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2. Choisir le bon support d'installation
Table des matières :
2.a. Matériel requis
Introduction
Avant de débuter, nous allons présenter le matériel requis pour installer
Gentoo avec succès sur votre système.
Matériel requis
| Processeur (Big Endian port) |
MIPS3, MIPS4, MIPS5 ou MIPS64-class CPU |
| Processeur (Little Endian port) |
MIPS4, MIPS5 ou MIPS64-class CPU |
| Mémoire |
128 Mo |
| Espace disque |
3 Go (mémoire virtuelle non comprise) |
| Mémoire virtuelle |
Au moins 256 Mo |
Vous devriez consulter le document Matériels supportés par Linux
Gentoo/MIPS.
2.b. Notes à l'installation
Quelques mots sur les processeurs
Sur de nombreuses architectures, on peut trouver plusieurs générations de
processeurs et chaque génération est construite sur les bases de la génération
précédente. Les architectures MIPS ne font pas exception. Il existe plusieurs
générations de processeurs pour l'architecture MIPS. Pour pouvoir choisir
l'archive de stage utilisée lors du démarrage en réseau et pour bien configurer
la variable CFLAGS, vous devez savoir à quelle famille le processeur de
votre système appartient. Ces familles sont regroupées sous la dénomination ISA
(pour Instruction Set Architecture).
| ISA MIPS |
32/64 bits |
Processeurs concernés |
| MIPS 1 |
32 bits |
R2000,
R3000
|
| MIPS 2 |
32 bits |
R6000
|
| MIPS 3 |
64 bits |
R4000,
R4400,
R4600,
R4700
|
| MIPS 4 |
64 bits |
R5000,
RM5000,
RM7000,
R8000,
R9000,
R10000,
R12000,
R14000,
R16000
|
| MIPS 5 |
64 bits |
N'existe pas encore.
|
| MIPS32 |
32 bits |
Série AMD Alchemy, 4kc, 4km, beaucoup d'autres...Il y a quelques révisions dans le MIPS32 ISA.
|
| MIPS64 |
64 bits |
Broadcom SiByte SB1, 5kc etc...Il y a quelques révisions dans le MIPS64 ISA.
|
Note :
la couche ISA du MIPS5 a été conçue par Silicon Graphics en 1994, mais
n'a jamais été utilisée dans un processeur. Elle continue à survivre en tant
que partie de l'ISA du MIPS64.
|
Note :
les couches ISA du MIPS32 et du MIPS64 sont une source commune de
confusion. La couche ISA du MIPS64 est en fait une surcouche de celle du
MIPS5, elle inclut donc toutes les instructions ISA du MIPS5 et
précédents. Le MIPS32 est la version 32 bits du MIPS64, il
n'existe que parce que la plupart des applications ne nécessitent que du calcul
32 bits.
|
Un autre concept important à prendre en compte est la représentation des
nombres dans le système. Elle se réfère à la manière avec laquelle le
processeur lit les mots dans la mémoire principale. Un mot peut être lu comme
étant big endian (l'octet de poids fort en premier) ou little
endian (l'octet de poids faible en premier). Les machines Intel x86 sont en
général en little endian, alors que les machines Apple et SPARC sont en big
endian. Sur les MIPS, on peut rencontrer les deux. Pour séparer les deux cas,
nous ajoutons el au nom de l'architecture lorsqu'elle est en little
endian.
| Architecture |
32/64 bits |
Big/little endian |
Machines concernées |
| mips |
32 bits |
Big Endian |
Silicon Graphics |
| mipsel |
32 bits |
Little Endian |
Cobalt Servers |
| mips64 |
64 bits |
Big Endian |
Silicon Graphics |
| mips64el |
64 bits |
Little Endian |
Cobalt Servers, PlayStation 2 |
Pour ceux qui veulent en savoir plus sur les ISA, vous pouvez vous référer aux
liens ci-dessous :
L'archive stage3
Une archive stage3 contient un environnement minimal d'utilisation à partir
duquel vous pouvez installer Gentoo sur votre système en suivant les
instructions de ce manuel. Des archives stage1 et stage2 ont été disponibles
et documentées, mais ne sont plus documentées dans ce manuel bien que ces
archives soient encore disponibles. Si vous tenez absolument à réaliser une
installation à partir d'une de ces archives, veuillez consulter notre FAQ à ce sujet.
