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4. Préparer les disques

Table des matières :

4.a. Introduction aux périphériques de blocs

Les périphériques de bloc

Nous allons regarder de manière approfondie la question des disques sous Gentoo Linux et sous Linux en général, y compris les systèmes de fichiers de Linux, les partitions et les périphériques de bloc. Ensuite, une fois que vous serez familiarisé avec les tenants et aboutissants des disques et des systèmes de fichiers, vous serez guidé pour réaliser la mise en place des partitions et des systèmes de fichiers pour votre installation de Gentoo Linux.

Pour commencer, nous allons présenter les périphériques de bloc. Le plus célèbre étant certainement celui qui représente le premier disque dans un système Linux, /dev/sda. Les disques durs SCSI, Serial ATA et mêmes les disques durs IDE sont tous nommés en /dev/sda depuis les nouveaux pilotes libata de Linux. Si vous utilisez les anciens pilotes, votre premier disque dur IDE s'appelle alors /dev/hda.

Les périphériques de bloc cités ci-dessus représentent une interface abstraite vers les disques. Les programmes utilisateur peuvent les utiliser pour interagir avec votre disque sans se préoccuper de savoir si vos périphériques sont IDE, SCSI ou autres. Le programme peut simplement utiliser l'espace sur le disque comme un groupe de blocs continus de 512 octets accessibles aléatoirement.

Partitions

Bien qu'il soit théoriquement possible d'utiliser un disque complet pour héberger votre système Linux, ceci n'est pratiquement jamais fait. À la place, les périphériques de bloc sont divisés pour être plus petits et plus facilement gérables. Sur les systèmes x86 ces subdivisions sont appelées partitions. Il existe actuellement deux normes de partitionnement: MBR et GPT.

La morme MBR (Master Boot Record - Enregistrement d'amorçage maître) utilise des identifiants 32 bits pour les partitions, et prend en charge trois types de partitions : primaire, étendue et logique. Les informations des partitions primaires sont stockées dans le MBR lui-même - un tout petit espace (ordinairement 512 bytes) au tout début d'un disque. À cause de la petitesse de cet espace, seulement quatres partitions primaires sont prises en charge (par exemple /dev/sda1 à /dev/sda4

Pour prendre en charge un nombre plus important de partitions, l'une des partitions primaire peut être marquée comme étant une partition étendue. Ce type de partition peut contenir des partitions logique (une partition contenant des partitions).

Chacune des partitions est limitée à 2 TB (à cause des identifiants sur 32 bits). De plus, la configuratio MBR ne procure aucune sauvegarde du MBR, c'est pourquoi, si une application écrase le contenu du MBR, touts les informations sur les partitions sont perdues.

La norme GPT (GUID Partition Table -Table des partitions GUID) utilise des identifiants 64 bits pour les partitions. L'emplacement dans lequel sont rangés les informations sur les partitions est aussi beaucoup plus grand que 512 bytes, et il n'y a pas de limitation dans le nombre des partitions. De plus la taille des partitions est limitée à une valeur beaucoup plus élevée (plus de quelques ZB -oui zetabytes).

Lorsque l'interface logiciel entre le système d'exploitation et le microcode est UEFI au lieu de BIOS, GPT est quasi obligatoire car des problèmes de compatibilité avec le MBR apparaissent.

La GPT offre aussi l'avantage qu'il utilise une GPT de secours à la fin du disque, qui peut être utilisée pour récupérer suite à un endommagement de la GPT primaire en début de disque. La GPT possède également des sommes de vérifications CRC32 pour détecter les erreurs dans les entêtes et les tables de partitions.

Alors, GPT ou MBR ?

À partir de la description précédente, on pourrait penser qu'utiliser GPT est toujours la meilleure approche. Il y a néanmoins quelques revers avec ça :

L'utilisation de GPT avec un ordinateur basé sur BIOS est possible, mais vous ne pouvez alors plus avoir un démarrage alternatif sur le système d'exploitation Microsoft Windows. La raison en est que Microsoft Windows va démarrer en mode EFI s'il détecte un partitionnement GPT.

