique_ap="yes"
|
Modes Ad-Hoc et Master
Vous pouvez aussi vous déclarer comme nœud Ad-Hoc si vous n'arrivez pas à
joindre un point d'accès.
Exemple de code 3.4 : se replier sur le mode Ad-Hoc |
adhoc_essid_eth0="Mon noeud Adhoc"
|
Et pourquoi pas se connecter à des réseaux Ad-Hoc ou bien tourner en mode Master
pour devenir nous-même un point d'accès ? Voici la configuration qu'il vous
faut. Vous aurez peut-être à spécifier des clés WEP comme indiqué précédemment.
Exemple de code 3.5 : exemple de configuration Ad-Hoc/Master |
mode_eth0="ad-hoc"
essid_eth0="Mon noeud adhoc"
channel_eth0="9"
|
Important :
ce qui suit est repris en l'état de la documentation
NetBSD sur WaveLAN. Il y a 14 canaux possibles. Nous avons été informés
que les canaux 1 à 11 sont légaux en Amérique du Nord, 1 à 13 dans une grande
partie de l'Europe, 10 à 13 en France et uniquement le 14 au Japon. En cas de
doute, consultez la documentation fournie avec la carte ou avec le point
d'accès. Assurez-vous que le canal choisi correspond à celui du point d'accès
(ou de l'autre carte en réseau Ad-Hoc). Par défaut, ce canal est le numéro 3
sur les cartes vendues en Amérique du Nord et dans une grande partie de
l'Europe, 11 en France et 14 au Japon).
|
Problèmes et résolutions concernant Wireless Tools
Il existe quelques variables supplémentaires que vous pouvez utiliser pour vous
aider à résoudre les problèmes de pilote ou d'environnement pour faire
fonctionner votre réseau sans fil. Voici une table répertoriant ce que vous
pouvez essayer :
| Variable |
Valeur par défaut |
Description |
| iwconfig_eth0 |
|
Lisez man iwconfig pour savoir ce qu'il est possible d'indiquer à
iwconfig.
|
| iwpriv_eth0 |
|
Lisez man iwpriv pour savoir ce qu'il est possible d'indiquer à
iwpriv.
|
| sleep_scan_eth0 |
0 |
Le nombre de secondes à attendre avant de lancer un scan. Cette commande est
requise lorsque le pilote a besoin de temps supplémentaire pour compléter
son activation et pour devenir utilisable.
|
| sleep_associate_eth0 |
5 |
Le nombre de secondes permis à l'interface pour qu'elle réussisse à
s'associer avec le point d'accès avant de passer au suivant.
|
| associate_test_eth0 |
MAC |
Certains pilotes n'assignent pas une adresse MAC invalide pendant qu'ils
essayent de se connecter.
Certains pilotes ne remettent pas à zéro le niveau de qualité pendant qu'ils
essayent se se connecter.
Les valeurs autorisées sont MAC, quality ou all, pour
les deux.
|
| scan_mode_eth0 |
|
Certains pilotes doivent scanner en mode Ad-Hoc. Donc si le scan échoue
systématiquement, essayez de spécifier ad-hoc ici.
|
| iwpriv_scan_pre_eth0 |
|
Envoie des commandes iwpriv à l'interface avant le scan.
Veuillez lire man iwpriv pour les détails.
|
| iwpriv_scan_post_eth0 |
|
Envoie des commandes iwpriv à l'interface après le scan.
Veuillez lire le man iwpriv pour les détails.
|
4.d. Spécifier une configuration réseau selon l'ESSID
Il se peut que lorsque vous vous connectez à ESSID1, vous ayez besoin
d'une adresse IP statique et que lorsque vous vous connectez à ESSID2,
vous vouliez du DHCP. En fait, on peut spécifier la plupart des variables selon
l'ESSID. Voici comment faire.
Note :
cela marche si vous utilisez WPA Supplicant ou Wireless Tools.
|
Exemple de code 4.1 : surcharger la configuration réseau selon l'ESSID |
config_ESSID1="192.168.0.3/24 brd 192.168.0.255"
routes_ESSID1="default via 192.168.0.1"
config_ESSID2="dhcp"
fallback_ESSID2="192.168.3.4/24"
fallback_route_ESSID2="default via 192.168.3.1"
dns_servers_ESSID1="192.168.0.1 192.168.0.2"
dns_domain_ESSID1="some.domain"
dns_search_domains_ESSID1="search.this.domain search.that.domain"
config_001122334455="dhcp"
dhcpcd_001122334455="-t 10"
dns_servers_001122334455="192.168.0.1 192.168.0.2"
|
5. Ajout de fonctionnalités
2.a. Fonctions accrochables standard
Des points d'accroche sont prévus pour quatre fonctions, qui peuvent être définies par l'administrateur dans /etc/conf.d/net, et sont appelées
lors du démarrage/arrêt du réseau. Ces fonctions sont appelées en
spécifiant le nom de l'interface en premier, afin de pouvoir contrôler plusieurs
interfaces avec un même script.
La valeur renvoyée par les fonctions preup() et predown() doit
être 0 (succès) pour que la configuration ou la déconfiguration de l'interface
puisse continuer. Si preup() renvoie autre chose que zéro, alors la
configuration de l'interface sera annulée. Si predown() renvoie autre
chose que zéro, alors l'interface ne sera pas autorisée à être désactivée.