2.c. Aperçu du démarrage réseau
Dans ce chapitre, nous allons traiter de l'ensemble des points nécessaires pour
réussir un démarrage réseau sur une machine Silicon Graphics ou un serveur
Cobalt. Ce n'est qu'un condensé et n'a pas pour vocation d'être complet. Pour
plus d'informations, il est conseillé de lire le
Guide Gentoo sans disque dur.
Ce dont vous avez besoin : Selon la machine, il vous faudra réunir un
certain nombre de critères pour démarrer en réseau et installer Linux avec
succès.
-
En Général :
- DHCP/BOAMD Alchemy series, 4kc, 4km, et beaucoup d'autres... Il y a quelques révisions dans le MIPS32 ISA.Le serveur OTP (ISC DHCPd recommandé)
- De la patience (beaucoup).
-
Sur les stations Silicon Graphics :
- Un serveur TFTP (tftp-hpa est recommandé) ;
-
Si vous voulez/devez utiliser une console en série :
-
Un câble série MiniDIN8 --> RS-232 (seulement nécessaire sur les systèmes IP22 et IP28)
- Un câble Null-modem ;
-
Un terminal compatible VT100 ou ANSI capable de transfert à 9600
baud.
-
Pour les serveurs Cobalt (PAS l'original Qube) :
- Un serveur NFS ;
- Un câble Null-modem ;
-
Un terminal compatible VT100 ou ANSI capable de transfert à 115200
baud.
Note :
les machines SGI utilisent un connecteur MiniDIN 8 pour les ports en série.
Apparemment les câbles modem de chez Apple peuvent servir de câbles séries,
mais maintenant que les machines Apple sont équipées de modems internes et de
ports USB, ils commencent à être difficiles à trouver. Un schéma de câblage est
disponible sur le Wiki
Linux/MIPS et tout bon magasin d'électronique devrait avoir les
connectiques nécessaires en stock.
|
Note :
pour le terminal vous pouvez utiliser un vrai terminal VT100/ANSI ou un logiciel
d'émulation de terminal exécuté sur PC (comme HyperTerminal, Minicom, seyon,
Telex, xc, screen, comme vous voulez). Peu importe la plate-forme utilisée, du
moment qu'elle dispose d'un port série RS-232 utilisable et des logiciels
nécessaires.
|
Note :
ce guide NE traite PAS des Qube originels. Ces serveurs ne disposent pas de port
série sur la configuration par défaut et il n'est donc pas possible d'installer
Gentoo dessus sans l'aide d'un tournevis et d'une machine hôte sur laquelle se
fera l'installation. Le site suivant dispose d'un guide pour installer Gentoo
sur ces machines : http://www.metzner.org/projects/qube/.
|
Mise en place des serveurs TFTP et DHCP : rappels rapides
Bon, maintenant que vous disposez des pièces nécessaires on va pouvoir commencer
les choses sérieuses. Comme mentionné auparavant, ce n'est pas un guide complet,
seulement un ensemble de configurations minimales pour que tout puisse
fonctionner. Vous pouvez au choix utiliser ce chapitre pour réaliser une
configuration à partir de zéro ou utiliser les suggestions pour modifier votre
configuration actuelle pour qu'elle supporte le démarrage réseau.
Notons que les serveurs utilisés ne sont pas obligatoirement sous Gentoo Linux,
vous pouvez bien sûr disposer d'un FreeBSD ou de toute autre plate-forme de
type UNIX. Cependant ce guide supposera que vous utilisez Gentoo Linux.
Vous pouvez également mettre le serveur TFTP/NFS sur une autre machine que celle
utilisée pour le serveur DHCP.
Attention :
l'équipe Gentoo/MIPS n'est pas en mesure de vous aider à configurer d'autres
systèmes d'exploitation en tant que serveurs de démarrage réseau. Si vous
choisissez un autre système, cela suppose que vous savez ce que vous faites.
|
Première étape, la configuration du DHCP. Afin que le démon ISC DHCP réponde
aux requêtes de type BOOTP (obligatoire pour la BOOTROM des SGI et Cobalt), vous
devez tout d'abord permettre le BOOTP dynamique sur le sous-réseau utilisé. Puis
vous devez configurer une entrée sur chaque client qui pointe sur l'image de
démarrage.
Exemple de code 3.1 : installer le service DHCP |
# emerge dhcp
|
Une fois installé vous devez créer le fichier /etc/dhcp/dhcpd.conf.
Voici une configuration de base que vous pouvez modifier pour vos besoins.