Quelques BIOS ou EFI défectueux configurés pour démarrer dans le mode BIOS/CSM patrimonial peuvent également rencontrer des problèmes en démarrant sur des disques étiquetés GPT. Dans ce cas, vous devez pouvoir contourner le problème en ajoutant le drapeau boot/active sur la partition de MBR protecteur, ce qui est réalisé avec fdisk (parted comprend les tables GPT et ne devrait pas montrer la partition de MBR protecteur):

Exemple de code 1.1 : activer le drapeau d'amorçage sur un MBR protecteur

# fdisk /dev/sda
WARNING: GPT (GUID Partition Table) detected on '/dev/sda'! The util fdisk
doesn't support GPT. Use GNU Parted.
Command (m for help): a
Partition number (1-4): 1
Command (m for help): w

Solutions de stockage avancées

Les CD d'installation Gentoo pour x86 offrent le support des systèmes LVM2. Les systèmes LVM2 permettent une plus grande flexibilité dans l'organisation des disques. Le reste de ce guide utilise des partitions normales, mais vous pouvez activer ces systèmes de stockage avancés si vous le désirez.

4.b. Concevoir un plan de partitionnement

Plan de partitionnement par défaut

Si vous n'êtes pas intéressé par l'établissement d'un plan de partitionnement pour votre système, vous pouvez utiliser le plan de partitionnement que nous utilisons dans ce manuel :

Partition Système de fichiers Taille Description
/dev/sda1 (bootloader) 2M Partition d'amorçage BIOS
/dev/sda2 ext2 >128M Partition d'amorçage
/dev/sda3 (swap) 512M ou plus Partition de swap
/dev/sda4 ext4 Reste du disque Partition racine

Si vous souhaitez savoir la taille qu'une partition doit avoir, ou même de combien de partitions vous avez besoin, poursuivez la lecture de ce chapitre. Sinon, poursuivez avec le chapitre Default: partitionner votre disque avec parted ou Alternative: partitionner votre disque avecfdisk (ce sont tous les deux des outils de partitionnement, fdisk est très connu et stable, parted est un peu plus récent mais prend en charge des partitions de taille supérieure à 2TO).

Combien et de quelle taille ?

Le nombre de partitions dépend beaucoup de votre environnement. Par exemple, si vous avez beaucoup d'utilisateurs, vous désirerez certainement avoir votre partition /home séparée afin d'améliorer la sécurité et de simplifier les sauvegardes. Si vous installez Gentoo comme serveur de courrier, votre partition /var devrait être séparée étant donné que tous les courriels sont stockés dans /var. Un bon choix de système de fichiers va vous permettre d'améliorer les performances. Les serveurs de jeux auront une partition /opt séparée étant donné que la plupart des serveurs de jeux sont installés à cet endroit. La raison est la même que pour la partition /home : sécurité et sauvegarde. Vous devriez consacrer suffisamment de place au répertoire /usr, car il contient non seulement vos applications, mais aussi l'arbre Portage (qui prend 500 Mo à lui seul) et les sources des programmes que vous allez installer.

Comme vous pouvez le voir, cela dépend beaucoup de ce que vous souhaitez faire. Séparer les partitions ou volumes procure les avantages suivants :

  • Vous pouvez choisir le système de fichiers le plus performant pour chaque partition ou volume.
  • Votre système entier ne risque pas d'arriver à court d'espace disque libre si un outil défectueux sature l'espace disque d'une partition ou d'un volume.
  • Si nécessaire, les vérifications des systèmes de fichiers durent moins longtemps, vu que de multiples vérifications peuvent être faites en parallèle (quoique cet avantage est plus important avec plusieurs disques qu'avec plusieurs partitions).
  • La sécurité peut être améliorée en montant certaines partitions ou volumes en lecture seulement, en utilisant nosuid (les bits suid sont ignorés) et noexec (les bits exécutables sont ignorés), etc.

Cependant, avoir de multiples partitions présente un gros désavantage : si elles ne sont pas configurées correctement, vous risquez d'obtenir un système avec beaucoup d'espace libre sur une partition et plus du tout sur une autre. Un autre inconvénient est que des partitions séparées, en particulier pour des points de montage importants tels que /usr ou /var - requièrent que l'utilisateur amorce avec un initramfs pour monter la partition avant que les scripts de démarrage ne soient lancés. Ce n'est pas toujours le cas cependant, ce qui fait que le résultat peut varier.