La valeur renvoyée par les fonctions postup() et postdown() n'ont
pas d'importance car il n'y a rien à faire après.
La variable ${IFACE} contient le nom de l'interface qui doit être activée
ou désactivée. La variable ${IFVAR} contient une version utilisable dans
un nom de variable Bash du nom de l'interface.
Exemple de code 1.1 : exemples de fonctions pre/post up/down |
preup() {
if ethtool ${IFACE} | grep -q 'Link detected: no'; then
ewarn "No link on ${IFACE}, aborting configuration"
return 1
fi
return 0
}
predown() {
if is_net_fs /; then
eerror "root filesystem is network mounted -- can't stop ${IFACE}"
return 1
fi
return 0
}
postup() {
return 0
}
postdown() {
return 0
}
|
Note :
pour plus d'information sur la façon d'écrire vos propres fonctions accrochables, reportez-vous à
/usr/share/doc/openrc-*/net.example.bz2.
|
5.b. Fonction accrochables pour Wireless Tools
Note :
cela ne marchera pas avec WPA Supplicant, mais les variables ${ESSID} et
${ESSIDVAR} sont disponibles dans la fonction postup().
|
Des points d'accroche sont prévus pour deux fonctions, définies dans /etc/conf.d/net, qui sont appelées avant et après la connexion à un point
d'accès et peuvent être personnalisées. Les fonctions sont appelées en spécifiant
le nom de l'interface en premier afin de pouvoir contrôler plusieurs interfaces
avec la même fonction.
La valeur renvoyée par la fonction preassociate() doit être 0 pour
indiquer que la configuration ou la déconfiguration de l'interface peut
continuer. Si preassociate() renvoie autre chose que zéro, alors la
configuration de l'interface sera annulée.
La valeur renvoyée par la fonction postassociate() est ignorée, car il
n'y a plus rien à faire après.
La variable ${ESSID} contient le nom exact de l'ESSID du point d'accès
auquel on se connecte. ${ESSIDVAR} contient ce même nom, mais transformé
afin qu'il puisse être utilisé dans le nom d'une variable Bash.
Exemple de code 2.1 : exemples de fonctions pre/post association dans /etc/conf.d/net |
preassociate() {
local user pass
eval user=\"\$\{leap_user_${ESSIDVAR}\}\"
eval pass=\"\$\{leap_pass_${ESSIDVAR}\}\"
if [[ -n ${user} && -n ${pass} ]]; then
if [[ ! -x /opt/cisco/bin/leapscript ]]; then
eend "For LEAP support, please emerge net-misc/cisco-aironet-client-utils"
return 1
fi
einfo "Waiting for LEAP Authentication on \"${ESSID//\\\\//}\""
if /opt/cisco/bin/leapscript ${user} ${pass} | grep -q 'Login incorrect'; then
ewarn "Login Failed for ${user}"
return 1
fi
fi
return 0
}
postassociate() {
return 0
}
|
Note :
les variables ${ESSID} et ${ESSIDVAR} ne sont pas disponibles dans
les fonctions predown() et postdown().
|
Note :
pour plus d'information sur la façon d'écrire vos propres fonctions, reportez-vous à
/usr/share/doc/openrc-*/net.example.bz2.
|
6. Gestion du réseau
6.a. Gestion du réseau
Si votre ordinateur et vous êtes tout le temps en déplacement, cela signifie
qu'il n'y a pas tout le temps un câble réseau de branché sur votre carte réseau
ou un point d'accès sans fil prêt à vous accueillir. Aussi, vous pouvez
configurer le système pour que le réseau soit automatiquement activé dès qu'un
câble est branché ou dès qu'un point d'accès est disponible.
Voici quelques outils qui vous aideront à réaliser cela.
Note :
ce document ne parle que d'ifplugd, mais il existe d'autres alternatives
intéressantes, comme netplug. netplug est une alternative plus
légère à ifplugd mais il suppose que les pilotes réseau du noyau
fonctionnent correctement, ce qui n'est pas toujours le cas.
|
6.b. ifplugd
ifplugd est un
démon qui démarre et arrête les interfaces lorsqu'un câble Ethernet est branché
ou débranché. Il sait aussi détecter les associations à un point d'accès ou
lorsqu'un nouveau point d'accès devient disponible.
Exemple de code 2.1 : installer ifplugd |
# emerge sys-apps/ifplugd
|
La configuration d'ifplugd est vraiment très simple. Consultez man
ifplugd pour savoir quelles sont les variables utilisables dans le fichier
/etc/conf.d/net. Lisez également
/usr/share/doc/openrc-*/net.example.bz2 pour plus d'exemples.
Exemple de code 2.2 : exemple de configuration d'ifplugd |
ifplugd_eth0="..."
ifplugd_eth0="--api-mode=wlan"
|
En plus de gérer plusieurs connexions réseaux, vous pouvez utiliser un petit
utilitaire qui facilite la gestion des configurations DNS. C'est vraiment
pratique lorsque vous recevez votre adresse IP par DHCP. Installez simplement
openresolv.
Exemple de code 2.3 : installer openresolv |
# emerge openresolv
|
Voir man resolvconf pour mieux comprendre comment il fonctionne.
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