Exemple de code 3.2 : Configuration de dhcpd.conf |
ddns-update-style none;
subnet 192.168.10.0 netmask 255.255.255.0 {
pool {
range dynamic-bootp 192.168.10.1 192.168.10.254;
}
option domain-name-servers 203.1.72.96, 202.47.56.17;
option routers 192.168.10.1;
authoritative;
allow bootp;
}
|
Avec cette configuration vous pouvez ajouter les clients que vous voulez dans la
configuration du sous-réseau. Nous indiquerons plus tard ce que vous devez
mettre.
Seconde étape, installer un serveur TFTP. Il est recommandé d'utiliser
tftp-hpa, car c'est le seul démon TFTP à notre connaissance qui
fonctionne correctement. Pour l'installer, il suffit de faire ceci :
Exemple de code 3.3 : installer tftp-hpa |
# emerge net-ftp/tftp-hpa
|
Cela créera le répertoire /tftproot où vous devrez entreposer vos
images de démarrage réseau. Vous pouvez les placer ailleurs si vous voulez.
Dans ce guide, on supposera que vous les avez laissées dans le répertoire par
défaut.
2.d. Démarrer une station SGI sur le réseau
Téléchargement d'une image Netboot
Selon le système que vous installez, plusieurs images sont disponibles au
téléchargement. Elles sont toutes nommées selon le type de système et le
processeur pour lesquels elles ont été compilées. Les types de machines sont les
suivants :
| Nom de code |
Machine |
| IP22 |
Indy, *Indigo 2, Challenge S |
| IP26 |
*Indigo 2 Power |
| IP27 |
Origin 200, Origin 2000 |
| IP28 |
*Indigo 2 Impact |
| IP30 |
Octane |
| IP32 |
O2 |
Note :
(*) une erreur fréquente : se tromper entre les IRIS Indigo (IP12 avec un
processeur R3000 ou IP20 avec un processeur R4000, aucun des deux ne fonctionne
sous Linux), les Indigo 2 (IP22, qui fonctionne bien sous Linux), les Indigo 2
Power basés sur un processeur R8000 (qui ne fonctionne absolument pas sous
Linux) et les Indigo 2 Impact basés sur un processeur R10000 (IP28, qui est à un
stade très expérimental). Faites bien attention car ce sont des machines très
différentes.
|
Enfin, dans le nom du fichier, r4k se réfère à la série des processeurs R4000,
r5k aux R5000, rm5k aux RM5000 et r10k aux R10000. Vous trouverez les images
disponibles sur mirrors.
Configuration DHCP pour un client SGI
Une fois que vous avez téléchargé ce fichier, placez le fichier décompressé
dans le répertoire /tftproot. (Utilisez bzip2 -d pour la
décompression). Puis, éditez le fichier /etc/dhcp/dhcpd.conf et
ajoutez-y une entrée pour votre client SGI.
Exemple de code 4.1 : modifier dhcpd.conf pour un station SGI |
subnet xxx.xxx.xxx.xxx netmask xxx.xxx.xxx.xxx {
host sgi {
hardware ethernet 08:00:69:08:db:77;
next-server 192.168.10.1;
fixed-address 192.168.10.3;
filename "/gentoo-r4k.img";
}
}
|
Options du noyau
C'est presque fini mais il reste à faire quelques petites modifications pour que
tout soit parfait. Ouvrez une console avec les privilèges administrateurs et
entrez les commandes suivantes :
Exemple de code 4.2 : quelques corrections pour les machines SGI pour que le TFTP fonctionne correctement |
# echo 1 > /proc/sys/net/ipv4/ip_no_pmtu_disc
# echo "2048 32767" > /proc/sys/net/ipv4/ip_local_port_range
|
Cela devrait être suffisant pour permettre au serveur Linux de bien fonctionner
avec la PROM de votre machine SGI.