Notez que les disques SCSI et SATA sont limités à 15-partitions sauf si vous utilisez des étquettes GPT.

Que dire sur la partition de mémoire virtuelle (swap) ?

Il n'y a pas de taille parfaite pour la partition de mémoire virtuelle. Le but de l'espace de mémoire virtuelle est de fournir de l'espace disque au noyau lorsque la mémoire interne (RAM) est sous pression. Un espace de mémoire virtuelle permet au noyau de déplacer des pages mémoires auxquelles un accès prochain est peu probable sur le disque (échange ou sortie de page), libérant ainsi de la mémoire. Bien sûr, si cette mémoire est soudainement requise, ces pages doivent être rappatriées en mémoire (entrée de page) ce qui demandera un certain temps (car les disques sont beaucoup plus lent que la mémoire interne).

Si vous n'envisagez pas de faire tourner des applications gourmandes en mémoire ou si vous disposez de beaucoup de mémoire, vous n'avez probablement pas besoin de beaucoup d'espace de mémoire virtuelle. Néanmoins, l'espace de mémoire virtuelle est aussi utilisé pour stocker toute la mémoire lors de l'hibernation. Si vous envisagez l'utilisation de l'hibernation, vous aurez besoin d'un espace de mémoire virtuelle plus grand, au moins la taille de votre mémoire vive .

Qu'est que la partition de démarrage BIOS?

Une partition de démarrage BIOS est une toute petite partition (de 1 à 2 MB) dans laquelle les chargeurs de démarrage tels que GRUB peuvent placer des données additionnelles qui ne rentrent pas dans l'espace alloué (quelques centaines d'octets dans le cas de MBR) et qu'ils ne peuvent placer ailleurs.

De telles partitions ne sont pas toujours nécessaires, mais si on considère la faible consommation de place et les difficultés que vous auriez à documenter la pléthore de différences de partitionnement autrement, il est recommandé de la créer dans tous les cas.

Pour être complets, nous pouvons dire que la partition d'amorçage BIOS est requise lorsque le plan de partitionnement est utilisé avec GRUB2, ou lorsque le plan de partitionnement du MBR est utilisé avec GRUB2 quand la première partition débute avant le premier MB du disque.

4.c. Defaut: utiliser parted pour partitionner votre disque

Dans ce chapitre, nous vous guidons dans la création du plan de partitionnement évoqué plus haut dans les instructions. Nous le répétons pour commodité.

Partition Description
/dev/sda1 Partition d'amorçage BIOS
/dev/sda2 Partition de d'amorçage
/dev/sda3 Partition de mémoire virtuelle (swap)
/dev/sda4 Partition racine (Root)

Modifiez ce plan de partitionnement selon vos besoin

Visualiser le plan de partitionnement courant

L'application parted procure une interface simple pour partitionner votre disque et prend en charge des partitions de très grande taille (plus de 2 TB). Lancez parted sur votre disque (dans notre exemple, nous utilisons /dev/sda. Nous demanderons à parted d'utiliser l'alignement optimisé :

Exemple de code 3.1 : lancer parted

# parted -a optimal /dev/sda
GNU Parted 2.3
Using /dev/vda
Welcome to GNU Parted! Type 'help' to view a list of commands.

Alignement signifie que les partitions commencent sur des limites bien connues sur le disque, de manière à ce que les opérations sur le disque depuis le niveau du système d'exploitation (comme retrouver une page) utilisent le minimun d'opérations de disque. Des partitions mal alignées peuvent nécessiter que l'on recherche deux pages même si une seule est requise.

Pour connaître toutes les opérations prises en charge par parted, tapez help et faites Entrée.

Mettre l'étiquette GPT en place

Most disks on x86/amd64 are prepared using an msdos label. Using parted, we can put a GPT label on the disk using mklabel gpt:

Attention : Changing the partition type will remove all partitions from your disk. All data on the disk will be lost.

Exemple de code 3.2 : Setting the GPT label

(parted) mklabel gpt

Si vous voulez que le disque utilise le plan de partitionnement du MBR, utilisez mklabel msdos.

Removing all Partitions

Si cela n'est pas encore fait (par exemple via l'opération mklabel précédente, ou parce que le disque est fraîchement formaté), nous commencerons par retirer toutes les partitions existantes du disque. Tapez print pour visualiser les partitions courantes et rm <number> où <number> est le numéro de la partition que vous voulez retirer.

Exemple de code 3.3 : Retirer une partition du disque

(parted) rm 2

Faites de même pour toutes les partitions dont vous n'avez plus besoin. Mais faites attention de ne pas faire d'erreur à ce stade, car parted applique les changements immédiatement (contrairement à fdisk qui planifie les tâches, permettant à l'utilisateur de "défaire" ses changements avant de sauvegarder ou de sortir de fdisk).

Créer les partitions

Maintenant créons les partitions mentionnées plus haut. La création d'une partition avec parted n'est pas très difficile - tout ce que nous avons à faire est d'informer parted sur les réglages suivants :

  • Le type de partition à utiliser. Il s'agit ordinairement de primaire. Si vous utilisez l'étiquette de partition msdos , gardez à l'esprit que vous ne pouvez pas dépasser quatre partitions primaires. Si vous avez besoin de plus de quatre partitions, créez une partition étendue et créez des partitions logiques dedans.
  • The start location of a partition (which can be expressed in MB or GB)
  • The end location of the partition (which can be expressed in MB or GB)

First, we tell parted that the size unit we work with is megabytes (actually mebibytes, abbreviated as MiB which is the "standard" notation):

Exemple de code 3.4 : Using MiB units

(parted) unit mib

Now create a 2 MB partition that will be used by the GRUB bootloader later. We use the mkpart command for this, and inform parted to start from 1 MB and end at 3 MB (creating a partition of 2 MB in size).

Exemple de code 3.5 : Creating a 128 MB partition

(parted) mkpart primary 1 3
(parted) name 1 grub
(parted) set 1 bios_grub on
(parted) print
Model: Virtio Block Device (virtblk)
Disk /dev/sda: 20480MiB
Sector size (logical/physical): 512B/512B
Partition Table: gpt
Number   Start      End      Size     File system  Name   Flags
1       1.00MiB    3.00MiB  2.00MiB               grub   bios_grub

Do the same for the boot partition (128 MB), swap partition (in the example, 512 MB) and the root partition that spans the remaining disk (for which the end size is marked as -1, meaning the end of the disk minus one MB, which is the farthest a partition can go).

Exemple de code 3.6 : Creating other partitions

(parted) mkpart primary 3 131
(parted) name 2 boot
(parted) mkpart primary 131 643
(parted) name 3 swap
(parted) mkpart primary 643 -1
(parted) name 4 rootfs

The end result looks like so:

Exemple de code 3.7 : Viewing the current partition layout


(parted) print

Model: Virtio Block Device (virtblk)

Disk /dev/sda: 20480MiB

Sector size (logical/physical): 512B/512B

Partition Table: gpt

	 

Number   Start      End      Size     File system  Name   Flags

1       1.00MiB    3.00MiB  2.00MiB               grub   bios_grub
2       3.00MiB    131MiB   128MiB                boot
3       131MiB     643MiB   512MiB                swap
4       643MiB     20479MiB 19836MiB              rootfs

Si vous êtes satisfait, utilisez la commande quit pour sortir de parted.

4.d. Alternative : partitionner votre disque avec fdisk

Important : si votre environnement met en œuvre des partitions plus grandes que 2 TB, suivez les instructions données par Partitionner votre disque avec parted. L'application fdisk ne sait pas gérer d'aussi grosses partitions. fdisk utilise également le plan de partitionnement du MBR. Des applications alternatives à fdisk, comme gdisk (que Gentoo vous offre via le paquet gptfdisk) existent et prennent en charge GPT mais peuvent ne pas être incluses dans le média d'installation de Gentoo.

Les parties suivantes expliquent comment créer le schéma de partition décrit précédemment  en utilisant fdisk :

Partition Description
/dev/sda1 Partition d'amorçage BIOS
/dev/sda2 Boot partition
/dev/sda3 Partition de mémoire virtuelle (swap)
/dev/sda4 Partition racine (root)

Changez votre plan de partitionnement comme vous le souhaitez.