Démarrer les démons
Vous êtes désormais prêt à démarrer vos démons. Entrez les lignes
suivantes :
Exemple de code 4.3 : démarrage des serveurs DHCP et TFTP |
# /etc/init.d/dhcp start
# /etc/init.d/in.tftpd start
|
Si tout se passe bien, vous devriez pouvoir maintenant démarrer votre station
SGI et continuer à suivre le guide. Si le serveur DHCP ne démarre pas pour une
raison ou pour une autre, essayez de lancer dhcpd en ligne de commande
pour voir ce qu'il vous donne comme indications. Si tout va bien il devrait
simplement se dupliquer en tâche de fond. Sinon, il vous retournera
« exiting. » juste après vous avoir donné les raisons de ce problème.
une bonne méthode pour vérifier si le serveur TFTP fonctionne effectivement est
de taper la commande suivante (si vous obtenez un résultat proche de celui
mentionné ci-dessous c'est que tout va bien) :
Exemple de code 4.4 : vérifiez que TFTPd fonctionne correctement |
# netstat -al | grep ^udp
udp 0 0 *:bootpc *:*
udp 0 0 *:631 *:*
udp 0 0 *:xdmcp *:*
udp 0 0 *:tftp *:*
|
Démarrer depuis le réseau sur une machine SGI
Maintenant que tout est en place, le DHCP et le TFTP, vous pouvez démarrer votre
machine SGI. Quand vous voyez à l'écran « Running power-on
diagnostics », cliquez soit sur « Stop For Maintenance » ou tapez
Échap. Vous obtiendrez alors à l'écran un menu comme celui présenté plus bas.
Tapez la commande indiquée ci-dessous :
Exemple de code 4.5 : menu de maintenance de la PROM SGI |
Running power-on diagnostics
System Maintenance Menu
1) Start System
2) Install System Software
3) Run Diagnostics
4) Recover System
5) Enter Command Monitor
Option? 5
Command Monitor. Type "exit" to return to the menu.
>> bootp(): root=/dev/ram0
|
À partir de là, la machine devrait commencer à télécharger l'image, puis,
quelque chose comme 20 secondes plus tard, elle devrait commencer à démarrer
sous Linux. Si tout va bien, vous devriez alors obtenir le shell ash de
Busybox comme indiqué plus bas. Vous pouvez alors commencer à
Configurer le réseau.
Exemple de code 4.6 : quand tout va bien... |
init started: BusyBox v1.00-pre10 (2004.04.27-02:55+0000) multi-call binary
Gentoo Linux; http://www.gentoo.org/
Copyright 2001-2004 Gentoo Technologies, Inc.; Distributed under the GPL
Gentoo/MIPS Netboot for Silicon Graphics Machines
Build Date: April 26th, 2004
* To configure networking, do the following:
* For Static IP:
* /bin/net-setup <IP Address> <Gateway Address> [telnet]
* For Dynamic IP:
* /bin/net-setup dhcp [telnet]
* If you would like a telnetd daemon loaded as well, pass "telnet"
* As the final argument to /bin/net-setup.
Please press Enter to activate this console.
|
Problèmes et solutions
Si votre machine se bloque et refuse de télécharger son image, cela peut venir
de deux choses : ou bien vous vous êtes trompé quelque part, ou alors il
faut la persuader gentiment de fonctionner correctement (non, pas à coups de
marteau !). Voici une liste de ce que vous pouvez vérifier :
-
Le serveur dhcpd attribue une adresse IP à votre machine SGI. Vous devriez
avoir des messages de requête BOOTP dans vos fichiers de journalisation
système. tcpdump peut également vous être utile dans ce cas.
-
Les droits d'accès au répertoire de TFTP sont-ils corrects ?
/tftproot doit être accessible en lecture pour tous.
-
Jetez un œil dans les fichiers de journalisation système pour voir ce que
vous dit le serveur TFTP (peut-être des erreurs ?).
Si vous avez tout bien vérifié sur votre serveur et que vous continuez à avoir
des problèmes de délais de réponse dépassés, essayez de taper sur votre console
SGI :
Exemple de code 4.7 : essayer de forcer le bon fonctionnement de la PROM SGI |
>> resetenv
>> unsetenv netaddr
>> unsetenv dlserver
>> init
>> bootp(): root=/dev/ram0
|
2.e. Alternative : Gentoo/MIPS SGI LiveCD
Aperçu
Sur les machines Silicon Graphics, il est possible de démarrer sur un CD afin
d'installer un système d'exploitation (comme pour installer IRIX par exemple.)
Récemment, des images de CD amorçables pour installer Gentoo ont été rendues
disponibles.
Pour le moment, le LiveCD Gentoo/MIPS ne fonctionnera que sur les stations de
travail SGI Indy, Indigo 2 et O2 équipées de processeurs R4000 ou R5000.
Cependant, cela pourrait fonctionner avec d'autres plates-formes dans le futur.
Vous pouvez trouver les images des LiveCD en téléchargement sur votre miroir
Gentoo favori, dans le répertoire experimental/mips/livecd.