Afficher le plan de partitionnement actuel

fdisk est un outil populaire et puissant pour diviser votre disque en partitions. Lancez fdisk sur votre disque (dans notre exemple, nous utilisons /dev/sda) :

Exemple de code 4.1 : lancement de fdisk

# fdisk /dev/sda

Une fois dans fdisk, vous serez accueilli par une invite de commande (« prompt ») qui ressemble à ceci :

Exemple de code 4.2 : invite de commande de fdisk

Command (m for help):

Appuyez sur p pour afficher la configuration actuelle de vos partitions.

Exemple de code 4.3 : exemple de configuration de partition

Command (m for help): p

Disk /dev/sda: 240 heads, 63 sectors, 2184 cylinders
Units = cylinders of 15120 * 512 bytes

Device Boot    Start       End    Blocks   Id  System
/dev/sda1   *         1        14    105808+  83  Linux
/dev/sda2            15        49    264600   82  Linux swap
/dev/sda3            50        70    158760   83  Linux
/dev/sda4            71      2184  15981840    5  Extended
/dev/sda5            71       209   1050808+  83  Linux
/dev/sda6           210       348   1050808+  83  Linux
/dev/sda7           349       626   2101648+  83  Linux
/dev/sda8           627       904   2101648+  83  Linux
/dev/sda9           905      2184   9676768+  83  Linux

Command (m for help):

Ce disque est configuré pour héberger sept systèmes de fichiers Linux (chacun avec une partition correspondante listée en tant que « Linux ») ainsi qu'une partition de mémoire virtuelle (listée en tant que « Linux swap »).

Supprimer toutes les partitions

Nous allons commencer par supprimer toutes les partitions existantes sur le disque. Tapez d pour supprimer une partition. Par exemple, pour supprimer un /dev/sda1 existant :

Exemple de code 4.4 : suppression d'une partition

Command (m for help): d
Partition number (1-4): 1

La partition a été programmée pour la suppression. Elle ne sera plus affichée si vous tapez p, mais elle ne sera pas supprimée tant que vos changements n'auront pas été sauvegardés. Si vous faites une erreur et souhaitez annuler sans sauvegarder vos changements, tapez q immédiatement et appuyez sur Entrée, vos partitions ne seront pas supprimées.

Maintenant, en supposant que vous souhaitiez enlever toutes les partitions de votre système, répétez la commande p pour afficher une liste des partitions et puis tapez d ainsi que le numéro de la partition que vous souhaitez supprimer. Finalement, vous vous retrouverez avec une table de partitions vide :

Exemple de code 4.5 : une table de partitions vide

Disk /dev/sda: 30.0 GB, 30005821440 bytes
240 heads, 63 sectors/track, 3876 cylinders
Units = cylinders of 15120 * 512 = 7741440 byte
Device Boot    Start       End    Blocks   Id  System
Command (m for help):

Maintenant que la table de partitions en mémoire est vide, nous sommes prêts à créer les partitions. Nous allons utiliser le plan de partitionnement par défaut vu précédemment. Bien sûr, ne suivez pas ces instructions à la lettre si vous n'utilisez pas le même plan de partitionnement !

Création de la partition de démarrage BIOS

Nous allons commencer par créer la partition de démarrage BIOS. Tapez n pour créer une nouvelle partition, ensuite p pour choisir une partition primaire, suivi par 1 pour sélectionner la première partition primaire. Quand on vous demande le premier secteur, assurez-vous qu'il démarre de 2048 (ce qui est requis pour le chargeur de démarrage) et tapez Entrée. Quand on vous demande le dernier secteur, tapez +2M pour créer une partition de 2 Mo :

Note : Le démarrage depuis le secteur 2048 est une façon d'assurer la sécurité en cas d'échec, c'est à dire dans le cas où le chargeur de démarrage ne trouve pas cette partition comme disponible pour son propre usage.

Exemple de code 4.6 : création de la partition de démarrage BIOS

Command (m for help): n
Command action
  e   extended
  p   primary partition (1-4)
p
Partition number (1-4): 1
First sector (64-10486533532, default 64): 2048
Last sector, +sectors +size{M,K,G} (4096-10486533532, default 10486533532): +2M

Marquez la partition à des fins EFI :

Exemple de code 4.7 : marquer la partition à des fins EFI

Command (m for help): t
Selected partition 1
Hex code (type L to list codes): ef
Changed system type of partition 1 to ef (EFI (FAT-12/16/32))

Créer la partition de démarrage

Nous allons maintenant créer une partition de démarrage. Tapez n pour créer une nouvelle partition, puis p pour définir une partition primaire, suivi de 2 pour choisir la seconde partition primaire. Lorsque vous êtes invité à saisir le premier secteur, acceptez la valeur par défaut en faisant Entrée. Lorsque vous êtes invité à saisir le dernier secteur , tapez +128M pour créer une partition de taille égale à 128 MO :

Exemple de code 4.8 : créer la partition de démarrage

Command (m for help): n
Command action
  e   extended
  p   primary partition (1-4)
p
Partition number (1-4): 2
First sector (5198-10486533532, default 5198): (Hit enter)
Last sector, +sectors +size{M,K,G} (4096-10486533532, default 10486533532): +128M

Maintenant, lorsque vous tapez p, vous devriez obtenir l'impression suivante :

Exemple de code 4.9 : Created boot partition

Command (m for help): p

Disk /dev/sda: 30.0 GB, 30005821440 bytes
240 heads, 63 sectors/track, 3876 cylinders
Units = cylinders of 15120 * 512 = 7741440 bytes

   Device Boot    Start       End    Blocks   Id  System
/dev/sda1             1         3      5198+  ef  EFI (FAT-12/16/32)
/dev/sda2             3        14    105808+  83  Linux

Nous devons rendre cette partition amorçable. Tapez a pour inverser le drapeau d'amorçage de la partition et choisissez 2. Si vous pressez p à nouveau, vous noterez qu'une étoile * apparaît dans la colonne "Boot".

Création de la partition de mémoire virtuelle

À présent, créons la partition de mémoire virtuelle. Pour ce faire, tapez n pour créer une nouvelle partition, puis p pour dire à fdisk que vous souhaitez une partition primaire. Ensuite, tapez 3 pour créer la troisièe partition primaire, /dev/sda3 dans notre cas. Quand on vous demandera le premier secteur, tapez Entrée. Quand on vous demandera le dernier secteur, tapez +512M (ou tout autre taille dont vous avez besoin pour votre partition de mémoire virtuelle) pour créer une partition de 512 Mo .

Ensuite, tapez t pour choisir le type de partition, 3 pour sélectionner la partition que vous venez juste de créer puis tapez 82 pour choisir le type de partition « Linux swap ».

Création de la partition racine (Root)

Pour finir, créons la partition principale. Pour ce faire, tapez n pour créer une nouvelle partition, puis p pour dire à fdisk que vous souhaitez une partition primaire. Ensuite, tapez 4 pour créer la quatrième partition primaire, /dev/sda4 dans notre cas. Quand on vous demande le premier secteur, tapez Entrée. Quand on vous demande le dernier secteur, tapez Entrée pour créer une partition qui prend le reste de la place libre sur votre disque. Après avoir terminé ces étapes, taper p devrait afficher une table de partitions qui ressemble à ceci :

Exemple de code 4.10 : Affichage des partitions après la création de la partition racine

Command (m for help): p

Disk /dev/sda: 30.0 GB, 30005821440 bytes
240 heads, 63 sectors/track, 3876 cylinders
Units = cylinders of 15120 * 512 = 7741440 bytes

   Device Boot    Start       End    Blocks   Id  System
/dev/sda1             1         3      5198+  ef  EFI (FAT-12/16/32)
/dev/sda2   *         3        14    105808+  83  Linux
/dev/sda3            15        81    506520   82  Linux swap
/dev/sda4            82      3876  28690200   83  Linux

Sauvegarder le plan de partitionnement

Pour sauvegarder le plan de partitionnement et quitter fdisk, tapez w.

Exemple de code 4.11 : sauvegarder et quitter fdisk

Command (m for help): w

Maintenant que vos partitions sont créées, vous pouvez continuer avec Création des systèmes de fichiers.

4.e. Création des systèmes de fichiers

Introduction

Maintenant que vos partitions sont créées, il est temps d'y installer un système de fichiers. Si vous ne vous souciez pas de quel système de fichiers choisir et êtes satisfait de ceux que nous utilisons par défaut dans ce manuel, continuez avec Application d'un système de fichiers à une partition. Sinon, continuez à lire pour en apprendre plus sur les systèmes de fichiers disponibles.