Attention :
ces CD en sont encore au stade expérimental. Ils peuvent ne pas fonctionner.
Vous pouvez rapporter un succès ou un échec soit sur notre Bugzilla, soit sur ce sujet du forum
ou sur le canal IRC #gentoo-mips.
Nous serions heureux d'avoir vos retours d'expérience.
|
Graver un LiveCD
Il est important de noter que la PROM des SGI ne comprend pas le format ISO9660
et ne connait pas le standard El Torito. Ces images CD sont construites comme
les labels disque SGI avec l'image de démarrage dans l'en-tête du volume, comme
s'il s'agissait d'un disque dur. Il faut donc faire attention lorsqu'on grave
l'image CD.
L'exemple ci-dessous suppose que vous gravez à une vitesse de 24x avec un
graveur IDE. Si vous avez un graveur SCSI par exemple, il vous faut ajuster le
paramètre dev pour qu'il corresponde. De même pour l'option
speed. Si vous rencontrez des problèmes, vous pouvez essayer d'enlever
l'option de vitesse.
Exemple de code 5.1 : graver à l'aide de cdrecord |
# bzip2 -d mips-livecd-prototype-rc2-20041027.img.bz2
# cdrecord -vv -pad speed=24 dev=ATAPI:0,0,0 -tao mips-livecd-prototype-rc2-20041027.img
|
Note :
il doit être possible de graver ces CD avec Windows, en supposant que votre
logiciel de gravure grave l'image telle qu'elle est. Cependant, personne n'a
réussi à obtenir un CD fonctionnel de cette manière.
|
Note :
si vous ne savez pas quoi mettre pour l'argument dev, utilisez
cdrecord -scanbus en tant qu'utilisateur root. Cela vous dira où se
trouve votre graveur.
|
2.f. Démarrer depuis le réseau sur un serveur Cobalt
Vue d'ensemble sur la procédure de démarrage réseau
Contrairement aux machines SGI, les serveurs Cobalt utilisent le protocole NFS
pour effectuer le transfert du noyau sur lequel démarrer. Vous démarrez la
machine en maintenant appuyées les boutons de flèches gauche et droite lors du
démarrage de la machine. Elle essayera alors d'obtenir une adresse IP en faisant
une requête BOOTP, montera le répertoire /nfsroot depuis le serveur
grâce à NFS, puis essayera de télécharger et démarrer sur le fichier
vmlinux_raq-2800.gz (selon le modèle) qui doit être un binaire ELF
standard.
Télécharger une image de démarrage en réseau
Sur
http://dev.gentoo.org/~redhatter/mips/cobalt/netboots/, vous trouverez
les images nécessaires pour démarrer en réseau un serveur Cobalt. Les fichiers
dont vous avez besoin s'appellent
nfsroot-KERNEL-COLO-DATE-cobalt.tar. Choisissez le plus récent et
décompressez-le dans le répertoire / comme montré ci-dessous :
Exemple de code 6.1 : décompresser l'image nfsroot |
# tar -C / -xvf nfsroot-2.6.13.4-1.19-20051122-cobalt.tar
|
Configuration du serveur NFS
Dans la mesure où les Cobalt utilisent NFS pour télécharger l'image de
démarrage, vous devez exporter le répertoire /nfsroot sur votre
serveur. Si vous ne l'avez pas déjà fait, vous devrez installer le paquet
net-fs/nfs-utils.
Exemple de code 6.2 : installer nfs-utils |
# emerge net-fs/nfs-utils
|
Maintenant que c'est fait, ajoutez la ligne suivante à votre fichier
/etc/exports. Vous pouvez changer les restrictions d'accès si vous
voulez.
Exemple de code 6.3 : exporter le répertoire /nfsroot |
/nfsroot *(ro,sync)
|
Il vous faut maintenant démarrer votre serveur NFS :
Exemple de code 6.4 : démarrer le serveur NFS |
# /etc/init.d/nfs start
|
Si le serveur NFS fonctionnait déjà, vous pouvez lui demander de relire le
fichier exports avec la commande exportfs.