Les systèmes de fichiers

Le noyau Linux prend en charge de nombreux systèmes de fichiers. Ci-dessous, nous décrirons brièvement ext2, ext3, ext4, ReiserFS, XFS et JFS, qui sont les plus utilisés sur les systèmes Linux.

ext2 est le système de fichiers original de Linux mais n'a pas de métadonnées journalisées, ce qui signifie que la routine de vérification du système de fichiers ext2 au démarrage peut prendre beaucoup de temps. À présent, vous avez le choix entre plusieurs systèmes de fichiers journalisés qui peuvent être vérifiés très rapidement et sont généralement préférés à leurs homologues non journalisés. Les systèmes de fichiers journalisés évitent de devoir attendre longtemps quand vous démarrez votre système et que vos systèmes de fichiers sont dans un état instable. Si votre intention est d'installer Gentoo sur un très petit disque (moins de 4 GO), vous devez dire à ext2 de réserver un nombre suffisant d'inodes quand vous créez le système de fichiers. L'application mke2fs utilise un paramètre "bytes-per-inode" pour calculer combien d'inodes sont nécessaires au système de fichiers. Généralement, en exécutant mke2fs -T small /dev/<device>, le nombre d'inodes quadruple pour un système de fichiers donné car son nombre d'octets par inode passe de 16 kO à 4 kO. Vous pouvez affiner encore un peu plus en utilisant mke2fs -i <ratio> /dev/<device>.

ext3 est la version journalisée du système de fichiers ext2, qui fournit des métadonnées journalisées pour une récupération rapide en plus d'autres modes journalisés comme la journalisation de données complètes et ordonnées. Il utilise un index à base de HTree qui permet d'obtenir d'excellentes performances dans pratiquement toutes les situations. En résumé, ext3 est un très bon système de fichiers fiable. Si votre intention est d'installer Gentoo sur un très petit disque (moins de 4 GO), vous devez dire à ext2 de réserver un nombre suffisant d'inodes quand vous créez le système de fichiers. L'application mke2fs utilise un paramètre "bytes-per-inode" pour calculer combien d'inodes sont nécessaires au système de fichiers. Généralement, en exécutant mke2fs -T small /dev/<device>, le nombre d'inodes quadruple pour un système de fichiers donné car son nombre d'octets par inode passe de 16 kO à 4 kO. Vous pouvez affiner encore un peu plus en utilisant mke2fs -i <ratio> /dev/<device>.

ext4 est un système de fichier dérivant de ext3 et y apportant de nouvelles fonctionnalités, une amélioration des performances et la suppression de la taille limite, ceci moyennant des changements modérés au formatage du disque. Il peut couvrir des volumes allant jusqu'à 1 EB avec une taille maximum de fichier de 16 TB. À la place de la classique table d'allocation de blocs des systèmes ext2/3, ext4 utilise les extents, ce qui améliore la performance des fichiers de grande taille et réduit la fragmentation. Ext4 offre également des algorythmes sophistiqués d'allocation de blocs (allocation retardée et allocation multi-blocs) donnant ainsi au pilote du système de fichiers plus de moyens d'optimiser l'arrangement des données sur le disque. Le système de fichiers ext4 est un compromis entre la stabilité d'un code pour la production et le désir d'introduire des extensions dans un système de fichiers vieux de près de 10 ans. Ext4 est le système de fichier recommandé pour les systèmes de fichiers non spécifiques sur toutes les architectures.

JFS est le système de fichiers journalisé à hautes performances d'IBM. C'est un système de fichiers basé sur les B+tree léger, rapide et sûr avec de bonnes performances dans diverses configurations.

ReiserFS est un système de fichiers journalisé basé sur les B+tree qui a de très bonnes performances, spécialement dans le cas de petits fichiers au prix d'une plus grande consommation de cycles CPU. ReiserFS est apparemment moins maintenu que les autres systèmes de fichiers.

XFS est un système de fichiers avec des métadonnées journalisées qui possède un ensemble de fonctionnalités robustes et qui est optimisé pour la mise à l'échelle. XFS ne semble pas pardonner les éventuels problèmes de matériel.

Application d'un système de fichiers à une partition

Pour créer un système de fichiers sur une partition ou un volume, chaque système de fichiers fournit ses propres outils :

Système de fichiers Commande de création
ext2 mkfs.ext2
ext3 mkfs.ext3
ext4 mkfs.ext4
reiserfs mkreiserfs
xfs mkfs.xfs
jfs mkfs.jfs

Par exemple, pour formater la partition de démarrage (/dev/sda2 dans notre exemple) en ext2 et la partition principale (/dev/sda4 dans notre exemple) en ext4, nous utiliserons :

Exemple de code 5.1 : application d'un système de fichiers sur une partition

# mkfs.ext2 /dev/sda2
# mkfs.ext4 /dev/sda4

À présent, créons les systèmes de fichiers sur nos partitions (ou volumes logiques) fraichement créées.

Activation de la partition de mémoire virtuelle

mkswap est la commande utilisée pour initialiser la partition de mémoire virtuelle :

Exemple de code 5.2 : création d'une signature de mémoire virtuelle

# mkswap /dev/sda3

Pour activer la partition de mémoire virtuelle, utilisez swapon :

Exemple de code 5.3 : activation de la partition de mémoire virtuelle

# swapon /dev/sda3

Créez et activez la partition de mémoire virtuelle maintenant.

4.f. Monter les partitions

Maintenant que nos partitions sont initialisées et contiennent un système de fichiers, il est temps de les monter avec la commande mount. N'oubliez pas de créer les points de montage nécessaires pour toutes les partitions que vous avez créées. Par exemple, pour monter les partitions de démarrage et racine :

Exemple de code 6.1 : Monter les partitions

# mount /dev/sda4 /mnt/gentoo
# mkdir /mnt/gentoo/boot
# mount /dev/sda2 /mnt/gentoo/boot

Note : si vous installez /tmp sur une partition séparée, n'oubliez pas de définir les permissions nécessaires après avoir monté la partition. Utilisez la commande chmod 1777 /mnt/gentoo/tmp. La même remarque s'applique à /var/tmp.

Nous devrons également monter le système de fichiers proc (une interface virtuelle avec le noyau) sur /proc, mais nous devons d'abord placer nos fichiers sur les partitions.

Continuez avec Installer les fichiers d'installation de Gentoo.


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Dernière mise à jour le 23 janvier 2014

Une version originale plus récente datée du 1er juin 2014 existe.

Résumé : Pour installer Gentoo, vous devez créer les partitions requises. Ce chapitre décrit comment préparer vos disques durs.

Sven Vermeulen
Auteur

Grant Goodyear
Auteur

Roy Marples
Auteur

Daniel Robbins
Auteur

Chris Houser
Auteur

Jerry Alexandratos
Auteur

Seemant Kulleen
Développeur Gentoo x86

Tavis Ormandy
Développeur Gentoo Alpha

Jason Huebel
Développeur Gentoo AMD64

Guy Martin
Développeur Gentoo HPPA

Pieter Van den Abeele
Développeur Gentoo PPC

Joe Kallar
Développeur Gentoo SPARC

John P. Davis
Correcteur

Pierre-Henri Jondot
Correcteur

Eric Stockbridge
Correcteur

Rajiv Manglani
Correcteur

Jungmin Seo
Correcteur

Stoyan Zhekov
Correcteur

livecd-i686-installer-2008.0_beta1.iso Jared Hudson
Correcteur

Colin Morey
Correcteur

Jorge Paulo
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Carl Anderson
Correcteur

Jon Portnoy
Correcteur

Zack Gilburd
Correcteur

Jack Morgan
Correcteur

Benny Chuang
Correcteur

Erwin
Correcteur

Joshua Kinard
Correcteur

Tobias Scherbaum
Correcteur

Joshua Saddler
Correcteur

Gerald J. Normandin Jr.
Relecteur

Donnie Berkholz
Relecteur

Ken Nowack
Relecteur

Lars Weiler
Contributeur

Xavier Neys
Correcteur, traducteur

José Fournier
Traducteur

Camille Huot
Traducteur

Benjamin Girault
Traducteur

Olivier Fisette
Traducteur

Olivier Roomans
Traducteur

Vincent Strubel
Traducteur

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