Exemple de code 6.5 : exporter un nouveau répertoire |
# exportfs -av
|
Configuration du serveur DHCP pour une machine Cobalt
La partie DHCP est assez simple et classique. Ajoutez les lignes suivantes à
votre fichier /etc/dhcp/dhcpd.conf :
Exemple de code 6.6 : Modifier le fichier dhcpd.conf pour un serveur Cobalt |
subnet xxx.xxx.xxx.xxx netmask xxx.xxx.xxx.xxx {
host qube {
option root-path "/nfsroot";
hardware ethernet 00:10:e0:00:86:3d;
next-server 192.168.10.1;
fixed-address 192.168.10.2;
filename "default.colo";
}
}
|
Démarrez vos démons...
Vous devriez maintenant pouvoir démarrer vos démons. Exécutez les lignes
suivantes :
Exemple de code 6.7 : démarrer les démons DHCP et NFS |
# /etc/init.d/dhcp start
# /etc/init.d/nfs start
|
Si tout va bien, vous devriez pouvoir démarrer votre station de travail et
continuer à suivre le guide. Si le serveur DHCP ne démarre pas pour une
raison ou pour une autre, essayez de lancer dhcpd en ligne de commande
pour voir ce qu'il vous donne comme indications. Si tout va bien il devrait
simplement se dupliquer en tâche de fond. Sinon, il vous retournera
« exiting. » juste après vous avoir donné les raisons de ce problème.
Démarrer en réseau la machine Cobalt
Bon, maintenant que tout fonctionne bien, le DHCP comme le NFS, vous pouvez
allumer votre machine Cobalt. Branchez votre câble null modem et configurez le
terminal série pour utiliser une configuration 115 200 bauds, 8 bits,
sans parité, 1 bit d'arrêt et une émulation VT100. Une fois que c'est
fait, maintenez appuyées les boutons de flèches gauche et droite à la fois lors
du démarrage de la machine.
Exemple de code 6.8 : Lancement du noyau |
elf: 80080000 <-- 00001000 6586368t + 192624t
elf: entry 80328040
net: interface down
CPU revision is: 000028a0
FPU revision is: 000028a0
Primary instruction cache 32kB, physically tagged, 2-way, linesize 32 bytes.
Primary data cache 32kB 2-way, linesize 32 bytes.
Linux version 2.4.26-mipscvs-20040415 (root@khazad-dum) (gcc version 3.3.3...
Determined physical RAM map:
memory: 08000000 @ 00000000 (usable)
Initial ramdisk at: 0x80392000 (3366912 bytes)
On node 0 totalpages: 32768
zone(0): 32768 pages.
zone(1): 0 pages.
zone(2): 0 pages.
Kernel command line: console=ttyS0,115200 root=/dev/ram0
Calibrating delay loop... 249.85 BogoMIPS
Memory: 122512k/131072k available (2708k kernel code, 8560k reserved, 3424k dat)
|
Si tout va bien, vous devriez alors obtenir le shell ash de
Busybox comme indiqué plus bas. Vous pouvez alors commencer à
Configurer le réseau.
Exemple de code 6.9 : quand tout se passe bien... |
VFS: Mounted root (ext2 filesystem) readonly.
Freeing unused kernel memory: 280k freed
init started: BusyBox v1.00-pre10 (2004.04.27-02:55+0000) multi-call binary
Gentoo Linux; http://www.gentoo.org/
Copyright 2001-2004 Gentoo Technologies, Inc.; Distributed under the GPL
Gentoo/MIPS Netboot for Cobalt Microserver Machines
Build Date: April 26th, 2004
* To configure networking, do the following:
* For Static IP:
* /bin/net-setup <IP Address> <Gateway Address> [telnet]
* For Dynamic IP:
* /bin/net-setup dhcp [telnet]
* If you would like a telnetd daemon loaded as well, pass "telnet"
* As the final argument to /bin/net-setup.
Please press Enter to activate this console.
|
Problèmes et solutions
Si votre machine se bloque et refuse de télécharger son image cela peut venir
de deux choses : ou bien vous vous êtes trompé quelque part, ou alors il
faut la persuader gentiment de fonctionner correctement (non, pas à coups de
marteau !). Voici une liste de ce que vous pouvez vérifier :
-
Le serveur dhcpd attribue una adresse IP à votre machine Cobalt. Vous
devriez avoir des messages de requête BOOTP dans vos fichiers de
journalisation système. tcpdump peut également vous être utile dans
ce cas.
-
Les droits d'accès au répertoire /nfsroot sont-ils corrects ?
/nfsroot doit être accessible en lecture pour tous.
-
Assurez-vous que le serveur NFS fonctionne et exporte bien le répertoire
/nfsroot. Vous pouvez le vérifier avec la commande exportfs
-v sur le serveur.
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